c. p. 133. PI. VIII, fig
Le test est petit, lenticulaire, régulièrement bombé et garni de filets capillaires nombreux, très serrés, dichotomes ou fasciculés.
Hab. dans un calcaire nummulitique de Khorazan en Perse, sur le bord méridional de la mer Caspienne, ainsi qu’en Egypte, dans l’Inde et au Bengale.
Le test n’a que 2 lignes de large et remplit en milliards d'individus un calcaire jaune compacte de la Perse. Les tests sont légèrement convexes, à bord obtus ou peu tranchant. Les tours sont au nombre de 4 ou 5, le troisième est toujours d’une hauteur double comparativement à celui qui le précède.
Esp. 135. Nummul. irregularis Desx.
d'Arcaiac et Haine, 1. c. p. 188. PI. VIIL fig. 16—19,
Le test est très plat, flexueux, à 3 ou 4 tours, qui grossissent rapidement; les loges sont ondulées et irrégulières, de même que les tours.
Hab. dans le terrain nummulitique de la Crimée, où cette espèce est réunie au Numm. distans, comme à Bos-d’Arros près de Pau, au pied des Pyrénées. :
La spire intérieure est très irrégulière, les cloisons également irrégulières, fortement courbées et rapprochées. Les surfaces du test sont
ondulées et présentent des stries rayonnantes, flexueuses, irrégulières. 1%
Le test a 6 lignes de large, son épaisseur de %/4 de ligne.
Esp. 136. Nummul. planulatus d’Ors.
d’Arcurac et Hate, 1. c. p. 142. PI. IX, fig. 5—10.
Le test est petit, très plat, discoïde, lenticulaire dans le jeune âge, mais de plus en plus déprimé et diversiforme en vieillissant; les surfaces sont lisses, ondulées et couvertes de stries extrêmement déliées, falciformes, rayonnantes; le bord est tranchant.
Hab. dans un calcaire nummulitique compacte sur le bord occidental du lac d’Aral, près du cap Isendé, et dans un grès calcaire, brun foncé et rougeâtre, de la vallée de l’Araxès, près d’Ordoubad, ainsi que près de Gyneschyk sur la hauteur de Daralaghez; il se trouve aussi, en une variété petite, près de Téhéran en Perse, dans un calcaire brunâtre assez compacte. à
C’est une des plus anciennes espèces de Nummulites; elle est très répandue et se trouve à l’île de Wight, en Belgique, dans le bassin de la Seine, où elle caractérise les grès inférieurs du Soissonnais.
La loge centrale est distincte, les 4 ou 5 tours grossissent très rapidement, surtout le dernier. La variété petite de la Perse ressemble beaucoup à la var. a. minor d'Arcx. *, de moitié plus petite que le type; la lame spirale et les cloisons des tours, au nombre de 3 ou 4, sont d’une extrême délicatesse, les cloisons grandissent rapidement.
Esp. 137. Nummul. variolarius Sow.
PI. XV, fig. 11 a grand. nat.; b c grossi.
d'ArciAc et Haïme, |. c. p. 146. PI. EX, fig. 13.
Le test est petit, subsphérique, ou lenticulaire, à bord arrondi ou anguleux, la surface est couverte de plis falciformes, rayonnants, quelquefois dichotomes,. aboutissant à une sorte de mamelon central lisse. Plus tard les plis sont limités au pourtour par un limbe uni, continu, qui forme un bord distinct et lisse.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Simferopole et de Baktschissaraï en Crimée, ainsi qu’en Angleterre, à Biarrits, en Hongrie, au Kourdistan.
La loge centrale est petite; il y à 5 tours réguliers épais, qui s’écartent symétriquement du centre à la circonférence.
* [. c. p. 143. PI. IX, fig. 10 a b'c.
Esp. 138. Nummul. tuberosus ».
PI. XV, fig. 6 a grand. nat.; b grossi, en face; c grossi, en coupe transversale.
Testa plana, discoidea, exigua, superficies utraque minutis tubereulis per series radiantes easque passim bifidas dispositis ornata, centro nonnihil excavato.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Baktschissaraï.
