IL. lc. p. 216: PL 7, fig
La coquille est orbiculaire, légèrement allongée, à surface munie de - côtes au milieu de la valye gauche, les côtés lisses passent sans interruption aux oreillettes élargies triangulaires et lisses; le sommet est à peine saillant et situé au milieu du bord cardinal. Hab. dans le grès néocomien ferrugineux de Dmitriyewo près de Mourom, ainsi que dans le terrain crétacé du mont Postelberg en Bohème. La coquille est un peu plus longue que large; la surface est garnie de 12 ou‘d’un plus grand nombre de côtes serrées, qui commencent au milieu de la valve et laissent libre l’espace près du sommet, ainsi que les côtés et les oreillettes. Le sommet est situé au milieu du bord cardinal droit, qui s’élargit des deux côtés en une oreillette large, triangulaire et lisse, passant immédiatement en des côtés également lisses. Les stries
# Voy. v. Mipenporrr, Sibirische Reise I. c. Band 1, Theill, p. 256. PI. VL, fig. 6. d #* Bull. de Mosc. 1. c. 1865, 1, p. 12. PI. IIL fig. 3.
d’accroissement très fines coupent les côtes, qui par là deviennent presque écailleuses; elles sont également distinctes sur les oreillettes.
La coquille à 5 1. de long et 413 L. de large; l'individu de Dmitriyewo à 12 côtes, qui n’atteignent pas jusqu’au sommet (voy. la fig. 7 citée). :
Esp. 561. Avic. semiradiata Fiscx. (non Reuss).
Bull. de Mosc. 1848. I, p. 131.
D'Orgieny, voy. VerneuIL, Paléont. de Russie 1. c. p. 474. PI. 42, fig. 35-36. Graf KeysEerRLiNG, Petschora-Reise p. 301. PI. 14, fig. 10 —11. Avicula russiensis d'Or8., Paléont. stratigr. L, p. 372. | La coquille, de grandeur moyenne, est élargie, arrondie, oblique, bombée, le bord antéro-inférieur est tronqué et arrondi, le bord postéroinférieur est aïlongé et rétréci, la surface porte 13 à 15 côtes principales, dont les latérales deviennent de plus en plus courtes et plus fines, les intervalles contiennent une à trois petites côtes accessoires très fines, dont la médiane est un peu plus épaisse que les latérales; les oreiïllettes sont inégales, l’antérieure petite, étroite et convexe, à large échancrure, la postérieure beaucoup plus large, triangulaire et munie de stries obliques très fines.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de Khoroschéwo près de Moscou, dans le grès néocomien noirâtre de Ssimbirsk, dans le grès néocomien ferrugineux de Dmitriyewo près de Mourom, et dans le grès néocomien d’Iletzkaya, aux environs d'Orenbourg: = La coquille est assez fortement convexe, à grandes côtes relevées, prenant naissance au sommet aigu, et plus épaisses que la côte médiane fine; celle-ci occupe le milieu des intervalles, et présente des deux côtés une autre côte beaucoup plus fine, en sorte qu’il y à au moins 3 côtes fines dans chaque intervalle. Les stries d’accroissement sont presque nulles, l’une d’elles se voit près du bord inférieur, au delà duquel les côtes principales font une petite saillie. Ce bord est arrondi et se continue au bord antérieur tronqué jusqu'à l'oreillette antérieure, qui est garnie de côtes convexes, très fines; elle est en même temps fortement convexe, très courte et étroite, et offre une large échancrure pour la sortie du byssus. L’oreillette postérieure est fortement élargie, et paraît être lisse, mais vue à la loupe elle montre des stries obliques très fines, qui continuent les fines stries des intervalles et offrent la direction oblique de ces dernières; le bord postérieur de l’oreillette est presque droit, à angle à peine obtus.
La valve gauche de Khoroschéwo a 812 1. de long et 10 1. de large; Ja hauteur ou épaisseur de la valve est de 2 L Celle de Ssimbirsk de ma collection est plus petite; jeune elle est plus épaisse et plus longue que large, mais à l’âge avancé (Bull. de Mosc. 1865, I. PL. II, fig. 3) elle devient plus large que longue; elle est toujours munie de courtes côtes accessoires, situées entre les côtes principales; les côtes en général sont plus rapprochées les unes des autres que dans les Avic. Cornueliana et interstriata, principal caractère par lequel l'A vic. semiradiata se distingue de ces espèces. Le test est assez compacte, quand il s’est bien conservé, et ne diffère pas dans ce cas de celui des autres espèces je ne le connaïs pas de la ténuité du papier: c’est plutôt l’Avic. volgensis qui à un test très mince et fragile. Un autre caractère est la grandeur de l’oreillette postérieure et la petitesse de l’antérieure, qui est étroite et très convexe, et forme une échancrure élevée pour la sortie du byssus. La figure 35 de la Paléontologie de Russie de M. pe VerneuIz ne me semble pas rendre exactement cette conformation de l'oreillette. Les fines stries concentriques d’accroissement sont plus distinctes sur le petit individu de Ssimbirsk que sur ceux de Khoroschéwo, qui dans cette localité sont réunis à de nombreux fragments d'Inocérames.
Je ne saurais dire pourquoi M. d'OrBieny, qui a donné la première figure de l’Avic. semiradiata (1. c.), a changé dans sa Paléontologie stratigraphique (1. c.) * ce nom en Avic. russiensis. Le nom de semiradiata (et non radiata) Fisc. date de l’année 1843, où M. DE FiscHer l’a proposé dans le Bulletin de la Société des Naturalistes de Moscou; il ne forme pas double-emploi avec une autre espèce plus ancienne. |
Je ne connais pas la valve droite de l’espèce de Khoroschéwo; estelle plus petite que la gauche ou de la même grandeur? Je possède pourtant dans ma collection une petite valve gauche presque lisse, que je tiens du grès néocomien inférieur de Khoroschéwo et que je ne sais presque pas distinguer d'avec la valve gauche de l’'Avic. teuuicostata Rôm. Le comte KeyseruiNe a bien figuré un Avicula semiradiata à valves closes du bord de la Petschora; possédant moi-même un morceau d’une roche remplie de nombreux individus de l’espèce d’Iletzkaya au
* M. d’Orgieny (Prodrome de la Paléont. stratigr. [, p. 372) nomme cette espèce A vic. radiata d'Ors., à ce qu’il semble par suite d’un lapsus, car elle a été nommée semiradiata par M. pr Fiscaer; l'A vic.radiata Gin. (1842) est une tout autre espèce, de même que lAvic. semiradiata Reuss, nommé en 1845.
midi de la Russie, je suppose que la valve droite de l'Av. semiradiata est effectivement de moitié plus petite que la gauche, et à demi-lisse, car les stries rayonnantes d’égale épaisseur n’occupent que le bord inférieur. La valve droite n’a que la moitié de la grandeur de la gauche, qui est très bombée; son aile postérieure est lisse, très allongée et étroite.
Esp. 562. Avic. volgensis d'ORs.
Paléont. de Russie par M. DE VERNEUIL I. c. p. 473. PI. 41, fig. 13. Avicula semiradiata (Fiscs.) Keyserzine, Petschorareise p. 301. PI. 14, fie. 10—11.
La coquille arrondie, oblique et fortement inéquivalve, est très comprimée, allongée en arrière et garnie de petites côtes rayonnantes, à intervalles pourvus d’une seule côte plus mince, accessoire, laquelle ne tarde guère à acquérir la grosseur des précédentes; Les oreillettes sont inégales, l’antérieure est triangulaire, un peu plus petite que la postérieure et munie de côtes nombreuses, qui continuent celles de la surface du test; l'oreillette postérieure, plus grande que l’antérieure, se prolonge au bord supérieur en une pointe allongée, au dessous de laquelle le bord de l'oreillette est largement échancré, comme dans l'A vic. lineata.
Hab. dans les schistes feuilletés crétacés de Kineshma sur les bords du Volga, dans un grès quarzeux de Tzaritzyne, au midi de la Russie, ainsi qu'au nord de la Russie, près du village de Wotscha sur les boräs du Ssyssola, sur le Wytschegda entre Kertschem et Oust-Ssyssolsk, sur le Wytschera, et sur la Petschora inférieure près de Polouschino, enfin sur l’Ishma, au dessus de Stschclyé.
Cette espèce est caractérisée par des côtes plus minces et plus nombreuses que celles de l’'Avic. semiradiata, qui en outre est plus bombé que l’Av. volgensis; je compte 25 à 30 côtes très serrées, qui couvrent toute la surface et qui passent sans interruption aux côtes de l'oreillette antérieure, à peine différentes en épaisseur de côtes principales. L’oreillette est large, triangulaire et munie d’un angle presque droït ou même obtus; son bord extérieur s’élève à peine en une échancrure concave pour la sortie du byssus. L’oreillette postérieure est plus large, à pointe du bord supérieur allongée, et à échancrure large; elle est marquée de stries d’accroissement concentriques, parallèles au bord échancré. Ces stries sont coupées par d’autres stries rayonnantes également fines, qui continuent les côtes principales, mais en diffèrent par leur finesse.
La valve gauche de Tzaritzyne a le sommet à peine saillant au
dessus du bord cardinal, et situé plus près du bord antérieur que du postérieur; le sommet est lisse et non muni de côtes, comme celui de l'Avic. semiradiata; les côtes prennent naissance un peu plus bas sur le sommet, qui est entouré par des sillons concentriques; elles sont fortement accusées sur l’oreillette antérieure. Les côtes principales sont très serrées et présentent, vers le bord inférieur de la valve, des stries accessoires un peu plus fines que les côtes principales, auxquelles elles passent en grandissant avec le temps.
Je ne connais pas l'individu de Kineshma, figuré par M. d'OrBIGnY; mais, possédant, à ce qu’il paraît du même terrain crétacé des bords du Volga, d’autres échantillons, je suppose que l'oreillette postérieure de VAvicule de Kineshma n’est pas exactement figurée par M. d'OrBreNY (1. c. fig. 35), car elle est toujours prolongée en pointe et échancrée au bord postérieur. J’observe aussi sur tous mes échantillons les côtes rayonnantes, qui manquent à la figure de M. d'OrBieny. Les individus sont partout réunis en grand nombre, aussi bien à Tzaritzyne que sur les bords de la Petschora.
Quant à ces derniers individus, ils se présentent quelquefois en valves closes, la valve droite présente toujours la moitié de la grandeur de la valve gauche. La valve droite petite a l'oreillette postérieure plus grande que l’antérieure, et la partie moyenne du moule, commençant au sommet, est légèrement bombée jusqu’à la limite inférieure de l’impression du manteau, au dessus de laquelle on remarque les petits points ou grains en demi-cercle. Ces grains proviennent de petits enfoncements, situés sur la face intérieure de la valve droite assez compacte, et par conséquent non de l'empreinte du manteau, située plus bas. Le bord inférieur de la valve est légèrement marqué de stries rayonnantes, qui y semblent garnir la valve; cependant elles sont omises dans la figure de M. pe Kayser- LING, dont les échantillons n'étaient pas bien conservés. L’impression musculaire postérieure est ovalaire, et échancrée au bord antérieur ; l’antérieure est située à l’oreillette antérieure.
La valve gauche de Ssimbirsk a 6 1. de long, en suivant la direction des côtes médianes, en dessous du sommet; elle à 7 L. de large, mesurée en travers de la valve, à partir du milieu du bord antérieur tronqué jusqu’à l'extrémité allongée postérieure.
Je soupçonne que l’Avic. volgensis ne diffère pas de lAvic. lineata.
Eichwald, Lethaea rossica. IL. ‘33
Esp. 568. Avic. lineata Rôm. 7
Die Versteinerungen der Kreide 1. c. p. 64. 1841. PI. 8, fig. 15; c’est le nom de l'espèce dans le texte pag. 64, car sur la Planche VIT elle porte le nom dA vi c. tenuicostata, qui par conséquent est identique à l'A vic. lineata.
D’Orgieny, Paléont. de Russie par M. DE VerneuIL p. 490. PI. 43, fig. 5—7.
La coquille très inéquivalve à la valve gauche légèrement bombée et oblique, la surface munie de côtes principales nombreuses, égales, entre lesquelles existent des côtes accessoires simples très fines; l’oreillette antérieure est triangulaire, élargie et garnie de côtes rayonnantes, la postérieure est plus grande et garnie de stries rayonnantes à peine appréciables et coupées par des stries d’accroïissement concentriques.
Hab. dans le grès crétacé de Bränsk sur le bord du Desna, à la frontière du gouvernement de Tschernigow, et dans la craie blanche et argile grisâtre de Ssimbirsk.
La coquille est plus petite que les espèces précédentes, la valve gauche pourvue de 25 ou d’un plus grand nombre de côtes inégales, d’épaisses principales alternant avec des minces accessoires; la valve droite, plus petite que la gauche, est tout à fait lisse, à bord antérieur tronqué obliquement, à bord postérieur droit, légèrement échancré près de l’oreillette triangulaire. L’oreillette antérieure, très petite, forme une saillie triangulaire pointue, séparée par un enfoncement oblique du sommet, qui y occupe le bord antérieur de la valve.
La valve gauche à 3! L. de long et 4 1. de large; la droite a 21/2 1. de long et 3 IL. de large. Je possède dans ma collection une petite valve droite absolument de la même forme, qui a été trouvée dans le néocomien supérieur de Khoroschôwo, en sorte que l’'Avicula lineata existerait aussi dans cette localité L’Avicula lineata Rôm. est identique à l’Avic. tenuicostata Rôm.
Esp. 564. Avic. anomala Sow.
D'Onsreny, Terr. crét. LIL, p. 478. PI. 392.
Reuss, Kreideformation v. Bühmen Il, p. 22. PI. 32, fig. 1—3.
Gervillea Reichii Rô=., Kreide v. Norddeutschland p. 64, et Gerv. Cottae Rôm. 1. c. PI. 8, fig. 14.
La coquille, en cône oblique, a une aile élargie, triangulaire; le milieu de la coquille est tantôt arrondi, tantôt divisé par une carène en deux parties inégales. L’aile antérieure est très petite, aiguë, la postérieure, très grande et haute, est séparée du dos par un enfoncement profond; elle est échancrée au bord postérieur.
Hab. dans la craie tufeau de Werewkine près d’Izioume dans le gouvernement de Kharkow, ainsi que dans le grès vert et le plänerkalk de Laun en Bohème et en Angleterre.
, Le moule est lisse, mais la surface de la coquille est marquée de 15 à 20 stries rayonnantes au dos, et de 8 sur l'aile; ces stries sont coupées de stries concentriques, lamelleuses, formant de petits nœuds aux points où elles se coupent.
L’individu de Werewkine est un moule lisse de 1 p. 4 L de large, mesuré à partir du crochet vers le bord inféro-postérieur, en direction oblique de la surface; il est de 10 1. de haut, mesuré à la partie postérieure de l'aile. Le crochet est aigu et ne dépasse pas le bord cardinal, qui est entièrement droit.
Esp. 565. Avic. Geinitzii Reuss aff.
PI. XXI, fig. 13 gr. nat., vu en dessus.
Verstein. d. bôhm. Kreide I. c. p. 23. PI, 32, fig. 6.
Cette petite coquille est oblique, étroite, ovalaire, allongée, à peine convexe, à aile antérieure très allongée et élargie, formant un angle aigu, à aile postérieure petite et obtuse; la surface est marquée de plis concentriques aplatis, irréguliers, se prolongeant sans interruption dans Paile antérieure.
Hab. dans le terrain néocomien d’Iletzkaya aux environs d’Orenbourg, ainsi que dans le plinermergel de Louschütz en Bohème,
La coquille a 6 IL. de large, mesurée à partir de la pointe de l’aile antérieure jusqu'au bord postérieur arrondi; la hauteur, au-dessus du crochet, est de 3 lignes..
La coquille est comprimée, parcourue par des sillons élargis, qui se continuent immédiatement sur l'aile antérieure. Le crochet est petit, aigu, peu saillant et très éloigné de la pointe de Paile antérieure.
Mon individu ne ressemble pas complétement à l’espèce de Bohème, car sa forme générale est un peu plus élargie et les aïles ne sont pas bien visibles; néanmoins je ne trouve pas d’autre espèce à laquelle il pourrait être rapporté.
Esp. 566. Avic. lata TRAUTSCH. sp.
PI. XXI, fig. 10 gr. nat. ; a valve, de face; b la même, vue en dedans; c les deux valves, de profil.
Aucella lata Bull. de Mosc. 1. c. 1860, IV. PI. VIL fig. 8 et 10 (excl. fig. 9.).
La coquille, très mince et fragile, est convexe, tantôt plus large né 33 *
que longue, tantôt plus longue que large: la surface est lisse ou striée, à stries ou côtes fines rayonnantes; les oreïllettes sont plus ou moins distinctes des deux côtés du sommet saïllant.
Hab. dans l’argile jurassique noirâtre de Goliowo.
La coquille est anomale; les individus sont très convexes, fragiles et transparents, presque arrondis, à bord inférieur élargi et à supérieur rétréci, marqué d’un petit crochet à peine saillant, et de deux oreillettes, situées au même niveau et peu prononcées. Le crochet occupe le côté antérieur du bord cardinal; le bord antérieur de la valve gauche est arrondi et plus large que le postérieur, qui s’allonge légèrement et se rétrécit distinctement. La surface est marquée de nombreuses stries d’accroissement écailleuses, coupées par des stries rayonnantes en côtes très fines. La valve droite est moins convexe, un peu plus petite et plus finement striée que la gauche. L'intérieur des valves est luisant, couvert d’un émail très mince. L’individu décrit a 3%/4 L. de long et 41. de large; les valves closes ont 2 L d'épaisseur.
M. TraurscnoLp 1. c. a fait dessiner la valve gauche (fig. 8 à) et la droite (fig. 9 a) d’un grand individu de la même localité, lequel cependant n'appartient pas à l’Avic. lata, mais à l’Avic. Bronnii; les valves sont lisses et diffèrent en outre par leur grandeur; elles ont une longueur de 1 p. 5 L. et une largeur de 1 p. 1 IL. dans de petits individus. Ce sont probablement des moules, et c’est là pourquoi la surface est lisse ou polie, et que les stries rayonnantes ne se voient pas distinctement, car elles Sont couvertes par les couches concentriques du test.
Esp. 567. Avic. Bronnii Roue.
PI. XXI, fig. 11 a valve, vue de profil; b fragment grossi de la surface. Bull. de Mosc. I. c. 1846, IV. PL. D, fig. 4 a—c. Bull. de Mosc. 1848. I, p. 273 (nom sans description).
Avicula ovalis (Puizz.) Rouizz., Bull. de Mosc. L. c. 1846. I, p. 273 et Bull. de Mosc. 1846, IV. PI. D, fig. 5. 3 Aucella radiata Traursen., Bull. de Mosc. 1860, IV. PI. VI, fig. 7.
La coquille, de grandeur moyenne, est allongée, rétrécie au bord cardinal et doucement élargie vers le bord inférieur; la valve gauche est renflée au bord cardinal, à sommet recourbé et aigu, à oreillette postérieure légèrement saillante et à angle obtus; la valve droite est plus petite, aplatie légèrement, à sommet à peine saillant, et à oreillette antérieure peu distincte, renflée ou plutôt granuleuse, et à oreillette postérieure plus saïllante, en lame triangulaire et élargie, séparée par un
; profond enfoncement du sommet et du bord supérieur et postérieur comprimé et tranchant. La surface des valves est parcourue de stries rayonnantes serrées et coupées par de nombreuses stries d’accroissement.
Hab. dans l’argile jurassique noïrâtre de Goliowo près de Moscou.
La coquille, également anomale comme la précédente, appartient à une des plus belles espèces; elle est presque conique, allongée, plus large au bord inférieur qu’au bord cardinal; la surface, surtout celle de la valve gauche convexe, porte de nombreuses stries concentriques, traversées par des stries rayonnantes très serrées, comme les concentriques. La surface devient par là treillissée; le treillis très serré est microscopique et à peine visible sans loupe; il est couvert par l’épiderme et ne se voit que rarement, si l’épiderme est enlevé, surtout près du sommet.
Cette espèce appartient définitivement au genre Avicula et non à l'Aucella; elle explique très bien la conformation de la charnière de celui-ci: car la valve droite, plus petite et plus aplatie que la gauche, est pourvue d’une oreillette droite élargie et triangulaire, qui, séparée par un enfoncement profond du bord cardinal, forme une face distincte. C’est donc elle qui se transforme en feuillet cochléariforme ou cuiller dans les Aucelles, etprésente l’unique caractère de ce genre, qui pourraït être aussi bien réuni aux Avicules. Les Aucella, comme genre particulier, sont très caractéristiques pour le terrain néocomien de la Russie d'Europe et d'Asie.
Je suis porté à réunir l'Aucella radiata Traurson.* aux À vicules et surtout à l'Avic. Bronnii, car la forme L. c. de la fig. 7 res- . semble tout à fait à la valve gauche de l’espèce représentée L. c. fig. 4 par M. Router.
L’individu de ma collection à 10 1. de long; sa largeur n’est pas connue, car il est fortement comprimé par quelque accident, et c’est là aussi la raison‘ que l’aile postérieure de la petite valve, la droite, est tellement comprimée qu’elle semble imiter le feuillet cochléariforme des Aucelles, quoique cela ne soit que l’aile disloquée. Or M. RouILLIER (1 c. PL D, fig. 4a) a fait figurer cette aile en forme du cuiller de la charnière. Les stries concentriques de l’Auc. Bronnii sont plus serrées près du crochet que dans lAuc. radiata, parce que l’épiderme y manque, comme je le vois distinctement sur mon échantillon de Goliowo; cependant les stries d’accroissement sont également espacées sur les deux espèces bien conservées, qui en outre se trouvent à la même localité.
*# Bull. Mosc. I. c. 1860, IV. PL. VL fig. 7. i
Esp. 568. Avic. pectinoides Reuss.
Kreideformation v. Bôhmen 1. e. IT, p. 23. PI. 32, fig. 8—9,.
La coquille ovalaire, arrondie, légèrement oblique, très convexe, a le sommet situé près du bord antérieur; l'oreillette antérieure est petite et aiguë, la postérieure est beaucoup plus large et à angle presque droit. La surface est lisse, marquée ROUGE de stries daccroissement concentriques.
Hab. dans le grès ou conglomérat ferrugineux crétacé de l'étage néocomien supérieur de Koursk.
La coquille est convexe, à oreiïllette postérieure large, séparée par un enfoncement distinct du milieu du test très bombé. Elle à 7 I. de long et 51/2 1. de large. Je ne connais que le moule de la valve gauche.
Cette espèce se trouve aussi dans le grès vert et le plänerkalk inférieur de Laun en Bohème.
Esp. 569. Avic. modiolaris Mënsr.
Gozpruss, Petref. Germ. Il, p. 131. PI. 118, fig. 5.
