‹ Lettre à M. Fleischer contenant des remarques critiques et explicatives sur le texte d'al-MakkariChapitre 9 sur 23 · a*ib (j-^sU. Ibn-al-Khatîb, dans sa préface · texte numérisé non relu

a*ib (j-^sU. Ibn-al-Khatîb, dans sa préface

(man. de M. de Gayangos, fol. 3 r°), nomme aussi: «l'Histoire de Valence par Ibn-'Alcama,» mais sans entrer dans aucun détail, tandis que Hâdji-Khalfa (t. II, p. 121, 1. 4) a fait par mégarde deux auteurs d'un seul*. — Si ma nouvelle conjecture est fondée , la raison pour laquelle Alphonse-le-Savant n'a suivi le récit arabe que jusqu'au moment où Ibn-Djahhâf fut jeté en prison, doit être une autre que celle que j'ai indiquée dans mes Recherches. Il

») Voyex mes Recherches, t. II, p. 46.

a) Voua voye. auui que HAdji-lUialfa l'appelle ^àB- ^; l'excellent man. d'Ibn-Abdalmelie porte <jdJsti\ 0f avec gjo au-dessus; pnia il dut lire ^JuaJî, au lieu de ^jjJuaJl.

se peut que les dernières feuilles aient manqué à l'exemplaire dont il se servait.

P. 756, L 15. (vjblJo) lisez v^îU», à l'accusatif, comme on trouve dans le man. d'Ibn-Abdalmelic Marrécochî (voyez fol. 89 v° et suiv.). Le sujet de v^tf est gg,! dans le vers qui précède.

lbid., I. 19. La bonne leçon, se trouve

aussi chez Ibn-Abdalmelic Marrécochî.

P. 757, 1. 7. (jAaJ). Le môme auteur donne yaÀi, avec g^o, et

lbid. ,1.9, ^jdf , comme dans Boul. , et

P. 758, I. 1, avec les voyelles, et

lbid., 1. 6, ^T, ce qui confirme votre et lbid., 1. 12, L^i «J ^Jùi "S u^iî J^j» et lbid., I 13, et

lbid. , 1. 14, ^tM 0\ fc^yo. Ce sont d'excellentes leçons, car s'accorde parfaitement avec le verbe £lo qui précède. Le texte est décidément mauvais; il ne serait pas arabe.

P. 759, 1. 3. Chez le même ^xitf.

P. 763, 1. 12 et 15. Il faut lire jf&Ufc g/JoJLj

^^àWî yibaob comme t. II, p. 258, 1. 22,

où Maccarî cite le môme passage. Ensuite il faut biffer la copulative dans Jlà* ^ ; Boul. ne l'a pas.

P. 764, 1. 10. (,jLw«) lisez ,JL^ à l'actif.

P. 766, 1. 15 et 14. Boul. iLô^JI S^^OU

P. 767, 1. 12. (wàJUJ!) lisez àJudl (Boul.).

P. 782, 1. 7. Il faut sans doute sous-entendre un mot comme oJL^, mais il ne me paraît pas nécessaire de rajouter.

P. 786, 1. 7. Vous voulez prononcer LsyLà 8^^. et vous citez Yâcout à l'appui de votre opinion; mais je crois que vous ferez bien de ne pas trop vous fier à ce géographe asiatique, lorsqu'il s'agit de la prononciation de noms espagnols. Celui de cette rivière est constamment

ÂJs* dans les bons man. ; dans un endroit que vous avez négligé de citer, Yâcout (t. II, p. 76) donne la même voyelle, et en outre la forme latine (Sucron) et la forme espagnole (Xucar) démontrent qu'en arabe cette voyelle doit être un dhamma.

P. 799, 1. 9. Dans celte ligne il y a un mot à expli-

quer et un autre à corriger. J'observerai donc que Jlî^

est pour fjt (leçon du man. L.), plur. de chandeUer. Cette transposition n'est pas rare dans la langue moderne ;

ainsi on trouve chez P. de Alcala: gavilan, jLj, pl. jL^I

(pourri), et passada tendida, glj, pl. £L31 (pour

Quant à la signification de ce }yj, voyez Qualremère, Hist.

