I0TES
gages {pawubndcers ), etc. Les propriétés municipales,
telles que les marchés et terrains, donneol encore un produit notable.
A New- York , les taxes locales proprement dites , indépendamment du revenu des marchés et autres propriétés municipales, qui est de 107,300 doit. (570,000 fr.}, se sont élevées en 1835, à environ un million de dollars pour 290,000 habitants, soit 20 fr. par tête. Ce chifiFre comprend la taxe de comté, la ville de New-Tork formant un comté à elle seule. A Boston , on peut l'évaluer à 26 ou 27 fr. par téie. A Philadelphie, y compris la taxe des pauvres qui est assez élevée, les impôts municipaux sont d'environ 20 fr. par télé ; avec la taxe de comté, ils approcheraient de ZO fr, A Washington , les impôts sont plus forts , surtout relativement à la richesse des localités. A Paris, les taxes municipales sont de 50 fr. par léte; à Lyon, de 18 fr. A Londres, les impôts dépassent la limite de ce qui est croyable.
Dans les campagnes, là où il existe des municipalités, les taxes municipales sont très-faibles. Elles sont directes. Dans.rÉtat de New- York, la ville de New- York exceptée, elles sont moyennement de 1 fr. 65 c. par tête , non compris la taxe des écoles primaires.
11 existe donc , sous le rapport des taxes municipales , une grande différence entre les États-Unis et la France. En France, ces taxes portent sur les objets de consommation ; aux États -Unis y elles portent sur la fortune acquise, sur le capital. En France, tout le monde paye; aux États- Unis, le riche est le seul qui contribue.
Ainsi , dans TÉlat de New- York , abstraction faite de la métro|ioIe , les habitants payent à peu près les taxes suivantes :
Taxes fédérales. 7 fr. 50 c.
Taxes d*élai. , 1 »
Péages des canaux de PEtat. 3 64
Taxe de comté. 3 5
Taxe municipale. 1 . 65
Taxe locale pour les écoles. » 50
Total. 16 fr. 34 c.
Ceckiffre eUplutôt au-dessus qu'au-dessous de la moyenne des divers Étais , abstraction faite des grandes villes.
Dans les Étals du Sud , les taxes proprement dites sont moindres ; mais ie planteur, qui représente à lui seul une commune, est obligé à diverses dépenses considérées ailleurs comme charges publiques: il faut, par exemple, qu*il fasse travailler ses nègres à entretenir ses chemins.
Dans tout ce qui, précède je n*ai compté que les taxes. Les États et les villes ont d'autres revenus qui proviennent soit de capitaux accumulés, soit de terrains, emplacements, actions dans les entreprises , revenus qu'il n*est pas possible de confondre avec les impôts.
En France, la somme totale des voies et moyens, pour Tannée 1837, peut être évaluée à. 1,010,000,000 fr.
Les octrois pour tQ^utes les communes du royaume donneront environ (1). 65,000,000
Les impôts départementaux (2). 65,000,000
Total des impôts du royaume. 1,140,000,000
Soit, à cause des omissions. 1,150,000,000
De là il faut déduire comme représen*
tant des dépenses fictives ou comme
provenant d'autres sources que de Tim-
pôt (3). 00,000,000
U reste pour le budget réel du pays. 1,060 ,00^^,000 fr.
Ce qui , pour une population de 35,300,000 habitants , donne une taxe de 32 fr. par tête.
(1) Ils ont donné, en 1833, aux communes, 56, 571,000 Tr.
(2) En 1832, ils ont été de 56^774,200 fr.
(3) Savoir :
lo Revenut tflver«.— -Revenus et prix de ventes de domaines. 4,211,000 fr.
A reporter. 4,21 i ,000 fr .
On a beaucoup agité, if y a quelqfie temps, la questfon de savoir si les États-Unis étaient plus ou moins imposés que la France. C'est une question qui est succeptible d*étre eliTisagée de divers points de vue. Les systèmes d*impdt des deux pays se ressemblent très-peu. Les impôts sont beaucoup moins multipliés aux États-Dois que chez nous, et ils sont répartis autrement. La population des campagnes, c'est-à-dire Timmense majorité, paye moyennement en Amérique la moitié à peine de ce qu^elie paye en France. Au contraire, la population des grandes yilles y paye à peu près autant que chez nous, Paris excepté.
