‹ Lethaea rossica, ou, Paléontologie de la RussieChapitre 6 sur 21 · I. c. Corals from the coral rag p. 103. PI. XX, fig · texte numérisé non relu

I. c. Corals from the coral rag p. 103. PI. XX, fig

Le polypier, composé et foliacé, en gobelet a le sommet élargi et concave et les calices disposés irrégulièrement; leur centre est pourvu de petites verrues. Les lamelles sont confluentes et granulées.

Hab. dans le terrain jurassique de Soudagh en Crimée; il est très fréquent dans le coral-rag de Steeple Ashton en Angleterre.

I y en a en Crimée deux variétés, dont l’une, grande et composée, ressemble au Protos. Waltoni de Steeple Ashton; elle est pourtant

moins grande que celle-ci, car elle n’a que 3 p. 4 IL. dans la direction du grand diamètre et 2 p. 4 L au petit diamètre; le calice est profondément enfoncé et la surface composée de plusieurs individus en gobelet réunis par les paroïs. L'autre variété est beaucoup moins grande, simple, ou double quand un bourgeon latéral vient se fixer d’un côté. La forme des individus simples imite un gobelet élargi, à sommet convexe et sillonné aux côtés, par suite de marques grossières d’accroissement. La base se continue en un pédoncule court, par lequel le polypier se trouve attaché. Le calice au sommet à 1 p. 6 L de large et 11 1. ou plus de haut.

Genre LVIII Comoseris d'Or.

Le polypier composé et massif est légèrement convexe ou concave en haut et muni de crêtes allongées, infléchies et tranchantes et de vallons tantôt courts, tantôt allongés, occupés par de nombreux calices. Les calices à lamelles rayonnées sont granulés, occupent les vallons étroits en simples rangées, ou les vallons très larges en grand nombre; ceux-ci sont rapprochés sans ordre les uns des autres. Chaque calice a 12 lamelles ou plus, très serrées et réunies par des diaphragmes. L’épithèque est épaisse. Ce genre se trouve dans le calcaire jurassique.

Esp. 114. Comoser. vermicularis M'Coy Sp.

M. Epw., Harme, Corals from the great oolite ], c. p. 122. PI. XXIV, fig. 1.

Le polypier très large et légèrement convexe est muni à sa surface de crêtes tranchantes et infléchies en différents sens, dans les vallons desquelles on observe les calices, qui se multiplient par scission latérale et forment des rangées allongées, ou sont dispersés en grand nombre dans des wallons très larges. Les crêtes sont les parois des. calices, et ceux-ci se composent de cloisons ou lamelles rayonnées, tantôt parallèles dans une direction, tantôt disposées en étoile autour de la columelle.

Hab. dans le calcaire jurassique de l’étage inférieur près de Soudagh, entre Djanataï et Tirenaïr en Crimée.

Les cloisons sont également épaisses et réunies par de petits diaphragmes; les vallons entre les crêtes tranchantes sont tantôt étroits, tantôt fort larges; elles sont espacées de 4 à 5 lignes les unes des autres. L’échantillon conservé au Musée de l’Institut des Mines à 1 pied de large dans une direction e6 un demi-pied dans l’autre; il est d’une hauteur de 4 pouces.

Esp. 115. Comoser. irradians M. Epw., Ham.

1. c. Corals from the coral rag I. c. p. 101. PI. XIX, fig. 1.

Le polypier est grand, à crêtes tranchantes et bifurquées; il est pourvu de calices à lamelles très minces, traversant les crêtes en direction parallèle. Le sommet du polypier est occupé par des calices simples de différente grandeur; c’est de ces calices que, par gemmation, se développent, | de tous les côtés autour du sommet, des calices en rayons, limités par les crêtes, et descendant jusqu’au bord du polypier.

Hab. dans le calcaire corallien entre Badrak, Karagatsch et Mangoupe, ainsi qu'entre Djanataï et Tirenaïr, à 12 verstes de Simferopole.