La coquille, de grandeur moyenne, est ovalaire, légèrement oblique, inéquivalve, l'oreillette antérieure est aiguë, la postérieure plus grande, à angle obtus, la valve gauche est plus convexe et parcourue de sillons concentriques, la droite plus fortement comprimée, plate.
Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie.
La coquille est lisse, à sommet obtus et à peine saillant, Poe postérieure se prolonge en aïle élargie jusqu’au bord inférieur arrondi de la coquille, qui à 2 p. de long et 11}2 p. de large.
Je possède dans ma collection des fragments du moule d’un grand individu, et de petits individus à valve gauche entière, dont le test est entièrement lisse et luisant. ;
Genre LXI. Aucella Kuys. 1846.
Buchia Rouizz. 1845. Avicula v. Bucu 1840 ei d'OrBieny 1850.
La coquille, inéquivalve et inéquilatérale, est oblique, allongée ou ovalaire; le test est mince et fragile, à stries d’accroissement concentriques; une couche externe granuleuse recouvre l’interne, qui est fibreuse, à fibres dirigées en différents sens et composant plusieurs couches, comme dans les Pectinidées. La sommet de la valve gauche se prolonge en un crochet enroulé en demi-spirale, l'oreillette postérieure seule est dé-
veloppée, l’antérieure manque; la postérieure manque souvent aussi ou est tout au plus rudimentaire; la charnière est sans dents, ou munie d’un cal bifide qui semble correspondre à deux dents rudimentaires *. A la place de l'oreillette antérieure on remarque au bord antérieur, près du crochet, une petite proéminence arrondie à échancrure, pour la réception d’un lobe testacé en cuiller concave de la valve opposée droite; le lobe s’élargit à l'extérieur, et est séparé du test par un profond sillon; par là il semble se former une petite fente pour la sortie du byssus; l'oreillette postérieure de la valve droite est à peine marquée.
Les impressions musculaires ne sont pas encore bien connues, quoiqu'on ait cru en voir une au côté postéro-inférieur; les moules sont toujours lisses, sans montrer une impression quelconque. Ce genre me semble caractéristique pour le terrain néocomien; cependant le comte DE KEYSEeRLING l'appelle un genre purement jurassique, parce qu’il n’admet que du terrain jurassique dans le gouvernement de Moscou et aux bords de la Petschora. Ceci me semble aussi la raison pour laquelle M.
© Quexsrepr * à nommé un Avicule du jura brun de Bopfingen au Wurtemberg Aucella contracta, car elle manque de la proéminence en cuiller et présente une oreillette distincte de celle des Avicules ordinaires. Ce n’est que PAvicula Bronnii Rourzr. de l'argile jurassique de Goliowo, qui semble avoir eu cette conformation caractéristique de la proéminence cochléariforme et appartenir à l'Aucella, quoique je ne trouve pas cette proéminence dans un individu de ma collection. M. RourzLrier en donne la figure, sans le décrire en détail. C’est du moins un genre abondamment répandu en Russie dans un terrain qui d’après mes recherches appartient au néocomien, en raison du grand nombre d'espèces crétacées qu’on y rencontre. La forme générale des Aucelles rappelle les [Inocérames, genre dans lequel on les a rangées autrefois.
Esp. 570. Auc. mosquensis v. Bucx.
Avicula mosquensis, N.Jahrb. f. Mineralogie v. Leonu. u. Bronx I. c. 1844, p.534] 6, fo) 1—4.
Avicula Fischeriana d’Ors. voy. Paléont. de Russie par M. De VERNEUIL, ul cl, p.472. ‘PI. 41, fig. 8—10.
Buchia mosquensis Rous., Bull. de Mosc. 1846, IV, et 1848, 1. PI. D, fig. 1—2.
* Je ne les ai pas observées, mais M. TraurscnoLp prétend les avoir vues, Bull. de Mosc. I. e. 1861, 1. PI. 6, fis. 7.
** Jura L. c. p. 501. PI. 67, fig. 2.
Inoceramus dubius (Sow.) Fiscu., Bull. Mosc. 1843. I, p. 130, et Jazykow, Tableau des terrains de Ssimbirsk (en russe). Aucella mosquensis v.Bucn., Keys., Petschorareise I. c. p. 297. PI. 16, F. 8.
La coquille allongée a la valve gauche fortement convexe, à crochet enroulé et contourné en avant, et la valve droite moins convexe, à sommet aigu et à bord cardinal fort étroit et muni du côté antérieur tronqué; la proéminence cochléariforme est grande et entourée par un sillon.
Hab. dans le terrain néocomien inférieur et supérieur de Khoroschéwo et de Mniéwniki, au bord du fleuve Jaüza dans la ville de Moscou, en grande quantité, formant des bancs coquilliers composés presque uniquement d’'Aucelles; notre espèce se trouve aussi en nombreux individus dans la steppe d’Orenbourg sur le bord du fleuve Wetljanka au mont Ssaragoul, dans le grès quarzeux glauconitique, et en d’autres endroits près d’Iletzkaya; elle est moins fréquente dans l’argile néocomienne grisâtre de Ssimbirsk, près de Poliwna et de Bessonowa, ainsi que dans le grès néocomien ferrugineux de Koursk en individus très rares, comme à Rjazan, où elle est réunie à lAmmonites interruptus; on la retrouve tout au nord de la Russie d'Europe, sur le bord du Lenna, qui se réunit à l’Ussa, dans un calcaire néocomien noirâtre, où elle est associée au bois fossile, comme à Khoroschôwo; enfin au nord de la Sibérie sur le bord du fleuve Olenek, près de son embouchure dans la mer glaciale, vis-à-vis de la Nouvelle-Sibérie (MIDDENDORFF).
Les deux valves sont marquées de stries d’accroissement concentriques très rapprochées; les bords des couches ne s'élèvent pas en feuillets, comme dans lPAuc. Pallasii, mais restent appliqués à la surface du test, qui par là est légèrement sillonné, à sillons concentriques.
Un individu de grandeur moyenne à 1 p. 6 IL. de long, et 1 p. de large au milieu. La valve droite est beaucoup moins convexe que la gauche, qui l’est fortement, les valves closes ont une épaisseur de 71 I. C’est un individu du grès noirâtre de Khoroschôéwo; ceux du néocomien supérieur sont tantôt de la même grandeur, tantôt moins grands et réunis en grands blocs.
C’est l’'Inoceramus rugosus (Bronx) Fisex. * du terrain néocomien inférieur des bords de la rivière Yaouza, pris par M. pe FiscHeR pour du lias décomposé, et par M. Murcmisox pour de l’oxfordien. Sa ressemblance avec quelques espèces d’Inocérames est très grande, surtout avec l’Inoceramus concentricus Park. Mar. “* de la craie de
* Oryctographie de Moscou I. c. p. 175. PI. 19, fig. 5 et PI. 46, fig. 2. ** ManreLr, Geology of Sussex I. c. London 1822, p. 95. PI. 19, fig. 19.
Sussex, le blue chalk marl; la différence réside dans le manque de l’appendice cochléariforme et dans les valves à côtés plus réguliers, tandis que lAucella mosquensis a le côté antérieur très convexe et le postérieur entièrement droit.
Esp. 571. Auc. Pallasii Kevs. 1846.
Petschorareise. PI. 16, fig. 1 — 6 et 7.
Buchia Pallasii Rouizz., Bull de Mose. E c. 1846, IV. PI. D, fig. 2 et 1848. I, p.272.
La coquille allongée a le sommet de la valve droite plus arrondi et obtus, et le bord antérieur près du crochet plus élargi et également arrondi, en sorte que ce bord forme un demi-cercle régulier; la surface est garnie des bords relevés des couches d’accroissement; ils constituent des feuillets concentriques assez rapprochés, et leurs intervalles sont parcourus de stries rayonnantes à peine distinctes.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo et de Mni6wniki près de Moscou, plus fréquemment dans des schistes argileux secs du bord de l’Ishma au dessus du village de Kedwa-Wom jusqu'à Poroschewskaya, où notre espèce se trouve en quantité incroyable; sur les bords de la Petschora, rarement en individus plus petits, et sur le bord du fleuve Myla, affluent du Tzilma, sur le Ssoïwa, affluent .de la Petschora.
La coquille est plus oblique que la précédente, à valves très inégales, la gauche est plus convexe que la droite, plane ou légèrement convexe vers le sommet, qui occupe tout à fait le bord postérieur de la valve. . Elle a 1 p. 6 1. de long et 1 p. de large, les valves closes offrent une épaisseur de 6 lignes.
Les toundres du haut plateau de Timan abondent en individus de cette espèce; ils y sont contenus dans un grès à grains de quarz fumé et de glauconite, réunis par un ciment feldspathique blanc; un autre grès est ferrugineux et plus foncé, tout à fait comme le grès noirâtre de Khoroschôwo; les plus grands individus se trouvent dans la Russie septentrionale; ils y atteignent souvent la longueur de 2 pouces.
Esp. 572. Auc. concentrica Fiscx. sp.
PI. XXIL, fig. 3 a valve, vue de face; b charnière, grossie.
Inoceramus concentricus (Sow.) Fiscu., Oryctogr. p. 177. PI. 20, f. 1-8.
Aucella concentrica Fiscu., v. KevserziNG, Petschorareise I. €. p. 300. PI. 16. fig. 16.
La coquille ovalaire est allongée, à valves presque également con-
vexes, la valve gauche est plus bombée près du crochet recourbé, légèrement enroulé et contourné en avant; la droite plus bombée au milieu, à crochet assez saillant et contourné également en avant; la surface des valves est striée concentriquement, à stries plus ou moins distinctes.
Hab. dans un calcaire néocomien verdâtre compacte sur les bords des fleuves Petschora, Wytschegda et Wischera, sur l’Ishma près du village de Stschelyé, et sur l’Ylytsch, et même sur les bords de l’Ussa au nord de lOural; au centre de la Russie dans le gouvernement de Vladimir, dans celui de Moscou, près de Wytkrino et de Talitzi et près de Ssimbirsk (FISCHER 1. c.).
Cette espèce rappelle tout à fait l’Inoceramus concentricus, pour lequel elle a été prise effectivement; ce n’est que la proéminence cochléariforme des individus qui les caractérise comme un Aucella, ainsi que le manque du bord cardinal droit à fossettes nombreuses. Il en existe deux variétés: l’une est plus lisse (Auc. concentrica sublaevis Keys. Le. PI 16, fig. 13—15) que l’autre, qui est garnie de sillons concentriques plus distincts (Auc. conc. rugosa Fiscx.); celle-ci est plus bombée que celle-là, qui est plutôt comprimée et moins convexe; elles se trouvent sur les bords de la Petschora.
La coquillesa 1 p. 7 I. de long et 1 p. 3 1. de large, les valves closes offrent une ‘épaisseur de 1 pouce.
L’Auc. concentrica paraît se trouver aussi dans le gault ou grès néocomien noir de Talitzi en moule de la valve plus grande, et en valve droite plus petite dans le grès ferrugineux de Wytkrino; celle-ci (voy. PI. XXII, fig. 3 a) est presque circulaire, un peu plus allongée que large, eb marquée de nombreuses stries concentriques ; la proéminence cochléariforme est bien distincte (voy. PI. XXII, fig. 3 b).
Esp. 573. Auc. crassicollis Keys.
Petschorareise I. c. p 300. PI. 16, fig. 9—12.
La coquille allongée a le crochet allongé, fortement enroulé en une spirale complète; l'épaisseur de la valve gauche est double de celle de la droite.
Hab. dans un calcaire quarzeux néocomien compacte sur le bord de l’Ishma près du village de Karayol, sur le Wytschegda, à l’est d’Oust- Ssyssolsk, et sur le Wischera; ainsi que, à ce qu’il paraît, sur les bords de la petite rivière de Khobda près d’Iletzkaya, aux environs d’'Akschar.
L’'individu de la dernière localité à 1 p. 7 L. de long, et 1 p. de . large vers le bord inférieur.
Ce semble être là une variété intermédiaire entre l’Auc. concentrica et l'Aucella mosquensis: tous les trois ne forment qu’une seule espèce, plus ou moins allongée, plus ou moins élargie; la plus large des variétés est l’Auc. concentrica, la plus longue, le crassicollis.
Esp. 574. Auc. caucasia v. Bucx.
Agicu, Verzeichn. e. Sammlung v. Versteinerungen aus Daghestan, beschrieben von L. v. Bucu in Zeiïtschr. d. deutsch. geol. Gesellsch. Berlin 1851. Bd. IH, Heft 1. p. 31. PI. IL fig. 1.
La coquille oblique a la valve gauche fortement convexe, à crochet enroulé en demi-spirale, et à valve droite toute plane, à crochet latéral petit, et à bord antéro-supérieur élargi et arrondi; la surface est parcourue de stries concentriques également rapprochées, et de stries rayonnantes très serrées dans les intervalles.
Hab. dans le terrain néocomien ou gault du Daghestan, au Caucase, dans la vallée d’Akouscha, où les couches argileuses, qui dans le haut deviennent de plus en plus calcaires, passent en couches d’un calcaire crétacé supérieur, le plänerkalk à Exogyres et à Inocérames.
Cette espèce diffère très peu de l’Aucella Pallasii, dont elle semble être une variété dépourvue de feuillets concentriques d’accroissement et munie d’une oreillette plus développée au bord cardinal antérieur; la forme et la grandeur sont les mêmes dans les deux espèces; VAuc. caucasia vient confirmer en même temps le gisement néocomien
des Aucelles moscovites.
Genre LXII. Gervillea DErt.
La coquille presque équivalve, inéquilaterale, oblique, lamelleuse, est munie d’un, bord cardinal droit allongé, qui forme une aile ou un angle saillant avec le bord postérieur et qui s’élargit doucement au devant des crochets à peine accusés. En outre le bord cardinal est marqué de plusieurs fossettes parallèles et séparées par des intervalles plus ou moins larges; les fossettes sont opposées les unes aux autres dans les deux bords cardinaux et reçoivent les ligaments réunis en dehors. Des dents cardinales obliques des deux valves, et quelquefois des plis obliques en arrière d'elles, occupent les bords cardinaux en dessous des fossettes.
Le test est fort épais et les impressions sont situées devant son milieu. Ce genre se trouve dans la Période ancienne et dans la moyenne.
Esp. 575. Gervill socialis ScHcorn. sp.
Avicula socialis Bronw, Leth. geoan. p. 61. PI. 11, fig. 2. :
La coquille, intermédiaire entre les Avicules et les Gervillea, est très inéquivalve, l’une des valves étant concave et pourvue d’un crochet plus saillant qu’à l'ordinaire et dépourvue d'ailes bien marquées, et l’autre valve, la supérieure, étant plane et même enfoncée; les couches d’accroissement ne se redressent pas en lames.
Hab. dans le calcaire conchylien du royaume de Pologne, près de Bobrownik, de Porszôw et de Morawice, mais cette espèce n'existe ni dans la Livonie près de Dorpat *, ni en général dans la Russie d'Europe.
La coquille diffère beaucoup, quant à sa forme générale, des autres espèces du genre; elle est très caractéristique pour le terrain triassique, et comme avec d’autres espèces triassiques elle manque à la Russie, nous sommes porté à n’admettre ce terrain ni dans la Russie d'Europe, ni dans celle d'Asie.
Esp. 576. Gervill. aviculoides Sow.
Gozpruss, Petref. Germ. IT, p. 123. PI. 115, fio. 5.
La coquille lancéolée, oblique, est allongée, à dos étroit et convexe et à crochets aigus. Le bord cardinal offre presque la moitié de la longueur de la coquille; il se prolonge en avant en une aile aiguë et courte.
Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden, ainsi que dans le coral-rag de Allemagne.
La surface est lisse et marquée seulement de stries d’accroissement concentriques; les deux extrémités s’amincissent subitement, et la coquille est au devant plus large ou plus épaisse que haute.
Esp. 577. Gervill exigua m.
PI. XXIL, fig. 2 gr. nat.; a valve, vue de face; b les deux valves, de profil.
Testa parva obliqua, inaequivalvis, attenuata et postice leniter inflexa, ala antica solito majore; superficies laevissima.
Hab. dans le calcaire oxfordien inférieur de Popilani en Lithuanie.
La coquille est oblique, rétrécie et légèrement infléchie d’un côté à la partie postérieure; les valves sont très inégales, l’une, la gauche, plus épaisse que l’autre, la droite, qui est plus fortement comprimée et plane. Les sommets sont de même de grandeur inégale: celui de la valve
* Voy. Bronn, Leth. geogn. III, p. 63. :
. gauche et convexe est plus saillant et par conséquent plus grand que le sommet à peine saillant de l’autre valve, qui est légèrement concave. Les ailes sont situées dans un même niveau et fort inégales; l’antérieure, séparée du sommet par un sillon oblique, est triangulaire et se prolonge en une pointe fort aiguë, antérieure; elle a 21/2 1. de long et de large ; car elle occupe tout le bord antérieur du test jusqu’en bas. L’aile postérieure est un peu plus longue, elle a près de 3 L. de long; son bord postérieur est droit et entier.
La coquille a près de 9 1. de long et 3 L. et plus de haut, mesurée au milieu des côtés; son épaisseur, à valves closes, est de 2%/4 lignes.
La coquille se distingue par son test très mince et lamelleux; sa surface est lisse et les stries d’accroïissement sont à peine visibles.
Esp. 578. Gervill lata (Per) Keys.
Reiïse in das Petschoraland I. c. p. 304. PI. 16, fig. 19—23.
La coquille, presque triangulaire, oblique, a les sommets peu saillants et rapprochés de la petite aïle antérieure; l’aile postérieure est élargie et triangulaire, munie, comme l’antérieure, de 2 ou 3 sillons obliques pour la réception des lames correspondantes de l’aile opposée ; les fossettes ligamentaires, au nombre de 2, situées en dessous des crochets, sont presque triangulaires.
Hab. dans un terrain douteux, dit jurassique, sur la rive gauche de la Petschora près de Kamennoï-Noss *.
La coquille ressemble beaucoup, quant à sa forme extérieure, à une Avicule, et quant à sa charnière, à une Arche; l'impression musculaire est assez grande et se compose de deux petites empreintes réunies; l'impression du manteau est marquée par de petites granulations.
La coquille à 1 p. 3 L. de long, mesurée à partir du crochet vers le bord inféro-postérieur; elle à 11 1. de haut, mesurée au milieu de sa hauteur, vers la partie antérieure tronquée.
L'espèce du nord de la Russie paraît différer de l’espèce typique du dogger anglais, le Gerv. lata Parce. **, qui est plus grand, à la petite aile antérieure arrondie et l’aile postérieure plus large, à angle obtus; les fossettes ligamentaires sont plutôt carrées que triangulaires.
* Le Gervill. lanceolata Keys. (MipDENDORFF , Sibir. Reise 1. c. PI. 6, fig. 5) des bords du Taimyr me semble appartenir à l’'Inocer. mytiloides.
** Geologie of Yorkshire 1. c. E, p. 161. PI. 11, fig. 16.
M. Bronx * a réuni le Gerv. lata Keys. au Gerv. aviculoides Sow qui cependant est une espèce différente.
Esp. 579. Gerv. volucris m.
Gone aviculoides (Sow.) d'Orgieny, voy. M. De VERNEUIL, Paléontol. de Russie p. 474. PI. 41, fig. 14—15.
La coquille est lancéolée, oblique, à surface plissée, à plis concentriques , l’aile antérieure est petite et fort aiguë, la postérieure allongée, à large échancrure postérieure; la charnière est pourvue de 2 fossettes arrondies, rapprochées lune de l’autre et situées en arrière du crochet, et d’une troisième fossette postérieure, fort éloignée des antérieures.
Hab. dans la craie marneuse ** près d’Izioume dans le gouvernement de Kharkow, où il est réuni aux Rhynch. pecten et sulcata, à VA vicula anomala et à d’autres fossiles crétacés.
La coquille, mesurée à partir de la petite aïle vers le bord postérieur, à 2 p. 5 L. de large, et 5 1. de haut, mesurée à partir du bout postérieur de la grande aile vers le bord inférieur.
La coquille très comprimée est fort inéquivalve et légèrement infléchie vers l'extrémité postérieure du côté gauche, la valve droite est plus renflée et plus convexe que la gauche, qui est mince et légèrement enfoncée; la surface est garnie de stries d’accroissement concentriques, formant de petites côtes sur les individus bien conservés.
M. d’OrBreny a réuni notre espèce au Gervill. aviculoides Sow., espèce jurassiqhe, qui cependant diffère par les caractères exposés ci-dessus; elle se trouve en outre dans un terrain crétacé et non jurassique.
Esp. 580. Gervill extenuata ».
PI. XXII, fig. 12 a valve, vue de face; b valves réunies, vues de profil.
Géognosie de Russie (en russe) p. 532.
Testa incrassata, subaequivalvis, recta, fusiformis, ala postica brevis tertiam fere partem testae adimplente; hac superne acuta, scindente, inferne incrassata, obtusa, fossa elongata praedita, et in posticam partem exaltatam inque anticam incrassatam, at depressam excurrente, foveolis ligamentis excipiendis 8 et pluribus.
* Index palaeont. 1. c. p. 529.
** Ce n’est pas du jura blanc, comme le suppose M. d’Orgreny (|. c.), mais de la craie tufeau.
Hab. dans le néocomien supérieur de Kislawodsk, au versant septentrional du Caucase.
La coquille, presque équivalve, est droite, fusiforme, dilatée en arrière, épaissie et déprimée légèrement en avant. L’aile antérieure est petite, la postérieure allongée passe insensiblement en un dos tranchant, qui à presque la longueur double de l'aile; le bord inféro-antérieur de la coquille est élargi, avec une raimure allongée assez profonde, qui, étant légèrement concave, occupe la moitié de la partie inférieure du test, et passe en une partie postérieure légèrement convexe et tranchante, comme la partie dorsale opposée. En général ia coquille est plus droite, moins oblique et plus fusiforme que le Gerv. aviculoides; l'épaisseur de la moitié antérieure est plus considérable que celle de la moitié postérieure, qui est plus comprimée et plus haute que l’antérieure. La grande aile est basse et rejoint le dos sans former un angle aigu, saillant. Le dos de la partie postérieure s’élargit doucement et forme la partie la plus haute de la coquille; la partie la plus épaisse se trouve au milieu du test; à l'extrémité antérieure la coquille est plus large que haute, tandis que le Gervill aviculoides y est plus haut que large. Les 8 fossettes ligamentaires occupent le bord cardinal, sont plus larges que longues, et séparées par des intervalles moins larges.
La surface des valves, dont la droite est un peu plus épaisse que la gauche, est lisse, Les stries d’accroissement concentriques sont nombreuses, mais peu distinctes; le dos près de la grande aïle est séparé du milieu des côtés convexes par un enfoncement longitudinal, qui cependant ne
tarde pas à disparaître à l’extrémité postérieure.
