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IEPOMNAMONENN TITTEAOZAPTEMIA9Pov
TAN ENIMEAEIANETOIHEA
TANEPTONTOYANAPENNOS
x AIT AZSTIPOEAPAZS METAToy
IEPODYAAKAN.
Cette inscription nous fait connaitre plusieurs faits neufs et curieux. 1. Il existait, dans l'antique Ségeste, un Hiéromnémon, qui était sans doute le pontife supréme, correspondant à Z’hierapolos, cité en tête du décret du Géla, 84) et qui, si l'on admet la lecon “JZspoSuréoyros, que j'ai proposée pour la seconde inscription, leçon autorisée par l'exemple d'Agrigente et de Malte, 85) qui avaient aussi un Æiérothytas, devait se trouver relativement à celui-ci dans un rapport hiérarchique encore inconnu. 2. 1] existait aussi à Ségeste un collége sacerdotal, dont les membres, qualifiés Æiérophylakes, gardiens des choses sacrées, formaient le conseil de l’Hiéromnémon et sous la surveillance desquels était placée l’execution des travaux plubliés, 3. Les travaux dont il s’agit ici
sonnage qui le portait avait été adopté par Sépolis ; c’est du moins ce que l’on pent inférer d’après l’analogie que fournissent les noms romains terminés de mème en anus.
83) J'ai été déterminé à compléter le mot, dont il ne restait que TOY, par ξυστοῦ, d'après la notion d’édifices du même genre, que nous fournit notre troisiéme inscription de Ségeste; et si l’on admet cette restitution, nous y gagnerons la mention du Ἄχγεις, nouvelle sur les marbres grecs,
84) Apud Burmann, ad Dorvill. Sicul. p. 501, 513.
85) Torremuzza, cl. VIN, π. Τ δὲ HI, p. +3 et 76.
34 Sur quelques ivscriptions
étaient relatifs à l’Andréon et à la Proedra, deux sortes d'édifices, dont le nom ne s'était pas encore produit, à ma connaissance, sur les monumens lapidaires de l'antiquité grecque.
La Proédra 86) devait être le local où s'assemblaient les membres de la'tribu qui avait la présidence dans les délibérations publiques. On peut présumer , en effet, d'après la mention expresse qui se fait de la presidence de telle ou telle tribu, en tête de decrets des villes grecques de la Sicile, notamment d’Agrigente, HPOEAPEYOYZSAZ ΤΗ͂Σ OI AAZ (sic) TON YAAEON, on peut, dis-je, présumer que. le même usage était établi à Ségeste, d'ou il suit naturellement qu'il dut ÿ avoir un batiment spécial, affecté aux réunions de la tribu. On pourrait aussi considérer la Praedra de Ségeste comme l'édifice où étaient reçus et traités, en certaines occasions, les personnages de distinction, soit nationaux, soit étrangers, qui avaient obtenu à raison de service rendus à l'État la préséance dans les jeux publics. Cette interprétation, plus conforme à l'usage général du mot, se trouverait justifiée par de nombreux exemples; mais elle exigerait, que ce mot fût écrit HPOEAPIAZ, comme on lit, entre autres marbres antiques, qui nous offrent cette formule si usitée, sur notre célèbre inscription de Cume: Κα ΠΝ ΕΙΣ IPOEAPIAN. s1) Cependant, comme la leçon TIIPOEAPAZ est certaine, et que je ne puis admettre quelle provienne ici d'une faute du lapidaire, attendu que ce mot est aussi réguliérement formé que ceux de Καϑέδρα, "Esédoa , j'aime mieux croire que c'est encore une forme propre au dialecte de Ségeste.
