‹ Lettre d'un Sicilien à un de ses amisChapitre 1 sur 75 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

ICK que la Lettre d'un Sicilien à un de ses amis ait eu plusieurs éditions, comme nous le dirons plus loin, elle a toujours été publiée comme un ouvrage anonyme.

On a voulu attribuer à Saint-Evremond cet opuscule : la première fois qu'il parut ce fut dans le recueil intitulé Saint-Evremoniana (1700). Pourquoi? C'est parce que Ton recherchait, à cette époque, tout ce qui sortait de la plume facile et gracieuse de cet ingénieux esprit : un grand seigneur doublé d'un homme de guerre.

On lit dans le Livre commode des Adresses de Paris pour 1692, ouvrage d'Abraham du Pradel — pseudonyme de Nicolas de Blégny, — au chapitre : Impres»

iT INTRODUCTION.

sont perdues et où on ne pense guère à les aller consulter, malgré l'intérêt réel qu'elles présentent. A titre de comparsdson et de confirmation, nous en avons cité plusieurs extraits comme pièces contemporaines de la Lettre, révélant des détails de mœurs toujours curieux à saisir sur le vif et à constater à distance.

Antérieurement, en 1840, la Lettre éCun Sicilien avait été reproduite sans commentaire dans les Archives curieuses de l'histoire de France*. M. Danjou s'était contenté de la faire précéder de l'avertissement qui suit :

c Cette petite pièce a été prise dans le Saint- Evremoniana, édition de 1700. Elle contient une description fine, pittoresque, animée de Paris et de la population parisienne, sous le grand règne, et offre, par les comparaisons qu'on peut faire avec l'état actuel de la capitale, le motif d'une multitude de remarques, de réflexions, d'inductions du plus haut intérêt. Il n'est pas sûr que le livre connu sous le nom de Saint-Evremoniana renferme réellement des écrits ou des pensées qu'on puisse en toute certitude attribuer à Saint-Evremond . En supposant même ce point décidé affirmativement, la Lettre que nous publions n'appartiendrait pas à l'auteur du Saint- Evremoniana^ qui la donne comme une simple tra-

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