DE FONTENOY
A I R du Vaudeville chanté dans les Fêtes publiques , représentées fur le Théâtre de ! Opéra Comique , au mois d'avril 1745.
Ç^Uand Voltaire chante , Grand Roi,
Dans fes beaux Vers dignes de toi ,
La Bataille de Fontenoy ,
Ah ! c’eft une merveille $
Apollon >
Tout de bon Mon cœur fe reveille.
T andis que de nos Conquerans ,
Couverts de Lauriers 6c de fang »
Y oltaire grave par fes chants
Au Temple de Mémoire 9 Desmourans,
Des vivans Les noms 6c ia gloire.
Sur cet air daignes me diâer Les Couplets que je vais chanter ,
Je te promets d’y repeter
Ah ! c’eft une merveille , Sic.
Ceft toi feul qui dois m’infpirer , Puifque tu me fais admirer Ce Roi que je veux celebrer ,
Ah ! c’eft une merveille , Sic.
Avec fon Fils aux Champs de Mars, LOUIS affrontant les hazards ,
Defes Soldats fait des Cefars ;
Ah! c’eft une merveille, &c.
Ce Fils qui de près fuit fes pas , Comme lui bravant le trépas,
Voit la mort & ne la craint pas >
Ah ! c’eft une merveille , Sic.
Le Dieu Mars jaloux de L O U I S, Favorifoit nos Ennemis >
Cependant il les a fournis $
Ah ! c’eft une merveille , Sic.
Mars aux fiers Anglais abbatus Dans LOUIS fait voir un Titus, Dont ils admirent les vertus ;
Ah ! c’eft une merveille, Sic.
Plus grand encor que Tes Ayeux, LOUIS ^-quoique Vi&orieux , N’en eft ni fier ni glorieux ;
Ah ! c’eft: une merveille, &c.
Ce Héros de fes Officiers , Couronnant les Exploits guerriers > Partage avec eux fes Lauriers,
Ah î c’eft: une merveille , &c.
Las de triompher des Anglais, Avec fon Fils dans fon Palais Le Roy ramènera la Paix j
Ah i c’eft une merveille , &c.
En célébrant l’heureux retour De LOUIS, l’Hymen & l’Amour Chanterons fans celle à la Cour,
Ah ! c’efl: une merveille, &c.
Les Plaifirs , les Jeux & les Ris , Abandonnant alors Cypris , Chanteront auffi dans Paris,
Ah ! c’efl: une merveille , &c.
En attendant notre Grand Roy, Vainqueur aux Champs de Fomenoy , Français , répétez avec moy ,
Ah ! c’eft une merveille , ècc.
Auflî cendre que genereux ;
L O U I S , en comblant tous nos vœux f Ne cherche qu’à nous rendre heureux ; Ah ! c’eft une merveille , &c.
Quand fur nos bords nous reverrons Ce Prince que nous adorons,
Avec plaifir nous chanterons ,
Ah! celt une merveille *
Apollon ,
Tout de bon ,
Mon cœur fe réveille*
VA l'Approbation , permis d’imprimer , le t£ Mai 174 J. MANILLE.
]*mPr'rnerie de G o n 1 c h o n , rue de la riuchettej au Sacrifice d’Abraham. 1745.