‘Le polypier a 8 pouces de large et 3 pouces de haut.

Subordo II. Anthozoa perforata M. Epw., Harme.

Le polypier est composé d’un sclérenchyme poreux, les parois et les lamelles septales sont perforées; les lamelles forment 6 systèmes primitifs, mais elles ne sont quelquefois représentées que par des palissades; les diaphragmes sont rudimentaires et les planchers manquent.

Famille sixième.

Eupsammidées.

Les polypiers, simples ou composés, à lamelles septales fortement développées et à columelle spongieuse, se distinguent par les parois des calices perforées, granulées et munies de côtes.

Genre LIX. Sterecopsammia M. EDw., Haies.

Le polypier composé est presque sphérique, et se multiplie par des bourgeons latéraux; les calices sont cylindriques, quelquefois comprimés, à parois striées et granulées; les lamelles non saiïllantes forment trois cycles. Ce genre se trouve dans les terrains crétacé et tertiaire.

Esp. 116. Stereopsam. inflexa ».

PI. XI, fig. 2. a grand. nat.; b calices grossis.

Polyparium explanatum, adscendens, deforme, superficie foveolata calycibus elongatis inflexisque praedita, singulis margini polyparit excavato adpressis.

Hab. dans le calcaire néocomien de Mangoupe en Crimée.

Polypier compacte, élargi, à surface pourvue d’enfoncements superficiels et de calices minces et allongés, tantôt rapprochés, tantôt espacés;

ils sont disposés obliquement sans ordre apparent, chacun d’eux s’incline en arrière sur une petite fossette, qui correspond à la grandeur des calices. Ceux-ci ont des stries longitudinales très serrées et granulées ; la plupart cependant en sont lisses, leur surface étant roulée et polie par suite d’un accident quelconque. Ils sont comprimés par la même cause et rétrécis vers l'extrémité supérieure, en sorte que leur cavité viscérale n’est pas distincte. Il y à, ça et là, des calices tout à fait rapprochés les uns des autres à leur base sous forme de bourgeons latéraux,

qui prennent naissance à côté des individus plus âgés. La direction

du polypier semble avoir été verticale, car les calices avaient probablement une position verticale, et dans ce cas la surface du polypier doit avoir eu également cette direction.

Je n’en connais qu’un fragment de 2 pouces de large et de 1 p. de haut. Les calices doivent avoir été mous, car ils sont courbés tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Les lamelles septales sont indistinctes, parce que les calices sont fortement comprimés, surtout à leur extrémité supérieure.

Famille septième.

= Poritidées.

Le polypier est entièrement composé d’un sclérenchyme réticulé; l'appareil septal est bien développé, mais il n’est jamais lamelleux; il se

compose de proéminences styliformes ou de trabécules, qui se réunissent entre eux, et forment un treillis irrégulier. La paroi se compose égale-

“ment d’un cœnenchyme. Les cavités viscérales contiennent des dia-

phragmes rudimentaires, mais les planchers manquent.

Genre LX. Litharaea M. Enw., HAiue.

Polypier à sclérenchyme irrégulièrement réticulé, à calices peu profonds et à columelle spongieuse. Les palissades n’existent pas, ou ne sont que rudimentaires, mais les lamelles septales sont fortement développées et pourvues des deux côtés de proéminences épineuses. Ce genre se trouve dans les terrains crétacé et nummulitique.

Esp. 117. Lithar. taurica ».

PI. XI, fig. { a grand. nat.: b calices grossis.

Polyparium explanatum, leviter concavum, incrustans, calycibus approximatis, lamellis superne denticulatis et palos unum alterumve prope columellam spongiosam offerentibus, interstitiis inter calyces fere nullis.

Hab. dans le calcaire néocomien de Biassula, sur le bord de la rivière de Katscha en Crimée.