La coquille à 6 p. de long et 1 p. 7 L. de large ou Fe haut vers la partie postérieure comprimée, où elle est Le plus haute. L’épaisseur de la coquille au milieu du test est de 1 p. 1 ligne.
Cette espèce ressemble beaucoup au Gervill aviculoides, dont elle ne diffère que par sa grandeur plus considérable et par l'aile posté-
rieure moins grande et plus basse. Les fossettes ligamentaires semblent avoir été au nombre de 8. L’épaisseur du test ou plutôt d’une valve de l'extrémité antérieure est égale à la largeur de la cavité des valves, tandis que celle-ci est‘heaucoup moindre que l’épaisseur de test dans le Gerv. aviculoides. Les bords cardinaux sont espacés à 3 IL. l’un de l’autre, et la valve droite paraît moins épaisse que la gauche, surtout vers l’extrémité antérieure de la coquille; on ne remarque pas cette différence dans le Gerv. avieuloides. Les valves deviennent plus minces vers extrémité postérieure, et la cavité viscérale y est beaucoup plus large,
car l'épaisseur du test d’une valve est de 21. et la largeur de la cavité du mollusque de 10 1., tandis que sa hauteur est de 1 p. 4 lignes.
Esp. 581. Gervill. anceps Desx.
Leynérie, Terrain crét. de l’Aube, voy. Mém. géol. V. 1842, p. 9. PI. 10, fig. 3.
La coquille grande, droite et très allongée, est cylindrique près du sommet et s’aplatit de plus en plus vers l’extrémité opposée; du côté dorsal les valves se joignent par leur surface intérieure et se prolongent en une lame en forme d’aile élargie. +
Hab. dans le néocomien ferrugineux de Biassala en Crimée.
Les individus de Biassala sont plus petits que ceux du terrain crétacé du département de l’Aube et diffèrent beaucoup du Gervill. aviculoides Sow., avec lequel cependant M. Bronx à réuni cette espèce.
Famille onzième.
Mytilinées, voy. vol. L p. 965.
Les genres Myoconcha et Lithodomus remplacent dans la Période moyenne les genres Modiolopsis et Bakewellia, qui, très riches en espèces dans la Période ancienne, manquent tout à fait dans la moyenne.
Genre LXIIT. Modiola Law.
La coquille, légèrement ovalaire, est élargie transversalement et échancrée au bord inférieur, les crochets sont bombés et situés près de l'extrémité antérieure arrondie; la charnière est tantôt dépourvue de dents, tantôt munie de deux dents indistinctes. Le ligament linéaire occupe le bord cardinal allongé. L’impression musculaire antérieure est petite et située presque en dessous du crochet, la postérieure est grande et ronde. L’empreinte palléale est étroite et indistincte. Ce genre, qu’à peine on peut distinguer du genre Mytilus, se trouve dans tous les terrains et vit encore dans les mers actuelles. À
Esp. 582. Modiol. Sowerbyana d'Ors.
Mytilus Sowerbyanus d'Ors. * Prodrome I. c. I, p. 282 et 312. Mytilus plicatus Sow., Min. conch. II, p. 88. PI. 248, fig. 1. Gozpruss, Petref. Germ. IL, p. 175. PI. 130, fig. 12.
La coquille étroite est fortement élargie transversalement, comme
* M d’Orgieny a dû changer 1. c. le nom de Mytilus plicatus Sow., parce qu’il existe déjà depuis 1789 un Mytilus plicatus vivant L.Gx.
dans les Solen, légèrement comprimée et infléchie; la partie dorsale est marquée de stries d’accroissement concentriques, parallèles au bord postérieur arrondi, et la ventrale est parcourue de stries droites, parallèles au bord inférieur, qui est légèrement échancré vers sa partie postérieure élargie.
Hab. dans le jura inférieur brun près de Korta aux environs d’Oni dans le district de Radsha au Caucase, et dans le terrain oxfordien inférieur de Ssoudagh en Crimée, considéré comme du lias, mais correspondant plutôt à l’oolithe inférieur du Yorkshire; l’espèce passe de là jusqu’au jura blanc de Gräfenberg en Bavière.
La coquille de la Crimée offre une grandeur presque double de celle de la Bavière, elle a 4 p. de large et 1 p. 4 1. de haut à l'extrémité postérieure; c’est un moule à rares fragments du test très mince. Les stries d’accroissement se relèvent en plis lamelleux, et les stries droites inférieures aux plis sont toujours moins distinctes. Cette espèce se trouve près de Ssoudagh sur le mont Lyssaya-bora, réunie au Terebratula sphaeroidalis Sow. de l’oolithe inférieur de l'Angleterre.
Esp. 583. Mod. gibbosa Sow.
PI. XXII, fig. 4 gr. nat.: a valve, vue de face ; b les deux valves, de profil. Miner. conch. IE, p. 19. PI. 211, fie. 2.
La coquille, de grandeur moyenne, est élargie transversalement, réniforme, très gibbeuse et lisse; le bord supérieur est convexe, l’inférieur concave, la moitié ventrale enfoncée, séparée de la dorsale par une convexité fortement élevée.
Hab. dans le terrain oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden en Lithuanie.
La coquille se caractérise par sa convexité très considérable: elle a 1 p.3 L de large et 8 I. de haut au milieu des valves, et 12 1. d’épaisseur à valves closes. La surface montre des stries d’accroissement concentriques serrées.
Je possède en outre dans ma collection de petits individus, qui n’ont que 4 IL. de large et 2 1. de haut; leur bord inférieur est légèrement échancré. k
Esp. 584. Mod. scalprum Sow. sp. Mod. cuneata Sow., Min. conch III, p. 87. PI. 248, fio. 2
Mytilus scalprum Gorpr. I. c. II, p.174. PI. 130, fig. 9.
La coquille, étroite et élargie transversalement, est légèrement infléchie et garnie de stries concentriques; les sommets, à peine saillants,
se perdent en une gibbosité légère et médiane en travers de la coquille. Eichwald, Lethaea rossica. IL. 34
Hab. dans le terrain jurassique brun de Korta près d'Oni dans le district de Radsha, en Imérethie.
Cette espèce a la grandeur double du Mod. Sowerbyana et se rapproche beaucoup de celui-ci, mais sa surface n’est pas distinctement plissée.
| Esp. 585. Mod. dorsata ».
PI. XXI, fig. 7 gr. nat.; a valve, de face; b la même, vue de profil.
Testa parva convexa, valvis exaltatis, superficie superne striata, striis radiantibus approximatis numerosis, inferne laevi et solis striis incrementi concentricis decussata.
Hab. dans le calcaire jurassique brunâtre à petits grains de quarz et rempli de Dentalies aux environs de Tambow, et en moule à Nigranden en Lithuanie.
La coquille est plus large que haute; elle a 4 1. de large, 3 L. de haut et, à valves closes, 2 1. d'épaisseur.
Elle est fort convexe au bord supérieur, formant un arc semi-circulaire, et droite au bord inférieur; la surface est parcourue de stries rayonnantes, qui prennent naissance au sommet et occupent toute la partie supérieure de la coquille, laissant la partie inférieure libre. Celle-ci est occupée par des stries d’accroissement concentriques, qui traversent les stries rayonnantes très serrées et d’épaisseur inégale; elles occupent aussi la partie postérieure de la coquille et se perdent insensiblement au bord inférieur.
Les valves sont également convexes; elles manquent du renflement médian. Le bord postérieur est arrondi et élargi, le supérieur s’élève plus haut au milieu que vers Le bord postérieur, les sommets sont petits, à peine saillants au dessus du lobe inféro-antérieur, qui est caractérisé par 3 grosses couches d’accroissement. Le bord inférieur ne montre pas d’échancrure; il est tout droit. La valve .de la PI. XXIT, fig. 7 a est placée sur le dos, la fig. 7 b montre les deux valves réunies en profil, et la fig. 7 c un morceau de la surface grossie et striée, Les stries présentées dans la direction des valves réunies de la fig. b.
Cette espèce se rapproche du Mod. cancellata, Rôm. du coral-rag de Heersum, par sa grande hauteur au milieu des valves, mais le bord supérieur de celui-ci est anguleux au milieu, et les valves sont marquées par un renflement oblique, qui divise les côtés en deux parties inégales, dont l’une est lisse et l’autre munie de stries rayonnantes, coupées par de nombreuses stries d’accroissement concentriques.
De Nigranden je possède dans ma collection un moule qui par sa forme ovalaire plus haute au milieu du bord supérieur arrondi ressemble beaucoup au Mod. dorsata; il est pourtant plus grand, offrant une largeur de 6/2 1. et une hauteur de 41}2 1; la surface est convexe et entièrement lisse,
Esp. 586. Mod. aequalis Sow. sp.
Mytilus aequalis d'Orsieny, Terr. crét. p. 265. PI. 337, fig. 3—4. Modiola bipartita Levmérie, Mém. de la Soc. géol. V, PL. 9, fig. 8.
La coquille ovale, gibbeuse, est marquée partout d’épaisses stries d’accroissement concentriques ; le bord antérieur est obtus, à sommets dépassés par le bord inférieur, à bord postérieur arrondi, moins haut que le supérieur vers le milieu, à valves bombées et traversées par un renflement oblique, qui commence au sommet eb atteint jusqu’à l'extrémité postérieure,
Hab. dans le terrain néocomien inférieur de Mniéwniki, près de Moscou, ainsi que dans le même terrain de Saint-Sauveur au département de l’Yonne en France, qui est caractérisé par cette espèce.
La coquille de Mnidwniki est un peu plus grande que celle de la France; elle a 1 p. 7 L. de large, 9 1. de haut et, à valves closes, une épaisseur de 8 L Le bord supérieur s'élève peu à peu vers le milieu de la coquille, est le plus haut en arrière au milieu, et s’abaisse doucement vers l’extrémité postérieure, qui est fort rétrécie au bout. Le bord inférieur est légèrement excavé; les deux côtés des valves sont marqués d’un renflement oblique, qui occupe toute la largeur de la coquille, et est coupé par d’épaisses stries d’accroissement concentriques, presque écailleuses.
Esp. 587. Mod. uralensis d'Ors.
Mytilus urale nsis Paléont. de Russie par M. pe VeRNeuIL |. c. p. 464. PI. 39, fig. 24—95. -
La coquille élargie transversalement, fortement renflée et très arquée, est ornée de stries rayonnantes très fines, avec lesquelles se croisent des stries d’accroissement moins marquées et visibles seulement sur l’épiderme. Les sommets terminaux sont à peine saillants et le bord inférieur légèrement excavé.
Hab. dans le grès noirâtre, à ce qu’il paraît néocomien, du nord de VOural, et dans un semblable grès néocomien de Mniéwniki, près de Moscou.
L'espèce du nord, de Bogoslowsk, a 2 p. 3 L. de large et 1 p. de haut, les valves closes ont une épaisseur de 10 L Le moule de Mni6wniki, conservé au Musée de la Société minéralogique de St. Pétersbourg, a 2 p. 8 1. de large et 1 p. 2 1. de haut; Les valves closes ont une épaisseur de près de 1 p. 4 1, c’est-à-dire qu’elles sont plus renflées que l’individu du nord de FOural; c’est un moule entièrement lisse, à profond sillon ligamentaire, à gibbosité oblique commençant aux sommets et occupant la partie supérieure, c’est-à-dire dorsale, du moule. Le bord postérieur est arrondi, élargi et moins convexe que le milieu de la coquille.
Esp. 588. Mod. vicinalis d'Or.
Paléont. de Russie I. c. p. 465. PI. 39, fig. 29—30. Modiola cuneata (Sow.) Fiscx. 1843. Bull. Mosc. p. 133.
La coquille ovalaire, élargie transversalement, droite et renflée, à surface lisse, est marquée de stries d’accroissement concentriques, distinctes même sur le moule, à sommets arrondis, peu distincts.
Hab. dans le néocomien supérieur de Khoroschéwo près de Moscou.
La coquille à le bord dorsal supérieur convexe, le milieu de ce bord en est la partie la plus élevée; le bord inférieur est presque droit, à peine échancré. Le bord postérieur est plus étroit, arrondi et tranchant. La coquille a 1 p. de large, 6 1. de haut au milieu du bord supérieur et, à valves closes, une épaisseur de 1J2 pouce.
La coquille ressemble beaucoup au Mod. uralensis, mais elle diffère par le bord inférieur presque droit et non profondément échancré; en outre le bord supérieur ne s'élève pas aussi haut dans le Mod. uralensis, dont le bord postérieur est plus renflé et l'épaisseur des valves plus considérable.
Esp. 589. Mod. lanceolata Sow.
PI, XXIL, fig. 5 gr. nat.; a valve, vue de face; b la même, vue en dedans: c la même, de profil. :
Min. conch. V, p. 55. PI. 439, fig. 2.
D'Orgiexy, Paléont. de Fr. Terr. crét. IL p. 270. PI. 338, fig. 5 —6. Mytilus Galiennei (d'Ors.) Traurscuozn, Bull. de Mosc. 1861. No. 4 PI. 12, fig. 4.
La coquille, élargie transversalement, est comprimée et presque triangulaire; le bord cardinal est étroit, aigu, le postérieur élargi et arrondi, le bord supérieur est arqué, semi-orbiculaire, et l’inférieur caréné, presque droit; la surface est marquée seulement de stries d’accroissement concentriques. .
Hab. dans le terrain néocomien inférieur et supérieur de Khoroschôwo, de Talitzi et de Stepanowa du gouvernement de Moscou, ainsi que dans le néocomien de St-Sauveur du département de l’Yonue, de l’île de Wight et de Blackdown en Angleterre, eb même dans le calcaire à Hippurites de Bohème.
Cette espèce se trouve en beaucoup de localités et varie par conséquent dans sa forme générale; près de Moscou elle est plus large vers le bord cardinal, et les stries d’accroissement sont plus rares, plus espacées que dans les individus de France, qui offrent des stries fines entremêlées à des stries plus épaisses. Le bord cardinal n’est pas aussi acuminé, le bord supérieur plus large et plus haut dans l’individu de Moscou que dans celui de France.
L’individu moscovite n’est pas complet, il paraît avoir eu une largeur de 1 p. 5 L eb une hauteur de près de 8 L.; à la coupe transversale il est presque triangulaire, par suite des carènes qui occupent les deux côtés du bord inférieur.
C’est peut-être le Mod. hillana (Sow.) Fiscx. * de Khoroschôwo, dont les stries concentriques d’accroissement sont très élevées, comme des côtes.
Esp. 590. Mod. subfalcata m.
PI. XXI, fig. 14 gr. nat., vu de face.
Mytilus falcatus d'Orsieny, Paléont. de Fr. Terr. crét. 1. c. 1843, p. 280. PI. 341, fig. 11—13 (non Cet. Petref. Germ. IT, p. 169. 1840. PI. 128, fig. 8 fesse jurassique]).
La coquille cunéiforme est élargie transversalement, arquée au bord supérieur et excavée à l’inférieur, les deux côtés y sont occupés par une carène tranchante.
Hab. dans le calcaire néocomien noir du Koïssou près de Koumysch- Koïssou au Daghestan, et dans un calcaire compacte grisâtre à très petits grains quarzeux à 3 werstes du Jénisséi, à 300 werstes au nord de Touroukhansk en Sibérie, ainsi que dans le turonien inférieur aux environs du Mans en France.
La coquille du Jénisséi a 10 1. de long et 31) 1. de haut vers la partie postérieure; son bord inférieur aplati à 2 L de large jusqu’à la carène arquée et tranchante. Le test nacré et assez épais ne s’est conservé qu'en petits fragments, et par suite on n’y reconnaît pas bien les stries de la surface,
* Bull. de Mosc. 1. c. 1843. L, p. 133.
Mon échantillon se trouve réuni à l’Arca glabra ou une autre espèce crétacée, et je suppose que le terrain du bord de Jénisséi pourrait appartenir au terrain crétacé. Des espèces semblables se trouvent aussi dans le grès néocomien d’Aiïx-la-Chapelle, par exemple le Mytil. tegulatus Müzr. :
J'ai dû nommer cette espèce Mytilus subfaleatus, le nom de M. d’Orgreny formant double emploi, car M. Gornruss à déjà en 1840 donné ce nom à une espèce jurassique.
Esp. 591. Mod. cuneiformis .
PI, XXII, fig. 11 grand, nat. ; a valve, vue de face; b les deux valves, vues de profil.
Mytilus jurensis (Mertan) Fiscu., Bull. de Mose. I. c. 1843. I, p. 132.
Testa mediocris, cuneïformis, antice acuminata, postice dilatata et rotundata, extus laevis, striis concentricis et ipsis non distinguendis, lobo antico sub vertice non exserto disposito, late prosiliente.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschôwo.
La coquille, de grandeur moyenne, est cunéiforme, comprimée légèrement et épaissie des deux côtés des valves. Le bord antérieur est acuminé, droit, à sommet à peine distinct; en dessous du sommet le lobe comprimé et marqué de chaque côté d’une impression musculaire assez grande, se dilate et avance au delà du sommet, caractère qui appartient plutôt au genre Myoconcha. Le bord postérieur est très dilaté et arrondi; le supérieur s'élève doucement vers le postérieur et n’est pas marqué du sillon longitudinal qui longe le bord supérieur dans les M y oconcha; c’est pourquoi j'ai réuni ce fossile aux Modioles. Le bord inférieur est droit, tranchant près du lobe antérieur, et plus obtus vers le
postérieur.
La coquille à 2 p. 3 L. de large et 1 p. 3 1. de haut près de l’extrémité postérieure, où elle est le plus haute; les valves closes ont 9 I. d'épaisseur.
La surface est lisse; on ne remarque pas même les stries d’accroissement, parce que le test ne s’est pas bien conservé; mais on constate très bien qu'il se compose de plusieurs couches nacrées assez épaisses, tandis que le test des Myoconcha est fort délicat et mince.
Je ne connais pas d’espèce qui ressemble tout à fait à la présente; M. pr Fiscuer semble l'avoir prise pour le Mytil. jurensis Mer., qui est identique au Mytil: sublaevis Sow. du terrain jurassique de l'Angleterre, quoiqu’elle n’ait pas la forme générale de ce dernier.
L’individu de Khoroschéwo montre à sa partie postérieure et infé- rièure 4 ou 5-enfoncements orbiculaires, qui semblent avoir appartenu à animal vivant; cependant je ne suis pas à même de les expliquer: je les ai fait dessiner pour en faire juger d’autres paléontologistes. Je suppose que le manteau du mollusque se prolongeait, comme dans les Lithodomes, du côté postérieur ou anal, en deux siphons, dont l’un était fendu par les branchies formées de filaments libres, comme dans les Nucula, et dont l’autre était double. Les siphons paraissent avoir été, comme ceux des Lithodomes, des tubes calcaires, qui en tapissent les trous dans les coraux et les prolongent souvent fort en avant et en dehors du trou. Le nombre des siphons — il y en a au moins quatre, même cinq, dans le Mod. cuneiformis — caractérise notre espèce comme particulière, et différente des Lithodomes.
Esp. 592. Mod. Dufrenoyi d'Or.
Paléont. de France. Terr. crét. I. c. 1843—47. PI. 343.
Mytilus Middendorffii Grewinex, Zur Kennin. d. orograph. u. geognost. Beschaff. der Nordküste America's und der anliegend. Inseln, voy. Verhandl. d. miner. Gesellsch. zu St. Petersb. 1850, p. 360. PI. 7, fig. 3.
La coquille, de grandeur assez considérable, est oblongue, renflée, un peu arquée, garnie longitudinalement de deux grosses côtes; on remarque de petites rides divergentes vers le bord inférieur. Le bord antérieur est terminé par les crochets, et le postérieur pourvu de deux saillies formées par l'extrémité des côtes.
Hab. dans un grès vert où néocomien supérieur des îles aléoutiennes, surtout de Kadyak et de Unga; le grès vert y est considéré comme appartenant au terrain tertiaire; notre espèce ne permet pas cette appréciation, car d’autres espèces de coquilles tertiaires y manquent également, et le Cardium groenlandicum de cette localité n’est pas l’espèce typique.
Les Modioles ou Mytiles à gros plis longitudmaux sont très rares eb c’est pourquoi le Mod. Dufrenoyi, du terrain sénonien de la France, est une espèce très-curieuse, qui prouve laffinité la plus grande ou même l'identité des deux espèces. L’individu de ma collection a 3 p. 7 L. de large, mesuré entre le sommet et le bord postérieur muni de 2 gros plis; il à 1 p. 9 L. de haut au milieu du bord supérieur convexe; les deux valves réunies offrent une épaisseur de 1 p. 6 L Le test est fort épais, car il a 2 1. d'épaisseur, extérieurement il est couvert par l’épiderme corné noir, en dessous duquel on observe les petites rides di-
vergentes près du bord inférieur. Le bord supérieur est convexe, l’inférieur concave, et les deux côtés des valves sont bombés, tout à fait comme dans le Mod. Dufrenoyi, en sorte que je n’hésite pas à les déclarer identiques. Il existe quelquefois un pli de plus au bord postérieur dilaté, mais ce pli manque à l'individu de ma collection, et il paraît ne pas se rencontrer dans tous les individus.
Esp. 593. Mod. Fischeriana d’Ors.
Mytilus Fischerianus Paléont. de Russie I. c. p. 464. PI. 39, fig. 26—28. Modiola pulcherrima (Rôm.) Fiscu., Bull. de Mosc. 1843. I, p. 134.
La coquille est ovalaire, courte, fortement renflée et garnie de stries rayonnantes, qui commencent au sommet et passent au bord postéro-inférieur; le milieu du bord inférieur est lisse, et l’antérieur en dessous du sommet également strié, à stries allant en divergeant vers le bord inférieur de la coquille.
Hab. dans le grès néocomien noïirâtre de Khoroschéwo et dans le grès cénomanien grisâtre de Buczak près de Kiew.
La coquille s’élargit en arrière et se rétrécit aux sommets; les stries rayonnantes et parallèles au bord supérieur forment de petites côtes, qui se bifurquent quelquefois et dont les intervalles sont occupés par de petites stries transverses, ornements que je remarque distinctement sur le Mod. Fischeriana du cénomanien de Kiew. Les 7 côtes courtes du bord antérieur sont également distinctes. L’individu a 7 1. de large et 3 1. de haut au bord postérieur; celui de Khoroschôwo a 11 L. de large; il est par conséquent plus grand, mais ne diffère pas de l’individu cénomanien.
Esp. 594. Mod. pulcherrima Rôw.
PI. XXII, fig. 6 a valve, vue de face en gr. nat.; b sommet des valves, grossi;
c fragment de la valve, plus fortement grossi
Fr. An. Rôuer, Verst. d. norddeutsch. Oolithgeb. 1836, p. 94. PI. 4, fig. 14.
