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fcetîtîônnaires furent poursuivis. ^We'^^j*StÏÏ
A Aauin une troupe de 45 a 5o blancs , presque tous
te portent à minuit chez Lahadie homme de 9°<*W» vieillard de 7o ans. 11 est trouvé seul dans samaiso »»*, un petit domestique, âgé d'environ .5 ans. ^s P^'es d. U maison sont brisées , une décharge de vingt-çn q coups de fusil de la part des blancs , est iÏÏte sur ce vieilia d r il est a ttelùt de ,roî balles et blessé dangereusement dan. trois endroits diPérens ; son jeune domestique ton be mort a ses côté" Ge vieillard est ensuit* attaché et trame « , trots lieues de son habitation. Ni son âge ni »«'l*»£^«£s fureur de ses bourreaux, qui le maltraitent pendant toute a route. Cette nuit même , ces hommes procès cornu ment leurs expéditions ; ils vont cbea trois autres citoyens d. couleur «le ce même quartier ; ils ne les trouvent as m brisent leurs meubles et insultent leurs épouse s. <*#%* de m s frères , ils enlèvent tous ses papiers , ils y f^f^ dans ma correspondance avec lui , la preuve *f,^n£<! de philantropie. Sa tête est mise a prix , .1 est oW- £*» cacher- wrtuot, dans tous les quartiers de la Co orne , on feïïûe ffi. ces hommes paisibles , V^outlesme^ scènes d' horreurs se répètent , les hommes de couleur sent tous désarmés , et on les astreint a ne pas sortn de cites
^Toutes ces scènes d'horreurs commencèrent à la fin de ,78n , précisément à l'arrivée de la lettre des colon , n Sa« du .s août précèdent ; ce qui prouve que ces.mameurs ne sont dus qu'à cette lettre , qui se termine ainsi :
Veourue^ chers compatriotes , ne vous laisse, point ». âbanref nous continuerons de faire sentinelle pour vous; » c^stToût ce que nous pouvons faire dans le moment prel sent • le temps viendra sûrement oh nous pourront
et se
• [',JJ A lire page iM da développement sur les troubles de Sainte
[i].Voye* lettré' de mon frère > p. S de ma correspondance* - Lettre de Roisvond , p. if.
Lettre du cit. Gérard, p. 5?- La lettre de- mes commettans , p. y- Lettre de Suive , p- 35- L'affaire du fonds parisien, p. ?6.
Lettre de Labadie , p. 41-
Lettre de Eoisrond , p. 43 et suivantes. j-jj
Voy« l'arrêté de i'as^Mée pxovmuak duSud , a la note U , * 4
fn de l'ouvrage, £ /
««MK '
t» faire mieux : il faut laisser refroidir les esprits ; cette 9 crise ne durera pas ; comptez sur nous w.
Je laisse aux vrais patriote, , aux hommes clairvoyans à --commenter et interpréter ces ligaes. ^voyons a
Citoyens, vous connoissez toutes les horreurs exercées parles colons blancs sur les hommes de couleur, parc" ou ils vouioient jouir des bienfaits de la -révolution Eh bien ces persécutions ne firent que s'accroître à mesure
déW Ï! tt't S"mbloient fe consolider par les différons ciec.et, de 1 assemblée nationale. Le décret du 8 mars 1700 et les instructions qui le suivirent ; furent une nouvelle souice d. malheurs pour les hommes de couleur M Weux Ogé, qui en réclama l'exécution , périt sur un écht
f u k e^/rmcr^m g^frale des hommes de couleur lut Ja suite de cet assasmat juridique.