Le test est très plat, garni de granulations, disposées en rayons quelquefois bifurqués; le centre est légèrement enfoncé et le bord presque obtus; il n’y a que 3 ou 4 tours, dont le premier commence par une loge simple sphérique, assez grande. Les loges grossissent successivement, les cloisons sont obliques, forment un angle fort aigu en arrière et un sinus arrondi en avant. La lame cloisonnaire est assez épaisse. Les granulations sont rangées en rayons nombreux, qui partent d’un tubercule central plus grand que les autres. Les tubercules diminuent de plus en plus vers la circonférence, où ils sont quelquefois confluents.
Cette espèce ressemble le plus au Nammul. granulosus d’Arcx., mais celui-ci à les granulations en rangées légèrement arquées et non en rayons droits; ceux-ci commencent dans le Numm. tuberosus au centre enfoncé, pour se porter vers le bord. Il à en outre 4 tours, tandis que le Nummul. granulosus en a 9 très flexueux, et des cloisons faiblement arquées.
Le test a moins d’une ligne de large, et est très plat; il appartient par conséquent à une des plus petites espèces du genre.
2) à cloisons non embrassantes et presque droites.
ex plananr.
Esp. 139. Nummul. granulosus d’ArcH., Harmr.
PI. XV, fig. 3 a b grand. nat.; c d grossi.
Le. p. 151. PL X, fig. 11—19.
Nummulites placentula Desx, Mém. de la Soc. géol. de France. Vol. IT, p. 69. PI. VL fig. 8—9.
Le test plan ou discoïde a les surfaces presque régulières, légèrement ondulées et couvertes de plis rayonnants courts, qui correspondent aux-cloisons des tours et sont de la sorte disposés en rangées suivant une hélice; ils portent quelques granulations allongées vers le centre du test.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Simferopole en Crimée, dans le Frioul, la Croatie, ainsi que dans les Pyrénées centrales et les Alpes suisses; très rare en Egypte et dans l’Asie mineure.
Le test a 6 lignes ou plus de large et 1 ligne d'épaisseur, il est
constamment plus petit en Crimée; les plus grands individus ont 5 I. de large; les plis des surfaces sont constamment granuleux et surmontés vers le centre du test de nombreuses granulations libres, disposées sans ordre. Les bords sont plutôt tranchants qu’obtus et le centre est légèrement enfoncé.
Esp. 140. Nummul. exponens J. de Sow. PI. XV, fig. 13 a grand. nat.; b grossi, en face; a! grossi en coupe verticale; b! grossi, en profil.; c—d coupe a! encore plus fortement grossie; c loges; d intervalles entre les lames spirales; e grands canaux traversant les lames spirales; f petits canaux; g bourrelet spiral sillonné; h voûte de la loge (copie).
Le test plat et discoïde est caractérisé par une surface à dépression centrale et à rayons granulés très nombreux, qui prennent naissance au centre et passent jusqu’à la circonférence; ils sont traversés par les stries excentriques peu apparentes des tours.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Baktschissaraï, ainsi que dans l’Asie mineure, en Suisse, au midi de la France, dans les Indes orientales, sur la frontière de la Chine.
Sa grandeur est double de celle du précédent, mais il est toujours plus petit en Crimée, ordinairement de 2 I. de large ou un peu plus; le bord est tranchant et il est enfoncé entre le bord et le centre; le test est marqué de courts plis en pores pustuliformes, qui couvrent les deux sur- faces du test et forment 2 ou 3 rangées concentriques près du bord; il manque par conséquent de rayons granulés.
Esp. 141. Nummul. spira de Rorss.
PI. XV, fig. 5 a b grossi.
Vic. d'ArcHyAc et Haimeg, 1. c. p. 155. PI. XI, fig. 1.
Le test est très plat, également mince dans toute l’étendue, à surfaces ondulées, les tours et les cloisons de la spire sont plus ou moins visibles à l'extérieur, le centre s’élève légèrement en bouton.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Baktschissaraï, en Italie, au midi de la France et même au Bengale.