Le polypier élargi est plat, légèrement concave et attaché aux larges polypiers d’autres genres. Les calices sont très rapprochés les uns des autres, en sorte qu'ils se touchent et deviennent par là polygonaux; interstices presque nuls. Les lamelles sont de longueur inégale, granulées au bord supérieur et munies des deux côtés de petites traverses épineuses. La columelle spongieuse est à peine saïllante, et entre elle et les lamelles il existe quelquefois des palissades rudimentaires. Les lamelles sont plus épaisses vers le bord mince de la paroï du calice que vers la columelle, où elles deviennent très délicates.

Les lamelles forment trois cycles distincts, avec un quatrième, rudimentaire seulement; les lamelles secondaires se distinguent fort peu des premières; celles du troisième ordre sont les plus courtes et souvent réunies aux secondaires; toutes sont légèrement infléchies et dentelées; elles sont en outre perforées dans toute leur longueur.

Les calices ont 2 lignes de diamètre et leur cavité est fort superficielle.

L’échantillon du Musée de l’Institut de Mines à 4 pouces et même plus de large et de long; il à une hauteur de 1 pouce et au delà.

Le Litharaea Websteri M. Enw., Harme *, du London clay de Brackleshamn Bay, ressemble beaucoup à cette espèce, mais il en diffère par le bord lisse des lamelles septales, tandis que ce bord est dentelé dans l’espèce de la Crimée; elle est en outre élargie et même concave à la surface, et non sphérique comme celle d'Angleterre. En outre les calices de cette dernière sont tellement rapprochés les uns des autres qu’ils ne laissent pas d’interstices, tandis qu’au contraire ils sont plus où moins séparés dans l’espèce de la Crimée.

Subordo III. Anthozoa tabulata.

Le polypier est composé de parois fort développées et couvertes d’une épithèque; les lamelles septales sont divisées, par des planchers horizontaux, en cavités viscérales très complètes.

Famille huitième.

Milléporidées.

Le polypier est formé dun cœænenchyme très abondant, qui est différent de la paroi des polypites; il est composé d’un tissu calcaire tubu-

* Corals of the London clay p. 38. PI. VIE fig. 1.

leux ou celluleux. Les lamelles septales sont nombreuses et divisées, par des planchers horizontaux, en cavités complètes.

Genre LXI. Polytremacis d'Or.

Le polypier compacte et massif a la surface munie de tubercules en petits collicules et de calices très rapprochés à 12 lamelles septales; le centre est dépourvu de columelle. Le cœnenchyme se compose de petits cylindres, placés les uns près des autres; par là la surface devient comme verruqueuse, les cylindres en petits pieux sont disposés en rangées assez symétriques; la surface et même l’intérieur des calices apparaissent à la surface comme verruqueux. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé.

Esp. 118. Polytrem. Blainvilleana Micx.

PI. IX, fig. 10 a; b grand. nat,; c grossi, le fragment est fortement roulé et usé, et ne présente ni lamelles septales, ni verrues à la surface.

Le polypier est tubéreux, à tubérosités inégales et munies de calices très rapprochés, de même que les enfoncements entre les tubérosités.

Hab. dans le calcaire néocomien de Mangoupe et entre Tirenaïr et Djanataï en Crimée, ainsi que dans le calcaire turonien d’Uchaux en France.

Le polypier a la surface convexe garnie de calices profonds, dans lesquels of ne rencontre que rarement les lamelles septales bien développées. Les bords des calices sont confluents et composés de petits pieux cylindriques ou palissades, qui occupent aussi l’intérieur des calices usés. La surface devient par là comme verruqueuse et les verrues sont rangées en séries presque régulières, comme cela se reconnaît encore sur le polypier roulé (1. c. fig. 10 c).

Le fragment figuré a 5 pouces de large, autant de long, et une épaisseur de 1 p. 6 L. La base est fortement usée et montre les cavités caliculaires à stries longitudinales, traces des lamelles septales détruites.

