c. Corals from the coral rag p. 96. Tab. XVII, fig
Le polypier compacte est pourvu de calices plus larges que lIsastr. explanata*, auquel il ressemble par son sommet également plat; les lamelles rayonnées de l’I. Grenoughi sont plus minces, moins granulées ; elles forment 4 cycles complets et un cinquième incomplet. Les diaphragmes sont nombreux et bien développés.
Hab. dans le calcaire jurassique supérieur, le coral-rag de Katarasse, de Soudagh, et dans d’autres localités de la Crimée.
* M. Epw., Ham, |. c.p. 94. Tab. XVII, fig. 1.
Les calices ont 6 à 7 lignes de large; les fragments du polypier ont 7 pouces de large, et le polypier, en général aplati, a 8 lignes de haut. Les gemmes se dirigent à une grande distance de la fossette centrale, qui est circulaire et nettement limitée.
M. Barry fait encore mention * de l’Isastr. polygonalis Micx, comme provenant d’un calcaire jurassique rouge des environs de Balaclava en Crimée, et de l’Isastr. explanata Gocpr. d’un calcaire jurassique blanc près du couvent de St. George et de Balaclava.
n Genre XLIX. Parastraea M. EDw., HArms.
Le polypier massif se multiplie par fissiparité; la base est couverte d’une épithèque complète et commune; les polypites sont réunis par les côtes et l’exothèque; les calices ont les bords libres et arrondis; les lamelles rayonnées, légèrement saillantes, sont dentelées, à dentelures intérieures plus grandes que les extérieures. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique et crétacé, et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 104. Parastr. stricta M. Eow., Harme.
PI. XIIL, fig. 5 a grand. nat ; b deux cellules grossies.
Le polypier massif a des calices arrondis ou allongés; même anguleux et légèrement saillants, les bords sont distincts et séparés les uns des autres; les côtes sont assez épaisses, très rapprochées, presque égales et réunies à celles des polypites voisins, qui cependant ne sont pas distincts, mais confluents. Les lamelles sont granulées, et souvent au
- nombre de 40; la fossette est profonde et la columelle comme verru-
queuse.
Hab. dans le terrain crétacé inférieur de Sabli, entre Djanataï et Tirenaïr, ainsi qu'entre Badrak, Karagatsch et Mangoupe en Crimée; en Angleterre il se trouve dans le grès vert de Blackdown.
Le polypier est convexe et garni de calices anguleux ou presque circulaires, tantôt profonds, tantôt superficiels, dont les bords sont assez épais et striés de côtes épaisses. Celles-ci passent d’un calice à l’autre et se réunissent mutuellement, sans être séparées par un sillon dans les individus de la Crimée; les stries paraissent granulées. Les calices ont 2 lignes ou plus de large. Cette espèce ressemble beaucoup plus à la suivante qu'au Parastr. stricta de l’Angleterre. Le fragment du Musée de l’Institut des Mines à 8 pouces de large, la columelle est distinctement verruqueuse et les lamelles rayonnées grossièrement dentelées ;
* Voy. Quarterly journal of the geolog. Soc. of London XIV. 1857, p. 134.
yes dentelures ou granulations intérieures sont plus allongées et imitent la forme de palissades. Il se développe par là une columelle verruqueuse.
Esp. 105. Parastr. superficialis m.
PI. XIIL, fig. 4 a grand. nat.; b trois cellules grossies.
Polyparium compactum subconvexum, explanatum, calycibus circularibus leviter profundis, superficialibus remotisque, interstitiis exiguis subtilissime striatis, striis granulosis.
Hab. dans le terrain crétacé de Mangoupe et de Sabli en Crimée.
Le polypier massif est plutôt plat que convexe; les polypites sont circulaires, superficiels au commencement et deviennent profonds par suite de destruction. Les lamelles très fines et nombreuses vont d’un calice à l’autre et se réunissent mutuellement; elles occupent en outre le centre, marqué de quelques granulations à peine distinctes, et sont composées elles-mêmes de petits grains. Par suite de cette organisation, toute la surface du polypier est couverte de stries rayonnées granulées; elle n’est pas également convexe, comme celle de l’espèce précédente, mais pourvue de petites élévations, qui la rendent inégale et tuberculeuse.
Le polypier en coupe verticale présente les calices rangés les uns près des autres et à stries verticales. Les interstices entre les calices sont assez larges, ordinairement de la largeur des calices; ils sont plats et ne forment jamais des bords saillants, comme le Parastr. stricta. C’est pour cette raison que la surface est plus plate et non interrompue par des bords saïllants des calices.
Le fragment représenté a une largeur de 6 pouces et une épaisseur de 1 p. 41.
