‹ Letters on elementary and practical educationChapitre 6 sur 48 · LETTRE IV · texte numérisé non relu

LETTRE IV

Peu de personnes nieront, ou môme révoqueront en doute, la vérité de l'assertion que j'ai faite dans ma dernière lettre "qu'il est du devoir de tous les gens de bien de faire usage dé leur influence, pour aider à cette grande cause, la cause de l'éducation." J'ajouterai maintenant, que tousles gens de bien doivent désuite, faire abstraction de toutes opinions qu'ils ont pu former par préjugé ou autrement,- sur le mode de mettre à effet un système d'éducation ; leurs vues sur ce sujet si important, fûssent-elles mêmes correctes, comme c'est, à n'en pas douter, le cas chez nombre de ceux qui y ont donné quelque attention, ces personnes verront de suite, que pour arriver à une saine conclusion, elles doivent pour quelque peu de temps, suspendre leur jugement, écouter avec patience ce qui leur sera proposé, et rejeter ensuite ou approuver le système que je suis sur le point de soumettre au piïblic.

Si comme je le crois véritablement,1 et me plais a le pressentir, rien ne sera ftï us propre a anéantir les distinctions nationales et les préjugés, les animosities et les haines qu'elles ont engendrées et fomentées, que l'opération de mon système d'éducation, j'ai le droit de réclamer et d'attendre du public, une attention calme aux suggestions que je ferai.

Nous nous accordons tous à dire que l'état d'anarchie dans lequel nous avons vécu depuis quelque tems, détruit notre bonheur. Il en est parmi nous,

qui attribuent nés malheurs aux distinctions nationales sur lesquelles ont spéculé quelques individus, pour attiser le feu de la discorde ; d'autres regardent Pétât d'excitation publique qui existe, comme l'effet et non la cause des calamités dont nous avons tous été affligés. 11 n'est pas nécessaire que. je nvécartc de la route que je me suis tracée, pour m'enq^iérir de ces choses là; ces considérations, je puis le dire, sont étrangères à mon plan : d'autant plus qu'une discussion de cette nature, réveillerait au lieu de diminuer l'effervescence que je me flatte de faire disparaître, en extirpant tout simplement, la cause actuelle de sa continuation.

Page 1