Coquille ovalaire, convexe, à carène médiane obtuse, qui, allant en direction oblique, divise la coquille en deux moitiés inégales; la surface est ornée de côtes rayonnantes, coupées par des stries d’accroissement congentriques et serrées; les côtes manquent à une petite région au milieu du bord inférieur.
Hab. dans le grès quarzeux turonien d’Ossinowo du gouvernement de Kharkow, ainsi que dans le hilsthon du Hanovre.
La coquille se dilate subitement vers le bord postérieur; le sommet
occupe l'extrémité antérieure très-rétrécie, laquelle cependant se continue encore davantage au delà du sommet; il se développe par là un petit lobe arrondi, marqué de stries d’accroissement concentriques, qui sont coupées par de petites côtes divergentes et légèrement infléchies. Les côtes principales occupent toute la partie supérieure de la coquille et sont fort divergentes et non droites, parallèles au bord postérieur, comme dans le Mod. Fischeriana, qui manque également de la carène obtuse traversant la surface de la coquille en direction oblique. Les côtes sont coupées par de nombreuses stries d’accroissement très serrées, qui cependant ne sont pas assez distinctes pour qu'on y attache une grande importance.
La coquille a 8 1. de large et 6 I. de haut; elle est plus bombée que le Mod. Fischeriana et lui ressemble beaucoup; cependant elle est plus large et en outre munie d’une carène obtuse, oblique, qui divise la surface en deux parties inégales.
La figure 14 citée de l'ouvrage de M. An. Rômer est identique à l'individu que je possède du grès turonien d’Ossinowo; il est élargi et bombé, et diffère par là de la figure donnée par M. Brown *, laquelle est fort allongée et étroite, et rappelle plutôt le Mod. Fischeriana. M. Broxx doute avec beaucoup de raison que le Mod. pulcherrima se trouve aussi selon MM. Duxxer et Kocn dans le terrain jurassique inférieur; en Russie il s'élève jusqu’au grès turonien ferrugineux.
M. Pusca ** décrit deux espèces du royaume de Pologne, l’une jurassique de Brzegi, l’autre crétacée des environs de Zamosc, mais les figures et la description sont si incomplètes que je n’ose pas reproduire ici les descriptions de ces deux espèces, que M. Puscx nomme Mytilus lineolatus et M. gibbosus.
Genre LXIV. Myoconcha Sow.
La coquille, élargie transversalement et comprimée, est équivalve, inéquilatérale et pourvue d’un ligament longitudinal extérieur et d’une charnière qui se compose d’une fossette immédiatement en dedans du ligament, et d’une dent allongée qui y entre. Les impressions musculaires, au nombre de trois sur chaque valve, se composent d’une grande près du bord postérieur, et de deux petites sur un lobe saïllant du bord
* Leth. geogn. L: c. IV, p. 293. PI, XIX, fig. 16. ** Polens Paläontologie 1. c. p. 54. PI. VL fig. 5 et 4.
antérieur, en dessous du sommet. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique et crétacé.
Esp. 595. Myoc. cretacea d’Ors.
PI. XXIF, fig. 10 a gr. nat.; b valves réunies, vues de profil: c fragment de ÿ la valve, grossi.
Paléont. fr. Terr. crét. p. 260. PI. 335.
Myoc. Helmerseniana d'Ors., Paléont. de Russie I. c. p. 463. PI 39, fig. 19—21.
La coquille ovalaire est presque cunéiforme, se dilatant au bord postérieur et se rétrécissant à l’antérieur ; la surface est garnie de légères côtes rayonnantes, avec lesquelles se croisent de fines stries d’accroissement concentriques, en forme de treillis.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Mniéwniki et de Khoroschéwo près de Moscou, et dans la glauconie crayeuse du mont Ssarag'oul à Iletzkaya près d'Orenbourg, ainsi que dans le turonien du département de la Charente-Inférieure en France.
La coquille est élargie et comprimée au bord postérieur; elle se rétrécit brusquement au bord antérieur, où le sommet est obtus et à peine saillant; un lobe élargi, situé en dessous du sommet, en est séparé par un léger enfoncement. Un sillon longitudinal, plus fortement accusé sur les jeunes individus que sur les adultes, longe le bord supérieur; deux fortes côtes longitudinales sont séparées par ce sillon. Le bord inférieur palléal est entièrement droit et tranchant, et c’est à ce bord que les stries d’accroissement restent parallèles, pour se relever brusquement au bord élargi postérieur, qui est arrondi et traversé par les stries serrées, presque écailleuses. D’autres côtes, plus distinctes surtout chez les jeunes individus, où elles ne sont qu’au nombre de huit, coupent les stries d’accroissement et constituent un treillis; à l’âge avancé les côtes rayonnantes augmentent en nombre et deviennent moins distinctes, en sorte que les côtes des vieux individus sont fort nombreuses et très fines ; elles sont plus fortement marquées sur la moitié antérieure du best que sur la postérieure; à mesure que le test s’accroît, il s’élargit au milieu du bord supérieur et par là la coquille devient presque triafgulaire.
Le plus petit individu de ma collection n’a que 4 1. de large et 2 I. de haut; il provient de la glauconie crayeuse du mont Ssaragoul à Tletzkaya; un autre, beaucoup plus grand, à été trouvé à Muiéwniki; il a 1 p. 6 1. de large et 10 I. de haut près du bord postérieur. Les côtes ne sont pas aussi fortement accusées que sur les petits individus; bientot elles
commencent à augmenter en nombre et deviennent de plus en plus fines.
Wine plus grand individu que je connaisse de cette espèce, se trouve au Musée de la Société minéralogique de St. Pétersbourg ; il est incomplet et se distingue par sa hauteur considérable; 1l à 1 p. 10 I. de haut au milieu du bord supérieur, qui s'élève en une crête longitudinale au dessus du dos; les stries d’accroissement concentriques ne sont plus parallèles au bord inférieur, comme sur les jeunes individus, mais elles s’éloignent du bord et deviennent obliques plutôt que parallèles à ce dernier. Le sillon longitudinal, parallèle au bord supérieur, semble se perdre avec l’âge, car sur les adultes on ne remarque qu’une rainure fine. l'individu a été pris antérieurement pour l’'Avicula anomala, comme se trouvant à Khoroschôwo; c’est peut-être une espèce particulière.
Esp. 596. Myoc. Strajewskiana d'Ors.
PI. XXII, fig. 9 gr. nat.; a valve, vue de face; b moule des deux valves réunies, grand. nat.
Mytilus Strajewskianus. Paléont de Russie I. c. p. 463. PI. 39, f. 22-23. Myoconcha Sämanni RouLc. (non Dozr.), Bull. de Mose. 1849, II. PI. N, fig. 10.
La coquille, élargie transversalement et droite, est arrondie au sommet et s’élargit très doucement à partir de ce point vers le bord postérieur, qui est légèrement tronqué et arrondi en bas; le bord supérieur est pourvu d’une légère crête longitudinale, qui ne forme pas de sillon aussi bien limité que celui du Myoc. cretacea.
Hab. dans le grès néocomien noïirâtre de Mniéwniki près de Moscou, et dans un semblable terrain ferrugineux de l’Oural septentrional.
La coquille ressemble beaucoup, par sa forme et ses ornements, au Myoc. cretacea; cependant elle est plus large à partir du sommet vers le bord postérieur, et moins haute à l’âge adulte que celui-ci; elle a 38 p. 3 L de large et 1 p. 3 L. de haut à la partie postérieure, où elle est le plus haute; elle n'offre pas non plus le sillon longitudinal bien limité et parallèle au bord supérieur; on y remarque, au lieu du sillon, une petite crête longitudinale, qui longe le bord supérieur, où elle laisse au bord un enfoncement longitudinal peu marqué. Le bord inférieur est droit et tranchant, et les nombreuses stries d’accroissement occupent en direction oblique toute la surface de la coquille; elles sont coupées par des stries rayonnantes serrées, qui descendent jusqu’au bord inférieur de
la coquille, même jusqu’au lobe antérieur, marqué par l’impression musculaire arrondie.
En général l’affinité de ces deux espèces n’est pas grande; la différence est plutôt due à leur âge plus ou moins avancé; le sillon dorsal bien limité; les stries rayonnantes, qui n’occupent que la moitié antérieure du Myoconcha cretacea et ne se trouvent pas vers le bord inférieur, distinguent celui-ci du Myoc. Strajewskiana, qui, dépourvu du sillon, présente sa surface striée en forme de treillis, même près du bord inférieur et antérieur de la coquille.
La différence du Myoc. crassa du terrain jurassique inférieur est plus grande; son test, à lobe antérieur presque nul, est plus épais, et le bord inférieur légèrement évidé, non droit, comme chez les individus à test très mince du néocomien de la Russie. Le Myoc. angulata d'Org., du turonien inférieur du Mans, se distingue par sa forme anguleuse, et offre une carène oblique, qui traverse toute la largeur de la coquille.
M. A. d’OrBiény * suppose que le Myvoc. Strajewskiana est identique au Modiola cancellata À. Rômer du terrain jurassique du nord de l'Allemagne, mais celui-ci est un Mytile bien caractérisé, tandis que celui-là porte les caractères d’un Myoconcha et pourrait être identique au Myoc. cretacea, car il n’en diffère que par sa grandeur et par un nombre plus considérable des stries rayonnantes, qui descendent jusqu’au bord inférieur des valves. En tout cas ce n’est pas un Mytilus, comme l’a cru M. d’OrBieny.
Esp. 597. Myoc. minima Reuss.
Verst. d. bühm. Kreide 1. c. IL, p. 14. PI. 33, fig. 14.
La coquille est ovalaire, presque orbiculaire et rétrécie au sommet saillant; elle est assez fortement bombée, surtout vers le bord postérieur, pourvu d’un sillon étroit peu marqué.
Hab. dans le terrain cénomanien de Buczak près de Kiew, et dans un semblable terrain à pyropes de Meronitz en Bohème.
La coquille n’a que 3 IL. de large, mesurée entre le sommet et le bord postérieur élargi et arrondi. Ne connaissant que le moule à Buczak, je ne puis pas donner la description du test. Le bord supérieur est pourvu d’une crête longitudinale distincte, et d’un sillon qui tient la longueur de la crête; un bord enfoncé entoure le moule fortement bombé, à
* Paléont. siratigr. I, p. 370.
Ro AGE AE + =
crochets aigus et légèrement infléchis vers le bord antérieur, qui est considérablement enfoncé.
Genre LXV. Lithodomus Cuv., voy. vol. III, ». 70. Mytilus L., Modiola Law.
Coquille élargie transversalement, oblongue à bord antérieur obtus et à bord postérieur comprimé; les côtes sont convexes, de manière à présenter la coquille circulaire sur la coupe transversale des deux valves réunies; les impressions musculaires sont au nombre de deux sur chaque valve; le ligament extérieur est linéaire; la charnière dépourvue de dents. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé, tertiaire, et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 598. Lithod. Sowerbyi Taurs.
Taurmann, Soulèvements jurass. du Porrentrui, voy. Mém. de la Soc. d’hist. nat. de Strasb. I. 1830, p. 84.
Lithodomus laevigatus Pusca, Polens Paläont. L. c. p. 90. PI. 9, fig. 5.
La coquille cylindrique, allongée, est entièrement lisse, le bord antérieur très court et renflé, Le postérieur est acuminé et arrondi.
Hab. dans le calcaire jurassique blanc de Pieklo près d’Inowladz en Pologne, ainsi qu’au pays de Porrentrui et en Angleterre.
La figure citée de M. Pusca n’est pas bien claire; on ne voit pas même que c’est une coquille bivalve; je n’en ose pas juger; cet auteur décrit encore une seconde espèce, le Lithod. dactyloides Puscx de la même localité, qui ne semble pas se distinguer de la première; ni la fig. 4, ni la description ne suffisent pour décider la question.
Esp. 599. Lithod. Ermanianus * d'Or. aff.
PI. XXL, fig. 15 gr. nat.; a valve, vue de face; b valves réunies, vues de profil, Paléont. de Russie L. c. II, p. 469. PI. 39, fig. 31—33.
La coquille ovale est renflée, lisse ou seulement marquée de stries d’accroissement concentriques régulières ; elle est rétrécie et obtuse au bord antérieur, légèrement élargie et arrondie au bord postérieur.
. ab. dans un calcaire oxfordien supérieur (?) près de Kamenka sur le Donetz (d’OrBrany), et près de Polouschino sur la Petschora (Kevyserr.).
La coquille de Kamenka n’a que 3 1. de long ou plutôt de large, quand on la considère comme coquille élargie transversalement. Je pos-
* La PI. 39, fig. 31-33 porte le nom Lithod. Hermanianus et non Ermanianus; je me demande quel est le véritable nom,
sède dans ma collection la même espèce de Werewkine et de Petrowskaya près d’Izioume, où elle paraît se trouver dans une marne crayeuse, et par conséquent je suis porté à admettre à Kamenka aussi un terrain crétacé, d'autant plus que l’individu d’Izioume ressemble parfaitement au Lithod. rugosus * d'Ore., du grès turonien du Mans. Cet individu a 1 1. de long, il est par conséquent plus grand que celui de Kamenka, mais plus petit que l'individu du Mans, qui à 1 p. 7 1. de long, mais offre pourtant la même forme, c’est-à-dire qu’il est légèrement enfoncé en arrière des crochets, à dos obtus et à bord inférieur doucement convexe vers le bord postérieur rétréci. La surface des valves est marquée de couches concentriques presque écailleuses, comme on les voit dans la fig. 31 citée de la Paléontologie de Russie; leurs intervalles sont finement parcourus de stries concentriques nombreuses. Je les vois également dans un autre individu d’Izioume, dont les couches concentriques ne sont pas aussi épaisses que dans le premier. Les crochets sont contournés, le bord antérieur obtus est plus étroit que le postérieur, qui est plus élargi. Ces individus sont probablement identiques au Lith. Ermanianus, mais ont été trouvés dans une marne crayeuse.
Genre LXVI. Pinna L. voy. vol. I, p. 985.
La coquille est très fragile; son test est-tomposé d’une couche intérieure lamelleuse, et d’une autre, externe, formée de fibres verticales transverses. Celle-ci est quelquefois séparée au milieu des deux côtés par un sillon; par là chaque valve paraît comme divisée en deux parties longitudinales. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé, tertiaire, et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 600. Pinna maxima ».
PI. XXIIL, fig. 3 gr. nat
Géognosie de la Russie (en russe) L. c. St. Pétersb. 1846, p. 484.
Testa maxima, conica, quadrato-compressa, utroque latere medio rotundato-convexo et costis longitudinalibus ornato.
Iab. dans le calcaire compacte jurassique de l’étage oxfordien inférieur près de Tambow, à Jelatma. vf
Coquille très grande, conique, se rétrécissant subitement vers le sommet aigu; les deux côtés sont convexes, plutôt arrondis qu’anguleux et munis de côtes longitudinales, au nombre de 25 à 30 de chaque côté;
* Paléont. fr. Terr. crét. 1. ce. p. 294. PI. 346, fig. 1 —3.
elles sont minces, leurs intervalles sont plus larges, surtout au milieu convexe des côtés, tandis que les côtes se rapprochent davantage près des bords tranchants de la coquille. L'un des bords est entièrement droit et à peine infléchi vers le sommet; l’autre est légèrement infléchi, à ce qu’il paraît par suite d’une compression accidentelle, car la coquille a gagné par là d’un côté une carène irrégulière, qui occupe toute sa longueur, tandis que l’autre côté est convexe, sans montrer aucune trace de carène; le sillon longitudinal est indistinct, quoiqu'il soit indiqué plus près du bord droit de la coquille que du bord infléchi. La coquille est devenue par là assez irrégulière et profondément échancrée des deux côtés, au bout du sillon. Les deux lobes inférieurs sont arrondis, très minces eb comme écailleux, car on y reconnaît les stries concentriques d’accroissement et une nacre très bien conservée qui forme les écailles. À la coupe la coquille est presque elliptique, irrégulière à cause de sa compression, et à bords tranchants.
L’individu incomplet de ma collection a plus de 5 pouces de long’; il avait au moins 2 p. et plus en longueur; sa largeur est à la base de 4 p. et plus dans la grande diagonale; dans la petite diagonale il à à peu près 4 p. de large.
Cette espèce rappelle quelque peu le Pinna Hartmanni Zrer., du lias, que M. Bronx * déclare identique au Pinna foliolum Pare, du lias inférieur de l'Angleterre; cependant le P. maxima a la grandeur double et des côtes plus nombreuses; il s’élargit plus subitement et a ses deux côtés d’inégale largeur, tandis que l'espèce liassique est plus
- régulière et divisée en deux parties égales.
Esp. 601. Pinna exigua m.
PI. XXIL fig. 8 gr. nat.; a valve, de face; b les deux valves, de profil; c coupe transversale.
Testa exigua, angusta, elongata, leniter inflexa, utroque latere convexo, aequali, margine subconcavo longitudinaliter costato, costis strias incrementi concentricas et postice rotundatas offerentibus, margine subconvexo longitudinaliter sulcato, sulcis inaequalibus obsoletis.
Hab. dans le calcaire oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie.
La coquille, allongée et étroite, s’élargit insensiblement vers le bord postérieur arrondi et bâillant; l’antérieur se rétrécit doucement, est com-
* Voy. Index palaeont. I. c. p. 978. GoLpruss en donne une bonne figure dans les Petref. Germ IT, p. 164. PI. 127, fig. 3, et Pizcips, une figure du Pin. foliolum, voy. Geology of Yorkshire E, p. 161. PI. 14, fig. 17.
primé et tranchant à sa pointe. Le bord supérieur est légèrement convexe, l’inférieur à peine excavé. La surface des valves est également convexe; la coupe devient par là parfaitement elliptique, et également tranchante aux deux côtés. Les côtés sont munis de côtes longitudinales, très régulières près du bord concave, et s’élevant de là vers le bord convexe, qu’elles occupent surtout vers la base élargie de la coquille, tandis que sa partie rétrécie antérieure est marquée de courts sillons légèrement courbés. Le sillon longitudinal médian manque tout à fait, et les deux côtés, également convexes, sont parfaitement entiers.
Cette espèce n’est pas bien conservée; elle à 2 p. 6 L. de long et à la partie postérieure 7 12 1. de large; le moule y a 3/2 1. d'épaisseur. Le test est peu épais et très fragile; il ne se trouve qu’en petits fragments calcaires, attachés aux moules.
Tous les individus que j’ai observés sont petits et diffèrent déjà par là du grand Pinna lanceolata du coral-rag de l'Angleterre, qui en outre se dilate plus rapidement vers le bord postérieur, et dont les côtés sont pourvus au milieu d’une carène qui occupe toute la longueur de la coquille; les côtes sont munies de côtes légères vers l’extrémité antérieure acuminée, et de nombreuses stries d’accroissement concentriques, que l’on ne remarque pas sur le test du Pinna exigua. A la coupe le P. lanceolata est parfaitement carré, tandis que le P. exigua est elliptique.
Esp. 602. Pinna Cottae Gex.
Characteristik d. sächs. Kreide, Heft IT. 1840, p. 55. PI. 11, fig. 1. Pinnarussiensis d'Ors., voy. Paléont. de Russie 1. c. 1845, p. 463. Pinna lanceolata (Sow.) Traurscaop, Bull. de Mosc. 1. c. 1861. I, p. 17. PI. VID, fig. 1.
La coquille est grande, ovalaire, acuminée au bord antérieur et élargie au postérieur, qui est clos, comprimé et obliquement tronqué. Les côtés sont convexes, divisés au milieu par une large fente, qui plus haut devient un sillon longitudinal.
Hab. dans le grès néocomien noïrâtre de Khoroschéwo, et dans le pays de la Petschora et au nord de l’Oural, ainsi que dans le quadersandstein près de Dresde.
La coquille, à bords tranchants, a les côtés en partie lisses, ce dont M. d'OrBreny fait seulement mention dans sa courte description d’un fragment presque inæ&éterminable. La moitié supérieure de chaque côté est moins grande que l’inférieure et munie de 10 côtes. longitudinales, faibles, qui deviennent obsolètes vers le bord postérieur élargi; la partie
inférieure ne présente que 3 ou 4 côtes encore plus indistinctes; endessous d’elles on observe des sillons et des plis concentriques, qui occupent toute la moitié inférieure. Le bord postérieur du test est largement fendu au milieu, et les deux lobes du manteau en empreinte sont arrondis. Le moule, dépourvu du test, se continue encore plus loin en arrière, et forme un bord élargi, comprimé et tranchant, non bâillant, comme dans la plupart des Pinnes ordinaires. A la coupe transversale elle est rhomboïdale.
La coquille a 6 p. 6 I. de long et 3 p. 2 L. de large au bord postérieur comprimé: de la sorte c’est une des plus grandes espèces; les valves réunies ont une épaisseur de 1 p. 8 lignes.
Il paraît que la même espèce, presque encore plus grande, se retrouve aussi dans l’étage néocomien supérieur de Khoroschéwo, car je possède dans ma collection un grand moule, pourvu encore du test assez épais au bord postérieur élargi, tandis que les deux lobes du manteau en empreinte sont dépourvus du test. Cependant un autre fragment très grand, du grès vert supérieur de Khoroschôwo, semble différer spécifiquement: il se rétrécit moins rapidement au bord antérieur, qui est légèrement réfléchi vers le côté palléal et semble par là former une espèce distincte. Le sillon longitudinal est pourtant celui du P. Cottae, et les côtes longitudinales ne sont distinctes que sur la moitié supérieure ou ligamentaire de la coquille, l’inférieure m’offrant que des sillons et plis concentriques onduleux indistincts. Le fragment incomplet a 3 p. de long et 2 p. 3 L. de large à sa partie-postérieure élargie et cassée; son épaisseur au milieu est de 1 p. La convexité est toute régulière et occupe le milieu des deux côtés.
Ce n’est pas le Pinna lanceolata Sow. de l’oolithe supérieur, qui est plus élancé, à coupe transversale parfaitement carrée et à côtes longitudinales courtes, ne descendant pas jusqu’à la moitié de la coquille.
Esp. 603. Pinna abrupta m».
PI. XXIIÏ, fig. 4 gr. nat.
Géogn. de Russie I. c. p. 484.
Testa maxima, cuneata, triangularis, compressa, acuta, sulco longitudinali testam in binas partes inaequales, alteram longitudinaliter costatam et alteram concentrice plicatam, dividente; scissione transversà ejus rhombum inaequilateralem prae se ferente.
Hab. dans un calcaire siliceux noirâtre à petits grains de quarz, à Eichwald, Lethaea rossica. Il. 39
ce qu’il paraît néocomien, sur le bord du fleuve Tolya au nord de Bog'oslowsk.
