INTRODUCTION. IX
chois à les peindre, et mes dessins devenoient en quelque sorte les garans de l'exactitude de mes descriptions.
Au reste , mon voyage avoit été trop rapide ; et mon séjour en Morée trop court , pour me flatter d'offrir un corps complet d'observations. Je m'étois contenté de cueillir quelques fleurs sur les bords de ma route, et d'indiquer les abondantes moissons qui attendent un voyageur plus heureux et plus instruit.
C'est en 1808 que parut un premier volume intitulé : Lettres sur la Morée, etc., et dans lequel je m'étois borné à parler de ce pays, l'un des moins connus de la Grèce. J'avois extrait seulement de mon journal de voyage ce qui étoit relatif, soit à la Morée proprement dite, soit aux îles de Cérigo, Hydra et Zante, qui l'avoisinent. Mais, n'ayant vu les divers lieux dont je parlois que dans des temps différens, c'est-à-dire en allant et en revenant de Gonstantinople , il en résultoit, entre la première et la seconde partie de ce volume , une lacune qui comprenoit l'espace de plusieurs mois, et devoit être remplie par la