86) La leçon ZIPOLAPA se trouve aussi dans le livre cité plus haut, p. 22, not. 1, sulle antichità di Segesta, bien que l'auteur de ce livre ait commis quelques erreurs dans la transcription de ce marbre,
87) Cf. Aeschin. contr. Ctesiph. p. 466, Reisk.: Ζέρεσβείαν εἰς ἢ Προεδρίαν καλέσας; ibid. p, 542; Dion, Chrysostom. Orat AXXVH, 5 BL Τρ p. 104, Reisk.: ὠνεϑήχατε... ὡς ἐς Προεδροίαν.
grecques de la Sicile. 35
Quant à l'Andréon, c'était le lieu destiné à la eélébra tion des banquets publics, qui accompagnaient certaines s0lennités civiles ou religieuses. C'est du moins ce que l'on peut inférer d'un passage de Vitruve, 88) rapproché de quelques autres témoignages. 80) Mais une notion curieuse que nous devons à Plutarque, nous permet d'arriver à une détermination plus précise de l'espèce d'édifice public dont il s'agit ici; c'est qu'il en existait un de ce nom, à Samos , sur l'agora, lequel se trouvait contigu à celui qui servait de siège aux délibérations du sénat, 9%) Or, d'après un pareil énoncé, et d'après le motif qui donna lieu à la construction de cet édifice, tel que l'expose Plutarque, on ne saurait douter que ce ne fût un local affecté à des réunions publiques de citoyens. La même induction se tire d'un passage d'Aristophane, 91) suivant l'interprétation qu'en donne Suidas. 92) Nous savons de plus par les extraits du livre de Dosiadds ; Sur les repas publics, ou Syssitia des Crétois, que le Lotal, qui servait à ces repas , s'appellait dydoeñoy, 95) mot qui répond sans doute à notre Andreéôn de Ségeste, et à l’Andrôn de Samos; en sorte que nous pouvons conclure avec vraisemblance de tous ces témoignages , que l’Andréôn et la Proedrä , nommés dans notre inscription de Ségeste, comme compris dans la même entreprise de travaux publics, étaient deux bâtimens contigus, ou voisius, sans doute deux dé-
88) Vitruv. VI, 97, δ' 5.
89) Xenoph. Sympos. 1, 4 et 13; cf. Polluc, 1, 59; Suid. k.
90) Plutarch. Quaest. graec. 303, 44, T. VIN, 211, Reisk. Voy. Panofka, Res Sam. p. 5, ‘
91) Aristophan, Æcclesiaz. v. 307 (652, Kuster), et non 744, comme cite M Panofka, qui a pris dans la note de Kuster sur Suidas le uo. de la page pour celui du vers.
92) Suidas, v. {4ydouüra* οἶχον ἔνϑα où ἄνδρες eti9ud/fr ἀϑροίζεσϑαι.
93) Dosiad, apud Athen. IV, 143, G, ὁ XXII, p. Go, Schw.: εἰσὲ δὲ πανταχοῦ vera τὴν Κρήτην οὗχοι δύο ταῖς σνσσιιίαις" ὧν τὸ μὲν καλουσιν ᾿᾿ΑΑγδρεῖον, κι τ᾿ À.
98 Sur quelques inscriptions grecqués de la Sicile.
pendances du Prytance, et situées sur l’agora, l'un desquels, la Proedra, servait aux reunions des Prodres, l’autre, L’Andréon, aux repas publics des citoyens. 91) :
Voilä, mon honorable ami, le petit nombre d'obscrvations que j'avais à Vous communiquer , sur ces inscriplions grecques de Sicile, et que vous trouverez peut - être bien peu dignes d'être rendues publiques. Quel que soit le jugement que Vous en portiez, et quel que soit aussi l'usage que Vous en ferez, je souscris d'avance à l'un et à l’autre; heureux de
Vous avoir donné, même aux dépens de mon amour propre,
un témoignage de tous les sentimens d'estime, de considération
et d'attachement que je Vous ai voués.
Du Cabinet des Médailles et Antiques, de la Bibliothèque
du Roi. Ce 30. Janvier, 1635.
Raoul-Rochette.
94) Je n'ai pas besoin d’avertir que cette acception particuliére ὁ, du mot ἀνδρών se fonde sur l'emploi qui se ferait dans le langurge #/ ordinaire du même mot, pour désigner l'appartement des hommes dans les habitations privées. Les exemples du mot εὐνδρων employé dans ce sens sont trop nombreux et trop connus, pour avoir besoin d'être cités; je me borne à celui que nous fournit un passage de
Duris, ap. Athen. XII, 542, D.