‹ Letters on elementary and practical educationChapitre 33 sur 48 · LETTRE XXXV · texte numérisé non relu

LETTRE XXXV

161. Il a déjà été suggéré, très à propos suivant moï, que les maîtres des écoles élémentaires, devraient êtrê tenus, durant les vacances, de fréquenter l'école modèle de leur Comté, pour se perfectionner, et se mettre en état de remplir leurs devoirs.

162. Outre cet avantage, il en résulterait un autre, je veux dire l'uniformité dans l'enseignement, ou au moins dans ses parties principales.

163. Il est évident que les maîtres et les maîtresses des écoles élémentaires apprendraient en un moindre espace de tems, aux écoles modèles, que ne le feraient des garçons et des filles qu'on y enverrait, pour qu'on leur apprît Part d'enseigner ; et s'ils mettaient tant soit peu à profit, le tems qu'ils passeraient aux écoles modèles, eux-mêmes et les écoliers en retireraient de grands avantages.

164. J'ai, (au No. 155,) suggéré que tous les ans, le garçon et la fille les plus avancés dans chaque école d'arrondissement, eûssent de droit, le privilège d'être admis à l'école modèle du comté. Il est clair qu'il ne faut pas s'arrêter là. Ces garçons et ces filles s'ils étaient à la tête de l'école' modèle, ou tels

autres qui le seraient, devraient, sur l'ordre du Bureau de Gardiens des écoles pourvu au No. 159, être envoyés à Pécole normale du District, à leurs propres frais, ou à même le fond pour les indigens, dans le cas ou le Bureau les recommanderait, suivant qu'il est spécifié à l'aperçu mentionné dans la lettre suivante et que l'on trouvera dans l'Appendice.

165. Les écoles normales donneraient, à n'en pas douter, un ton décidemmcnt élevé au mode d'enseignement. La jeunesse de l'un et de l'autre sexe, y acquièrerait plus de connaissances que dans les écoles modèles, et se qualifierait ainsi pour enseigner dans les écoles modèles auxquelles elle imprimerait un caractère de vigueur et d'élévation, ou elle se qualifierait pour enseigner dans une plus haute sphère d'éducation, si comme il est naturel de s'y attendre, l'on pourvoit par la suite, à l'établissement d'écoles supérieures.

166. Ayant pour principe de borner l'opération du présent système, à l'Education Elémentaire et Pratique, je ne dois pas m'écarter de ma route, et m'arrêter à calculer les effets probables ou même possibles qu'un esprit éclairé sera, de suite, porté à attribuer à la direction judicieuse des écoles normales, quant à ce qui n'a pas un rapport exclusif au fonctionnement de ce système. En Prusse, l'on n'a fait de progrès sensibles, qu'après l'établissement de séminaires pour l'instruction des maîtres, et la formation d'une classe nouvelle de précepteurs ; c'est là une considération d'une assez grande importance, pour dissiper tout doute quant à la convenance d'adopter en Canada, un mode de perfectionnement qui a réussi à un aussi haut dégré en Prusse.

167. Je ne crois pas devoir appuyer sur les connaissances que l'on s'attendra à rencontrer chez les Professeurs de l'un et de l'autre sexe, dans les écoles normales. Le Surintendant sous la surveillance immédiate et le contrôle exclusif duquel, ces écoles devront être placées, sera trop intéressé à faire bien .fonctionner tout le système, pour ne pas choisir judicieussement les Professeurs, et veiller soigneusement sur eux, ainsi que sur tous les départemens de ces écoles.

168. Les qualifications des étudians dans les écoles normales, à devenir instituteurs, et l'époque à la quelle ils devront laisser Pécole, pourraient être déterminées. 1. Par le certificat du Professeur de l'école normale, après un examen régulier, strict et impartial. 2. Par le renvoi à l'Inspecteur du District. 3. Par la décision finale et sans appel du Surintendant.

169. Il n'est pas nécessaire de remarquer que tout autre mode pratique plus propre à conduire à ce but, devrait être préféré.

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