LETTRE Y
Les électeurs'par tout le pays, feront bien de regarder de près au sujet de l'éducation, et de s'assurer d'avance de leur succès à élire des hommes disposés favorablement pour cette grande cause, avant de leur donner leur appui et leurs voix, La Législature-Unie ne peut pas, ne doit pas laisser et ne laissera pas, espérons le, s'écouler la première session, sans mûrir et adopter un système d'éK* ducation Elémentaire et Pratique. Je me flatte que nos Législateurs ne se borneront pas à imiter servilement les gouvernemens du moyen âge, toujours portés à patroniser les académies, les collèges et les universités, et dans leur car* rière d'égoïsme et d'inhumanité, laissanicroupir la masse des peuples dans l'ignorance et la dégradation.'
De ce cjôté-ci de l'Atlantique, nous avons des notions et des besoins qui diffèrent des notions et des besoins de ceux que l'on a fait marcher, et qui euxmêmes ont poussé les peuples daus cette voie impie et aride. Quelques soient donc notre origine, notre religion, notre politique, unissons-nous de cœur et d'action : du succès de nos efforts, dépend notre avenir ; mais aussi du défaut de succès, naîtront et se déveloperont des conséquences plus funestes encore que celles que les hommes les moins courageux sont dans le cas d'en appréhender. } Je commencerai, dans ma prochaine lettre, à donner une esquisse d'un plan d'éducation, ou plutôt je jeterai ce que je regarde comme devant être la base sur la quelle reposera solidement l'édifice.