vous avez vu par les rnp^p* nmrl. -,;<-„„ 1 1
~ 1 . *t ■ p*o^eb produites , crue les roînne
nevonlnrentvoir dans l'article IV des in actions S llJpellU P^'S^ve de pouvoir Statuer sur Veut
2.,; „ ;'„: • a-Y?"e ""*> mars , lom d appaiser les troubles f £2?fe déi'«- "e «' q«e les accroître, parce 1 Bornave organe des colons/eut la perfidie de S|m un -considérant, qut n'est pas un décret, « que t«S * Rassemblée nationale ne prononcerait su? léta des P^0n'let 't. S"r * "Station des Colonies j£ Mens comme ces assemblées coloniales ne dévoient ^Sl?ëa^ ,e mode Wiq^-par les ES ae',5 ;^ " V?U1 doiinc",a toutts ^s personnes âgées WStS'r " CilierS ' eCt' ( !' !œPorte la couleur ) le cfroit 2- = ' e' 1"? d "■? autre lôte les colons persistoient ton,u, u-s a en exclure les hommes de couleur, les troubles ^commencèrent encore avec plus de force. S;r0uWes
Le -dèciet du ,5 mai 17gi , qai ïuccéda j , . d
de oiretonf nee,!K'C"édente' p:ir°iSSoit aux esprits sages de>on tout concilie^ parce qu'il fixoit le droit de %.
toveunet,a tout mdivMu ué de père et mère ïibre. Ëa
^^'f'^ ' «*e«M» constituante, que lestons"
attuél viT^ PaS POnéà ia hau*ur de ' »°» Principes actuels , voulott.par ce moyen, rassurer les colons sur leurs
*■ Mi
propriétés d'esclaves , sur lesquelles ils paroissoient avait,
des craintes ( 1 ) , ., . , . «.A„* ,
Ce décret , duquel les amis de l'ordre attendaient tout é «if ru contraire le comble aux désastres de la Colonie.' Vou's av "vn q"; les députés des Colonies se retirèrent de l'assemblée nationale, et qu'ils protestèrent contre. » décret qu'elle venoitde rendre ; vous connoissez ces Pjacar<M affi hés dans Paris, par lesquels les c olonsinen açotent de faire soulever leurs esclaves ,. si 1 assemblée — ^ ne retiroit le décret du t< mai; vous connmssez les lettres de Blanchelamle , alors au Cap auprès de las enîdée coloniale , .par lesquelles il man, on <,ue eus le* parus s étaient réunis pour repousser le décret du £ 'tnai; qu'il était destructeur du système *°f*£f^**% mingue -..enfin qu il croyait ne pus devoir le faire exe S s'il lii était adrïssé officiellement Tous ave* Y» H lettre de Gouy-d'Arci à ses commettans , ou it leur donne t le conseille faire soulever leurs esclaves ou d «£ lier les Ânglois à leur. secours ; vous avez lu ce que Pa'e et Brufley vous ont dit de 1 état de a l Colonie et if effet que produisit le décret du i5 mai, les homme, Z couleur* égorgés au Cap , au nombre de ™»f • AwA^ta, lorsnu il V en eut plus de trente de massacres , .et les autres pour nvUdans leur fuite comme des bêtes féroces vous £«^1,1 re oue Pa»e et Brulley ont imprimé dans leur tors his^ue'et dans le développement des causes des double î à S -Dômingue ; ils y avouent en toutes lettres , que
Ci ) Voyez le journal des .débats des séances des u, H, i+et ifl
C1l17vV/fa dans ces débats .= ^^^^Jtî^ ^^nrciiivi tvec v -meur l' assemblée de ot.-Marc pojr son ^ y eïïK»* «*«* rassemblée j£*W£*« °&ÏÏ2
v0™ iFcSS^S*, c-eVojet de Baxnave , avec ce qu'a dit
F*fr*dFraïcc a «u^m^Lar Y Américain du Nord qui .sépara » ffi d=°ceUes d/rAiglcUr,.; et la Irance M«£W£W » loir asservir l'Américain disséminé sur les JLnu les ! ... . La jusuce » éterne'ae a-t-elle deux poids et deux ■ usures j..^ »de fa;re aae Oui ne verra pas, dans ce peu de l.gnes ,1 int-nuon qq, » .