La coquille est en coin, s’élargissant rapidement et gagnant par là une forme triangulaire; elle est légèrement comprimée, anguleuse au milieu des deux côtés et pourvue d’un sillon longitudinal, qui divise la coquille en deux parties latérales inégales. L'une est garnie de côtes longitudinales, au nombre de 8 à 10, à intervalles plus larges que les côtes; l’autre est pourvue de plis et sillons espacés et obliques, sans qu'il y ait de traces quelconques de côtes longitudinales.
À la coupe transverse elle est rhomboïdale, nméquilatérale; les deux côtés s’élèvent, en partant du bord antérieur, plus haut que les côtés opposés plus élargis, tandis que ceux-ci, sont plus courts. Les deux angles, formés au milieu du sillon longitudinal, sont obtus; les deux autres, alternant avec eux, sont plus ou moins aigus.
Cette espèce se rapproche du Pinna Cottae, mais en diffère par la coquille, qui se dilate plus rapidement vers le bord postérieur, et par sa coupe plus anguleuse. La surface de cette espèce est garnie des deux côtés de côtes longitudinales, tandis que dans le P. abrupta on ne voit ces côtes que sur le côté étroit.
= Le fragment qui se trouve au Musée de l’Institut des Mines, à 4 p. de long’; il offre au bord antérieur incomplet une largeur de 5 1., et au bord postérieur également incomplet, une largeur de 4 pouces.
Esp. 604. Pinna sublanceolata ».
PI. XXIIL, fig. 5 gr. nat.
Testa elongata, lanceolata, antice acuminata, postice dilatata et medio paullo exsecta, latera inaequalia, altero inferiore subconcavo, longitudinaliter costato, altero subrecto plicato, plicis ovatis sulcos ovatoelongatos exstruentibus.
Hab. dans le calcaire siliceux noirâtre à petits grains de quarz, à ce qu’il paraît dans un terrain néocomien, sur le bord du fleuve Tolya au nord de Bogoslowsk. .
La coquille est allongée, lancéolée, à bord antérieur acuminé, et à bord postérieur élargi, à échancrure moyenne très petite; les côtés sont divisés en deux moitiés inégales par une carène longitudinale moyenne; l’une des moitiés est garnie de côtes longitudinales au nombre de 6 ou 7, et coupées par des stries d’accroissement concentriques serrées; l’autre est munie de plis ovalaires espacés, qui se courbent en une direction parallèle au bord supéro-postérieur de la coquille.
Le bord antérieur doit avoir été acuminé; il n’est pas complet, en sorte que la longueur de la coquille n’est pas connue; elle a 51/2 p. de long, et 1 p. 11 1. de haut au bord postérieur. Les valves réunies ont 1 p. 4 1. d'épaisseur; à leur coupe transversale elles offrent un rhombe inéquilatéral, dont les deux côtés sont un peu plus longs que les deux côtés opposés inférieurs. Les angles des deux côtés sont obtus, ceux des deux bords sont aigus.
Ce n’est pas le Pinna lanceolata Sow. de l’oolithe anglais, pour lequel je l’avais pris autrefois, car celui-ci n’est muni de côtes longitudinales que vers le bord antérieur près du bord supérieur, tandis que la moitié inférieure, égale en largeur à la supérieure, n’est pas munie de côtes; des stries d’accroissement concentriques très serrées traversent également les deux moitiés des deux côtés du Pinna lanceoiata, tandis qu’on ne les observe que sur la moitié inférieure du Pinna maxima; la moitié supérieure est garnie de plis et de sillons ovalaires, parallèles au bord postéro-supérieur arrondi de la coquille. En général elle est moins élancée, surtout en arrière, que le Pinna lanceolata, dont la coupe transverse est encore plus carrée et moins rhomboïdale que celle du Pinna sublanceolata, qui en outre est moins courbé que le P. lanceolata. Les côtes de la moitié inférieure rappellent le Pinna cretacea SCHLOTH., espèce d’une grandeur encore plus considérable, surtout la var. decussata GoLpr.
Esp. 605. Pinna lanceolata Sow.
* Min. conch. I. c. IL, p. 145. PI. 281,
Gozpruss, Petref. Germ. Il, p. 165. PI. 127, fig. 7.
La coquille, élancée et allongée, est conique, tétragone et pointue; elle se dilate doucement vers le bord postérieur; les côtes rayonnantes occupent la partie rétrécie de la coquille; la surface plus large porte des stries d’accroissement concentriques, qui traversent les côtés, divisés par une carène longitudinale.
Hab. dans le terrain jurassique de Nigranden en Lithuanie, et dans l’argile jurassique de Goliowo, près de Moscou.
Cette espèce, en petits fragments, dont la coupe transverse est toujours carrée, se trouve rarement dans l’argile jurassique de Goliowo et probablement aussi dans celle de Khorosthéwo, et non dans la couche néocomienne. M. RovurLzrer * du moins à décrit un tel fragment de cette
* Bull. de Mosc. |. c. 1848. I, p. 287. PI. H, fig. 40. SD
localité sous le nom de Pinna Hartmanni Zxer.; c’est plutôt le Pinna lanceolata de la troisième couche de Khoroschéwo, qui est jurassique. Le fragment n’a que deux pouces de long; il est muni de côtes longitudinales d’un côté près du bord supérieur, légèrement convexe, et de sillons et de plis concentriques près du bord opposé, légèrement concave ; ces caractères, réunis à la coupe transversale carrée (voy. L. c. PI. H, fig. 40 B.), font de ce fossile un Pinna lanceolata, tandis quele Pinna lanceolata (Sow.) Trautscx. appartient au Pinna Cottae du néocomien de Khoroschôwo.
Esp. 606. Pinna radiata Müxsr.
Gozpruss, Petref. Germ. II, p. 165. PI. 127, fig. 6.
La coquille lancéolée est conique, tétragone, et munie de côtes rayonnantes, plus distinctes à l’extrémité antérieure rétrécie qu’à la postérieure élargie; les côtes sont coupées par des stries d’accroissement, qui forment de petites écailles, en traversant les côtes. Celles-ci sont plus nettement marquées des deux côtés du bord obtus inférieur que sur ceux du bord opposé ligamentaire aigu.
Hab. dans l’argile jurassique de Goliowo, ainsi que dans le calcaire jurassique supérieur de Pappenheïm en Bavière.
La coquille tétragone offre une coupe trapézoïdale; l'angle le plus obtus occupe le bord inférieur, le plus aigu est le supérieur ligamentaire; les deux angles latéraux sont les moins aigus. La surface est divisée en quatre faces inégales, dont les deux latérales inférieures sont plus étroites que les deux latérales supérieures. La coquille a 2 p. de long et 1 p. de large; cependant le test sillonné cesse plus tôt avec l'impression du manteau, et au delà il reste un espace vide de 3 1. de long, qui est lisse.
Sur chaque côté du bord obtus il existe 9 ou 10 côtes très fines: elles sont coupées par des stries d’accroissement, qui s'élèvent en écailles quand l’épiderme est encore bien conservé; mais l’épiderme se détache facilement et alors les sillons entre les côtes offrent une surface lisse. Le test se compose de plusieurs couches, dont l’intérieure est nacrée. Les intervalles des côtes sont trois fois plus larges que les côtes.
Un petit individu de ma collection est traversé par des enfoncements profonds, qui occupent toute la largeur de la coquille et sont trop réguliers pour être accidentels; en outre on remarque des sillons allongés et infléchis des deux côtés du bord ligamentaire, comme dans le Pinna opalina Quensr. du jura brun du Wurtemberg, espèce qui rappelle beaucoup le Pinna radiata. É
Esp. 607. Pinna cretacea ScLors. sp.
ScaLoTHEIM , Jahrb. f. Miner. 1803. VIIT, p. 113 (teste Bronn, Ind. pal. p. 978). Pinnites restitutus Scacors., Petrefactenkunde, I, p. 304. Pinna restituta Hoex. Gozpr., Petref. Germ. IT, p. 166. PI. 138, fig. 3.
» depressa Münsr. Gozpr. |. c. II, p. 167. PI. 128, fig. 3.
» decussata Gozpr., Petref. Germ. Il, p. 166. PI. 128, fig. 1.
» procera m. Grünsand v. Moskau voy. Bull. de Mosc. I. c. 1861, IL, p. 23.
La coquille grande, allongée et assez comprimée, est garnie de 12 ou d’un plus grand nombre de côtes longitudinales principales, et de côtes accessoires dans les intervalles, surtout près du bord supérieur ou du côté du ligament, tandis que des côtes plus délicates et obliques, c’est-àdire en direction contraire à celle des côtes principales, occupent la région inférieure ou le côté palléal.
Hab. dans le grès quarzeux néocomien ferrugineux de Wytkrino, près de Moscou, et sur le bord de la rivière Tolya au nord de l’Oural.
Les côtes principales sont droites et moins larges que les intervalles qui les séparent; elles sont fines, inégales et obliques et s’effacent plus ou moins sur la région palléale. Les côtés sont convexes, dépourvus d’un sillon longitudinal médian et les bords sont tranchants.
Je possède dans ma collection un moule en fragment de 7 p. de long et de 3 p. 2 L. de large à sa base; les deux valves réunies ont une épaisseur de 1 p. 4 L. au milieu des côtés. Le moule offre des stries transverses très serrées dans les intervalles, comme le Pinna compressa GoLpr. du grès quarzeux de Pirna.
Cette espèce, très répandue dans le terrain crétacé supérieur, est
bien caractéristique pour. le quadersandstein de la Saxe, de la Westphalie
et de l'Angleterre, où ce terrain se retrouve près de Sussex et de Norfolk (Drxox): c’est l'espèce qui, entre autres, indique comme un terrain crétacé le grès, quarzeux de Wytkrino ou Lytkarino, comme la localité a été nommée faussement, de Kotelniki et de Tatarowo.
Esp. 608 Pinna Robinaldina d’Ors.
Paléont. franc. Terr. crét. |. c. II, p. 251. PI. 330, fig. 1—3.
La coquille est allongée, conique, peu comprimée, garnie de 14 côtes longitudinales, égales, dont 9 ou 10 placées entre le sillon médian et la région du ligament; la région palléale est presque lisse et marquée seulement de quelques ondulations d’accroissement.
Hab. dans le néocomien de la vallée d’Akoucha au Daghestan, et dans le grès quarzeux néocomien de Kotelniki.
La coquille a 2 p. de long ou davantage; les côtes longitudinales s’oblitèrent vers le milieu des côtés, sans s'élever plus haut que les latérales. Les côtés sont bombés, légèrement anguleux.
Le petit fragment de l'extrémité antérieure très rétrécie de la coquille, dont M. Traurscnozp a donné une figure sans description *, appartient probablement à cette espèce, et prouve que le grès de Kotelniki est crétacé et non jurassique.
C’est, à ce qu’il paraît, le Pinna quadrangularis Gozpr. du quadersandstein de Schandau; ce nom a même la priorité sur celui de Pinna Robinaldina d'Ors., publié en 1844, tandis que M. Gozpruss a décrit son espèce dès 1826. À
Esp. 609. Pinna subcuneata ».
PI. XXII, fig. 6a b gr. nat.
Pinna cuneata (m.. non Bean) Bull. de Mosc. I. c. 1861. No. 3, p. (5.
Testa brevis, mediocris, subconica, angulata, medio crassior quam postremam versus et latam partem extremam, sulco longitudinali utrumque testae latus in binas partes inaequales dividente.
Hab. dans le grès néocomien supérieur de Khoroschéwo.
La coquille, courte et épaisse, est presque conique en coin et pourvue d’un sillon longitudinal, qui divise la surface de chaque côté en deux faces inégales, dont l’une, la région du ligament, est lisse ou marquée de
quelques inégalités transverses, et l’autre garnie de nombreuses stries
d’accroissement obliques et très serrées. Les lobes postérieurs de la coquille sont séparés par une petite échancrure triangulaire et forment une échancrure un peu plus grande du côté ligamentaire des valves. Au delà de ces lobes la coquille se présente, en moule comprimé, à bord postérieur arrondi. Le moule est parfaitement lisse.
La coquille, mesurée à l'impression palléale postérieure, à 2 p. 5 I. de long; elle y a une largeur de 2 p. 2 1.; son épaisseur est de 1 p. 101, mesurée au dessus du sillon longitudinal médian; mais elle se porte encore plus vers le bord postérieur, où elle s’abaïsse en pentes latérales ; les bords postérieurs de la coquille sont arrondis, entr’ouverts.
Le côté ligamentaire ou les bords supérieurs de la coquille s’élèvent peu à peu en une carène, surtout saïllante au milieu des valves, qui étaient très minces et, à ce qu'il paraît, pourvues de quelques côtes longitudinales légères. La moitié opposée, palléale, est également striée, mais ses stries sont obliques et très serrées.
* Bull, de Môsc. I. c. 1858. IV, p. 10. PI. V, fig. 6.
À la coupe transverse la coquille est rhomboïdale; les deux angles latéraux du rhombe sont obtus et égaux; l’angle ligamentaire près du bord antérieur rétréci est presque nul; plus loin, près de la carène ligamentaire, cet angle devient plus obtus. Le seul angle palléal est aigu, le bord qu’il forme est tranchant.
J’ai dû changer le nom de cuneata, que j’ai proposé en 1861, en subcuneata, parce qu'il existe déjà depuis 1835 un Pinna cuneata
BEax.
Esp. 610. Pinna fugax ».
PI. XXIIL, fig. 7 gr. nat.
Bull. de Mosc. 1. c. 1865. IL, p. 51.
Testa satis magna cuneiformis, antice in acutum apicem et postice in latam partem superne ad marginem pallii protractum excurrente, utraque valva convexa, numerosis incrementi suleis concentricis propeque marginem ligamenti dorsalem nonnullis costis longitudinalibus perquam indistinctis ornata.
Hab. dans le grès cénomanien de Traktamirow près de Kiew, et dans un semblable grès turonien ou grès quarzeux près d’Ossinowo dans le gouvernement de Kharkow.
La coquille, assez grande, est cunéiforme, et se dilate doucement vers le bord postérieur bâillant; le bord antérieur, très rétréci, forme une pointe conique lisse. La surface des valves était lisse et est seulement marquée de sillons d’accroissement concentriques. Le moule, que je connais seul en plusieurs individus, offre le long du bord palléal in-
férieur un sillon assez large, qui semble indiquer une épaisseur des valves
de deux lignes; la région opposée est enfoncée dans toute sa longueur vers sa partie inférieure et marquée de sillons d’accroïissement onduleux, profonds.
Coquille,, en fragment de 21} p., a 2 1. de large à son bord postérieur, qui fait une saillie postérieure arrondie au bord palléal, lequel de son côté s’élève doucement en arrière. Les valves closes ont une épaisseur de 10 lignes.
Cette espèce rappelle beaucoup le grand Pinna ligeriensis d’Ors. * du terrain turonien moyen de France; il existe un individu du grès quarzeux de Traktamirow qui lui serait même identique, si les côtes rayonnantes indistinctes et l’enfoncement longitudinal au milieu du côté supérieur, près de la région ligamentaire, ne le distinguaient pas;
*# Paléont. fr. Terr. crét. PI. 334.
l'individu est également comprimé, tout à fait lisse et manque du sillon interne du Pinna ligeriensis, qui divise chaque valve au milieu en deux moitiés égales; je n’en vois pas de traces sur les nombreux moules des individus de Kiew, qui n’atteignent en outre que la moitié de la grandeur du P. ligeriensis. Le Pinna fugax ne se dilate pas aussi subitement que le P. ligeriensis, dont les deux côtés sont parfaitement convexes et non interrompus par l’enfoncement de la région du ligament.
Un autre fragment de ma collection provient du grès quarzeux d’Ossinowo; c’est le bout pointu cardinal, qui est marqué du côté du ligament de quelques côtes rayonnantes à peine plus distinctes, et de l’enfoncement le long de ce côté; le fragment a 1 p. 6 L. de long, mesuré au bout antérieur aigu, et une largeur de 10 1. au bout cassé. A la coupe transversale il est elliptique, allongé.
Famille douzième.
Arcacidées voy. vol. E, p. 986.
Les valves assez épaisses des Arcacidées sont séparées sous les crochets par une facette ligamentaire (area cardinalis), qui, striée de sillons anguleux, manque aux Nüuculidées; la charnière, composée de dents nombreuses, forme tantôt un arc dans leur ensemble, tantôt une ligne droite.
Genre LXVII. Cücullaca Law. Arca L.
La coquille équivalve, subéquilatérale, est entièrement fermée, à impressions musculaires, dont l’une, postérieure, est ovale, transverse, et l’autre, antérieure, oblique, presque triangulaire; la charnière en ligne droite est garnie de dents verticales au milieu, et transversales ou horizontales plus grandes aux extrémités. Ce genre se trouve dans tous les terrains et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 611. Cucull. concinna Pier. sp.
Geology of Yorkshire I, p. 160. PI. 5, fig. 9 et fig. 31. Gozpruss, Petref. Germ. IT, p. 148. PI. 123, fig. 6.
Cucullaea concinna Paizs., More. et Lyc. Mollusca from the great oolite voy. Paleont. Soc. IT. 1853. London, p. 50. PI. V, fig. 7.
La coquille rhomboïdale est ovalaire, transverse, à crochets saillants -
et rapprochés, la surface est très bombée et parcourue de stries d’ac-
croissement concentriques; les côtés sont allongés et pourvus de stries rayonnantes, le côté antérieur est en outre orné d’une carène tranchante, qui divise ce côté de la surface bombée.
Hab. dans le terrain jurassique de l'étage oxfordien argileux de Goliowo, aux environs de Moscou, et de l’oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie, ainsi que dans les mêmes étages du Wurtemberg, près de Gosheim, et en Angleterre près de Scarborough.
La coquille de Scarborough est plus lisse et les stries concentriques sont moins distinctes que celles des individus de Nigranden, qui sy trouvent réunis aux Dentalium filicauda et Cerithium armatum, comme dans le jura brun du Wurtemberg. Notre espèce a beaucoup de rapports avec l'Arca parvula Müxsr. * de l’argile oxfordienne de Thurnau et de Nigranden, qui pourtant est encore plus bombé et plus épais. Je vois une très grande convexité des valves sur un fort petit individu de ma collection, qui provient du calcaire jurassique du promontoire Koulssouate du lac d’Aral et qui est également très voisin de PArca parvula; il a 2 1. de large, 1 1. de long, mesuré au dessus des sommets, et à valves closes son épaisseur est de 2 lignes.
Esp. 612. Cucull. cucullata Müxsr.
Gozpruss, Petref. Germ. I], p. 148. PI. 123, fig. 7. Cucullaea cancellata (Sow.) Rourzzier, Bull. de Mosc. 1846. No. IV. PI. D, fig. 11, et Bull. de Mosc. 1848. No. I, p. 273.
La coquille ovalaire, transverse, a les crochets saïllants, plus rapprochés et situés presque au milieu du bord cardinal, dont les extrémités sont plus aiguës, principalement Pantérieure, la postérieure est plus obtuse; la surface très bombée est striée transversalement; en outre les côtés sont ornés de stries rayonnantes, qui arrivent à peine jusqu’au milieu de la surface.
Hab. dans l'argile oxfordienne noire de Khoroschéwo et de Goliowo près de Moscou, et de Nigranden en Lithuanie, dans le calcaire jurassique ferrugineux de l'étage oxfordien inférieur, ainsi que dans l’étage jurassique oxfordien au dessus de la zone à Ammonites Parkinson: du Wurtemberg, de la France et de l'Angleterre.
La coquille se distingue par sa forme très bombée, par les sommets très saillants et infléchis, par l’angle antérieur du bord cardinal aigu, et l'angle postérieur obtus. Une carène postérieure obtuse descend du sommet vers le bord inféro-postérieur. Les intervalles des stries d’accrois-
* Gozpruss, Petref. Germ. Il, p. 148. PI. 123, fig. 7.
sement sont plus fins que celles-ci et pourvus de ponctuations très rap-
prochées; ces dernières semblent provenir de stries rayonnantes, qui partent des sommets et disparaissent par suite de l’âge, laissant des points
creux dans les intervalles. -
La coquille a 5 1. de long, mesurée au dessus des sommets vers le bord inférieur, et 8 1. de large, mesurée au bord antérieur vers le postérieur, l'épaisseur des valves réunies est de 5 1. ou davantage.
Cette espèce a beaucoup de rapports avec l’'Arca decussata Sow.* du grès vert inférieur de Faversham près de Kent, qui cependant est d’une grandeur double et même triple; son extrémité postérieure est pourvue d’une carène moyenne obtuse, mais les stries rayonnantes y font défaut, comme aussi sur l’antérieure, tandis que ces stries sont nettement accusées au milieu de la surface. Le bord inférieur est obtus, comme sur le C. cucullata du Wurtemberg, qui cependant manque des dentelures en dedans du bord palléal existant sur le C. decussata.
M. Rouizcrer à donné une bonne figure du Cucullaea cucullata de Goliowo, sous le nom de C. cancellata (Sow. Pæizz.). Son bord antérieur très saillant est arrondi et non tronqué, comme celui du C. concinna Pi. avec lequel le C. cucullata de Goliowo a été également déclaré identique **; il manque pourtant des côtes et des stries rayonnantes des deux côtés.
Esp. 613. Cucull. lateralis ».
PI. XXII, fig. 8 a gr. nat.; b grossi, valve gauche, vue de côté. Cucullaea lateralis Bull. de Mosc. ]. c. 1862. No. IL, p. 25.
Testa parva, transversa, rhomboïdea, inflata, superficie plicis radiantibus et concentricis taeniis nodosis remotisque cincta, sulco lato à vertice ad inferiorem marginem obliquum descendente.
Hab. dans l’argile oxfordienne noire de Goliowo et de Khoroschôwo près de Moscou.
* La coquille, petite et transverse, a le bord antérieur étroit, arrondi et tronqué vers l’inférieur, le postérieur est plus large, obliquement tronqué et pourvu en bas d’une saillie arrondie, qui y passe au bord inférieur, légèrement convexe et échancré au milieu. La surface du test est garnie de plis rayonnants obtus et d’autres plis concentriques, disposés en rubans parallèles relevées et également espacés; les intervalles sont
- # Zeitschrift d. deutsch. geol. Gesellsch. 1861, p. 407. #* Sower8y, Min. conch. 1. c. Il, p. 8. PI. 206, fig. 3—4.
lisses. Les plis rubannés du milieu de la surface sont coupés par des stries rayonnantes: par là ils deviennent noueux. Le sommet est bombé et légèrement saillant; il est divisé par un large sillon oblique, qui descend du sommet jusqu’au bord inférieur et y forme une petite échancrure. Le côté postérieur plus lisse est dépourvu de stries rayonnantes; sa largeur est double de celle de lantérieur, qui est fortement rétréci et également lisse.
La coquille n’a que 1!}2 1. de long, mesurée sur le sommet, et 21/4 1. de large, mesurée depuis le bord antérieur jusqu’au milieu du postérieur.