La disproportion entre les deux pays devient bien plus grande, si , au lieu de compter les impôts en argent, on les évalue en journées de travail, ce qui est la méthode la plus ralionnelle. Le prix de la journée d'un manœuvre étant triple aux Ëtats-Unis de ce qu^il est chez nous, et tontes les
■eport. 4,2ltvOOO
Domaines et boit engages et échangés. 300,000
Coupes de bols. 24,100,000
Rente de llnde. 1,060,000
Intérêts de la créance sur TBapagne* l,d34J0Qe
Prélèvement sur les bénéfices de la caisse des dépôts et consignaUons. 1 ,000,000
Recouvrements sUr avances àrindustrte. 1,200,000
2o Perception fictive.— Dégrèvements , remboursements, non-valeurs et drawbacks. 12,412,289 Dépenses fictives. -^rabSLCè (exploitation). 20.908,000 Poudres {dito) 2,341,300 En outre , cinquante millions de fonds de Tamortissement ne reçoivent pas leur destination. Sur cette somme, une trentaine de millions sert à payer les dépenses extraordinaires, il reste une vingtaine de mUlions qui sont capitalisés ; ci 20,000,000
Total à réduire. 89,426,549
Soit. 90,000,000
MOTBfl. MO
etistenees élaot à peu \tTé$ dans le même rappoK,11 s^en* 8uil qu'aux États-Unis la taxe de 16 à 18 fr., qui représente la moyenne générale, ne gféve la population que comme une taxe trois fois moindre chez nous , ou de 5 à 6 fr. En France, la taxe moyenne de 52 fr. représente vingt- six journées de travail à 1 fr. 25 c. Une taxe de 17 fr. r€;présen(.e aux états- Unis 4 journées 1/2 de travail à 3 fr. 75 c.
Il est vrai que , chez nous , toutes les dépenses sont com* prises au budget. Tontes nos taxes , depuis celles de TEtat jusqu'à celles des communes , déduction faite des charges qui ne sont qu'apparentes , montent à un milliard 60 mil* lions. Aux États-Unis, un grand nombre de frais sont supportés par les individus et les associations , et ne figurent point parmi les charges publiques. Sur presque toutes les roules , un péage est perçu. Les cultes sont salariés par les fidèles. De là , des dépenses qui , pour les riches , sont trèsélevées. J'ai dit ce que coûtait le culte. J'ajouterai qu'il y a tel pont de bois dont le péage , pour une voilure k quatre roues , est d'un dollar.
11 importe de remarquer surtout qu'aux États-Unis le re* venu public, au moins dans les Étals particuliers , est em* ployé presque en totabté productivemeot , en entreprises utUea , travaux publics ^ écoles ^ améliorations diverse»* U n*y a plus de dette fédérale. La phipart des États et des villes n'ont que des dettes modérées, les fonctionnaires n'ont droit à aucune pension, et l'armée des États-Unis ne se compose que de 6,000 hommes (1) et d'une escadre» tandis que plus de la moitié de notre budget (620 millions sert à solder la dette publique , les pensions , et l'armée de terre et de mer. Nous ne pouvons songer à rétablir complètement la balance en notre faveur , puisque nous ne pouvons faire banqueroute ni licencier nos soldats ; mais nous diminue^ rions notre désavantage (ceci semble paradoxal , et pourtant c'est exact) , si nous aioutions au budget une centaine
(1) OB l'a récemment portée à 8 ou 10,000-
de millions qui seraient employés en améliorations produciives.
Le service militaire est aussi une charge publique , quoiqu'il soit difficile de Pévaluer en argent. Cet impôt, le plus dur de tous, comme on Ta dit, enlève au travail, en France, un homme sur 80 habitants, et, aux États-Unis, un sur 3,300. Par Papplication de Varmée aux travaux publics, nous pourrions amoindrir cette taxe.
On peut encore signaler entre les taxes américaines et les taxes françaises, les deux différences suivantes qui me paraissent essentielles :
10 Les taxes américaines , soit en raison de leur assiette, soit par leur quotité, soit parce que les conditions de travail et d'existence sont autres dans TUnion que chez nous , n'écrasent jamais le contribuable, et ne le préoccupent pas. Elles n'entravent aucune transaction et n*empéchent aucune affaire. Au contraire , chez nous , l'impôt est d'une pesanteur fort gênante ; nos droits d'enregistrement et de mutation, par exemple, sont très-souvent des causes d'embarras , et même des obstacles insurmontables à l'esprit d'entreprise.