Le test a 5 L de large et presque {2 L. d'épaisseur. Cette espèce est rare en Crimée; elle est ordinairement lisse, en sorte que les tours et les cloisons ne sont pas apparents; le centre est légèrement relevé. Le bord est si mince et si tranchant qu’il ne reste presque jamais complet; généralement il est inégalement échancré.
Genre LXVII Operculina d'Or.
Le test est petit, discoïde, équilatéral, fortement comprimé, à spire régulière et apparente de chaqué côté; les tours sont contigus et s’accroissent rapidement; les loges sont étroites et très hautes; la dernière est percée d’une ouverture triangulaire contre le retour de la spire. Ce genre se trouve dans les terrains nummulitique et tertiaire.
Esp. 142. Opercul. ammonea var. Leym.
Mém. de la Soc. géol France 1846. I, p. 359. PI. 13, fig. 11.
Le test mince et lisse n’a que 3 ou 4 toufs, à bord extérieur distinct et à cloisons arquées très étroites.
Hab. dans une brèche ferrugineuse nummulitique d’une île du lac d’Aral.
Le test de l'individu de l’Aral n’a que 3 tours et diffère par là de l'espèce ordinaire, qui en a jusqu’à 5; en outre Le second tour grossit plus rapidement que chez celui-ci; il n’a que 1 ligne de large.
Genre LXVIII Cristellaria d'Or.
Le test libre est régulier, équilatéral, comprimé, à tours embrassants, carénés au dos et munis, sur les cloisons, de crêtes ou de petits bourrelets au milieu des deux côtés; les loges sont comprimées, allongées et la dernière est pourvue d’une petite ouverture près du dos du tour. Ce genre se trouve déjà dans le lias, en plus grand nombre dans les terrains crétacé et tertiaire, et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 143. Cristell rotulata d'Ors.
PI. XV, fig. 9 a grand. nat.; b c grossi.
Reuss, Kreïdeversteinerungen v. Bôhmen 1. c. p. 34. PI. 8, fig. 50, 70. PI. 12, fig. 25. l
Le test discoïde est plat, et devient avec l’âge plus renflé des deux côtés, l’ombilie est marqué d’un bourrelet, le dos est caréné et se continue même en une petite aîle; il y a jusqu’à 20, loges et au delà; leurs cloisons, surtout celles des dernières, présentent des saïllies ou plis. Le test est comme vitreux et luisant.
Hab. dans une argile crétacée bleue aux environs de Kiew.
Cette espèce se trouve en nombreuses variétés dans la craïe blanche et même dans le gault de la France, de la Belgique, de l'Angleterre, en Bohème, en Saxe et en beaucoup d’autres endroits; le test de l'argile bleue de Kiew est tantôt petit, d’une demi-ligne de largeur, tantôt de 2
lignes de large; il est entièrement lisse et brillant, ou pourvu de plis saillants, qui sont la continuation des cloisons des loges. Le bourrelet ombilical ne se rencontre que rarement bien prononcé; quelquefois 3 petits tubercules ou plus occupent sa place. Le dos est ordinairement caréné, à peine ailé, mais parfois obtus.
Esp. 144. Cristell. exserta ».
Testa exigua, involuta, ultimo anfractu protracto, exserto, costis utrinque 10—12 obviis, crassioribus in dorsum excurrentibus, obtusum et a costis non occupatum..
Hab. dans la même argile crétacée bleue de Kiew.
Le test est petit, embrassant, la dernier tour est saïllant, droit; celui qui le précède est très petit, à peine saïllant. Les deux tours sont munis de 11 ou 12 côtes assez épaisses, saïllantes et plus larges que les intervalles. L’ombilie porte quelques petites granulations. Le dernier tour est séparé du précédent; il est elliptique et fermé par la dernière cloison lisse, perforée par le petit orifice près du dos, qui est plus ou moins obtus et rarement presque caréné.
Cette espèce se rapproche par sa forme générale du Cristell. intermedia Reuss du plänermergel de Louschitz en Bohème, mais elle en diffère par les côtes saïllantes, qui manquent à ce dernier.