Subordo IV. Anthozoa rugosa.

Le polypier simple ou composé est pourvu d’un appareil septal, qui ne forme plus que 4 systèmes lamellaires; les polypites sont constamment distincts; même dans les espèces composées ils ne sont jamais réunis par un cœænenchyme commun. La multiplication se fait par bourgeons sur le bord des calices. Les lamelles ne sont jamais poreuses, mais toujours compactes. Le centre des calices est séparé par des planchers horizontaux en plusieurs loges, et les cavités entre les lamelles septales sont remplies de diaphragmes arqués.

Famille neuvième.

Cyathophyllinées.

L'appareil septal est régulièrement rayonné, non interrompu et également séparé en 4 groupes. La columelle manque.

Genre LXII. Cyathophyllum Gozpr. (ex parte)

Le calice est dépourvu de côtes; les lamelles arrivent jusqu’au centre, où elles sont fixées aux planchers, tandis que leurs cavités latérales sont occupées par des diaphragmes vésiculaires. La paroi est couverte d’une épithèque complète. Ce genre se trouve dans la Période ancienne, mais semble exister, aussi dans la moyenne.

Esp. 119. Cyathoph. posthumum #. PI. XI, fig. 9 a grand. nat.; b lamelles rayonnées en grand. nat.; c les mêmes vues d’en haut, pour montrer le plancher.

Polyparium obconicum, inflexum, extus transversim grosse sulcatum, lamellis radiantibus, tabulas laeves excipientibus fossamque centralem profundam exstruentibus.

Hab. dans le grès calcaire néocomien de Doubowka entre Kamy-.

schine et Tsaritzyne, près des bords du Volga.

Le polypier obconique est infléchi et parcouru à sa surface de nombreux sillons transversaux. Les lamelles rayonnées sont assez épaisses, au nombre de 24 primaires, entre lesquelles il ÿ en a un nombre pareil de secondaires, de moitié moins longues. Leurs cavités latérales sont remplies de nombreux diaphragmes vésiculaires, arqués en haut, et leurs bords intérieurs s’élèvent verticalement, pour limiter la fossette centrale profonde, dont le fond est occupé par un plancher lisse et entièrement horizontal. Les planchers se succèdent de distance en distance jusqu’à la base rétrécie

du polypier. Il à 1 p. 6 I. de long; en haut, au calice, sa largeur est de 6 lignes.

Les lamelles septales occupent le calice jusqu’au bord supérieur élargi; la fig. 9 a montre la cavité caliculaire, occupée auparavant par les lamelles, dessinées à part à la fig. 9 b; la fig. 9 c représente les lamelles vues d’en haut; elles sont séparées au centre du calice par le plancher. +

Je dois ce rare fossile à la bienveillance de M. BarBor de Marwy, lieutenant-colonel au corps des Ingénieurs des Mines, qui le tient d’une localité dans laquelle ne se rencontre ni le calcaire carbonifère, ni un

autre terrain ancien; il faut donc présumer qu’il provient du terrain crétacé développé sur les bords du Volga. Ce serait là un fait bien curieux, qui aurait cependant son pendant dans le Cyathophyllum novum M. Epw., Harme *, découvert par M. Wazron, également dans la Période moyenne, dans le lias de Wiston en Angleterre.

Ordre troisième.

Alcyonaires (Alcyonaria Dana).

Les polypes sont munis de tentacules bipinnés et de 8 lamelles membraneuses périgastriques, contenant les organes de reproduction. Le polypier est un tissu dermique, consolidé par des spicules isolées; il ne ressemble jamais au polypier des coraux, et le calice ne contient pas de lamelles rayonnées. Il est composé en général d’un tissu épidermique ou sécrétion basale, et constitue une espèce de tige ou axe au centre du polypier, formé par la gemmation du polype. Ce sclérobasis est toujours couvert d’un tissu dermique et s'accroît par laddition continuelle de couches concentriques. Cet ordre est très restreint et ne renferme que les familles des Alcyonidées, Gorgonidées et Pennatulidées.

