Votre Grandeur se plaint de n'avoir pas été comprise
Vient pour appuyer cette plainte un long plaidoyer dont voici tout le fond réduit en peu mots par Votre Grandeur ellemême ; ce que j' tais lorsque je combattais ouvertement les combats du Seigneur sous le drapeau de mon Archevéque et en marchant dans
. des rangs de mes comprovinciaux, je le suis encore au fond de ma chère
solitude. J'avoue franchement que je ne puis comprendre comment aujourd'hui Votre Grandeur combat sous le drapeau de l’Archevèqne et des suffragants de la province ecclésiastique de Quebec. Le seul evêque titulaire qui aujourd’hui ne combat pas
. de cette manière, se trouve donc indirectement condamné par
Votre Grandeur dans ce passage.
3. Vouci se que j'ai à dire pour montrer que la solitude ne m'a
. pas rendu farouchc et sauvage, au point où je serais sans doute arrive, . &i j'en «tais venu jusqu'à me mettre en guerre avec mes anciens com-
pagnons d'armes, et même avec le commandant des armées du Seigneur que j'ai tant aime et vénéré..…..
J'etais fatigué de luttes incessantes, je soupirais après les charmes de la retraite... Qui donc forçait Votre Grandeur à descendre dans l’arène ?
Mon devoir... a été de lever des mains suppliantes vers le divin
. pilote, qui semble dormir dans la barque de Pierre et de crier aussi
fort que possible... en lui disant avec larmes : Seigneur, sauveznous : nous périssons. Personne ne songera à vous reprocher ces prières et ces larmes, qui sont certainement plus utiles à l’Eglise universelle et à celle .de, notre. province ,en particulier, que ne
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