DES COLONS
Contre la liberté , légalité et la représentation nationale y tirées de leurs propres écrits.
A première pièce que je vais produire > fera connoître l'origine des troubles qui ont déchiré St.-Dorningué ; elle prouvera en même-temps les projets perfides et d'indépendance des colons. Voici ce qu'on y lit :
« A la vue du péril imminent dont notre malheureuse « Colonie est. menacée , nous n'avons apperçu de ressource » que dans la prompte convocation d'une assemblée pro- » vinciale dans chaque département. ( i )
Ce projet, comme on va le voir, n'étoit imaginé que pour faire rivaliser ces assemblées avec la représentation nationale , et arriver par ce moyen à l'indépendance. En effet, si l'on considère l'époque de la formation de cette assemblée de St.-M'arc , et l'un de ses premiers actes , qu'elle qualifia de décret constitutionnel : si l'on considère les arrêtés des assemblées provinciales du Nord et du Sud , confirma tifs de cet acte : si l'on considère enfin la manière
( i ) Extrait d'une lettre écrite par la députation de St.-Dommgue , sous l'assemblée constituante ; cette lettre , en date du ri août iy8s> , fv. st.] fait partie d'une correspondance secrette de ces mêmes cotons , avouée par l'un des signataires , l'archevêque Thibault , dans les débats devant la commission des Colonies. J'aurai plusieurs occasions? <de citer cette lettre.