Famille dixième.

Gorgonidées.

Les polypes sont munis d’un épais cœnenchyme, entourant un axe

- central fixé par sa base à un corps étranger et couvert par un scléren-

chyme épidermique L’axe est ou articulé ou inarticulé.

Genre LXIII. Mopsea LaAux.

L’axe se compose d'articles cornés et calcaires alternes, auxquels les rameaux prennent naissance. Ce genre semble se trouver dans les terrains jurassique et tertiaire, et vit encore dans les mers actuelles.

Esp. 120. Mops. fragilis ».

PI. XI, fig. 13 grand. nat.

Polyparium gracile ramosum, ramis articulatis, bifidis ac dein absque ordine divisis.

Hab. dans le terrain jurassique de Soudagh en Crimée.

Le polypier corné est délicat, mince et fragile; il est rameux, à

*. Corals from the lias 1. c. p. 145. PI. XXX, fig. 7.

rameaux bifides, alternes, qui se divisent de nouveau; un rameau reste quelquefois simple, un autre se bifurque et un troisième se divise plusieurs fois par bifurcation. La tige est articulée, mais les articles sont égaux, “tous cornés ou tous calcaires, d’où il semble résulter que ce genre n’avait pas alternativement des articles cornés et des articles calcaires.

Le polypier à 1 p. 6 1. de haut; la tige principale a °/4 de ligne de large.

Je ne suis pas bien sûr que ce fossile jurassique appartient effectivement au Mopsea, ses articles étant tous calcaires, mais je ne sais où le placer plus convenablement.

Ordre quatrième.

Rhizopodes, voy. 1, p. 348.

Parmi les Rhizopodes ou Foraminifères, les Nummulites surtout sont les plus répandus dans les terrains de la Période moyenne ou plutôt de la Période nouvelle, à la limite de ces deux terrains: ce sont des genres de transition qui réunissent ici étroitement les deux Périodes, et prouvent la continuation immédiate et non interrompue des Périodes. La forme extérieure générale de Rhizopodes ainsi que leur organisation interne offre que des rapports très incomplets avec les coquilles et les rapproche plutôt des animaux inférieurs. Plusieurs genres se trouvent déjà dans le terrain crétacé, quoique le plus grand développement en revienne au tertiaire inférieur. Un grand nombre d’espèces très répandues dans des localités fort éloignées les unes des autres facilitent la reconnaissance des terrains géologiques. Les familles des Stichostégiées et des Agathistégiées ne se trouvent en Russie qu’en un petit nombre de genres, tandis que les Hélicostégiées sont prédominantes par les nombreuses espèces de Nummulites.

Famille première.

Stichostégiées.

Le petit rhizopode est composé de plusieurs loges, disposées verticalement et ne formant qu'une rangée simple. Le test libre est équilatéral et régulier, à ouverture centrale ronde, placée sur une petite proéminence; les loges sont resserrées à égales distances de l’axe.

Genre LXIV. Nodosaria d'Orz.

Le test régulièrement allongé est droit, cylindrique ou comprimé,

les loges sont sphériques ou allongées et séparées par des constrictions

profondes. Le sommet est convexe et l'ouverture circulaire se voit au centre sur une petite élévation. Ce genre se trouve dans le terrain nummulitique, la mollase et vit encore dans les mers actuelles.

Esp. 121. Nodosar. congrua m.

PI, XV, fig. 17 a grossi; b ouverture grossie.

Testa perexigua recta, nodosa, constricta, constrictionibus non profundis, vix conspicuis; superficies costata, costis 12 crassioribus, scindentibus.

Hab. dans le terrain nummulitique de Baktschisseraï en Crimée.

