‹ Lettre d'un Sicilien à un de ses amisChapitre 34 sur 75 · I. Et si les prez avoient des fleurs · texte numérisé non relu

I. Et si les prez avoient des fleurs

Les fontaines ua.peu d'eau claire, Et les poissons quelques étangs, On en pourroit encore faire Un joly clos avec le tems.

CLA.YJDB Le Petit. Paris ridicule.

3. Il entrait dans le plan de Le Nôtre de disséminer des œuvres d'art dans le jardin des Tuileries; Catherine de Médicis Pavait d'ailleurs précédé dans cette voie. On fit copier à Rome les meilleures statues du Capitole. Notre Sicilien trouve qu'il n'y en a pas assez et semble dire qu'il n'y en a pas du tout.

56 MARÂNA.

rable tous ceux qui ont leurs Abbayes dans le concave de la Lune et dans les espaces imaginaires ^.

70. Quoique les hommes soient laborieux et ingénieux dans leur arc, les femmes ne laissent pas de faire la moitié du travail, les plus belles gardent les boutiques pour y attirer les Marchands * ; comme elles sont extrêmement ajustées, et qu'elles ont une voix et des paroles gracieuses, elles ne manquent jamais,

1. Quel abus! mais en vain tout le monde en murmure; Un si vaste sujet a lassé la censure.

En vain, d'un roy pieux les ordres souverains Proscrivent tous les jours les abbez libertins; En vain, pour emporter ou mithre ou bénéfice, De dévots aspirants on peuple Saint-Sulpice.

L'abus ne cesse point. Tel qui sort de ce lieu, S'en va tromper le roy comme il a trompé Dieu. A peine a-t-on quitté ces pieuses cellules Où la plus sainte estude est l'estude des bulles, Qu'on voit des cheveux plats sous le fer redressés. Pour se dédommager des outrages passés, Déployer leur orgueil avec plus de licence, Et ne respirer plus que la poudre et l'essence. Qu'y faire? C'est la mode, on n'en est plus surpris; Le faste des abbés inonde tout Paris; Le pauvre, gémissant de voir son héritage Confondu dans un train et dans un attelage, Contre cette injustice a beau se récrier Et réclamer son bien qu'on veut s'approprier; C'est un vol déguisé que la loi anthorise, Et que l'on aime assez pour ne pas lâcher prise. Mais mon zèle trop loin m'emporte malgré moy, J'en dis peut-être trop et plus que je ne doy. Je vois à quel péril ma censure m'expose.

Offenser telles gens, ce n'est pas peu de chose ; Je pourrais payer cher un langage indiscret; Modérons notre fiel ou changeons de sujet .

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