2o Aux Etats-Unis , le fisc craint de se rendre odieux. 11 n'y existe rien qui ressemble à l'exercice. La surveillance des préposés des douanes est libéralement entendue à l'égard des voyageurs. Chez nous , le fisc n'hésite jamais à sou* mettre les citoyens les plus bonnétes à des mesures vexatoires. Nous avons laissé prendre à notre administration des douanes des habitudes indignes d'une nation civilisée, il est inexplicable que Pon ait imposé aux Français, qui se croient le peuple le plus policé de la terre , des règlements en vertu desquels , par exemple , leurs femmes et leurs filles sont personnellement visitées et palpées, dans de sales réduits, par d'ignobles mégères. Ces scandaleuses brutaUtés du fisc n'ont aucune excuse, car elles ne produisent rien au trésor. Elles ont pour objet d'empêcher la contrebande sur des articles dont , malgré trois lignes de douanes, la
contrebande inonde le marché ; et la contrebande, on le sait, est faite en grande partie par des chiens (1) et non par les poches des voyageurs. Elles sont destinées à protéger des industries d'une importance secondaire dont les intérêts ne peuvent être mis en balance avec la pudeur publique. Dans un siècle où Tindividualité bumalneafait tant de conquêtes, ces violations de la personne sont tout ce qu'il y a de plus rétrograde, de plus antipathique aux populations. Ajoutez que, si Ton examinait en détail en faveur de qui le fisc agit ainsi , Ton serait stupéfait de la faiblesse du nombre des individus au profit desquels on a institué ces avilissantes pratiques.
Note 8. (Page 59.)
M. Mac-Lean s'est , en 1855, désisté de sa candidature. U avait compté sur les votes d'une partie de TOuest ; mais les titres militaires du général Harrison n'ont pa^ tardéàéclipser dans l'Ouest les services purement civils de M. Mac- Lean. Il a été directeur général des postes {posmaster gênerai)» U a fait preuve , dans celte fonction, de caj^acité administrative.
Note. 9. (Page 63.)
Fonctionnaires dépendant du président.
Dans un rapport au sénat, récemment présenté par M. Galhoun , au siyet des emplois à la nomination du président (executive patronage)^ le nombre des agents fédéraux était ainsi établi :
Agents administratifs et financiers. 12,144^
Service militaire et affaires des Indiens. 9,643
A reporter. 21,787
(1) On estime que, «ur la rrontlère du nord, le nombre des chiens qui entrent annuellement chargés de contrebande est de 5 à 600,000; 6 A 7,000 seulement sont saisis par les douanes.
Report. 21,787
Marine. 6,499
Poste» (1). 31,917
Note 10. (Paçe 67.)
Du perfectionnewient des ustensiles de ménage»
Le perfectionnement des ustensiles de ménage touche de plus près qu*on ne le pense à la liberté vraie et pratique; car il contribue beaucoup à la liberté dans la maison, qui D'importé pas moins au bonheur du genre humain que la liberté sur la place publique. Tel ustensile affranchit les domestiques de tel travail pénible, malsain ou dégoûtant ; tel autre permettra à une personne de faire l'ouvrage de trois, et par conséquent en affranchira deux de Ta domesticité. Les Américains du Nord se sont beaucoup occupés de cette liberté. On conçoit qu'elle a une importance majeure là où un grand nombre de familles vivent isolées dans les campagnes. Plusieurs opérations qui, dans les villes et dans les vieux pays, forment Pobjetd*industrles spéciales, retombent, chez le fermier des États-Unis, à la charge de sa femme et de ses filles. On fait à la maison le pain, le beurre, le whiskey, le cidre, somrenl le sucre au moyen do suc d*érab)e ;on y file ou Ton y tisse Tétoffe nécessaire aux vêtements ; on y sèche des pommes et des pêches, etc. L'esprit inventif des habitants de la Nouvelle- Angleterre et de leurs descendants répandus partout dans TUn ion, s'est exercé à imaginer de petites machines pour économiser le temps et la peine des ménagères. II y es a une fort jolie pour égrener le mais dont on fait une
(IJ Un tiers seulement des agents des postes sont des directeurs (pottmtuters) ; les deux autres tiers se composent principalement des entrepreneurs du transport et de leurs agenls. Tout le service des dépéelies est fatt par entreprise. Le directew $em6nl choisit les entrepreacurs smm sa respattsaUli&é , sur le v« de soumission» Individuelles {proposait)'
NOTES. a7S
grande consommation. Il y en a pour battre le lait , opération que Ton fait faire par le chien de la maison ; il y a de nombreux appareils de lessivage. Il y a même une mécanique pour peler les pommes destinées à composer une espèce de compote de raisiné connue aux États-Unis sous le nom A*apple'butier.