Le test microscopique est droit, noueux et à constrictions superficielles très rapprochées; les loges sont égales en épaisseur et garnies de côtes longitudinales au nombre de 13, très rapprochées et tranchantes. La fig, 17 a montre les côtes tranchantes de la dernière loge, qui est un peu plus grande que les loges précédentes.

Les deux figures 17 à b sont fortement grossies.

Esp. 122. Nodosar. paupercula Revss.

PI. XV, fig. 16 a grand, nat.; b grossi.

Verstein. d. bühmisch. Kreide. Stuttg. 1845, p. 26. Tab. XIL, fig. 12.

Le test est petit, cylindrique, et les loges s’épaississent à peine vers Pouverture de la dernière loge; elles ne sont qu’au nombre de 5, presque sphériques, un peu plus hautes que larges et séparées par des constrictions un peu plus profondes que celles de l’espèce précédente. La surface est munie de côtes longitudinales, obtuses.

Hab. dans un terrain NA marneux à nombreux grains quartzeux près de Reschetka dans le gouvernement de Simbirsk.

Les côtes sont plus épaisses et plus obtuses que dans le Nodosar. congrua; les loges aussi sont plus sphériques et séparées par des constrictions plus profondes. Le sommet de la dernière loge est plat. Je Wen connais que des fragmens isolés à 2 loges, caractérisées par leur forme sphérique.

Esp. 123. Nodosar. tenuicosta Reuss.

PI. XV, fig. 18 à grand. nat.; b grossi.

L c. p.25. Tab. XIIL, fig. 5, 6. | Le test est petit, composé de 6 loges, qui grossissent insensiblement vers l’extrémité supérieure; les loges sont convexes, un peu plus longues que hautes et garnies de 5 côtes assez épaisses,

Hab. dans le même terrain crétacé marneux à petits grains quart- zeux près de Reschetka; se retrouve dans le plänermergel de Louschitz en Bohème.

Le test à 2 lignes de long et contient 6 loges, offrant 5 côtes lisses; celles-ci sont très rapprochées entre deux loges, et plus épaisses que les loges des espèces précédentes.

Esp. 124. Nodosar. punctata ». PI. XV, fig. 19 grossi.

Testa minima cylindracea, constrictionibus vixdum conspicuis notabilis, interstitiis costarum punctatis.

Hab. dans le même terrain crétacé supérieur de Reschetka.

Le test est petit, cylindrique et marqué de constrictions à peine sensibles, les côtes sont séparées par des intervalles finement ponctués, et la première loge est plus grande que la suivante et pourvue d’une petite pointe. Je n’en connais qu’un fragment de 5 loges, qui grossissent très lentement et sont plus longues que larges.

Famille seconde.

Enallostégiées.

Le rhizopode est petit, composé d’un test inéquilatéral de parties paires; il contient les loges placées dans 2 ou 3 directions alternantes, dont chacune occupe un demi-tour des 2 côtés; leur ouverture est arrondie, ovalaire ou en croissant. .

Genre LXV. Polymormphina dOnrs.

Le test libre est inéquilatéral, sphérique ou triangulaire, les loges, au nombre de 5 ou plus, sont inégales, simples et s’embrassent sur les 3 côtés du test, de sorte que d’un côté on observe toujours 2 domi-tours, et 3 de l’autre côté de loges alternantes. L’ouverture est arrondie. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé.

Esp. 125. Polymorph. confluens ».

PI. XV, fig. 15 à grand. nat.; b c d grossis. Testa minima subtriangularis, nitens, ultimo loculo maximo majore antegressis, omnibus ovatis et orificio circulari instructis. Hab. dans une argile bleue crétacée près de Kiew. Le test microscopique est presque triangulaire, à côtés obtus et à loges ovalaires, grossissant doucement en largeur; l’orifice très petit

occupe le sommet rétréci des loges, qui sont lisses et brillantes, comme

couvertes d’émail.