Genre L. Goniastraea M. EDw., HAws.
Le polypier massif, convexe ou lobé, se compose d’un tissu compacte, la face inférieure est couverte d’une épithèque mince; la multiplication se fait par scission caliculaire; les polypites sont prismatiques, réunis dans toute leur longueur par leurs parois, qui sont toujours simples, épaisses et compactes; les calices ont une fossette assez profonde, les lamelles légèrement saïllantes et la columelle spongieuse; les palissades sont assez distinctes; les traverses ou diaphragmes nombreux. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé et vit dans les mers actuelles.
Esp. 106. Goniastr. micropora ».
PI. XII, fig. 7 a grand. nat.; b grossi.
Polyparium compactum, explanatum, tuberculosum, cellulis polypo-
rum minoribus hexagonis, anguloso-rotundatis, parietibus cellularum prominulis, confluentibus, lamellis radiantibus octo pluribusve, granosis; comella incrassata.
Hab. dans le calcaire néocomien jaune de Mangoupe en Crimée.
Le polypier compacte est élargi, à tubercules inégaux, ou tout à fait plat et sans tubercules; les calices sont très petits, hexagonaux, ou arrondis, à parois épaisses et confluentes; les lamelles rayonnées sont granulées, et c’est par suite de cette circonstance que Les bords des paroïs deviennent aussi granulés. Les granulations simulent des palissades près de la columelle. Celle-ci est épaisse et spongieuse.
Les calices sont très petits, au nombre de 3 sur l’espace de 2 lignes. Les lamelles, 8 à 10 dans chaque calice, sont assez épaisses et composées de petites granulations, qui occupent les bords des parois. Le polypier en coupe verticale présente les calices très fins et très rapprochés; on remarque sur les côtés du polypier des stries très fines, convergentes vers la base, et divergentes au sommet, ce qui semble être la suite de la fissiparité des calices.
Notre fragment à 3 pouces de large et 1 p. d'épaisseur. Son épithèque basale est mince et formée de nombreux sillons concentriques, en sorte que le polypier semble avoir été circulaire.
Ce genre est encore peu connu et c’est avec doute que j’ai réuni notre espèce aux Goniastraea, auxquels cependant sa forme générale semble devoir la faire rapporter. |
re) Astreinae dendroides.
Le polypier dendroïde, compacte, à 3 cycles complets de lamelles septales, se multiplie par gemmation latérale et non par fissiparité; le calice est dépourvu d’épithèque et la columelle est rudimentaire ou nulle.
Genre LI. Goniocora M. Enw., HA1uE.
Le polypier dendroïde est composé d’une tige grêle à plusieurs branches latérales, qui se divisent de nouveau et forment des ramifications très grêles; le calice est dépourvu de palissades, et la columelle n’est que rudimentaire. La surface de la tige est munie de petites côtes crénelées. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique.
Esp. 107. Gonioc. socialis M. Enw., Harme. Tab. XV, fig. 2. 1. c. Corals from the coral rag. p. 92.
Le polypier composé est rameux, les branches sont attachées à une
petite distance les unes des autres, souvent opposées ou dispersées sans ordre; elles partent de la tige principale sous un angle aigu; les jeunes branches ont la même épaisseur que les plus âgées et la tige principale; elles sont, comme celle-ci, garnies de côtes longitudinales granulées.
Hab. dans le terrain jurassique corallien entre Djanataï et Tirenaïr en Crimée. |
Cette espèce à été ommée antérieurement Lepidodendron caespitosum Gorpr. au Musée de l’Institut de Mines; elle est fragile, d’où il vient que les individus cassés sont dispersés sur toute la roche en fragments nombreux, dont plusieurs sont simples, d’autres pourvus d’une branche latérale de la même épaisseur que la tige principale. Leur calice est circulaire avec une cavité profonde, au centre de laquelle on observe une columelle rudimentaire.
*#*#) Astreinae aggregatae.
Le polypier compacte se compose de 6 ou d’un plus grand nombre de systèmes de lamelles rayonnées et se multiplie par bourgeonnement; la columelle manque quelquefois.
Genre LII Convexastraea d'Ors.
Le polypier convexe et massif se compose de 6 systèmes de lamelles septales; la columelle manque; les calices complétement isolés sont légèrement saillants et laissent par là entre eux des enfoncements, dans lesquels les lamelles ne se continuent généralement pas. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique.
Esp. 108. Convexastr. Waltoni M. Epw., Harwe. PI. XIE, fig. 6 a grand. nat.; b calices grossis.