Note 11. (Page 82.) Des premiers voyageurs français en Amérique,
Voici comment un écrivain américain , qui a longtemps habité TÉtat d'illinois et qui a recueilli dans tout TOuest les souvenirs laissés par les Français, a dépeint leurs expédi- (ions :
« Les Français qui , les premiers, explorèrent les
belles rives du Mississipi et des fleuves qui alimentent le père des eaux, crurentavoir découvert un Paradis terrestre. Enchantés de celte contrée si vaste et si fertile, ils parcoururent en tout sens les immenses prairies et s*abanJonnd« rent sur leurs barques légères aux Ilots de tous les courants qui arrosent la grande vallée. PaKout leur abord aimable leur valut un l)on accueil. Leur humeur joviale et bienveillante leur concilia même le guerrier indien, dont le carac« tère ombrageux était désarmé par la franche gaieté de ces étrangers. Partagés en petites bandes , dont chacune avait son objet distinct, ils poursuivaient leurs buts divers, sans avoir besoin de se concerter et à peu près sans avoir à com* battre. Celui-ci courait après la richesse, celui-là après la gloire. L*un voulait découvrir des régions nouvelles, celui-' là ne voulait découvrir que des nouveautés d*histoire na» turelle. Ici un philosophe désirait observer rhomne dans rètat de nature, là un missionnaire brûlait d*annoncer là parole divine à une population païenne. Le plus grand nombre erraient sans souci à travers wtte terre nouvelle et cette nouvelle race, s*abandonnant à leur curiosité, ras-
sasiant et ravivant lour à tour leur soif d^aventures , en ne demandant que de fraîches et piquantes sensations pour prix de leurs labeurs.
t( .Jamais les aventuriers d^aucun peuple ne s'avancèrent si loin et avec autant d'intrépidité dans Tintérieurde pays inconnus. Les premiers patriarches de la Nouvelle-Angleterre ne purent franchir d*étroites limites sur la stérile côle deTAtlanlique. Les fondateurs de la Virginie ne furent qu'un peu plus heureux. Le brave amiral Raleigh put à peine déposer sa colonie sur la côte de la Caroline du Nord. L'infatigable Penn lui-même , plusieurs années après rétablissement de la colonie pensylvanienne, parle de la Delaware comme d'un glorieux fleuve, mais il n'en connaît ni le cours ni les sources. Les efforts des voyageurs anglais pour pénétrer dans l'intérieur de l'Afrique échouent malgré l'appât offert & leur ambition et à leur soif de l'or. La force seule, la mousqueterie et le canon ouvrirent l'Amérique du Sud aux Espagnols ; aussi, en lisant les aventures desPraoçais dans ce continent nouveau, nous ne pouvons nous défendre d'une surprise qui va jusqu'à l'incrédulité. De petites troupes et même des individus isolés exploraient les rives du Saint-Laurent et l'imposante ceinture des lacs ses tributiiires, au milieu des plus féroces peuplades indigènes. Le continent de l'Amérique du Nord était encore sauvage et l'on était encore à disputer qui aurait Thonneur de le conquérir, que déjà les missionnaires français remontaient le Hississipi, depuis son embouchure jusqu'aux cataractes de Saint- Antoine, surune distance de douze cents lieues, et exploraient ses puissants tributaires , TArkaosas , l'Ohio , la Wabash , ruiinois; non-seulement ils accomplissaient des voyages qu'ils faisaient imprimer et qui acquéraient ainsi date certaine, mais ils étaient reçus avec hospitalité et traités avec respect. Pour eux- on cuisait la bosse du bison, et des troupes de jeunes filles faisant cercle autour d'eux pendant leur sommeil, balayaient l'air au-dessus de leurs têtes avec les plumes dorées du perroquet, pour empêcher le sommeil de
NOTES. t75
iliomme blanc d'être troublé par la piqûre de Tirrévérenlieux moustique.
u Les expéditions françaises étaient généralement
accompagnées par des missionnaires, gens lettrés et souvent d'un grand savoir. Autant qu'il est possible de les juger aujourd'hui , ils étaient profondément livrés à leur œuvre évangélique. Bien difiérenis des prêtres espagnols dont la soif du sang ne peut être comparée qu*à leur soif dé Vor, et qui étaient les plus ardents à subjuguer ou à exterminer les indiens, nous les voyons invariablement s'appliquer à gagner par la douceur la confiance du sauvage et à lui faire aimer les arts de la paix. Ils ne 8*écartèrent de cette politique que pour autoriser Tarmement des sauvages et leur participation aux guerres contre la France et TAngleterre, participation qui n'était pas moins recherchée de Tautre côté.» {James Hall, Sketches ofhistorjr, life and manners in the fVe$t.)
Construction et dépense des bateaux à vapeur de V Ouest.