Esp. 145. Cristell ovalis Reuss.
Le. I, p.34. PL VIIL fig. 49. PL XII, fig. 19. PI. XIII, fig. 60—63.
Le test est petit, ovalaire, semicirculaire et plus ou moins bombé, presque sphérique, à 5 ou 6 loges, dont les cloisons ne sont pas saillantes en côtes, mais marquées de simples stries peu accusées. La cloison de la dernière loge est enfoncée, surtout près de l’orifice dorsal et à la base du tour. Le dos est caréné, tranchant.
Hab. dans la même argile crétacée bleue de Kiew, ainsi que dans le plänerkalk supérieur de Koutschline en Bohème.
L'espèce de Kiew à 1 ligne de large; son épaisseur, mesurée entre les deux ombilics légèrement saillants, n’est que de l} ligne. La cloison du dernier tour est triangulaire, la base élargie est interrompue par le dos saillant et caréné du tour précédent. La surface du test est entièrement lisse et brillante. Ù
Famille quatrième.
Cycloporini m.
Le tests, petits ou d’une grandeur assez considérable, sont plats ou
convexes d’un côté, et plats de l’autre, à surface granulée et à loges en-
dedans. Les loges sont placées en couches concentriques et couvertes sur les deux surfaces par des membranes poreuses, dont le nombre est plus grand au centre que vers la circonférence; elles n’ont aucune relation avec les loges. Celles-ci sont rectangulaires et rayonnantes, quoique cette disposition ne soit pas toujours bien distincte; les loges du centre semblent communiquer par de petits pores entre elles et avec les espaces vides entre les loges. Le centre est tantôt plat, tantôt muni d’un mamelon, qui se trouve même sur les deux côtés; le test inéquilatéral devient par là équilatéral.
Cette petite famille se compose des genres Orbitulina d'Ors., Hymenocyclus Bronx et Omphalocyclus d'Or8., qui ménagent le passage aux Bryozoaires. Tous ces fossiles formaient antérieurement le genre Orbitolites Bron@x.; ils diffèrent remarquablement des Nummulites par une autre disposition concentrique de leurs loges ou cellules; ils manquent absolument de la structure des Nummulites et de la disposition spirale de loges. En outre les deux surfaces des tests
. sont couvertes de plusieurs couches calcaires à cellules aplaties; mais le - nombre de ces couches ne correspond pas au nombre des loges du centre
des tests. Ce sont par conséquent des genres qui se rapprochent du Lunulites et des Escharidées parmi les Bryozoaires.
Genre LXIX. Hymenocyclus Brown, Leth. geogn. V. 94 et 2 KI 250) Orbitoides d'Ors. et Orbitolites Rürm., d'Arca.
Le test, ordinairement petit, a quelquefois 2 pouces de large, il est entièrement plat, aminci sur le bord; des deux surfaces sont ou égales, ou l’une d'elles est munie d’un mamelon au milieu et l’autre est plate; elles sont granulées ou inégales. Ce genre se trouve dans les terrains nummulitique et tertiaire.
Esp. 146. Hymenoc. discus Rürim.
PI. XV, fig. 7 a b grand. nat.; en face et en profil; c en coupe, grossi.
Rümimerer, Das Schweizerische Nummulitenterrain zwischen dem Thunersee und der Emme. Bern 1850, p. 116. PI. V. fig. 71. 78. 80. 81.
Le test est grand, plat, discoïde, égal en épaisseur au centre et vers les bords; les surfaces sont égales, lisses ou couvertes de très petites granulations. Les couches concentriques sont très nombreuses, très serrées.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Baktschissaraï, et en Suisse.
Les couches sont inégales, non symétriques, ondulées, et se divisent irrégulièrement ; “elles sont tantôt interrompues, tantôt accessoires. Les lames concentriques sont fort rapprochées et très nombreuses, et entre elles on observe les loges carrées également très rapprochées. Leurs cloisons sont formées de 2 lames parallèles, qui s'appuient en haut et en bas sur les lames concentriques; ces dernières forment, comme les lames spirales des Nummulites, la voûte et la spire de chaque loge.