Ce n’est pas le Cucullaea cucullata, avec lequel il a quelques rapports quant à sa forme; il s’en distingue par le sillon large et oblique qui traverse les plis rubannés, et par les stries rayonnantes de la surface; ce n’est pas non plus l’'Arca elongata Sow. * du lias du Wurtemberg, qui n’est pas élargi en arrière et rétréci en avant, et dont le bord inférieur est droit, sans échancrure, et le milieu de la surface sans sillon oblique; il manque également des plis concentriques, relevés en rubans noueux.
Esp. 614. CucullL gracilis Rouiz.
Bull. de Mose. I. c. 1846, No. IV. PI. D, fig. 14 et Bull. de Mosc. 1. c. 1848, No. I, p. 274.
La Coquille, de grandeur moyenne, est fortement élargie et arrondie au bord antérieur, et bien rétrécie au postérieur; les sommets sont élargis,
légèrement infléchis et rapprochés du bord antérieur ; la surface est garnie
de côtes rayonnantes serrées, épaisses et coupées par des stries d’accroissement bien marquées et espacées.
Hab. dans l’argile oxfordienne noire de Goliowo près de Moscou (d'après M. Roue), ou plutôt dans le grès néocomien noirâtre (selon l'échantillon de ma collection de la même localité).
La coquille se caractérise par son épaisseur et par sa surface, marquée de côtes royonnantes nombreuses et très serrées, à intervalles plus larges aux extrémités que vers le milieu des valves. Le bord cardinal est plus court que l’inférieur, qui est arrondi; les côtés du bord cardinal sont obtus, le sommet est élargi, très saillant et rapproché du bord antérieur.
La coquille à 1 p. 2 1. de large et 8 1. de long, les valves closes
$ Min. conch. I. c. V, p. 67. PI. 447, fig. 1.
offrent une épaisseur de 6 1. Elle est plutôt comprimée que renflée, les flancs de la coquille étant presque plans; la carène obtuse et oblique part en arrière du sommet vers le bord inféro-postérieur.
L’individu du grès néocomien se distingue un peu de celui de l’argile jurassique: ses stries d’accroissement concentriques sont plus épaisses et ses sillons concentriques plus profonds et plus fortement accusés.
Esp. 615. Cucull. reticulata Quensr. aff.
Jura I. c. p. 760. PI. 93, fig. 11. |
La coquille, mince et fragile, est ovalaire, transverse, à côtés arrondis et à facette ligamentaire fort étroite par suite des sommets rapprochés l’un vers l’autre. La surface est parcourue de stries rayonnantes
très fines et coupées par des stries d’accroissement nombreuses; par là
elle devient réticulée et presque noueuse en arrière.
Hab. dans l'étage jurassique blanc de Werewkine près de Petrowskaja au gouvernement de Kharkow, ainsi que dans l’étage du jura blanc de Nattheim au Wurtemberg.
La coquille comprimée est ornée de stries rayonnantes très fines, surtout sur l’extrémité postérieure de la coquille, où elles deviennent un peu plus épaisses, ainsi que sur l'extrémité antérieure, sur laquelle des stries accessoires occupent les intervalles. Les stries rayonnantes coupent les stries d’accroissement et deviennent par là noueuses; ces dernières stries occupent la moitié de la coquille et disparaissent sur les sommets, qui deviennent lisses et comprimés.
Les individus de Petrowskaja, mal conservés, ne sont pas tout à fait identiques à l'espèce qui nous occupe; ils manquent des sommets, du bord cardinal et de la partie dorsale du test, mais leur forme générale rappelle beaucoup l’espèce du jura blanc; leur surface est plane, comme celle du Cucullaea reticulata, sans montrer l’enfoncement ou le sillon moyen de l’Arca tenuitexta More. et Lyc. * du great oolite de Bussage en Angleterre, dont la surface est également parcourue de stries très fines et très rapprochées; les stries rayonnantes, coupées par les stries d’accroissement, forment une ponctuation qui rappelle celle du Cucullaea reticulata; celui-ci se trouve en outre à Werewkine, associé aux Thamnastraea concinna, Rhynchonella lacunosa, Trigonia monilifera Ac. etc. L’étage du jura blanc y est stratifié
*# Morris et Lycerr, Mollusca from the great oolite, voy. Paleontolog. Soc. London 1853, p. 45. +
au dessus de l'étage du jura brun, et je suppose que l'argile jurassique de Goliowo, de Khoroschéwo et de Mniéwniki près de Moscou se compose d’une réunion des deux étages, du jura blanc et du brun, car elle contient, à ce qu’il paraît, plusieurs espèces de Mollusques fossiles de ces deux étages, par exemple le Spondylus velatus Gozpr. du jura blanc de Streitberg, et le Pecten spathulatus Rôm. du jura brun de Spaichingen au Wurtemberg.
Esp. 616. Cucull. elongata (Sow.) Gozpr.
Sowergy, Min. conchol. I, c. V, p.67. PI. 447, fig. 1 affin.
Gozpeuss, Petref. Germ. Il, p. 148. PI. 123, fig. 9.
Graf KeyserLiné, Petschora-Reise p. 305. PI. 17, fig. 1 affin.
Rouizuier, Bull. de Mosc. I. c. 1846, IV. PI. D, fig. 12 et Bull. de Mosc. |. c. 1848. I, p. 274.
La coquille transverse, bombée et épaisse, est pourvue de sommets très rapprochés du bord antérieur, qui est aigu près du bord cardinal et légèrement tronqué vers l’inférieur, le bord postérieur est élargi et fortement saillant sur le bord inférieur; il forme au bord cardinal un angle obtus. Les sommets sont légèrement saillants et rapprochés l’un de Vautre; il en part un sillon, qui descend de plus en plus bas, en s’élargissant vers le bord inférieur légèrement échancré.
Hab. dans le calcaire jurassique grisâtre de Nigranden, dans largile jurassique noire de Goliowo, et dans un calcaire jurassique oxfordien de Vladimir; au nord de la Russie près du village de Wotscha sur la . Ssyssola, et près de Polouschino sur la Petschora, ainsi que dans l'argile oxfordienne de Rabenstein en Franconie.
La coquille est parcourüe de stries rayonnantes fines très serrées, coupées par des marques d’accroissement épaisses; le sommet est muni d’un sillon qui.descend vers le bord inférieur et y forme une large échancrure superficielle. Le test est très épais, surtout celui des individus de Vladimir. La facette ligamentaire est large et finement parcourue de stries serrées, qui se réunissent sous un angle très obtus; le bord inférieur du test épaissi est tranchant. b
La coquille, mesurée au dessus des sommets, a 1 p. 6 1. de large et 8 L. de haut.
C’est lArca elongata GoLpr., qui correspond parfaitement à l'espèce de Vladimir et de Goliowo, excepté cependant la grandeur, qui est un peu moins considérable que celle des individus de Vladimir et de Goliowo. Les individus du nord de la Russie sont de la même grandeur
que ceux de Rabenstein, et d’une épaisseur égale à celle des individus de Vladimir.
M. d'Orgieny à formé de Arc. elongata (Sow.) Keys. * de Polouschino une espèce nouvelle qu’il nomme Arc. Keyserlingii**, car cette espèce diffère effectivement de celle de Sowerby, et se rapproche plutôt de l'Arc. elongata GoLpr.
L’Arca elongata Sow.se distingue également des individus russes: il est plus délicat, il manque du sillon médian et de l’échancrure au bord inférieur. L’Arca concinna d’Ors. n’est pas l'Arc. elongata, comme nous verrons plus loin.
Esp. 617. Cucull. fracta GoLpr. sp.
Arca fracta Petref. Germ. IL, p. 141. PI. 121, fig. 10.
La coquille rhomboïdale, transverse, étroite, bombée, est munie d’une légère carène à l'extrémité postérieure, qui se continue en une partie postérieure saïllante au bord inféro-postérieur; les sommets sont petits, rapprochés du bord antérieur arrondi, et la surface est finement parcourue de stries rayonnantes, coupées par des stries d’accroissement également fines.
* Hab. dans le calcaire jurassique grisâtre de Nigranden en Lithuanie, ainsi que dans le coral-rag de Nattheim au Wurtemberg.
L’individu de Nigranden offre la moitié de la grandeur de celui du Wurtemberg; la région postérieure est lisse et non striée comme la surface du milieu de la coquille; la carène postérieure n’est pas aussi nettement accusée que sur l’espèce type. |
Les dimensions de la coquille sont caractéristiques pour cette espèce; les individus de Nigranden, mesurés au dessus des sommets, ont 11 1. de large et 4 L de long.
Esp. 618. Cucull. producta Roux.
Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1848. No. I, p. 286. PI. H, fig. 37.
Coquille petite, mince et fragile, transverse et comprimée, à sommets à peine saillants et rapprochés du bord antérieur arrondi; la surface est finement parcourue de stries rayonnantes très serrées ekinégales ; des stries d’accroissement également fines les coupent en grand nombre
* Graf KeysErLING, wissenschaftliche Beobachtungen im Petschoralande. St. Petersb. 1846, p. 305. PI. 17, fig. 1—4.
** D'Orgicny, Paléont. stratigr. I, p. 369.
et deviennent onduleuses sur la région postérieure allongée, qui forme un angle obtus.
Hab. dans largile oxfordienne noire de Khoroschéwo et dans le grès néocomien inférieur noirâtre de Khoroschôwo, superposé à l’argile noire (Rourzx.), au cas où les deux étages ne sont pas confondus l’un avec autre.
La coquille est moins bombée que le Cucull. elongata, auquel elle ressemble beaucoup par sa forme générale; elle est très large, jusqu’à 111, et offre à peine 5 L. de haut, mesurée au milieu dutest. Les sommets sont à peine saillants, et la coquille manque de carène postérieure; le bord cardinal et l’inférieur sont presque parallèles; la région postérieure est marquée de stries onduleuses, très serrées et plus épaisses que les stries d’accroissement du milieu de la surface; des stries accessoires, plus fines, se trouvent entremélées à des stries plus épaisses. Le bord inférieur est à peine échancré, Le postérieur est tronqué obliquement. Cette espèce à les plus grands rapports avec le Cucull. Carteroni d’Ors., dont la forme est parfaitement la même: il serait plus naturel de
les réunir.
Esp. 619. Cucull. Fischeri d’ORs. sp.
Paléont. stratigr. I, p. 369. Paris 1850.
Arc. concinna (Paizz.) d'Orgieny, voy. Verneuil, Paléont. de la Russie p. 462. PI. 39, fig. 17—18.
Arca concinnata Graf KeyserziNG, Petschorareise p. 306.
La coquille transverse est très large, légèrement renflée, comprimée, et marquée de stries rayonnantes, avec lesquelles se croisent les lignes
d’accroissement concentriques ; le côté antérieur étroit est très court, an-
guleux du côté de la facette cardinale, et le côté postérieur est très allongé, élargi, coupé obliquement et légèrement échancré à son extrémité supérieure. É
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo, et dans le grès blanc compacte à grains de glauconite près d’Orenbourg au mont Ssaragoul. |
Les sommets sont très rapprochés du bord antérieur, légèrement comprimés et à peine saillants; la facette ligamentaire est étroite, très allongée et finement sillonnée.
La coquille, mesurée au dessus des sommets, à 1 p. 4 1. de large et 6 L. de haut. ï
La figure donnée par M. d'Orsreny montre le bord inférieur légèrement échancré, et l’extrémité postérieure de la coquille pourvue d’une
légère carène médiane oblique, située entre la carène obtuse extérieure oblique et le bord cardinal du test; la description de M. d'OrBrany ne fait pas mention de ce caractère.
Cette espèce rappelle beaucoup l'Arc. Carteroni d'Ors. du néocomien, qui ne diffère que par les sommets très espacés l’un de l’autre, par la facette cardinale plus large et plus enfoncée, et par les deux extrémités d’égale largeur.
L’Arca Fischeri d'Ors. (concinna v. Bucx et d’Ors.) se distingue de l'Arc. elongata Gorpr. de l'argile jurassique noire de Goliowo par les sommets moins saillants, par le manque complet du sillon oblique de l'Arc. elongata, par la large échancrure du bord inférieur, ainsi que par des stries rayonnantes épaisses, qui se croisent avec des marques d’accroissement également épaisses; ses dimensions sont de même différentes, et l’épaisseur du test est très considérable.
Les individus de Khoroschéwo de ma collection sont un peu plus petits que ceux du mont Ssaragoul; ils sont en outre plus renflés et ont les sommets moins espacés que le Cucull. Carteroni, mais le côté postérieur des individus de ma collection est plus large que l’antérieur; c’est là ce qui m’a engagé à les réunir au Cucull. Fischeri.
Esp. 620. Cucull. Carteroni d'Ors. sp.
Arca Carteroni d’Ors., Paléont. de la France. Terr. crét. p. 202. PI. 309, fig. 4—8.
Arc. concinna v. Bucs. Rouizz., Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1847—1848. I, p. 286. PL H, fig. 36.
La coquille, mince et transverse, est ornée de fines stries rayonnantes, un peu plus espacées aux extrémités, et croisées par des stries d’accroissement concentriques et également fines. Les sommets sont plus saillants et plus espacés que ceux du Cucull. Fischeri. Le côté antérieur est court, à bord supérieur aigu, le côté postérieur est allongé, à bord supérieur anguleux obtus; les deux extrémités sont également larges.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo.
Les individus de Khoroschéwo de ma collection ont 10 L de He
et 41}2 1. de haut ou de long, mesurés au dessus des sommets vers le bord inférieur; les valves closes offrent une épaisseur de 5 1, c’est-à-dire un peu plus considérable que leur hauteur.
Un léger sillon oblique descend des sommets et forme une échancrure à peine accusée au milieu du bord inférieur, comme aussi sur le
Cucull. Fischeri, avec lequel il présente une grande ressemblance, en sorte que je serais porté à réunir ces deux espèces, en leur laissant le nom le plus ancien de C. Carteroni Le C. Fischeri est un peu plus comprimé et les sommets sont plus rapprochés Pun de l’autre, tandis que le C.Carteroni est plus renflé aux sommets plus espacés, à facette cardinale plus large, plus allongée et plus enfoncée que celle du C. Fischeri. . Le Cucull. Carteroni montre les extrémités plus égales en larg'eur que le C. Fischeri, dont les deux côtés sont d’inégale largeur, le postérieur étant plus large que l’antérieur.
La carène obtuse et oblique de l’extrémité postérieure du Cucull. Carteroni* rappelle beaucoup la carène du Cucull. Fischeri *, en sorte que ce n’est que la largeur plus grande de l'extrémité postérieure de ce dernier qui empêche la réuniou de ces deux espèces. Leur grande affinité prouve du moins que le terrain qu'elles occupent doit être le néocomien, dans lequel se trouve en France près de Marolles (département de l’Aube) le Cucull. Carteroni. En outre la forme générale de celui-ci est exactement celle du Cucull. producta Rourzz.; il serait donc plus naturel de réunir ces deux espèces. La dernière ne se distingue du Cucull. Carteroni que par le côté antérieur fort aigu au bord cardinal, tandis qu’il est obtus sur le C. producta, peut-être parce que c’est un individu mal conservé et roulé.
La carène postérieure du Cucull. Carteroni et du C. Fischeri ne se trouve pas sur l’Arca elongata Gozpr., qui est fort épais et représente une espèce jurassique différente.
Esp. 621. Cucull. signata Roux.
Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1846. IV. PI. D, fig. 9 a—d, et Cucull. rudis (non Sow.) Rouiz. I. c. PI. D, fig. 10. Bull. de Mosc. 1848, L, p. 273. Arca Rouillieri Traurscs., Bull. de Mosc. 1860. IV, p. 345.
La coquille transverse, presque rhomboïdale, est parcourue de stries d’accroissement concentriques serrées; les sommets sont assez saillants et rapprochés l’un de l’autre; le côté antérieur est plus étroit, à angle supérieur aigu; le postérieur est plus large et allongé, à angle supérieur obtus; un léger sillon prend naissance au sommet et descend, en se dilatant, jusqu’au bord inférieur, qui est légèrement échancré.
Hab. dans le grès néocomien inférieur noirâtre de Khoroschéwo et de Goliowo aux environs de Moscou.
* D’Orgieny, Terr. crét. PI. 309, fig. 4.
** D’Ongiexy, voy. Verneulz, Paléont. de la Russie L c. PI. 39, fig. 17. Eichwald, Lethaea rossica. II. 36
Par sa forme générale cette coquille rappelle le Cucull. lateralis, qui cependant est très petit, et offre à peine le tiers de la largeur
du Cucull. signata; elle paraît être un C. lateralis âgé, d'autant
plus que, d’après la fig. 9 d citée, la surface du C. signata est garnie de côtes concentriques très rapprochées, à petites écailles, semblables aux nœuds du Cucull. lateralis, qui cependant se trouve dans une couche jurassique, et non dans l'étage néocomien. Les côtes concentriques du Cucull. signata sont serrées et beaucoup plus nombreuses que celles du CucullL lateralis.
Le Cucull. rudis (non Sow.) Rovrzz. ne diffère du Cucull. signata que par le bord cardinal, qui est pourvu de dents lisses dans le C. signata et de dents crénelées dans le C. rudis Rourzr. Je ne vois pas la nécessité de changer le nom de C. signata en Arca Rouillieri et je lui laisse le nom bien choisi par son auteur.
L’individu (représenté par M. Rover 1. c. fig. 9) a 1 p. 1 L de large, et 6 1. de haut en avant, et 7 1. en arrière.
L’Arca elongata Gozpr. se distingue du C. signata par ses nombreuses stries rayonnantes bien distinctes.
Esp. 622. Cucull. vogulica m.
PI. XXII, fig. 9 a valve gauche, vue de côté; b valves closes, vues sur les some mets, gT. nat,
Géogn. de Russie (en russe) 1846, p. 490.
Testa transversa, incrassata, utrinque rotundata et fere aequaliter lata, vertice tumido prosiliente, ad anticum marginem accedente, super-
ficie concentrice striata, striis tenuissimis approximatis, margine cardi-
nali brevi.
Hab. dans un grès néocomien tel brunâtre au nord de l’Oural, sur le bord du fleuve Tolya.
La coquille, transverse et renflée, est arrondie aux bords antérieur et postérieur, qui tous les deux sont de largeur presque égale; l’aréa cardinal est court et étroit, les sommets sont saillants et renflés; la surface de la coquille est parcourue de stries d’accroissement concentriques serrées et très fines.
Le sommet est rapproché du bord antérieur; il est infléchi légèrement et tant soit peu espacé du sommet opposé. Le bord inférieur est arrondi et s’élève doucement vers les bords latéraux. :
La coquille a 1 p. 3 1. de large et 1 p. de haut; au milieu elle offre une épaisseur de 9 1. - L’aréa cardinal n’a que 7 1. de long; il n’oceupe que la moitié du bord cardinal, caractère bien distinctif de notre espèce.
Cette espèce se rapproche un peu de lArca subelegans, qui cependant se distingue par la coquille presque carrée, à surface striée, à stries rayonnantes, et par les sommets plus fortement saillants.
Esp. 623. Cucull. subelegans d’Ors. sp.
Paléont. stratigr. Paris 1850. I, p. 369.
Cucullaea elegans (non Rôx.) Fiscuer apud Rouizz., Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1847. IL, p. 423. PI. H, fig. 35 a—e, et Bull. de Mosc. 1848. I, p. 286.
Pectunculus elegans Fiscn., Bull, de Mosc. 1843. I, p. 128. PI. V, fig. 5. Arc. pectunculoides TRAUTSCH., Zeitschr. d, deutsch, geol. Gesellsch, 1861. L c. p. 410
La coquille, arrondie et renflée, est parcourue de stries rayonnantes épaisses, coupées par des stries d’accroissement concentriques; les sommets très renflés occupent le milieu du bord cardinal, qui est plus court que le bord inférieur. Le bord cardinal est également obtus des deux côtés.
Hab. dans le grès noirâtre de l'étage néocomien inférieur de Khoroschôwo.
La coquille renflée est presque carrée, à angles obtus sur les deux côtés du bord cardinal, et à bord inféro-postérieur légèrement allongé et arrondi; le bord antérieur est légèrement tronqué et arrondi. Les stries rayonnantes forment de petites côtes, dont les intervalles sont occupés par des plis ou côtes beaucoup plus fines, au nombre de 1 ou 2 dans chaque intervalle.
La charnière est en demi-cercle; 6 ou un plus grand nombre de dents se fixent au milieu du bord cardinal tout droit, et 5 ou 6 lames dentaires occupent les deux côtés, qui sont courbés vers le bas, à peu près comme la charnière d’un Pectoncle. Une carène oblique obtuse descend du sommet vers le bord inféro-postérieur.
La coquille à 1 p. 2 1. de large et 11 1. de haut, mesurée au dessus du sommet; les valves closes offrent une épaisseur de 9 lignes.
Cette espèce ressemble beaucoup au Cucull. vogulica et s’en distingue surtout par son bord postérieur, qui est presque droit et plus large que l’antérieur; celui-ci est tronqué obliquement et plus étroit, tandis que le bord postérieur et l’antérieur du‘Cucull. vogulica sont également arrondis,
M. d'Orgrany, s’apercevant qu’il existait déjà un Cucullaea elegans RôM. du terrain jurassique, a changé le nom donné par M. De FisCHER en subelegans, dénomination qui ne semble pas à M. TRAUT-
sCHOLD assez élégante pour cette espèce très belle; il a proposé* par conséquent de la changer en Cucull. pectunculoides, sans qu’on en voie une nécessité quelconque.
Esp. 624. Cucull. Cornueliana d’Ors. sp.
Paléont. de la France. Terr. crét. IL, p. 208. PI. 311, fig. 1—3.
La coquille épaisse est oblongue et marquée de stries rayonnantes à peine visibles, avec lesquelles se croisent les stries d’accroissement plus distinctes. Le côté antérieur est court et arrondi, et le côté postérieur plus long et tronqué obliquement; l'extrémité postérieure est garnie d’une crête oblique peu apparente, qui va du sommet, entre la carène légère postérieure et Le bord cardinal, jusqu’au bord inféro-postérieur; le bord y est deux fois échancré.
Hab. dans un grès néocomien ferrugineux d’Antonowo-Poustosch près de Tambow sur la rivière Oka, et dans un calcaire néocomien sem- ‘blable entre Bielogorsk et Scharapan en Imérétie au Caucase, localité qui n’a pas encore fourni d'Arches, excepté celle-ci.
La coquille en moule laïsse les stries rayonnantes indistinctes; on en aperçoit pourtant des traces; les stries concentriques sont plus distinctes et serrées. La carène externe est caractéristique pour cette espèce, elle n’est pas plus tranchante que celle de l’'Arca Cornueliana du néocomien de la France; par là l'individu du Caucase se rapproche beaucoup de l’Arca Robinaldina d'Ors. du même terrain, tandis que Vindividu d’Antonowo, d’une largeur de 10 lignes et d’une longueur de G!/4 L., lui ressemble entièrement; le bord cardinal est pourvu d’un angle antérieur aigu et d’un angle postérieur obtus.