Les bateaux à vapeur de l'Ouest, sont à haute pression, de 6 à 8 atmosphères. Les chaudières sont sur le pont , à Tavant. Le cylindre vient ensuite ; il est couché horizontalement sur le pont. Il y a deux roues de côté. Autrefois Ton employait fréquemment une seule roue à l'arrière (stemwheel). La tige du piston agit, par l'intermédiaire d'une bielle sur la manivelle qui meut Taxe des roues; il y a un volant. 11 n'y a qu'une machine par bateau. Lfs pistons ne sont pas métalliques, ce qui entraîne nécessairement une grande déperdition de force, mais ce qui rend les réparations faciles, circonstance importante avec des mécaniciens peu entendus.
Ces machines sont d'une construction extrêmement simple et coûtent fort peu. Pour les plus forts bateaux , leur
S16 KOTES.
prix est de 60 à 70,000 fr. Les machines des bafeaux de
posie à vapeur du (;ouvernemenl français dans la Méditer* ranée coûtent près de 300,000 fr. Les plus forles machines des bateaux de TOuest ont des cylindres de 30 pouces angl. (0 mètr. 76) de diamètre, et 7 pieds anglais {'à mètr. 13) de course de piston. Elles sont susceptibles d'agir par expansion. Ces bateaux consomment beaucoup de bois ; les grands bateaux, dont la coque a 50 à 52 mètr. de long sur le pont, 8 à 9 mètr. de large , et 2 mètr. 50 à 3 mètr, de profondeur, et qui portent huit chaudières de 7 mètr. de long, sur 75 à 90 centim. de diamètre, brûlent 1 1/2 à 1 3/4 corde <5 1/3 à 6 1;3 stères) par heure, à raison de 3 1/4 doll. U corde (5 fr. 40 c. le stère). Il est rare qu'ils fassent quatre lieues à rheuremèmeen descendant.
Dans TEst, un bon bateau à vapeur de 55 à 58 mètres de long, avec des chaudières en cuivre, qui sont nécessaires pour résister à Peau salée, coule 375 à 400,000 fr., y compris les aménagements. La coque est faite par les charpentiers à raison de 160 fr. par tonne de capacité, ferrures non comprises. La machine, quand il n^y en a qu'une, coûte 65à 80,000 fr., non compris les chaudières. Le North-Amerfca a coûté 100,000 doll. (553,000 fr.). Un bon bateau, bien soigné, dure, dans TEst, douze à quinze ans.
Les bateaux de TEsl sont des bateaux très-rapides et trèssûrs. Depuis quelques années, ils ont reçu beaucoup de perfectionnements, dus principalement à M. R.-L. Stevens, de New- York. Us font jusqu'à 6 lieues à l'heure dans l'eau à peu |)rèsdormante ; ils ne transportent guère que des voyageurs. Leur longueur la plus ordinaire est de 55 à 58 mètres ; leur largeur est de 7 à 8 mètres, sans compter le« plates-formes latérales; leur tirant d^eau de 1 mètr. 20 à 1 mètr. 50 sur les tleuves; de 2 mètr. à 2 mètr. 70 dans les baies, ou bras de mer. Le North- America a 73 mètr. 80 de long. 9 mètr. 15 de large, et avec les plates-formes, 19 mètr. 20 ; sa coque a 3 mètr. 70 de pro^ndeur, et son tirant d'eau est de 1 mètr. 50.
heu bateaux de TEst sont à basse ou moyenne pression (1 atmosphère) : leur cylindre est vertical; ils ont souvent deux machines. La vapeur y agit par expansion. La course du piston y a été portée jusqu'à 3 mètr., et 3 mètr. 35 (10 et 11 pieds anglais). Le diamètre de leurs cylindres est considérable; ilyen a qui ont jusqu'à 1 mètr. 65 {VOhio , le de Witt Clinton). Ils consomment, dans les grandes vitesses, 7, 8 et même 9 stères par heure.
Aujourd'hui, les bateaux à vapeur d'Europe sont presque tous à basse pression et sans expansion'. Pour employer la détente de la Vapeur, il faut avoir des cylindres très-hauts; les constructeurs européens craignent qu^alors le navire ne soit mal assis et sujet à chavirei'. Ils ne donnent pas au piston plus de 1 mètr, 20 à 1 mètr.'SO de course.
Note 13. (Page 87.)
Jf ombre des bateaux à vapeur des États-Unis,
Je dois à l'obligeance de Thomas Smith , JRegîster de la trésorerie de Washington , le tableau suivant indiquant le nombre et le tonnage des bateaux à vapeur de chaque État et territoire de TUnion, au 31 décembre 1834.
TUHEII. 24
Tableau des bateaux à vapeur des États-Unis.
ÉTATS. !
,DE8 BATBAUX.