des suit, maml., t. II, part. 1, p. 272; M. de SI me, dans sa traduction anglaise d'Ibn-Khallicân, t. It p. 271, 673; M. Wright, Glossaire sur Ibn-Djobair, p. 18; M. Dcfrémery, Mémoires d'hisi. orient., p. 264; Journ. asiat. de 1861, t. I, p. 465, et de 1862, t. II, p. 586. Les copistes confondent souvent le plur. jjpi avec Ainsi on lit chez Nowairî [Histoire d'Egypte, man. 2 k (2),

fol. 155): gJI oLsw>5 v}Ub*Jj fy\ o*tôl a*5. Chez

Ibn-al-Khatîb (mao. de M. de Gayangos, fol. 145 r): «*U yS> ^JU il^^Ob £»UaJI J^wjt iuïU» (Jac^

rUit3 J-mN iW^b o>it ^

(/w«r l^by) 191,3 r'^S Dans ces deux texles il

faut corriger La même observation s'applique à ce

passage de votre édition des Mille el une nuits (t. X , p. 98, 1. 1): £*&Ji l$*s jj-à) &**>y> ^S>Sl\ cyï3 /yCJi, où l'édition de Macnaghten porte oliKx«+Â, qui est le synonyme de — Après la mention des » chandeliers de cuivre,» on lit dans le texte de Maccari:

xJ, Jj ^U*.; mais des «chaires de cristal» seraient des objets assez étranges. Il faut y substituer yLU, «des candélabres de cristal.»

P. 801, 1. 20. J'ajouterai à votre note que, dans le dialecte magribin, K. ». •> , comme nom appellatif, s'écrit

également voyez le Carias, p. 14, 18 et ailleurs.

Quatremère s'est trompé, lorsqu'en rendant compte de l'édition de M. Tornberg dans le Journal des Savants, il

a dit que dans ces passages il fallait substituer X.t-iv à

P. 805, 1. 22. Jisj ne conviendrait pas, car ce verbe se construit, non pas avec l'accusatif, mais avec lJ\, Il faut lire juû3j (Boul.).

P. 804, L 17. Plus haut, dans ma remarque sur t. I, p. 250, L 25, j'ai déjà démontré que vous vous êtes trompé en disant qu'il faut substituer pUaJUJI iSJ\ à

P. 806, 1. 24. Le changement de y\X> (leçon qui est

confirmée par Boul.) en jôJLl, que vous proposez, me

paraît superflu. Il faut prononcer yfJu, et la IIe forme

de y'j a ici le sens de: «lie exhorlcd, gave good ad vice,

and reminded of the results of affairs » (Lane) ; cf. Ibn- Djobair p. 154, I. 15.

P. 811, 1. 1. (XiUi). Le iilja de Boul., loin d'être

la bonne leçon, comme vous l'avez pensé, est une faute grave, car il ne saurait être question ici des pages du sultan de Grenade. 11 s'agit de Fiiïaoa, près de Guadix, dont Ferdinand et Isabelle s'étaient emparés dans cette année 1490. Le pronom de ^ , dans la ligne suivante, s'applique aux habitants de Fiilana.

P. 818, I. 23. Je m'étonne qu'ayant sous les yeux la bonne leçon, celle de Boulac, vous ayez persisté dans

votre ancienne erreur en lisant &ub. Il faut *jub,

car il est question de Nâcir ad-dîn, c'est-à-dire, d'Abdérame III, et de son fils, Hacam II.

P. 822, L 10. Plus haut (p. 23—25) j'ai parlé fort

au long de la IVe forme de LJo ou mais il me semble qu'ici la VIIIe convient bien mieux au sens et à la rime. Elle n'est pas dans Freytag, mais P. de Alcala la donne dans le sens de s'enflammer, s'envenimer, en parlant d'une plaie, enconarse la llaga.

Par suite de nos corrections nombreuses, les lecteurs de Maccarî se trouveront dans un grand embarras, car à

chaque ligne ils seront obligés de chercher dans les Additions et Corrections, dans vos nouvelles remarques, que vous avez disséminées en deux endroits différents, et enfin dans cette lettre, si quelque mot y a été changé ou expliqué. Pour obvier à cet inconvénient , j'ajouterai à mon travail un index qui mettra les arabisants à même de voir d'un seul coup d'œil où ils trouveront les remarques supplémentaires. J'y indiquerai les Additions et Corrections par la lettre A , vos remarques dans les Berichle par la lettre B, et ce livre par la lettre L.

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