‹ Lettre d'un Sicilien à un de ses amisChapitre 33 sur 75 · Dans la Satyre nouvelle des Promenades y on trouve des · texte numérisé non relu

Dans la Satyre nouvelle des Promenades y on trouve des

LETTRE D'UN SICILIEN. $s

68. Ce beau lieu esc entretenu aux dépens du Roi, et on n'oublie aucun soin pour le rendre agréable ; le Roi Y a niis un Gouverneur avec beaucoup d'Officiers subalternes. Les portes en sont toujours gardées ; s'il y avoit une plus grande quantité d'eau* et quelques belles Statues de marbre ', les yeux y auroient plus de plaisir et n' auroient rien à souhaiter.

6^. Je n'ai jamais vu tant d'Abbez, et qui portent plus volontiers Thabit court, le petit collet et la perruque blonde. En vérité, ils sont l'ornement de Paris et le refuge des Dames affligées; comme ils ont l'esprit galant, leur conversation est plus agréable ec plus souhaitée; j'ai trouvé parmi eux les personnes les plus obligeantes, les plus civiles et les plus secrètes. Il seroit à souhaiter que le grand nombre d'Abbez fût diminué, en retranchant de ce rang hono-

passages qui sont presque la tradaction des pensées da Sicilien ; témoin le suivant :

— Je n*exagère point» et l*usage en dicide,

Il n'est point de Renaud qui ne trouve une Armide.

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