À, M, PARADIS, ÊTRE
MISSIONN AIRE-COLONISATEUR. Sturgeon Falls, (a) Ont., 2 Juillet, 1894.
(a) N. B.— C'est aux ateliers du journal La CoLonisATION de Sturgeon Falls que je suis venu faire imprimer cette circulaire. C’est la première occasion que j'aie eue, depuis le mois de Mars dernier, de pouvoir m’absenter de mon posté du Lac Timagami. On
Or, pour le'cas qui nous occupe, voici ce qui est arrivé : En Septembre, 1893,
Le seul lie revenais de Montréal d'où j'avais ex-
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pédié mes circulaires. En passant par Mattawa, dernière station sur le Pacifique, je donnai insiruction au maître de Poste de retenir là toutes mes lettres, comptant descendre de Timagami aux premiers chemins d'hiver.
Jé ne ferai pas ici l'histoire de nos cheriins cet hiver; pour piquer au plus courtæw’il suffise de dire que la premièie chance que j'aie eue de faire ce ou a été tout simplement à la fin de Mars, 1894 et encore, ai-je failli périf dans les glaces qui so rompaient sous mes pieds. Éa raison, c'est qu’il n'y h pas eu de glace passable cet hiver sur les lacs, la néige étant tombée en trop grande abondance avant les froids.
On he sait j, ént être pas cue nous n’avons ici, én Hiver, d'autres communications que pr les lacs et qu’il nous faut voyhger des centaines de milles sur la glace. C’est la bonne glace que nous attendous, et quand elle me vient pas, on.fait.ce que j'ai été obligé de faire cet hiver, on reste prisonnier. Vous no faites là, direz-vous, une peinture bien pau encourageante de votre pays de tolonisation. Sans doute, sous un certain rapport; mais, ignore-t-0n qu'in pays de colonisation n’en serait #7 un si nous avions tous les aises deslpays colonisés. Dans tous les cas, lesthoses vont changer cette année, à M du débouché du Pacifique sur le Tex revenons à nos lettres. Je trouvai toute mal malle entassée, plein une caisse, au bufeau de poste de Mattawan. Je de-
sait, peut-être, que Sturgeon Falls, village Canadien très florissant fait partie de mon district de colonisation. Ce village est situé sur la route du Pacifique, à l'embouchure de la rivière l’Eturgeon qui n’est autre que la décharge de mon
grand Lac Timagami dans le Lac Ni-:
pissing. C’est le Revd Père T. Ferron qui est le curé de cette paroisse et qui, de concert avec votre serviteur, travaille à échelonner des colons et à former des paroisses dans cette belle et fertile vallée qui s'étend entre les Lacs Nipissing, Timagami et Temiskaming.
N. B.—Je prie ceux qui recevront la présente de vouloir bien faire connaître à tous leurs souscripteurs que le bénéfice des Messes quotidiennes, pendant cinq ans, est appliqué également aux premiers souscripteurs de 1892, lesquels n'avaient part aux messes que pendant la dite année seulement. J’étends cette faveur à tous, en compensation de ce que le tirage des primes est devenu impossible pour les raisons mentionnées dans le cours de ma lettre.
A tous mes amis, de nouveau : Merca et bons souhaîts !