‹ LETTERS SUR L'AMERIQUE DU NORDChapitre 63 sur 69 · SECTES · texte numérisé non relu

SECTES

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Métbodistes épisco-

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^iilres Méthodittei.

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Baptisles

iHtres BaptUtei, du

fieptlème Jour,

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du libre Arbitre,

Chrétiens, Men^

nanites , Tun-

kers, etc

Presbytérient. . . .

àvtresPresbytéciens

de CumberUmd,

AssçciateChurch,

etc • . •

CongréffationaUstes

Réformét • de Hol-

landeetd'Allema-

gne , Luthériens .

Episcopalftns. . . .

Unitairiens

Quakers

Uaiversalistet . . .

Frères-Unis , Nou-

velle-Jérusalem ,

Juift, etc

Catholiques

H Total. . . .

MM. Reed et Matheson ', ministres presbytériens anglais, qui, en 1834, ont été députés vers les églises presbytériennes et congrégation alistes des États-Unis, par la eangregational Union d'Angleterre et du pays de Galles, représentent, comme il suit, l^élat religieux des États-Unis, abstraction faite des épiscopaliens de TËglise anglicane et des catho* liques.

Population. 13,000,000

Ministres. 11,450

Églises (1). 12,580

Communiants. 1,560,890

Ils ajoutent que pour l'Angleterre et le pays de Galles on peut admettre les chiffres suivants *

Population. l5,(H)0,d6o

Ministres anglicans. 7,000 i iK»in

Ministres dissidents. 6,500 J^ . io,ouu^

Communiants anglicans, 350,000 i^ . ^ i»^ ^^

CommunianU dissidents. 700,000 J ^»ww,uw

MM. Reed et Matheson font remarquer que le nombre des édifices du culte est beaucoup moindre en Angleterre qu^en Amérique. Ils rapportent une assertion de Pévéque de Londres , d'après laquelle le dixième seulement de la population pourrait trouver place dans les temples de TÉgiise établie dans le diocèse de Londres. * -

Le clergé français se compose de 41,000 ecclésiastiques , dont 3,000 environ n*ont pas charge d'âmes .

Note 37. (Page 244.) De l'imagination anglaise, Nous nous sommes persuadé que les Anglais n*avaient

(1) MM. Reed et Matheson n'ont sans doute compté que les congrégations ayant des édUtces du culte, ce qui explique la différence entre leur chiffre et le précédent, lis le portent aiUeurs, dans un tableau incomplet, 4i 14,511.

pas d'imagination , et c*e8t une grave erreur. L'Anglais n'en manque pas, mais il la garde pour lui. Ni son tempe*rament individuel , ni son éducation protestante, ni Patmo* sphère brumeuse et enfumée où il respire, ne le portent à Texpansion. Il vit en dedans , tandis que les peuples du Midi ont besoin de laisser leurs pensées et leurs impressions s'épanouir au dehors. Si nous pouvions dire ce qui se passe dans la cervelle de l'Anglais le plus froid et le plus gourmé, nous serions stupéfaits des drames fantasques et bizarres qui se découvriraient à nous ; ce serait de l'Hoffmann à vingt-quatre carats. Toutes les folies de notre nature expansjve et nerveuse ont leurs équivalents chez l'Anglais , mais il ne les laisse pas percer, il 8*en repaît lui-même et les rumine. Ce sont ses fêtes et sa poésie à lui. Ce n'est point de Tart grec assurément, parce que les Anglais tiennent peu des Athéniens j c'est de l'art teutonique, qui a un caractère tout autre. M. Henri Heine, dans un ouvrage réceni{de l' Allemagne) , a spirituellement exposé en quoi consiste le goût natif des populations germaniques, lorsqu'il n'est pas modifié par l'éducation hellénique, et en quoi il diffère. du goût des nations méridionales.

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