‹ Lettre à m.le docteur Lepsius sur son article intitulé Ueber die in PhilaeChapitre 2 sur 7 · SUR L'ÉPOQUE ET LE SUJET DU DÉCRET BILINGUE DE PHI LES · texte numérisé non relu

SUR L'ÉPOQUE ET LE SUJET DU DÉCRET BILINGUE DE PHI LES

9 juillet 1847.

. ( Extrait.dc la Bévue Archéologique du 15 août 1847.)

La deuxième lettre de M. le D r Lepsius vient de mètre communiquée lorsqu'elle était imprimée déjà et qu'il ne m'était plus possible d'y répondre dans le irçême numéro de ce Recueil. Le regret que j'avais éprouvé lors de l'apparition de la première lettre, je l'éprouve donc tout aussi fortement lors de l'apparition de la seconde. Au reste, que les lecteurs de la Reçue ne s'épouvantent pas trop à l'annonce d'une réplique de ma part; elle sera courte.

M. Lepsius a vu avec satisfaction que j'avais aujourd'hui des doutes sur le nom du roi que concerne le décret de Philes, de quelque côté que me vinssent ces doutes. Je suis ravi de lui avoir procuré cette «satisfaction; c'était bien mon désir. Mais s'il n'a pas trouvé mon opinion définitive sur la seconde assertion * principale qu'il avait avancée, a savoir que le décret en question était une re- ) publication du décret de Rosette, c'est qu'il ne l'a pas cherchée, ou

qu'il a mal lu ma Jettre à M. Ampère. Qu'il veuille bien prendre la

page 91, et il y trouvera le passage suivant : « Vu que je vais

avoir une fois de plus le plaisir de lui démontrer rigoureusement que le décret de Philes n'est pas celui de Rosette. » Cette démonstration que je lui promettais ainsi, je la lui ai fournie ample et nette, pages 101, 102, 103, en ne me servant absolument que de ce qu'il avait écrit lui-même pour prouver le contraire. Encore faut-il lire les choses auxquelles on répond, sinon deux fois, au moins* une bonne.

Les questions de chiffres, je suis forcé de le répéter, tiennent fort au cœur de M. Lepsius, quand ,on attaque ceux qu'il a posés. Je n'y saurais que faire quand l'attaque ne vient pas de moi. Ce sont trois lignes seulement qui manquent au texte hiéroglyphique au lieu de quatre. Voyez la belle affaire! Je ne disputerai pas pour si peu.

M. Lepsius trouve prodigieux que je persiste à lire les dieux là où il y a les dieux. A mon tour, je vois avec satisfaction qu'il a conçu

quelques doutes sur ce point. Maintenant ce n'est plus ma faute s'il y a les dieux; c'est la faute de l'écrivain contemporain des Ptolémée. Va donc pour l'écrivain l Je n'épouserai pas la querelle de ce pauvre défunt. Quant au mot Philopator, je maintiens purement et simplement tout ce que j'en ai dit. Ma lecture du mot Philopator démotique est fausfee, dit M. Lepsius, et je pourrai bientôt lire quelque» réflexions de son cru sur les composés analogues, réflexions qui me prouveront que je n'y ai rien compris. Je suis trop poli pour dire à M. Lepsius ce que je pense de ces réflexions dont il me menace et dont il me donne un échantillon par la subtile distinction de deux lettres identiques. Si le signe que M. Lepsius prend pour l'initiale du mot Philopator est admis pour tel par un autre que par lui, je passe condamnation sur tout le reste, et je m'engage à proclamer, plus haut que M. Lepsius lui-même, qu'il est infaillible. Si je n'ai pas essayé une explication du signe en question* comme le dit M. Lepsius, c'est que je n'essaye jamais d'expliquer à mon profit des signes qui sont altérés de façon à devenir impossibles, et c'est ici le cas. -

Dans la nouvelle traduction que donne M. Lepsius des lignes 2 et 3, j'ai eu beaucoup de plaisir à lui voir faire ce qu'il me reprochait si durement naguère. Il met à son tour la charrue devant les bœufs, puisqu'il lit aujourd'hui : « Étant prêtre des dieux Épiphanes, Ptolémée et CléopÂtre, Ptolémée fils de Ptolémée. » Je n'étais donc pas si coupable quand j'ai commis ce même méfait.

Quant à la fin du nom yphœna, j'ai beau faire pour la trouver, elle n'existe pas où je la cherche, d'après les indications do docteur. Du reste, M. Lepsius ne se lasse pas de faire des suppositions pour le compte de ses adversaires, et cette fois il invente la phrase grotesque suivante : «Des dieux Épiphanes, de Ptolémée fils de (Ptolémée et Cléopâtre, dieux Épiphanes, et de Gléopàtre, sa sœur, étant... fils de... fille de. „. étant Athlophore de Bérénice) Évergète, » pour me forcer à trouver dans une courte lacune la place de cette kyrielle de noms et de titres. Je suis bien de lavis de M. Lepsius : il y a là une impossibilité physique.

M. Lepsius reconnaît aujourd'hui que le surnom Philométor ne devait pas se trouver dans le protocole après le nom Ptolémée, parce que les surnoms de ce genre n'étaient pas exprimés à pareille place. Alors pourquoi m avoir reproché comme une énormité d'admettre que ce nom n'était pas exprimé? Il est vrai qu'il dit aujourd'hui que c'était le moins grave de ses sept griefs contre mon assertion , et qu il n'avait pas trouvé dans cette circonstance une difficulté toute

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