Esp. 625. Cucull. compressiuscula Rourzx.
Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1848. No. I. PI. H, fig. 38.
La coquille, transverse et très large, se continue en une extrémité postérieure étroite et comprimée, tandis que l’extrémité antérieure est courte et fortement bombée, à bord arrondi; les sommets sont peu saillants et rapprochés du bord antérieur; la surface du test est presque lisse en avant et striée en arrière, à stries rayonnantes obliques, coupées par des stries d’accroissement concentriques plus épaisses.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo et de Mnidwniki près de Moscou.
# Zeitsch. d. deutsch. geol. Gesellsch. Berlin 1861, p. 410.
La coquille se distingue par sa largeur très considérable, elle a 1 p. 7 1. de large et 8 L. de long, mesurée au dessus des sommets, qui sont placés près du bord antérieur; la distance des sommets au bord antérieur n’est plus que de 6 1., tandis qw’elle est de 1 p. 1 L. au bord postérieur, qui se rétrécit doucement et est en outre très comprimé, arrondi et fort tranchant. L’extrémité postérieure est marquée d’une pente oblique, qui commence au bord cardinal, et va en se dilatant de plus en plus en arrière; c'est ce qui caractérise cette espèce. Les stries d’accroïssement concentriques sont très fines, serrées et séparées par des sillons concentriques ; d’autres sillons sont plus espacés, c’est-à-dire de près de 2 lignes.
Les valves réunies ont une épaisseur de 7 1, mesurées au dessus des sommets; l'épaisseur va en diminuant doucement vers la partie postérieure, où elle n’est que de 3 lignes.
Le bord inférieur est presque parallèle au bord cardinal et ne présente presque pas d’échancrure. Les sommets sont très petits et un peu saïllants au dessus du bord cardinal; la facette cardinale est très longue et étroite; elle est finement striée, les stries se réunissent sous un angle fort obtus près du bord antérieur, en dessous des sommets. Le côté antérieur est plus élargi que le postérieur, qui manque de carène oblique bien accusée. (C’est une espèce bien distincte et non l’Arca elongata Sow., comme on l’a présumé * à tort.
Esp. 626. Cucull. Schtschourowskii Rouzz.
Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1847. IT, p. 428. PI. H, fig. 39 A—B.
La coquille transverse est dilatée, presque rhomboïdale, renflée et munie de sommets assez saillants et épaissis, placés presque au milieu du bord cardinal, mais un peu plus rapprochés du bord antérieur que du postérieur. La surface est lisse et marquée seulement de stries d’accroissement coneentriques, dont 2 ou 3 couches sont plus distinctes, plus nettement accusées que les autres.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre de Khoroschéwo et de Mnidwniki près de Moscou.
Les deux côtés de la coquille sont de largeur presque égale, cependant l’antérieur est ordinairement plus étroit que le postérieur; il est obliquement tronqué, à angle supérieur plus ou moins aigu, à inférieur obtus. D’ordinaire le côté postérieur est un peu plus large, à angle su-
* Bull. de Mosc. 1862. IV, p. 279; voy. aussi Zeitschr, d. geol. Gesellsch, Berlin 1861, p. 408.
périeur obtus et à saillie inférieure également obtuse. La carène postérieure obtuse n’est que légèrement accusée et l’échancrure du bord inférieur presque nulle.
La coquille à près de 1 p. de large, 61/3 L. de haut ou de long, mesurée au dessus des sommets; les valves closes offrent une épaisseur de près de 6 lignes.
Les sommets sont très espacés l’un de l’autre, et l’aréa cardinal triangulaire occupe tout le bord cardinal; il est marqué de stries fines, qui vont se réunir sous les sommets en angle obtus.
Cette espèce se distingue du Cucull. signata, qui a de très grands rapports avec elle, en ce que le bord postérieur de ce dernier se dilate distinctement et que le milieu de la surface est marqué d’un sillon ou enfoncement, qui prend naissance au sommet et descend vers le bord inférieur, en se dilatant de plus en plus, caractères qui manquent au Cucullaea qui nous occupe. ï
Le Cucull. Raulini Levm. d’Ors. *, du néocomien de Marolles dans le département de l’Aube, lui ressemble presque tout à fait par la forme de la coquille, qui cependant à sa plus grande épaisseur vers le bord postérieur eb non en dessous des sommets, comme l’Arche de Khoroschôwo. Cette dernière est parfaitement lisse, tandis que celle-là est marquée de stries rayonnantes plus espacées aux extrémités que vers le milieu de la coquille: néanmoins les stries rayonnantes paraissent également, quoique très légèrement accusées, sur l’espèce de Khoroschéwo, et il se peut que c’est la même espèce mal conservée.
Esp. 627. Cucull. Matheroniana d'Or. sp.
Paléont. franç. Terr. crét. III,-p. 238. PI. 325.
Cucullaea (Arca) oblonga Muz.? Rouizrmwr, Bull. de la Soc. de Mosc. 1848. I, p. 274. PL D, fig. 16, et Arca oblonga Mix. Rouzuer I. ce. 1849 IL, p. 398. PI. M, fig. 106 (gr. nat.).
Cette grande coquille est un peu triangulaire, renflée, lisse et parcourue de stries d’accroïssement concentriques serrées et coupées par quelques indices des stries rayonnantes; le côté antérieur est court et arrondi, le postérieur plus long , légèrement caréné, un peu excavé et tronqué obliquement, de manière à former un angle obtus au bordinféro- : postérieur.
Hab. dans le grès néocomien ferrugineux supérieur de Khoroschôwo
* Mémoires de la Soc. géol. de France V, 1. Paris. 1842. PL 10, fig. 1.
près de Moscou, ainsi que dans Île terrain turonien moyen d'Uchaux dans le département de Vaucluse.
La coquille est pourvue de sommets très saïllants, épaissis et plus ou moins espacés l’un de l’autre; la facette ligamentaire est étroite, un peu creusée et marquée de nombreux sillons profonds.
Bien que la coquille de Khoroschéwo de ma collection soit petite, elle ressemble, quant à sa grandeur, entièrement au jeune individu du terrain turonien de la Paléont. franç. PI. 325, fig. 5; mesurée au bord inférieur, elle à 1 p. 3 L. de large et 1 p. de haut; mesurée au-dessus des sommets, les valves closes offrent à peu près la même épaisseur, soit de 1 p. ou un peu moins. Le grand individu figuré par M. RovwrzzteR L c. fig. 106, à 2 p. 10 L. de large, 2 p. 5 L. de long, et son épaisseur à valves closes est de 2 p. 62/3 L; il offre un sillon oblique entre la carène et le bord postérieurs, comme le grand Cucull. Matheroniana du turonien.
Ce n’est pas l’Arca oblonga Mrez. Sow., qui se tronve dans loolithe inférieur de l'Angleterre et qui se distingue par une largeur plus considérable, offrant le double de sa hauteur, par la facette ligamentaire plus haute et par des stries rayonnantes nombreuses.
Esp. 628. Cucull. ligeriensis d'ORrg. sp.
Paléont. franç. Terr. crét. IT, p. 227. PI. 347. Cucullaea alana Rouizr., Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc. 1849 IL, p. 397. PI. M, fig. 105.
La coquille, moins grande que la précédente, est plus large que longue, renflée, épaisse et presque lisse, marquée de faibles stries d’accroissement concentriques, et de stries rayonnantes assez distinctes sur le tiers antérieur de la coquille. Le côté antérieur est arrondi et plus court que le postérieur, qui est anguleux au bord cardinal et obliquement tronqué en arrière; le bord inférieur est large et arrondi. î
Hab. dans le grès néocomien noirâtre à Ammonites virgatus de Khoroschéwo près de Moscou, ainsi que dans les grès inférieurs et la craie tufeau du terrain turonien du bassin de la Loire.
La coquille de Khoroschéwo, élargie, à structure intérieure fibreuse, est anguleuse et à surface entièrement lisse, excepté le côté antérieur, qui, étant roulé et décomposé, devient par là strié, à stries rayonnantes, | en sorte qu’elle rappelle beaucoup le Cucull. glabra et devrait être considérée comme variété de celui-ci. Cependant elle ressemble plutôt au Cucull. ligeriensis, en ce que l’aréa cardinal est plus court que
celui du Cuc. glabra, c’est-à-dire exactement de la longueur de celui du Cucull. ligeriensis; elle offre également les sommets moins renflés et moins saïllants que ceux du Cuc. glahra.
La coquille de Khoroschôwo à 1 p. 8 L. de large, 1 p. 3 L. de long, et, à valves closes, une épaisseur de 1 p. 2 lignes.
Elle est plutôt une espèce intermédiaire entre le Cucull. glabra et le Cuc. ligeriensis; si nous comparons la fig. 1 de la PI. 312 des Terrains crétacées avec la fig, 105 de la PI. M. du Bulletin de Mosc. nous voyons la même forme dans les deux individus des Cuc. glabra et alana: leur côté antérieur est arrondi, à angle supérieur obtus; le sommet également renflé et saïllant, le côté postérieur également tronqué, anguleux au bord cardinal, allongé et arrondi au bord inférieur; ce n’est que l’ornement de la surface qui fait une légère différence, c’est-à-dire le Cucull. glabra est strié, à stries rayonnantes plus épaisses et moins visibles au côté antérieur, tandis que ces stries sont plus visibles sur le côté antérieur du Cucull. alana, et moins visibles du côté postérieur. La surface montre, à ce qu’il paraît, les stries rayonnantes de la structure du test plus marquées ou plus visibles, quand la surface de la coquille se décompose, et moins visibles ou nulles à une conservation parfaite de la surface. C’est là aussi la raison qui à fait réunir deux espèces d’Arches, les Arca fibrosa et glabra, dont celle-ci est entièrement lisse lorsqu'elle est bien conservée, tandis que celle-là, étant roulée, offre la surface fibreuse ou striée, à stries rayonnantes, provenant de la structure fibreuse du test.
Esp. 629. Cucull. glabra Sow. sp.
Arca glabra Parx.; Sow., Min. conch. [, p. 151. PI. 67. Arca fibrosa Sow., Min. conch. vol. IE, p. 9. PI 207, fig. 2. Arcaglabra Sow. (ex parte), Gozpruss, Petref. Germ. il, p. 149. PI. 124, f. 1. Arca fibrosa d'Ors., Paléont. franc. Terr. crét. HI, p. 212. PI. 312.
Arcarhombea Nizs. Petrif. suec. p. 15. PI. V. fig. 2, et Arc. ovalis Nicss., lc -OPIAN 695;
Arca sibirica d'Ors., voy. VeRNEUIL, Paléont. de la Russie p. 462. PI. 39, fig. 14—16.
Arca saratofiensis d’Ors. Il. c. p. 461. PI. 39, fig. 11 — 13.
La coquille, élargie et très renflée, est plus large que longue et - ornée de stries rayonnantes, surtout au jeune âge ou après la destruction de la couche extérieure mince et lisse; les stries d’accroissemeut concentriques sont peu marquées; elles sont plus fortes à mesure que la coquille devient plus âgée, principalement au bord inférieur. Le côté
antérieur est tronqué obliquement, arrondi près du bord inférieur et anguleux au supérieur; il est plus court que le postérieur, qui s’allonge légèrement en une saillie arrondie près du bord inférieur, et devient anguleux au bord supérieur, à angle obtus.
Hab. dans le grès néocomien noirâtre au nord de l’Oural, au delà de Bogoslowsk, dans un semblable grès entre Troïtzkoyé * et Tatarowo, et à Khoroschôwo, aux environs de Moscou, dans un grès calcaire grisâtre près d'Antipowka **, au bord du Volga, dans le cénomanien de Buczak près de Kiew, dans la marne crétacée de Karassoubazar et de Baktschissaraï, dans le grès vert de Kislawodsk au Caucase, dans un calcaire compacte à grains glauconiens entre Bielogorsk et Scharapan en Imérétie, ainsi que dans le gault ou terrain albien du centre de la France, de l'Angleterre, de la Suisse et ailleurs.
Selon M. d'Orgrexy la coquille est, dans la jeunesse, infinement plus large que dans l’âge avancé, et c’est aussi pourquoi on a décrit un grand nombre d'espèces, qui ne sont que des variétés résultant de l’âge. Blle montre en dedans, près de l'empreinte musculaire postérieure, une côte saillante, marquée sur le moule par une fente profonde, comme cela se voit aussi sur la coquille de l’'Arca saratofiensis (Paléont. de la Russie PI. 39, fig. 13.).
Les individus de la Russie sont petits ou de grandeur moyenne, excepté les Cucull. ligeriensis et Matheroniana de Khoroschôwo, qui pourraient très bien être des états adultes de l’'Arca glabra. Un moule du véritable Arca glabra très grand a été trouvé aussi à Khoroschôwo dans le néocomien inférieur.
L’Arca sibirica du nord de lOural est au contraire un jeune individu, suivant l’opinion de M. d’OrBrenY, ou, d’après moi, un individu roulé, car l'individu de Ssaratow, figuré sur la Planche citée de la Paléontologie de la Russie, est de la même grandeur et entièrement lisse; la coquille est pourvue de la côte saillante sur l’extrémité postérieure,
- comme cela se voit représenté par M. d'OrBrany L. c. fig. 11.; par conséquent il n’y à pas de doute que ce ne soït un Arca glabra. C’est ce
# Voy Zeïtschr. d. deutsch. geol. Gesellsch. I. ce. 1861, p. 409.
** C’est peut-être le Cucull. decussata (Sow.) du grès vert inférieur, dont il est fait mention par M. Murcuison (Geology of Russia I. c. I, p. 288), comme se trouvant à Antipowka, réuni à beaucoup d’autres coquilles du London clay, que je ne connais pas de là, comme par exemple les Pectunceulus bre virostris Sow., Venericardia planicosta Sow., Calyptraea trochiformis Law. etc.
que M. d'OrBréxy a senti lui-même, en disant (Paléont. de la Russie L. c. p. 461): ,cette belle espèce à les plus grands rapports avec l’Arca fibrosa par sa forme et même par les dents de la charnière; elle s’en distingue par sa forme plus allongée et moins arrondie du côté palléal.“ M. d’Orgieny a dit lui-même (plus haut) que la forme varie d’après l’âge, et dans ce cas ni lArca saratofiensis, ni le sibirica ne se distinguent pas de lArca glabra ou fibrosa.
Les individus d’Antipowka ont la même grandeur que ceux de Ssaratow et du nord de l’Oural; ils ont 1 p. de large et 8 1. de long, les valves closes offrent une épaisseur de 8. 1. D’autres sont plus petits et leur surface est entièrement lisse. D'autres encore sont roulés, à ce qu'il paraît, et pourvus de stries rayonnantes, en sorte que l’épiderme s’est conservé encore ça eb là; en dessous de l’épiderme les fibres ou stries rayonnantes se montrent distinctement, comme preuve que les fibres appartiennent à la structure antérieure du test.
Un individu de ma collection, qui fut trouvé en Imérétie, est plus long et par conséquent plus âgé, et plus étroit que les autres; sa surface est entièrement lisse *
Une grande valve de 2 p. .3 1. de large et de 2 p. et site de long, du grès vert de Kislawodsk, est parcourue de stries rayonnantes, dont les antérieures sont plus espacées que celles du milieu de la surface, les postérieures sont également plus espacées; toutes les stries sont coupées par des stries d’accroissement concentriques, plus marquées sur le bord inférieur. Les stries rayonnantes antérieures, plus espacées que les autres, sont ornées dans leurs intervalles de 6 ou 7 stries rayonnantes plus fines, ce qui constitue un caractère distinctif de PArca glabra de Kislawodsk.
Esp. 630. Cucull. subdinnensis d'Ors. aff.
Paléont. fr. Terr. crét. p. 225. PI. 316, fig. 9—12. $
La coquille oblongue est fortement comprimée et ornée de côtes rayonnantes bi- ou trifides, qui s’élargissent vers le bord inférieur; les côtes du côté postérieur sont plus écartées les unes des autres que celles du milieu du test. Le côté antérieur est très court, étroit, le postérieur prolongé et élargi.
* M. le comte Hurren-Czapsi fait mention de l'Arca sibi rica, comme fossile des plus ordinaires qui se trouvent dans le calcaire jurassique de Kotéitschi près de Bogorodsk, aux environs de Moscou, voy. Bull. de Mosc. 1850. IT, p. 473. Est-ce effectivement l’'Arca sibirica?
Hab. dans la marne crayeuse de Karassoubazar en Crimée, ainsi que dans le grès inférieur des terrains turoniens du Mans en France.
La coquille a 11 1. de large et 5 L. de long.
Les sommets sont contournés et très rapprochés, "la charnière porte à ses extrémités deux dents longitudinales. Les stries concentriques daccroissement sont peu visibles. Les côtes bi- et trifides plus marquées distinguent notre espèce de celle du Mans.
Esp. 631. Cucull angularis m.
Cu cullae a sp. indet. AUERBACE et Frgars voy. Bull. de la Soc. de Mosc. 1846. IE, p. 492. PI. VIIL fig. 1—3.
Cucullaea angularis m. Grünsand v. Moskwa, Bull. de Mosc. 1861. No. 3.
Grande coquille subtriangulaire fortement élargie et très renflée; le côté antérieur est court et arrondi, le côté postérieur un peu plus élargi et plus allongé; le sommet, très renflé et infléchi, est situé presque au milieu du bord cardinal; un large limbe entoure les côtés et le bord inférieur de la coquille en moule.
Hab. dans le grès néocomien de Kotelniki près de Moscou.
La coquille est plus large que longue; elle est par conséquent transversale, à côté antérieur arrondi, même au bord cardinal, et à côté postérieur pourvu d’une saillie arrondie et d’un angle obtus au bord cardinal. L’impression palléale est fortement marquée, et les bords antérieur, postérieur et inférieur sont réunis en une ellipse équilatérale; le sommet, très robuste et infléchi, s’élève en demi-arc vers l’aréa cardinal profond.
L’extrémité postérieure est marquée d’une ecarène assez tranchante, et en arrière d'elle, d’une seconde carène oblique, peu prononcée, qui garde la même direction.
La coquille a près de 3 p. de large, 2 p. 2 L. de long, et, à valves closes, une épaisseur de 2p. 21. Les sommets sont peu espacés lun de Pautre et le test semble avoir été fort épais, car le limbe du bord inférieur en est très large.
Cette espèce est intermédiaire entre les Cucullaea glabra et ligeriensis, dont elle se distingue par ses sommets très épais, situés presque au milieu du bord cardinal, et par son côté postérieur également . arrondi comme l’antérieur; il se forme par là une ellipse presque régulière de la coquille, qui a dû avoir un test fort épais, comme les deux espèces mentionnées ci-dessus. Un individu de ma collection, de Kotelniki, plus grand et plus renflé, à sommet épais, fort allongé et infléchi
semble appartenir au Cucull. glabra; mais le moule montre un sillon qui descend du sommet et se dirige obliquement en arrière vers le bord inférieur à large limbe.
M. De Fiscer a décrit * une petite Arche du même grès néocomien de Kline, sous le nom de Arca nuculoides, mais il en a donné une phrase si courte et une figure si peu distincte, qu’il n’est pas possible de reconnaitre l'espèce: c’est plutôt une Nucule qu'une Arche; elle s’est trouvée dans le grès néocomien à Weichselia de Kline aux environs de Moscou.
Esp. 632. Cucull. exaltata Nizss. sp.
Petrif. suec. p. 15. PI. V, fig. 1.
La coquille, fortement renflée, est un peu plus large que longue, à sommets très épais, allongés’, situés au milieu de la coquille, et infléchis vers le bord cardinal; un enfoncement du moule à l’extrémité postérieure montre qu’il y avait une crête en dedans de la coquille; les bords ambiants inférieur et latéraux forment un limbe plan, élargi, par suite du large bord du test.
Hab. dans un calcaire compacte néocomien au nord de Touroukhansk de la Sibérie occidentale, ainsi que dans la craïe de la Scanie.
La coquille de la Suède est très grande; on n’en connaît que le moule; celle de Touroukhansk existe également en moule; elle est très petite; tandis que l’espèce de la Suède a 2/}2 p. de large et de long, celle de la Sibérie n’a que 10/1) 1. de large et 8 1. de long, mesurée au dessus des sommets; le limbe qui entoure les bords antérieur, postérieur et inférieur, offrant 21/3 1. de large, présente les plus grands rapports avec un semblable limbe de l'Arc. exaltata Nrcss. et du Pectunculus Petschorae Keys. du nord de la Russie d'Europe, qui est peut-être la même espèce (voy. plus bas). Les enfoncements obliques en sillons qui descendent des sommets très saillants, prouvent encore plus l’affinité des deux espèces et semblent indiquer un semblable terrain crétacé en Suède, au nord de la Russie d'Europe et dans la Sibérie septentrionale.
Esp. 633. Cucull. Marullensis d'Org. sp.
Paléont. fr. Terr. crét. p. 205. PI. 310, fig. 3—5.
Petite coquille transverse, presque elliptique, également élargie aux
* Fiscuer, Oryctographie de Moscou 1. c. p. 176 PI. 19, fig. 3.
deux côtés et légèrement renflée; les sommets sont rapprochés du côté antérieur à angle aigu; le côté postérieur est plus long, à angle obtus. La surface est parcourue de stries rayonnantes épaisses, imitant de petites côtes, entre lesquelles se développent d’autres côtes accessoires. Les côtes sont coupées par des stries d’accroissement très fines; par là elles deviennent noueuses et il s’en développe un treillis régulier.
Hab. dans le grès cénomanien ou plus ancien de Buezak, aux environs de Kiew, ainsi que dans le terrain aptien des environs d'Auxerre en France. |
La coquille a les sommets peu saillants, et les deux côtés également élargis, l’antérieur arrondi et le postérieur obliquement tronqué; les côtes rayonnantes sont plus épaisses sur les deux côtés, et comme bifides vers le bord inférieur, qui est droit et non échancré, comme le bord de l’'Arca Geinitzii Reuss du plänermergel de la Bohème. Les petits nœuds des côtes sont distincts, surtout sur celles des deux extrémités, qui sont plus épaisses que les côtes moyennes.
La coquille a 71} IL. de large et 4 L de haut, mesurée au dessus du sommet. à
Le bord cardinal est droit; la facette ligamentaire profonde et allongée; les dents moyennes sont petites et verticales, les latérales obliques et de plus en plus longues vers le bord extérieur. Le moule montre de petites stries rayonnantes, représentant les impressions des côtes latérales. |
Cette espèce ressemble beaucoup à l’'Arca Geinitzii Reuss, quoique celui-ci soit plus grand, garni de stries rayonnantes plus épaisses et très serrées, et pourvu d’une carène oblique obtuse postérieure, et d’un large enfoncement, qui, partant du crochet à peine saillant, forme une large échancrure au bord inférieur; ce sont là des caractères qui le distinguent suffisamment de l’'Arca Geinitzii.
