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Regard
avec le peuple de Dieu, pour étre heureux éternellement avec lui, que de jouir pour un moment d’un plaisir criminel. Nous souffrons de grandes persécutions à cause de la récompense, disaient les Prophètes avec David. Nous sommes comme des victimes destinées à la mort, comme un spectacle au monde, aux Anges et aux hommes par nos souffrances, et comme la balayure et l’anathème du monde, disaient les Apôtres et les martyrs avec saint Paul, à cause du poids immense de la gloire éternelle, que ce moment d’une légère souffrance produit en nous. Regardons sur notre tête les anges qui nous crient : ‘ Pre- “ mez garde de perdre la couronne marquée “ pour la Croix qui vous est donnée, si “ vous la portez bien. Si vous ne la por- “ tez pas bien, un autre la portera comme “il faut et ravira votre couronne. Com- “ battez fortement en souffrant patiemment, # nous disent tous les Saïnts, et vous rece- “ vrez un royaume éternel.” “Ecoutons enfin Jésus-Christ qui nous dit: “Je ne “ donnerai ma récompense qu’à celui qui “ souffrira et vaincra par sa patience.” Regardons en bas la place que nous méri-
tons, et qui nous attend dans l’enfer avec le
mauvais larron et les réprouvés, si nous souffrons comme eux avec murmure, avec
dépit et avec vengeance. Ecrions:nous avec saint Augustin : Brülez, Seigneur, cou-
pez, taillez, tranchez en ce monde-ci pour pu- |
nir mes péchés, pourvu que vous les pardonniez dans l'éternité.
12°: Ne vous plaignez jamais volontairement et avec murmure des créatures dont Dieu se sert pour vous afiliger. Distinguey pour cela trois sortes de plaintes dans les maux. La première est involontaire et naturelle : c’est celle du corps qui gémit, qui soupire, qui se plaint, qui pleure, qui se lamente : quand l’ame, comme j'ai dit, est résignée à la volonté de Dieu dans sa partie supérieure, il n’y a aucun péché. La seconde est raisonnable : c’est quand on se plaint et découvre son mal à ceux qui peuvent y mettre ordre, comme un supérieur, un médecin: cette plainte peut être imparfaite quand elle est trop empressée, mais elle n’est pas péché. La troisième est criminelle : c’est lorsqu’on se plaint du prochain pour s’exempter du mal qu’il nous
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fait souffrir ou pour se venger, ou qu’on se à plaint de la douleur que’on souffre, en con- | sentant à cette plainte et y ajoutant l’impatience et le murmure.
13": Nerecevez jamais aucune Croix sans la baiser humblement avec reconnaissance, et quand Dieu tout bon vous aura favorisés de quelque Croix un peu considérable, remerciez-l’en d’une manière spéciale et l’en faites remercier par d’autres, à l’exemple de cette pauvre femme, qui, ayant perdu tout son bien par un procès injuste qu’on lui suscita, fit aussitôt dire une messe d’une pièce de dix sous qui lui restait, afin de remercier Dieu de la bonne aventure qui lui était arrivée.
14°: Si vous voulez vous rendre dignes de recevoir les croix qui vous viendront sans votre participation, et qui sont les meilleures, chargez-vous-en de volontaires, avec l’avis d’un bon directeur. Par exemple, avez-vous chez vous quelque meuble inutile
, auquel vous ayez quelqu’affection ? donnezle aux pauvres en disant: ‘ Voudrais-tu ‘ avoir du superflu, quand Jésus est si pau- “vyre?” Avez-vous horreur de quelque
fourriture; de quelau’acte de vertu, d quelque mauvaise odeur? goûtez prati u .
sentez, vainquez-vous. Aimesvots Ml un peu trop de tendresse quelque personne, quelques objets? absentez-vous pe véz-vous, éloignez-vous de ce qui 2tut flatte. Avezvous quelque saillie de sé ture pour voir, pour agir, pour paraître, pour aller en quelqu’endroit ? anbtéa eos tai sez-vous, cachez-vous, détournez vos vou
Haïssez-vous un tel objet, une telle person! Æ
ne ? allez-y fréquemment, surmontez-vous :. sr êtes vraiment Amis de la Crois.
our, qui est toujours industrieux sus fera trouver ainsi mille petites crois dont vous vous enrichirez insonsiblemaht sans crainte de la vanité, qni se mêle souvent dans la patience avec laquelle on end les croix éclatantes ; et parce que vous rez été ainsi fidèles en peu de chose u Seigneur, comme il l’a promis, vous établi.
ra sur beaucoup, c’est-à-dire sur beaucou de “ sde vons donnera, sur ateines de oix qu’il vous | | gloire qu’il cs rat mp ho FIN,
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O Jé humble votre di âmes de applique Passion cette voi nos cœu que nou dictions.
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MÉTHODE ABRÈÉGÉE