M. Eowarps et Harme 1. c. Corals from the great oolite I. c. PI. XXIIE, fig. 5.
Le polypier sphérique ou légèrement gibbeux a les calices petits, arrondis, allongés et inégaux; ils sont plus ou moins rapprochés les uns des autres et séparés par des enfoncements superficiels. Les bords des calices sont légèrement saïllants ; les lamelles, au nombre de 12 ou plus, forment deux cycles complets; elles sont épaisses, de différente longueur et distinctement séparées des lamelles des calices voisins. La fossette est assez profonde et n'offre aucune trace de columelle. Les polypites ont 1 ligne de large. F
Hab. dans le terrain jurassique de Soudagh en Crimée.
Cette espèce de la Crimée diffère quelque peu du Convexastraea
Waltoni de Hampton Cliffs par les lamelles septales, qui arrivent jusqu'aux lamelles des calices voisins, sans pourtant se confondre; elles n’ont pas les granulations épineuses des deux côtés des lamelles. Le polypier présente en outre quelquefois plusieurs étages et est en général d’une forme tout à fait ronde. Il à 5 pouces de large et 3 p. de haut.
Genre LIII. Clausastraea d'Or.
Le polypier massif a les calices tout à fait superficiels et confluents, les lamelles des calices voisins passent des unes aux autres et sont réunies par des diaphragmes épais. Le centre des calices fait saillie en forme de petit collicule. Les parois des calices et la columelle manquent. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique.
Esp. 109. Clausastr. Pratti M. Epw., Harme.
PI. XIIL fig. 3 grand. nat.
M. Epwaros, Harme I. c. Corals from the great oolite p. 117. PI. XXII, fig. 5.
Le polypier massif est convexe, les calices sont larges, inégaux, dépourvus de parois et composés de lamelles septales conffuentes, épaisses et fortement courbées. Il y en a jusqu'à 30 dans chaque calice; elles sont de longueur et de largeur imégale et très rapprochées; leurs deux côtés sont parcourus de stries verticales. La base, également striée, est dépourvue d’épithèque.
Hab. dans le calcaire jurassique inférieur noirâtre près de Soudagh en Crimée.
Le polypier de Soudagh diffère un peu de l’espèce de Comb Down en Angleterre, par ce que les lamelles de la première sont plus épaisses, plus longues et réunies plus rarement par des diaphragmes; en outre les enfoncements entre les calices à 20 lamelles sont plus profonds et les collicules plus hauts que dans l’espèce de Comb Down. Les individus de Soudagh ne présentent pas l’épithèque basale, qui est au contraire très bien conservée dans les individus de l'Angleterre, où d’ailleurs ils sont très rares.
Le polypier de Soudagh est très grand; il a 5 p. de large et autant
de haut.
Genre LIV. Macandrastraea d'Ors.
Le polypier massif se multiplie par scission des calices, qui par là sont inégaux, tantôt très.larges, tantôt très petits et confluents, ou placés en courtes rangées. Les lamelles rayonnées sont nombreuses, liées par des diaphragmes très rapprochés et dépourvus de columelle. Les bords
des calices sont obtus et occupés par les lamelles, qui vont d’un calice à l'autre. Ce genre se trouve dans le terrain crétacé.
Esp. 110. Maeandrastr. pseudomaeandra Mrex. sp. PI. XIL, fig. 1 a b grand. nat.
Le polypier en fragment a les calices arrondis, allongés, inégaux, se multipliant par scission et devenant par là confluents deux à deux; elles ne formant jamais de longues séries, comme chez les Méandrines; le centre, dépourvu de columelle, est lamelleux. Le bord des lamelles est denticulé, et les diaphragmes entre les lamelles sont très nombreux et rapprochés.
Hab. dans le terrain crétacé de Mangoupe, de même que dans le turonien d’Uchaux dans la France méridionale.
Le polypier, en fragments de 2 pouces de haut et de 112 p. de large, a le plus grand calice de 8 lignes de large. Les calices sont ordinairement séparés les uns des autres par une strie rudimentaire, indistincte au moins dans les individus de la Crimée; ils ont les bords élevés et séparés des bords voisins.
Famille quatrième.
Fungidées.
Le polypier, simple ou composé, est court et forme un disque ou une expansion foliacée. Le calice est tantôt simple et arrondi, tantôt confluent chez les polypiers composés. Les lamelles septales ne sont pas différentes des côtes; elles sont imperforées, à bord denticulé et pourvus aux deux côtés de synapticules épineuses, mais il n’y existe ni diaphragmes, ni planchers. Les polypiers composés se multiplient par des bourgeons latéraux. ë
Genre LV. Anabacia dOrs.
Le polypier simple est lenticulaire, à lamelles septales très nombreuses, minces; la base est couverte ou non d’une épithèque; le calice, à centre légèrement convexe, est enfoncé. Ce genre se trouve dans les terrains crétacé et jurassique.