Le test n’a que 2 ligne de large; il est un peu plus long.

Cette espèce offre beaucoup de rapports avec le Polym. glomerata Rozm. * du terrain crétacé ou plänerkalk inférieur de Kosstitz et du plänermergel de Louschitz en Bohème, mais celle-ci en diffère par un plus grand nombre de petites loges; il en existe, à la base du test, 2 ou 3 très petites que je ne vois pas dans le P. confluens; ce dernier n’a que 5 loges en tout.

Famille troisième.

Hélicostégiées.

Les rhizopodes se composent de tests, dont les loges sont spirales

ou excentriques et placées au même niveau; les tests deviennent par là disciformes et équilatéraux.

* Nautiloidea.

Genre LXVI. Nummulites Lau.

Le test discoïde, sphérique ou subsphérique, est bombé vers le centre et laisse voir les tours de la spire; les surfaces sont marquées de pores arrondis, qui sont tantôt pustuliformes, tantôt granuleux ou tuberculeux par suite d’une masse calcaire dont ils sont remplis. Le bord du test est arrondi ou tranchant, quelquefois renflé ou flexueux. La dernière loge n’a pas d'ouverture.

Les Nummulites ** se divisent facilement en deux moitiés symétriques, et une coupe perpendiculaire donne deux demi-lentilles, qui montrent la spire interne, dont les tours résultent de la section d’une lame spirale calcaire continue et enroulée sur un même plan, à partir du centre du test. Les intervalles des tours sont divisés en loges par des cloisons transversales.

La lame spirale est composée de couches superposées plus ou moins distinctes; elle est revêtue d’un enduit calcaire, qui, comme chez les Polymorphines et d’autres Rhizopodes, peut être comparée à l'émail de la porcelaine; c’est la couche vitreuse des Nummulites, apparente surtout sur les derniers tours de la lame spirale. Celle-ci est en outre

* Voy. Reuss, Kreideversteinerungen v. Bôhmen I. c. p.40. PI. XI, fig. 32. Stuttgart 1845 —46. ;

#* Voy. Vic. d’Arciac et Hame, Animaux fossiles du groupe nummulitique de l’Inde. Paris 1853.

parcourue par un grand nombre de petits canaux (v. PL. XV, fig. 13 f. f), qui se terminent à la surface du test par de petits pores arrondis; ils sont plus rapprochés à la face interne de la lame et plus éloignés à sa face externe. La lame spirale est également traversée par de larges canaux (v. PI. XV, fig. 13 e.e), qui suivent la même direction que les petits; mais leurs pores sont plus grands et circulaires sur les deux surfaces du test. Les grands canaux correspondent par leurs deux extrémités aux ouvertures, situées en-dedans et en-dehors sur le tour précédent et le tour suivant de la lame spirale. Il en résulte des passages continus, qui établissent une communication directe entre les cavités centrales du test et l'extérieur, comme l’a très bien représenté M. d’ArcHrac *. Il existe encore, dans l’épaisseur de là lame spirale, des canaux d’une troisième grandeur, intermédiaire, nommés par cette raison canaux moyens; ils occupent surtout les sillons longitudinaux de la lame, au bord extérieur des tours, où la lame présente une voûte convexe, nommée par M. d’Arcæac bourrelet spiral (voy. PI. XV, fig. 13 g), dont la courbure a toujours une apparence crénelée. T’enroulement de la lame est tantôt tout à fait serré, comme dans la fig. 13 d du Numm. exponens, tantôt il laisse des vides ou des méats interlaminaires entre les deux lames superposées. Ces méats sont la continuation du canal spiral, divisé par des cloisons en loges, qui résultent de l’écartement des tours (1 c. c).

