III. Dr l'ctohlixxonrnl du théâtre à (Irnève
Genève, où rèprne l'aclivité, n'aurait que faire d'un amusement hon pour les seuls oisifs p. 140-141. — Sa population trop peu considémble pour suflire à la dépense d'un théâtre (p. 141- 144 . — Les ^:ens aisés passent à la campagne au moins la moitié de l'amiée p. 144-j45^. — Les mœurs peu favorables à l'établissement qu'on pTopose p. 145-146). — Il ne pourrait subsister que par les cotisations des riches ou aux frais de l'Etat : deux hypothèses enraiement inadmissibles (p. 146- 147). — A supposer tous les obstacles levés, voici quels seraient les résultats : 1° Révolution dans les mœurs, abandon des cercles: par suite, relations plus étroites entre les deux sexes et affaiblissement des habiludes viriles (p. 147-168). — '2° Appauvrissement des classes inférieures et moyennes, développement d'une oligarchie de fortune, et par là danger pour la liberté ^p. 168-175^. — 5' Dépravation des mœurs par les pièces représentées, toutes contraires à l'ancienne simplicité de la République p. 175-177;. — 4° Incapacité d'une clientèle novice à faire prospérer le théâtre; à moins qu'il ne se formât un répertoire vraiment national, que la tragédie ne tirât ses sujets de l'histoire de Genève (mais ne les trouverait-on pas méprisables?, la comédie des travers locaux (mais le danger serait qu'elle ne servît alors à la satisfaction des haines publiques et privées) 'p. 177-181). — 5'' Les corné- i diens en faveur devenant les maîtres de la république (p. 181-1 18'2 . — Pour toutes ces raisons Genève n'a qu'à perdre àl l'innovation qu'on lui conseille (p. 182-186). '
Quels spectacles conviennent à une république? ceux qui réuniraient tout le peuple dans une joie commune : fêtes militaires, régates, etc^; fêtes d'hiver, bals entre jeunes gens à marier, sous les yeux de leurs parents p. 186J1961. — Le but principal devrait être de retenir ou de ramener dans la ville ses propres citoyens: or le théâtre n'y saurait égaler en attrait celui des grandes capitales £^196-19.7). — On demandera ironiquement si l'auteur a l'intention d'introduire à Genève les danses des jeunes Lacédémoniennes : il souhaiterait que la pureté des mœurs genevoises pût s'en accommoder (p. 197-