Esp. 111. Anabac. nummulus #.
PI. XL fig. 5 a grand. nat. vu d'en haut; b vu en face; c lamelle, vue de côté. Polyparium semiglobosum, supra concavum, infra convexum, tenui epitheca contectum, lamellis radiantibus e centro subprominulo bifurcatim divisis, sex cyclos exstruentibus.
Hab. dans le calcaire néocomien de Mangoupe en Crimée.
Le polypier simple est hémisphérique, à base arrondie, couverte d’une épithèque lisse et mince, qui cependant manque au genre jurassique, en sorte que l’espèce néocomienne n’appartiendrait peut-être pas à lAnabacia. Le calice est enfoncé, surtout près des bords du polypier; le centre s'élève en une petite protubérance, de laquelle les lamelles rayonnées prennent naissance pour se rendre aux bords du calice. Les lamelles se bifurquent à plusieurs reprises, c'est-à-dire les lamelles plus courtes se réunissent aux plus longues et celles-ci aux très longues; elles rejoignent par conséquent aux extrémités intérieures les lamelles voisines, qui par là paraissent comme bifurquées. Le bord supérieur des lamelles est tranchant et se continue à l’extérieur en une pointe saillante. Le bord du calice est également tranchant.
Le plus grand échantillon, conservé au Musée de l’Institut des Mines, a 1 p. 3 L. de large et 61/2 1. de haut. Les lamelles sont un peu plus épaisses chez les petits individus; elles sont attachées à une épithèque très mince, qui forme l’enveloppe de la base. La surface du calice est fortement enfoncée, et c’est au centre que Les lamelles prennent naissance; elles ont des deux côtés des stries très minces et parallèles (voy. la fig. 5 c); elles sont tantôt plus courtes, tantôt plus longues et se dirigent du bord inférieur au supérieur. Les synapticules, qui caractérisent ce genre jurassique, manquent à l’espèce néocomienne.
Famille cinquième. | :
Lophosérinées.
Polypier simple ou composé, à lamelles septales formant 6 systèmes ou plus; les lamelles sont généralement très nombreuses et réunies par des synapticules, à bord supérieur granulé; le cœnenchyme est poreux; lépithèque basale n’est ni perforée, ni épineuse.
Genre LVI. Trochoseris M. E2w., HAIuE.
Le polypier turbiné est simple et attaché par la base; calice très large, à nombreuses lamelles septales très fines et très serrées; Leur bord supérieur est granulé et la paroi finement striée. Ce genre se trouve dans les terrains crétacé et nummulitique.
Esp. 112. -Trochoser. exsuperans ».
PI. XIV. fig. 31 grand. nat.
Polyparium turbinatum magnum, calice lato, subeoncavo, numerosis- Eichwald, Lethaea rossica. II. 11
simis lamellis iisque tenuissimis et fovea centrali acute verrucosa exstructum.
Hab. dans le calcaire néocomien de Mangoupe en Crimée.
Le polypier simple est turbiné, il se dilate rapidement vers le sommet, dont le calice, légèrement concave, contient des lamelles septales denticulées très fines et fort nombreuses; les plus courtes se réunissent aux plus longues et forment, au centre, des faisceaux, qui étaient peut-être : au nombre de six, correspondant à autant de systèmes. Chaque système paraît se composer de 60 ou 80 lamelles, qui sont si fines que 6 lamelles se trouvent sur l’espace d’une ligne. Le centre est occupé par un enfoncement épineux ou une columelle élargie et hérissée de petites verrues pointues, conformation qui se trouve aussi dans le Trochoseris distorta Mrcx. du terrain nummulitique du département de Seïne-et-Oise.
Le polypier du Trochos. exsuperans est composé d’un tissu poreux, qui se remarque depuis la base jusqu’au sommet, et forme un endochyme à pores très délicats et placés en rangées verticales. Celles-ci sont séparées par de petites côtes verticales, dont la présence fait paraître la paroi extérieure striée.
Je ne connais qu’un fragment très incomplet du polypier; il semble avoir eu au calice une largeur de 2 p. 6 L. et une hauteur de 1 p. 5 1. Ce fragment a été découvert par M. de Norpmanx et se trouve dans sa belle collection de fossiles de la Crimée.
+ Genre LVITI. Protoseris M. EDw., HAIwE.
Le polypier composé est en gobelet foliacé, à calices confluents; les lamelles sont infléchies, ondulées, la columelle verruqueuse; la paroi est couverte d’une épithèque, qui est sillonnée concentriquement et en-dessous de laquelle on remarque les lamelles très fines, réunies par des synapticules. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique.
Esp. 113. Protoser. Waltoni M. Epw., Harwe.