SOMMAIRE DE LA LETTRE A M. D'ALEMRERT
PREFACE
But patriotique de l'ouvrage (p. ô). — Passage de l'article Genève auquel Rousseau se croit tenu de répondre; pour quels motifs fp. 3-7). — Défauts qu'il n'a pu éviter : malade et triste, il a été long et diffus ; si son style n'est pas châtié, c'est qu'il a perdu VAristavque (Diderot) qui l'y aidait (p. 7-9). — Il espère du moins qu'on ne lui trouvera plus d'âpreté : il est dans la solitude et dans l'apaisement (p. 9-10 . — A bout de forces, il réclame l'indulgence pour le dernier écrit d'un mourant (p. 10-11).
Dans l'article de d'Alembert, qu'il a lu avec plaisir, il loue implicitement tout ce qu'il ne critique pas 'p. 13).
En ce qui concerne les ministres de Genève eTleurs sentiments sur les questions de dogme, il s'abstiendra de discuter le fond ; à supposer qu'ils aient été fidèlement traduits, ces sentiments ne le scandalisent pas; mais il conteste à d'Alembert le droit ou de divulguer des confidences, ou de donner en matière de conscience des hypothèses pour des certitudes (p. 13-20). — C'est aux ministres qu'il appartient de répondre, mais il devait par lovauté faire sur ce point ses réserves (p. 20-22).
Sur le projet d'établir à Genève un théâtre, il ne cherchera pas à démêler les motifs qui ont inspiré la démarche de d'Alembert; il exposera seulement ses propres objections. Étendue
et difficultés du problème
t ses propr (p. 22-2^
^OMMAIUK.
I. I^ff'rls lia (hcâfrc rrldfivrinrni aux c/tose-s rcpré-senlces.
^ I.o tliéàtre est iiii amusement ; est-ce un amusement utile?
^ p. 25-25). — Diversité des hommes selon les temps et les pays; les penchants des spectateurs détenninent l'espèce des spectacles destinés à leur plaire (p. 25-27). — .I.a scène a pour objet essentiel de flatter les passions; elle ne les corrige donc pas, comme on le prétend, mais les développe p. 27-54 .
— Les bons sentiments que le théâtre, dil-im. nousHuispire, nous sont naturels, et. loin de les provoquer, il s'appuie sur eux p. 5i-50). — Il nous fait admirer les vertus dautrui, mais nous laisse notre égoïsme (p. 56-57). — (laractére fugitif des émotions dramatiques : les spectacles fictifs nous intéressent sans nous faire sortir de nous-mêmes. A quelque point de vue qu'on l'envisage, le plaisir du théâtre est sans profit moral !l>i.5J-42j.
Exemples. — Le théâtre français choisi pour les fournir à cause de sa perfection même p. 42). — Moralité négative des tragédies : elles montrent les scélérats triomphants (Catilina, .^ Atrée, Mahomet) (p. 42-49). — Le personnage de Th veste conçu dans l'esprit de la tragédie antique : abus des héros dans la tragédie moderne ip. 49-51). — Passions horribles (Médée. l'iièdre . dont létrangëté seule atténue le mauvais elfet : personnages dans le bien et dans le mai sans proportion avec nous p. 51-54 .
La comédie nous offre des mœurs semblables aux nôtres ; mais le plaisir qu'elle nous donne est fondé sur un vice du cœur, l'amour du ridicule, en sorte que plus elle est parfaite, plus elle est pernicieuse p. 5 4-55). — Molière tient école de mauvaises mœurs; il noiis fait approuver que la simplicité soit victime de la malice fp^55r56 • — Examen, à ce point de vue, du Misanthrope 'Pj^56-70^. — lîegnard et le Légataire universel p. 70-72;. — Les~c'omédies épurées ennuient, et par là manquent leur objet, qui est de plaire (p. 72).
Importance excessive attribuée à la peinture dramatique de lamour : danger d'accroître la séduction et la domination des femmes (p. 72-75). — Des anciens ou des modernes, lesquels leur ont témoigné le respect le plus vrai (p. 75-77).
— Danger d'affaiblir le respect de la vieillesse (77-79). — La
SOMMAIRE. xxK
peinture embellie de l'amour dispose les âmes à ses faiblesses. La Bérénice de Racine, la Zaïre de Voltaire (p. SO^S?;. — La peinture de l'amour ne saurait être que séduisante, et celle de l'amour honnête est la plus propre à nous égarer p. 87- 89).
Conclusion de la première partie : l'effet moral du théâtre et des spectacles n'est jamais bon ni salutaire en lui-même (p. 89).
II. Effets du théâtre relativement à la scène et aux acteurs.
Danger du luxe. Distinction à faire entre les grandes Ailles, où des amusements peu recommandables peuvent encore rendre service en détournant les hommes de se livrer à tous les e.xcès du vice p. 89-01 , — et les petites, où les bonnes mœurs dispensent de recourir à cet expédient p. 91-95). — Les Montagnons p^^^OG^- — Idée d'un théâtre chez les Montagnons; désordres qui en résulteraient 'p. 96-99). — Le théâtre n'est donc à sa place que chez un peuplé déjà corrompu (p^JlârlOi;.
Est-il possible de corriger par le moyen des lois les inconvénients attachés à l'existence des spectacles? Impuissance des lois sur les mœurs sans le concours de l'opinion publique (p. 101-105). — Le tribunal des maréchaux: il na pas de prise sur le préjugé; imperfections et remèdes ^p. 105-112). — Si les mœurs de Genève sont jamais altérées par 1^ théâtre, elles
^.^feront échec aux lois ^p. II^-IU).
(Corruption des comédiens. Ils sont en tout pays considérés comme infâmes 'p. 114-118;. — sauf dans l'ancienne Grèce;
du comédien et les conditions dans lesquelles il s'exerce (p. l'il-l^S). — Désordres inévitables chez les actrices 'p. l'25;. — Vie retirée qui convient aux femmes : la pudeur leur est naturelle; exemple des peuples anciens, influence pernicieuse de l'invasion barbare et des romans de chevalerie p. 1*25- 155). — La vie et la profession des actrices incompatibles avec la pudeur du sexe (p. 156-158 . — Réaction sur les mœurs des comédiens p. 158-159;. — Mal incurable : les effets ne pourraient disparaître qu'avec la cause p. 159).
SOMMAIIŒ.