Le centre est dépourvu de loges; on n’y remarque que quelques lignées à peine perceptibles.
Il y à au moins 40 loges dans l’espace d’une ligne, et 15 à 20 lames placées sur le même espace; ils s’ensuit que les loges et les lames concentriques sont infiniment petites. ik
Le test à 1 pouce 2 lignes de large; son épaisseur ne dépasse pas une ligne.
L'espèce de la Crimée est un peu plus grande que celle de la Suisse, qui se trouve très répandue dans ce dernier pays, eb toujours associée à de nombreux Nummulites, comme en Crimée.
Esp. 147. Hymenocycl. ephippium ScacLotx.
PI. XV, fig. 4 a b grand. nat.; c d grossi.
Petrefactenkunde L. c. I, p. 89.
Pusca, Polen’s Palaeontologie 1. c. Tab. XIL, fig. 17. Orbitolites sella d’Arcrac, Mém. de la Soc. géol. de France, T. INT, Série 2. PI. VIIL, fig. 16.
Le test discoïde et plat est composé de loges très rapprochées; la surface est infléchie en dos d'âne et munie de nombreuses granulations, qui simulent de petits orifices.
Hab. dans le terrain nummulitique de Koulpi en Arménie, de Simféropole en Crimée et dans les Carpathes.
Cette espèce est des plus grandes, elle à quelquefois plus de 1 pouce, mais en Crimée elle n'offre que 4 lignes de large, et est très mince. Les bords sont tranchants; le test est formé de lames minces superposées et poreuses; la surface est finement granulée.
Esp. 148. Hymenocycl parmula Rürm.
PI. XV, fig. 14 a b grand. nat.
Rôrmeyer, |. c. p.117. PI. V, fig. 72— 73,
Le test discoïde est très mince, à mamelon central du côté convexe, et dépourvu de mamelon du côté plat; la surface porte de nombreuses
granulations très petites et très rapprochées; le test s’amincit insensiblement vers la circonférence, et Le bord est tranchant.
Hab. dans le terrain nummulitique de Baktschissaraï en Crimée et dans un semblable terrain des cantons d’Appenzell et de Schwyz.
Le test se distingue par ses surfaces inéquilatérales, par les granulations nombreuses des deux surfaces. Il a 7 L et plus de large; son épaisseur, mesurée au-dessus du mamelon, est de 1 ligne.
Esp. 149. Hymenocycl. Fortisii d'Arc.
PI. XV, fig. 1 a b grand. nat.; c grossi.
d’Arcarac, Mém. de la Soc. géol. de France I. c. PI. VIIE, fig. 12.
Le test, de grandeur moyenne, est mince, presque transparent au bord et à mamelon au centre des deux surfaces; celles-ci sont pourvues de nombreuses granulations très rapprochées, légèrement saiïllantes, et laissant entre elles un petit espace libre. Les surfaces sont en outre marquées de lignées d’enfoncements concentriques, au nombre de 2 ou 3, qui cependant ne sont pas visibles dans certains échantillons.
Hab. dans le calcaire nummulitique de Baktschissaraï et en France.
Le mamelon central est tantôt plus grand, tantôt plus petit et moins saillant; les deux surfaces sont constamment égales entre elles.
Le test n’est pas toujours entièrement plan; il est parfois courbé d’un côté et légèrement flexueux aux bords, qui sont tranchants.
Esp. 150. Hymenocycl. patellaris RôTmm.
PI. XV, fig. 2 a b grand. nat.; b c surfaces grossies. Le. p. 119. PI. V, fig. 76 et 77. |
Le test discoïde porte un mamelon sur une des surfaces, à partir de laquelle de nombreux plis en rayons se dirigent jusqu’au bord aminci.
Hab. dans le terrain nummulitique de Koulpi en Arménie, en Suisse près de Lucerne et dans le canton de Schwyz.