justice î
!LF$!\ et,\°n hla"C Se ré"olta °™»-*l* décret d„ ,* mat. Toutes les oppositions et les viole,,,.,,,, "f crée au 15
à cette époque , produisirent nne cr «e ter^l ?" °" eWpI°ya aux prises œux en ftveur S S%tok e' S?-mettM* ceux qui vouloient le ror,™,ccf ? f * ,e d*cret-, et de couleur en &°Lr d^TCu^8^ k™*
iSftSSS ïïïsàïï pa;ihr '• Me -"r*
• cette époque, reçu le décr Sic elfemew T.C '"^T avoit promis dele 'ffli exécurer f uanH 1 '" eUrS^el ° légalement. exécuter quand il lui parviendront
^oA^ES^:^^ coloniale^ mit pas Wée national- Kit 2/ Pourquoi donc l'assem-
f ^semblée colon Vie IP P w ^ *** **>&* dé
*w dTî-aZmlt ^T^ P°r^P^r- les mem>
et quêtent mfîe révol tés la T f^ T^ ™ *3 6S • n>an,w™«„,i„ ', torc,le et lp poignard à la
tommes avouent-,ls P„t! ' donc >enfin ces même* peuple blanc d^riu"e.da,"s Ie même écrit - que le.
bieSn déddéeC« tiT "* Caracté"se« V™ "ne opposition "ne oWiÏatce a^ °XTxnCdX' ? ""* S°»Œ PM veulent le persua^t^r " Mtl°naUX * ^ ^
^écreTdu^/V, ^ raSsembiée ^ï»nMe n'eût pas regardé le
L i ] Voyez discours historique , pa°e f, , < r< *» t •
cet ourrage d<> p^* „ , V p ° 4 » x * » Ifî et z7- ^«ez tout
( if'} Celui du «A septembre obtenu , rassemblée coloniale n> te pas £it usage des droits que lui donnoit ce dernier d^retToar reconnoître les droits dénommes dérouleur Ou elle a voit-ehVmême promis de reconnoître? M™ • Au lieu de cet acte de ustice et de politique , .c-t-ehe tait Et* bfnstimiion clandestine pour les Colnn.es Mggg les hommes de couleur rentrent dans la l.gne de démarcation d où ils n'auroûmt jamais dû ^M^^M gage des premières' assemblée provinciales et colon lalea i.. ë Ici je fais un dilemme auquel je délie les colon, de repondre. Ou les colons n'ont jamais ynilu W^*V? les hommes de couleur l'édité des droits , VÀ^M || faire tout- ce qu'us croyoient devoir les en «^"^ bien de tous les temps ils ont voulu nue les hommes hbre* fouissent de leurs droits , et ils ont fait tout ce qu il falloit pour les en faire jouir. Mais si de tous les temps ^ ^oieat ïu la même intention , pourquoi ne 1 ont-ils pas mamf^ t* lorsque la loi du *4 s-ptembre leur donnoit le droit a l'occasion de le fairo ? Or , s'ils ne l'ont point fait , on doit en conclure qu'ils ne l'ont jamas voulu , et que par co^ séquent ils ont fait tout ce qu'on pou voit faire powernpêclier les hommes de couleur d'obtenir ces droits. C est aussi ce qu'on a vu par tous les faits que j ai cités , et notamment la constitution clandestine qui consacroi t . le»-. clavage des noirs à Wlthi^^V*l^l^*J, hommes de couleur, laquelle constitution etoit destinée à la sanction seule du roi, ainsi qu en sont convenu* Page et Brulley. {- i ) ; ' . ei
j'ai extrait des écrits publics des colons les preuves amoncelées ici de leurs projets de scission , d indépendance et de leur opposition aux décrets nationaux. J en conclus , que puisqu'ils ont fourni par leurs écrits publics autant de preuves contr eux, leurs écrits prives en fourniroienr encore bien davantage ; car dans ceux-là ils ne doi vent pas chercher à se masquer.