Les eloïsons sont formées par deux lames distinctes et souvent même assez écartées pour laisser entre elles des méats ou lacunes interseptales, que peuvent traverser les grands canaux. Chaque loge est entièrement enveloppée par une lame continue extrêmement mince, indépendante à la fois de la lame spirale et de la muraille cloïsonnaire de la loge qui la précède comme de celle qui la suit; mais il arrive fréquemment que la lame (voy. L. c. h) qui tapisse la loge, est soudée à la lame spirale et se confond avec les couches les plus internes de celle-ci. Cette enveloppe est criblée de pores, absolument comme la lame spirale. MM. d'Arcarac et HaIme ont trouvé dans les loges du Nummulites mammillata ** des restes charbonneux d’une substance molle, et leurs particules, vues sous un fort grossissement, se sont présentées comme des lambeaux d’une membrane ou plutôt d’une couche glutineuse, criblée de très petits pores semblables à ceux de l’enveloppe calcaire, et qui leur correspondaïent certainement. C’est une membrane analogue à celle que M. WiIzLrAMSON a remarquée chez les Polystomelles.

# Le PLV, fig. 9 d.

## Voy. I. c. p. 68. PI. XI

L'organisation des Nummulites en général est caractérisée par la présence des pseudopodes ou filaments appendiculaires passant à travers les canaux des divers tours de la lame spirale. De semblables pseudopodes existent chez tous les Rhizopodes vivants de la mer aussi bien que de l’eau douce. M. DusarpiN à constaté que ce sont eux qui servent à la progression. de l'animal. Il est par conséquent vraisemblable que les Nummulites avaient des expansions filiformes de deux grosseurs, correspondant aux canaux grands et moyens. Les petits canaux ne servaient, selon toute apparence *, qu’à permettre l’imbibition des tissus intérieurs.

Le test des Nummulites est selon M. d'Arcrac le résultat de l’épaississement et de l’endurcissement des couches externes de chaque segment, eb correspond, du moins par sa position, au dermosquelette des polypes et des oursins de mer.

Ce genre se trouve dans le terrain nummulitique, qui appartient aussi bien à la Période moyenne qu’à la nouvelle.

Les Nummulites se divisent en deux sections:. 1) à cloissons embrassantes plus ou moins inclinées et arquées, et 2) à cloisons non embrassantes et presque droites.

1) à cloisons embrassantes.

* laeves et sublaeves.

Esp. 126. Nummul. distans Dess.

Mém. de la Soc. géol. de France Ire série vol. IL, p. 68. PI. V, fig. 20. 20.

Dewporr, Voy. dans la Russie mérid. vol. IL p. 781. PI. IL, fig. 5.

Numm. polygyratus Dsse. 1. c. PI. V, fig. 17—19 et L. Rousseau dans le Voy. de Demworr 1. c. PL IL, fig. 4.

Le test discoïde, très grand et assez épais, a les surfaces légèrement bombées et ondulées, le bord est arrondi.

Hab. dans le calcaire nummulitique blanc ainsi que dans une couche crétacée glauconitique de Simferopole, Baktschissaraï, Karassoubazar, Inkerman et d’autres localités de la Crimée, à ce que je crois dans les couches inférieures du terrain, superposées immédiatement à la craie blanche.

Le test a 18 à 25 tours flexueux, épais, offrant quelques dédoublements; il présente sa plus grande épaisseur dans les individus dont les tours sont le moins serrés, et la plus petite dans ceux où ils le sont

tHSCAp: 68:

le plus. Les cloisons arquées s’atténuent à leur jonction avec le tour suivant et se prolongent par des stries flexueuses ou filets cloisonnaires sur la lame du tour précédent.

Le test a 11/2 pouce de large et Ÿ/4 de ligne d'épaisseur au bord: il constitue presque à lui seul le calcaire nummulitique de la Crimée, à laquelle cette espèce est propre, comme le Numm. gyzehensis l’est à l'Egypte.

Esp. 127. Nummul. Tschishatschofii d'Arcx.

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