Le nombre de grands plis ou rayons est de 3 ou 6; entre eux on remarque d’autres rayons secondaires et tertiaires plus petits, en sorte que près de la circonférence il en existe jusqu’à 60. Les rayons sont droits: les grands commencent au mamelon, les autres, plus petits, naiïssent entre les rayons primaires et sont légèrement granulés.
Le test a 1 pouce et plus de large, et appartient aux plus grandes espèces de l'Arménie, où celle-ci est associée au Hymenoc. sella,
Ordre quatrième.
Bryozoaires.
Les Bryozoaires appartiennent à l’ordre le plus développé des Phytozoaires ou forment plutôt une classe particulière d'animaux, qui se rapprochent des Mollusques, surtout des Tuniciens; ils ont, comme ceux-ci, un canal digestif complet, qui offre extérieurement une ouverture buccale et une ouverture anale distinctes; ils ont en outre un appareil branchial nettement accusé, car leur respiration se fait par des pores placés dans la paroi antérieure des cellules, entre les deux bords cellulaires. Leur manteau (ou tunique enveloppante) est: moins développé: que, chez les Tuniciens, où il contient les branchies; le manteau des Bryozoaires est au contraire encroûté de carbonate de chaux ou d’une substance cornée. Les branchies forment une couronne de tentacules autour de la bouche et sont garnis de cils vibratiles. La partie inférieure incrustée du manteau fait partie intégrante de l’animal et forme une couverture ou enveloppe solide, dans laquelle la partie libre antérieure de ce dernier se retire pour éviter le danger qui le menace. Ile se multiplient par des bourgeons ou par des œufs, et forment des aggrégations d'individus, qui jouissent d’une vie commune, et d’une autre, individuelle; leur tige est polypiforme et fortement ramifiée, souvent d’une grandeur très considérable.
Leurs cellules varient beaucoup quant à la forme; réunies les unes aux autres en rangées très distinctes, obliques, elles forment ordinairement un urcéole. Les cellules sont réunies entre elles par des canaux à bourgeons, et quelquefois on observe en outre un pore ovarien au-dessus de la cellule; d’autres fois il y a, plus bas, au lieu du pore, un tubercule ovarien, qui sert également à la reproduction. Souvent on trouve de petites cellules entre les grandes; c’est le commencement de nouvelles rangées cellulaires.
Famille première.
Escharidées.
Les cellules en urcéole sont élargies et sexangulaires par compression mutuelle; leur partie antérieure est formée par une enveloppe membraneuse, dans laquelle on observe une ouverture plus ou moins profonde, qui peut se fermer par un opercule corné. Les cellules sont disposées en rangées obliques sur des tiges élargies ou cylindriques, tantôt articulées, tantôt non articulées. Un pore ovarien est placé au-dessus de l’ouverture, ou bien cette dernière est placée plus bas, et au-dessus se développe le
tubercule ovarien. La forme des cellules varie avec l’âge, ce qui vient augmenter encore la difficulté de la détermination des espèces. C’est la famille des Membranacées BL. ex parte et des Urcéolées Ha.
Genre LXX. Eschara Lau.
La tige verticale est lamelleuse ou cylindrique, attachée à sa base; elle est rameuse et se compose de 2 couches adossées de cellules, disposées des deux côtés de la tige en rangées obliques; une paroi verticale membraneuse (le plat basal) très mince sépare les deux couches, dont les cellules se correspondent mutuellement. Le pore ovarien ainsi que les cellules accessoires manquent quelquefois. Le tubercule ovarien est plus constant. Les tiges cylindriques ressemblent aux Vinculaires, mais elles deviennent plus épaisses sur une distance plus grande et ne sont pas également minces, comme chez les Vinculaires, dans lesquelles en outre le nombre des rangées de cellules ne varie jamais comme dans les Eschares.
-Ce genre ne se trouve que dans les terrains jurassique , Crétacé et tertiaire, et vit encore dans les mers actuelles.
Esp. 151. Esch. cyclostoma Gozpr.
# PI. VIIL, fig. 11 a grand. nat.; b grossi.