Citoyens représentans , vous venez de lire le récit des laits, aue j'ai accompagnés de preuves matérielles ; les conséquences en sont faciles à tirer , et elles vous feront connoître la cause des troubles et des malheurs de S.-Domingue« Citoyens , si la déclaration des droits n'est pas un titra illusoire pour celui qui a souffert toute sa vie des abus
f ! 1 Voyeel'avœu qu'ils en ont lait dans leur réponse au citoyc* JBeïley, débuts de Saint-Eowngus à ia convention nationale,.
.gion ; si tous n'avez pas triomphé ^aineniem d-Tp "" ^ entière; » les trésors et le sang des Francs „W P?
i4»l,;nrs,idtEj;'7 «».p»...»..d, ,„„„
A'ia ,<; i- i » clans- ce mémoire, et du'ik «nnf
fèg«^°n d6S COmités de la convention'^ qeUa~
NOTE Ire.
Article
V du consldkrantl
Considérant que rassemblée nationale ne Pf^ff^^, lotx concernant le régime 'intérieur de Saint-Domingue , sansrenverser Tes principes quelle a consacrés par ses premiers décrets, et notamment la déclaration des droits de 1 homme.
Considérant que Us décrets émanés de l'assemblée des represenr tans de ^laVartielançaise de Saint-Domingue ne peuvent are soumis a ZtesVncùon ytà telle durai , parce qu'a lui seul appartient cette ttroeative inhérente au trône , et que nul autre .suivant la çons* titution française , ne peut en être dépositaire, (i)
Art. VIIL
Considérant que ce qui m^m^^f^^^Û les autres rapports communs entre Saint-Domingue et la transe , , ne peuTentêtrfétablis que d'après le vœu, les besoins et le consent* ment des deux parties contractantes. U)
Considérant crie tous les décrets qui auroknt pu être rendus «aTr^Se^tionale , U. qui contrarieraient les principes qui VLneTÏÎre e^osés, Jsaur.ant fcr Salnt-Dominçue qui na point été consulté et n'a pas consent! à ces mêmes lois. (3)
(,) N'est-ce pas là vouloir être un corpslégislatif, indépendant de
kSPi-e«-\Tpa" ïv1d°enfqn'on voulol. 'mMffiJfâ g&& , V] toUnl les Africains ont In ce ce ■***££<£ f^çrf* M » juste que les colons soient entendus ei noUs t„êmes être en-
» Lis qui les concernent, nous devons no us m
» tendus et consultés pour consentir ce es de ^ do
» vent aussi nous concerner puisque ^s so«m« nous
ï «icilkf. français, autrement les colon ne rnan uero p^
n eondamner à un travail excessif qu ils nous reins,mon,
: ± m m^^^MMM^ ** mk m
» langer*. *
( 5o ) *»hcle premier du jiint a, l8 mal J( UssemiUe ^
raie de Saint-Domingue.
S^^T^T^r CTT '^"^rieurde wwiii^u^, .tsiae duns l a±semht e de ses renrle**,?*». ^
«* en asse^gàtraU 2 u hM<fa{£TZ?£^
fie
«A. il T. II.
Art. III.
Tow acte législatif fait par l'assemblée générale dans le c*s de «ecessue urgente en ce qui concert le régime intérieur ^' confère comme loiprovisoire ; et dans ce cas, le S * i« no!
c't en lTremeUr S r1""1' ** dans les *«&•» de lanotil t:t": , PW^'Jguer et tiendra la main à l'exécution ou
Art. IV.
La loi devant êtrele résultat du consentement de tous ceux pour qui eue est fane , la partie française de Saint-Domin'ue proposera ses pians concernant ses rapports commerçât autres rapports communs ; et les décrets qui sew^Sâ c2 égard par iassemblée nationale, ne seront exécutés danslapatie fiasse ée Sant-Domingue aue lorsqu'ils auront ÉTÉ £,££ Tis par l'assemblée général* de' ses reprESWtTns. "
Les autres articles sont toujours dans ce sens.