Esp. 634. Cucull. Galliennei d’Ors. sp.
Paléont. fr. Terr. crét. p. 218. PI. 314.
La coquille oblongue est dilatée transversalement et ornée de côtes rayonnantes, coupées par des stries d’accroissement très serrées; le bord antérieur est élargi, court et arrondi, le postérieur très allongé et d’égale largeur; il est tronqué obliquement près du bord cardinal. Les sommets sont infléchis et rapprochés; la facette ligamentaire est très étroite.
Hab. dans la craie marneuse de Karassoubazar et en d’autres loca-
lités de la Crimée, ainsi que dans le terrain turonien inférieur des bassin parisien et ligérien.
La surface est ornée d’un treillis régulier; les côtes rayonnantes très serrées sont coupées par des stries d’accroissement régulières et serrées; le bord postérieur est un peu plus large que l'antérieur, et le moule montre partout les côtes et les stries également distinctes, conformation qui ne se voit pas aussi distinctement sur d’autres espèces.
La coquille à 1 p. 6 1. de large et 1 p. de long, mesurée au dessus du sommet, qui est large et contourné vers le bord antérieur: l'épaisseur des valves n’est pas bien connue; elle n’est que de 6 1., mesurée sur une seule valve.
La carène obtuse et oblique qui part du sommet en arrière de la coquille, est bien exprimée sur le moule, ainsi qu’on le voit sur les figures citées de la Paléontologie française. Le bord inférieur est elliptique, et non légèrement échancré, comme le Cuc. Galliennei de la France.
Esp. 635. Cucull. tailburgensis d'ArcH.
D’Orgiexy, Paléont. fr. Terr. crét. 1. c. p. 233. PI. 320.
La coquille ovale, transverse, anguleuse, est fortement renflée et ornée de fines stries rayonnantes, traversées par des stries d’accroissement également serrées; le bord antérieur est court, arrondi, et anguleux près du bord cardinal, le bord postérieur est allongé, anguleux près des bords inférieur et supérieur, et tronqué obliquement entre ces deux bords. Les sommets sont assez larges et infléchis l’un vers l’autre, et la carène postérieure oblique est obtuse.
Hab. dans la craie marneuse de Karassoubazar en Crimée, ainsi que dans le turonien inférieur de Taïllebourg du département de la Charente- Inférieure en France.
Les individus de Karassoubazar n’atteignent pas la grandeur de ceux de Taillebourg; ils ont une largeur de 1 p. 9 1. et une longueur de 111, mesurés au dessus du sommet, qui est situé près du bord antérieur. Le treillis de la surface distingue principalement cette espèce: de fines stries concentriques très serrées croisent les stries d’accroissement également serrées, et il s’en forme de petites granulations de la surface, qui ne se trouvent aussi bien exprimées sur aucune autre espèce.
Esp. 636. Cucull. nana Levy.
Cucullaea nana Levm., Terrain crét. de l'Aube, voy. Mém. de la Société géol. de Fr. vol. V. 1, p. 7. PI. 9, fig. 1.
Arca nana d'Ors., Paléont. fr. Terr, crét. I. c. p. 210. PI. 311, fig. 8—12.
La coquille est ovale, renflée, le côté antérieur est arrondi, court et étroit, et le postérieur plus allongé, élargi et tronqué obliquement; les sommets sont rapprochés, contournés et striés; la facette ligamentaire est lisse et étroite.
Hab. dans le calcaire cénomanien ferrugineux de Traktemirow près de Kiew, ainsi que dans le gault de l’Aube près de Dienville.
La coquille transverse a 5 L. de large et 3 L. de long, mesurée audessus du sommet; elle est renflée, quelquefois accidentellement comprimée. La carène postérieure, peu marquée au sommet, devient de plus en plus distincte vers le bord inférieur; les valves closes offrent une épaisseur de 2 L Ce sont principalement des moules qui se trouvent près de Tractemirow en grand nombre; ils sont dépourvus de stries rayonnantes. Les stries d’accroissement concentriques sont plus distinctes si le test est mieux conservé; les impressions musculaires sont également indistinctes.
Genre LXVIII. Pectunculus Lau. voy. vol. III, pag. 78.
Les espèces de ce genre, à valves lenticulaires, munies d’une charnière en croissant, sont très fréquentes parmi les fossiles du terrain tertiaire, et très rares dans la Période moderne; elles manquent au nord et au centre de la Russie, et ne se trouvent que dans les étages supérieurs du terrain crétacé du midi et de l’ouest de l’empire, où se rencontre même une espèce jurassique.
Esp. 637. Pectunc. atavus m.
PI. XXII, fig. 10 gr. nat., valve vue de côté.
Testa parva, tenuis, orbicularis, inflata, vertice tumido inflexoque medium cardinis marginem occupante, superficie tenuiter ac concentrice striata.
Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage oxfordien inférieur de Nigranden en Lithuanie.
La coquille est orbiculaire, renflée, mince, à sommets courts, infléchis et situés au milieu du bord cardinal; la surface de la coquille est convexe, parcourue de stries concentriques très serrées, d’épaisses alternant avec des fines; les stries rayonnantes ne sont visibles que sous l’épiderme et appartiennent à la structure intérieure du test très mince.
La coquille a 8 1. de large et à peu près 7 1. de long, mais elle n’est pas complète au bord inférieur; les valves closes paraissent avoir eu au
milieu une épaisseur de 4 lignes. Une seule valve d’un individu incomplet a été rencontrée dans le calcaire jurassique orisâtre de Nigranden, et je l’ai figurée ici, parce que les Pectoncles jurassiques sont excessivement rares.
Esp. 638. Pectunc. Petschorae Keys.
Graf KeysERLING, Petschorareise I. c. p. 306 PI. 17, fig. 5—6.
Petite coquille peu transverse, à peine ovalaire, à sommets médians renflés et infléchis vers le bord cardinal; la surface de la coquille est marquée de stries concentriques, coupées par des stries rayonnantes; il naît de là de petits nœuds carrés, qui sur Le milieu de la surface sont de nouveau divisés par des stries ou sillons plus faibles.
Hab. dans un calcaire, à ce qu’il paraît néocomien, du nord de la Russie, près du village de Polouschino sur le bord de la Petschora.
Le moule à les plus grands rapports avec lArca exaltata du terrain crétacé de la Suède et de la Sibérie septentrionale; comme celuici, il est entouré d’un large limbe lisse; les deux côtés sont également arrondis et pourvus d’un sillon oblique, qui descend du sommet très renflé, pour se porter d’un côté au bord antérieur, de l’autre au bord postérieur. Les impressions musculaires sont situées également, comme celles de l’Arca exaltata, de chaque côté, près de la base du sommet, en sorte que je suppose que le Pectunculus Petschorae est identique à l’Arca exaltata de la Sibérie, et par conséquent aussi à la grande espèce de la Suède. M. d'Orgreny * range le Pectunc. Petschorae parmi les Limopsis.
Esp. 639. Pectunc. umbonatus Sow. (non Gonr.).
Min. conch. V, p. 113. PI. 472, fig. 3.
Cardiumumbonatum Sow. I. c. IL, p. 128. PI. 156, fig. 2—4.
La coquille orbiculaire, très renflée et presque équilatérale, est pourvue d’un sommet épais, fort saillant et infléchi; la surface est finement striée, à stries rayonnantes, et par. suite le bord du test est crénelé à l’intérieur.
Hab. dans le grès néocomien calcaire sur la Wytschegda près d’Oust-Ssyssolsk au nord de la Russie, dans le grès néocomien quarzeux près d’Antipowka sur le bord du Volga, aux environs de Tzaritzyne, ainsi que dans le néocomien de Blackdown en Angleterre.
* Paléont. stratigr. I, p. 268.
La coquille très convexe est plutôt mince qu’épaisse; la surface bien conservée est lisse, mais prend des stries rayonnantes très fines quand elle est roulée ou que la surface est décomposée. Elle à 1 p. 4 1. de large et 1 p. 5 L. de long, les valves closes offrent une épaisseur d'environ 8 L Le bord antérieur près du sommet est arrondi, et le postérieur plutôt oblique, légèrement tronqué; 2 ou 3 lignes ou stries obliques descendent du sommet vers le bord inféro-postérieur.
Les individus d’Antipowka surpassent en grandeur ceux de Blackdown, qui n’ont qu’à peu près la moitié de la grandeur de ceux-là; les individus du bord de la Wytschegda sont beaucoup plus petits; ils n’ont que 5 L. de large et autant de long et sont presque orbiculaires, les sommets sont très saillants et renflés; leur surface est finement parcourue de stries concentriques serrées et croisées par des stries rayonnantes, qui n’apparaissent à l'extérieur que par suite de la destruction de l’épiderme.
Esp. 640. Pectune. sublaevis Sow.
Miner. conch. I. c. V, p. 112. PI. 472, fie. 4. É Gopruss, Petref. Germ. IX, p. 160. PI. 126, fig. 3. Geiirz, Verst. v. Kislingswalda Dresd. 1843, p. 14. PI. I, fig. 19—21.
La coquille presque orbiculaire est légèrement renflée, épaisse, à sommets petits et à peine saillants; le bord cardinal est court, les sommets rapprochés l’un de l’autre; le bord antérieur au devant des sommets est arrondi, le postérieur droit et oblique; la surface est pourvue de côtes rayonnantes, séparées par des intervalles plus larges près du sommet que
.vers le bord inférieur. Les côtes se croisent avec des stries d’accroissement nombreuses et serrées; par là elles deviennent presque noueuses.
Hab. dans un grès vert siliceux près d’Antipowka au bord du Volga, dans le grès cénomanien de Traktemirow et de Buczak près de Kiew, et dans le grès turonien d’Ossinowo près de Kharkow, aïnsi que dans un grès vert de Blackdown en Angleterre, et près de Kislingswalda en Saxe.
La coquille a le bord antérieur arrondi, et le postérieur près du bord cardinal comme tronqué; les bords sont lisses en arrière des sommets, et un enfoncement oblique descend des deux côtés du sommet, en se dilatant, jusqu'au bord inférieur de la coquille. La surface semble avoir été lisse, ses côtes rayonnantes sont à peine indiquées, mais quand Le test se décompose ou est roulé, les côtes apparaissent plus distinctement-et occupent toute la surface. Les stries concentriques d’accroissement les
croisent, et par là les côtes paraissent noueuses. Eichwald, Lethaea rossica. Il. 97
La coquille a 1 p. 6 L. de large et 1 p. 5 1. de long, les valves closes offrent l'épaisseur de 1 pouce.
Les plus grands individus se trouvent dans le grès vert d’Antipowka; les moules s’attachent quelquefois au Discopora hexagonalis Reuss. *, comme ceux qui se trouvent dans le terrain crétacé de Hradek en Bohème. Les individus de Traktemirow et d’Ossinowo ne se trouvent qu’en moules; ceux-ci sont entièrement orbiculaires et ne diffèrent en rien des individus d’Antipowka, la grandeur exceptée; ceux-là sont un peu plus larges que longs, mais ne diffèrent pas non plus de l'espèce type. re
Les plus petits individus sont ceux du calcaire siliceux cénomanien de Buczak, aux environs de Kiew; ils sont complétement orbiculaires, ont 6 1. de large et presque autant de long; leur surface est garnie de côtes rayonnantes , séparées par des intervalles de largeur presque égale et coupés, comme les côtes, par des stries d’accroissement écailleuses ; les côtes sont nettes, également écailleuses et indiquent peut-être une espèce différente.
Esp. 641. Pectunc. marottianus d'ORs.
Paléont. franç. Terr. crét. p. 192. PI. 307, fig. 13 — 16.
Pectunculus pulvinatus (Lau.) Jazvxow, Tableau des terrains du gouvernement de Ssimbirsk No. 3 (en russe).
La coquille épaisse, presque orbiculaire et assez fortement renflée, est ornée de côtes rayonnantes portant des stries longitudinales ; les intervalles sont moins distincts et plus étroits que les côtes. Les côtés sont inégaux, le postérieur étant un peu plus long et comme tronqué obliquement, tandis que le côté antérieur est arrondi. Le bord inférieur est crénelé. Les impressions musculaires des moules sont très fortes et grandes, et l'impression palléale large et profonde; un sillon oblique, suite d’une carène interne du test, prend naissance des deux côtés du sommet, descend au côté intérieur ‘de chaque impression musculaire et se perd à l'impression palléale, qui y touche le muscle. Un limbe élargi longe les bords inférieur, antérieur et postérieur.
Hab. dans un grès néocomien supérieur du village de Reschetka près de Karssoune dans le gouvernement de Ssimbirsk, ainsi que dans le terrain sénonien de Colombier dans le département de la Dordogne, et dans les couches alpines de la vallée de Gosau ** en Autriche.
* Reuss, Bôhm. Kreideverstein. 1. c. PI. XV, fig. 9. *# Zrrre, Die Bivalven der Gosaugebilde. Wien 1864, p. 63. PI, 9, fig. 9.
Je ne connais que des moules du Pectunc. marottianus, qui cependant sont tellement caractéristiques que je les ai réunis à cette espèce. Le plus grand à 1 p. 9 IL. de large et autant de long, Les valves closes offrent une épaisseur de 1 p. 4 L Ils présentent entièrement la forme des moules du Pectunculus marottianus; les deux impressions musculaires sont grosses, plus longues que larges et marquées au côté intérieur d’un sillon, qui descend du sommet de chaque côté et caractérise notre espèce. La forme renflée du moule est presque triangulaire, son limbe assez large est orné d’un bord crénelé. Les dents du bord cardinal sont épaisses, transverses et deviennent de plus en plus petites au milieu du bord cardinal. Les sommets des moules sont très rapprochés, éloignés à peu près de 11/4 1. l’un de l’autre,
Voilà l'espèce qu’on a prise antérieurement pour le Pectunc. pulvinatus Lam., et qui a dû servir à M. pe JazyKkow comme preuve que le grès crétacé de Reschetka est un grès éocène. Le Pectunc. pulvinatus cependant s’en distingue par son test plus mince et entièrement lisse, par son bord cardinal fort délicat et à peine courbé, non épais et triangulaire comme le bord cardinal du Pectunce. marottianus; ül manque également des sillons obliques du côté des impressions musculaires, qui sont très grosses.
Esp. 642. Pectunc. lens Nicss.
Petrific. suec. 1. c. p. 15. PI. V, fig. 4.
Gæinirz, Charact. d. sächs. Kreide p. 77. PI. 18 et 33. Reuss, Kreide v. Bühmen I. c. IE, 9. PI. 35, fig. 13.
La coquille, orbiculaire et déprimée, est légèrement convexe, équilatérale, à sommet très petit et peu saillant; les dents du bord cardinal, au nombre de 8 de chaque côté du sommet, diminuent vers l'extérieur; la surface de la coquille est parcourue de stries rayonnantes fines et serrées, par là le bord inférieur des moules est crénelé.
Hab. dans le grès quarzeux cénomanien et turonien de Buczak près de Kiew, d’Ossinowo près de Kharkow, et de Novgorod-Ssewersk près de Tschernigow.
La coquille est lenticulaire, aplatie et ne se trouve en Russie qu’en moules, qui ont 51} 1. de large et 5 L de long, l'épaisseur des deux valves réunies n’est plus que de 2 L.; les moules ont les bords crénelés par les stries rayonnantes, qui y laissent des traces bien accusées, tandis que le milieu des moules reste lisse. Le bord cardinal, légèrement courbé,
se prolonge des deux côtés en un angle obtus, qui caractérise surtout 37 *
les moules d'Ossinowo; ceux de Buczak et de Novgorod-Ssewersk ont le bord cardinal entièrement arrondi, sans former d’angle obtus. Le sommet est situé au milieu du bord cardinal et presque rectangulaire.
| Famille treizième.
Nuculidées voy. vol. I, pag. 991 et vol. IL, pag. 71.
Genre LXIX. Nucula Lau. l. c. pag. 991 et pag. 71.
Le côté antérieur des coquilles est obtus et court, le postérieur plus long, la surface lisse ou striée, à stries rayonnantes. Le test est épais et nacré; l'impression palléale est entière, sans sinus. Ce genre se trouve presque également fréquent dans tous les terrains anciens et modernes et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 643. Nuc. Hammeri Derr.
Brown, Leth. geogn. II, p. 249. PI. XX, fig. 8.
Nuc. Eudorae d’Ors., Bull. de Mosc. 1860, IV. PI. VIE, fig. 11 = Nuc. Hamme ri Derr.
Nucula bilunulata Traurscn., Bull. de Mosc. 1. c. 1866. I, p. 7. PI. I. fig. 8.
La coquille épaisse, ovalaire, élargie, est fort renflée, à sommets robustes, élargis et infléchis vers le bord antérieur; la lunule est large, longue, cordiforme et occupe tout le côté antérieur jusqu’au bord inférieur, qui est légèrement aigu; le côté postérieur est tantôt allongé, tantôt court; l’écusson élargi est limité d’un bord distinct, obtus, extérieur, et d’un autre, inférieur, moins distinct.
Hab. dans le calcaire oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden en Lithuanie, dans l’argile jurassique noire de Dorogomilow et de Goliowo, près de Moscou, et dans l'étage jurassique à Gryphaea cymbula de Makarjew et de Myschina aux environs de Nishny-Novgorod.
La surface de la coquille est lisse et finement striée, à stries d’accroissement concentriques très fines et serrées; l’intérieur est nacré. Sa forme varie selon l’âge: les jeunes individus sont plus courts que les adultes; ils ont 6 IL. de large et 5 L. de long, et, à valves closes, une épaisseur de près de 5 L.; les adultes ont 8 1. de large et 6 I. de long; leurs sommets sont toujours renflés, allongés, situés au bord antérieur et entièrement rapprochés l’un de l’autre. La lunule est limitée d’un bord extérieur, et d’un autre, intérieur, moins distinct; c’est leNuc. bilunulata de Makarjew.
Le moule se distingue par un sillon des deux côtés du bord anté-
rieur élargi, et par une crête tranchante et finement striée au bord inférieur arrondi. Les dents du bord cardinal sont allongées et laissent de longues impressions au milieu du large écusson.
Cette espèce est une des plus fréquentes à Popilani et à Nigranden, elle s’y rencontre, comme en Allemagne, en grandes sociétés, réunie au Lyriodon navis; à Boll dans le royaume de Wurtemberg elle traverse toutes les couches jurassiques, depuis le lias jusqu’à l’étage oxfordien supérieur; elle se trouve en France dans le coarcien près de Besançon et de Dijon; elle se rencontre également dans le calcaire jurassique roulé près de Stettin en Prusse *.
Esp. 644. Nuc. variabilis Sow.
Mio. conch. V, p. 117. PI. 475, fig. 2.
Petite coquille ovalaire, légèrement élargie, lisse et trègrenflée, à sommets peu saillants et placés plus près du bord antérieur que du postérieur; les bords de la commissure du côté antérieur forment une petite saillie au milieu de la lunule.
Hab. dans le calcaire jurassiqne de l'étage oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden et, à ce qu’il paraît, dans l'argile jurassique de Dorogomilow près de Moscou.
Cette espèce est très variable et par conséquent difficile à caractériser, d'autant plus qu’elle traverse tous les terrains jurassiques, même les plus modernes, et semble encore se trouver parmi les espèces vivantes **. Je penche même à y réunir l'espèce figurée sous le nom de -Nuc. cordata Gocpr. dans le Bulletin de la Société des Naturalistes de Moscou **#, qui s’est trouvée dans l’argile jurassique de Dorogomilow, car ce n’est pas le Nuc. cordata Gozpr., qüi est fortement renflé, à sommets situés tout près du bord antérieur, et non rapprochés du milieu des valves, comme le fait voir la fig. 23 citée du Bulletin, laquelle en outre est trop large pour pouvoir appartenir au Nuc. cordata.
Les individus de Nigranden sont distinctement nacrés et renflés, à sommets contigus, à lunule occupant le côté élargi du bord antérieur, dont le milieu s’élève en une saillie obtuse, comme celle du Nuc. Hammeri.
Les plus grands individus ont 5 1. de large et 4 1. de ue les
* ANDRÉE, voy. Zeitschr. d. deutsch. geol, Gesellsch. XII, Heft 4, p. 586. ** Quensrepr, Jura I. c. p. 110.
##k ], c. 1859. III. PI. IL, fig. 23.
valves closes offrent une épaisseur de 3 1. Leur surface est garnie de stries concentriques, séparées par quelques sillons espacés.
Le Nuc. variabilis (Sow.) Traursex. *, du grès néocomien noirâtre de Mniéwniki, appartient, à ce qu’il paraît, au Cyprina bernensis (voy. plus bas).
Esp. 645. Nuc. ornati QuEensr.
Jura I. c. p. 505.
Petite coquille ovale, comprimée, à bords tranchants et à sommets situés assez près du bord antérieur arrondi; le bord postérieur arrondi est allongé et un peu plus étroit que l’antérieur.
Hab. dans l’oxfordien inférieur de Popilani en Lithuanie, et dans l’oolithe inférieur très compacte de Konopisko au royaume de Pologne.
La coquille est presque lisse, légèrement parcourue de stries concentriques; elle a 41/2 1. de large et 21/4 L. de long, les valves closes offrent une épaisseur de 11/4 1 Les sommets très petits et rapprochés l'un de l’autre sont infléchis distinctement vers le bord antérieur, duquel ils sont éloignés de 11/4 ligne.
Esp. 646. Nuc. palmae Sow.
Min. conch. V, p. 117. PI. 475, fig. 1. Quexsrenr, Jura 1. c. p. 187. PI. 23, fig. 16—17.
Petite coquille presque elliptique, élargie et convexe; les deux côtés sont également arrondis, et les sommets situés au milieu du bord cardinal; les moules sont lisses, brillants et presque dépourvus des impressions musculaires, qui ne sont que très légèrement indiquées.
Hab. dans le calcaire jurassique de l'étage oxfordien inférieur de Popilani et de Nigranden en Lithuanie, ainsi qu’en Angleterre et en Allemagne, au Wurtemberg, où il se trouve déjà dans le lias et traverse à partir de là le jura brun jusqu’au jura blanc.
Le test est très mince et fragile; il est brillant et orné de bandes transverses brunâtres et de légères stries d’accroissement concentriques. Les sommets sont très petits, médians et rapprochés l’un de l’autre.
La coquille a près de 7 L. de large et 41/2 I. de long au milieu de sa largeur; les valves closes offrent une épaisseur de 3 lignes. :
Le Nucula palmae (Sow.) Traursox.**, du grès néocomien noirâtre
* Bull. de Mosc. L. c. 1861.L PI. VIL fig. 3. #*# Bull. de Mosc. L. c. 1861... PI. VII, fig. 2.