XVI
connu de la population que le catéchisme. Il pense que si Ton entretient un peuple de ses droits , il faut aussi l'entretenir de ses devoirs et des peines qu'il encourt s'il y manque ; les commandans des rëgimens suisses , imbus de ce principe , font lire toutes les semaines aux bataillons le Code pënal qui les régit.
Réfutation de quelques argumens pressés en faveur de la peine de mort; faits qui prouvent qu'on ne doit désespérer de la régénération àe personne^ et que souvent les passions les plus violentes bien dirigées peuvent ramener vers le bien les hommes les plus noircis de crimes.
Exemple d'un bourreau qui s'est abattu le pouce plutôt que de marquer une femme qu'il croyait innocente » et qui l'était en effet.
L'auteur signale le danger de condamner un accusé sur son aveu y car il y a des hommes assez mélancoliques pour rechercher la mort par un faux aveu^ qui n'est qu'un suicide^ On observe que les Jurys, par une ancienne habitude, se laissent convaincre souvent par l'aveu du criminel , qn'on forçait autrefois par la torture. Un des concurrens cite un ouvrage allemand , intitulé : Criminelle Falle , qui donne des exemples de cet espèce de suicide.
L'auteur rappelle l'avantage immense qu'il y aura à attendre la signature du Souverain, tant que la peine de mort subsistera, et cite (a Chine, où l'on demande trois fois la signature de l'Empereur avant d'exécuter une sentence. Il dit que plus d'une fois le Roi de Prusse a refusé la sienne.
Devoir imposé aux partisans de l'abolition de la peine de mort, de l'attaquer par les argumens religieux , par des raisons puisées dans le droit naturel et dans le droit positif . C'est ce qu'ont fait les concurrens , c'est surtout ce qu'a fait M. Lucas.
Citation tirée de Pline, sur la loi de lèze-majesté.
Responsabilitié^jiroposée par Bentham, pour le directeur d'une Maison Pénitentiaire basée sur le système des assurances.
Fragment des discours de M. Servan , avocat général.
L'auteur signale inconséquence de ceux qui nient la possibilité de régénérer un coupable , et qui rejettent dans la société les forçats libérés.
Facilité de modifier les lois dans les Gouvernemens Représentatifs.
Il invite les Gouvernemens à se mettre^ la tête de F opinion plutôt qu'à sa suite quand il chemine avec l'intérêt général et qu'il est bien convaincu de la justice d'une mesure*
( xrn )
Fragment d'un mémoire qui ( ainsi que presque tous les autres ) demande au Jury, chargé d'adjuger le prix, d'exercer son influence sur les conseils pour faire abolir la peine de mort, en e:( posant le tableau des mœurs de Genève et les jugeant incompatibles avec les supplices.
Il renouvelle à son collègue la prière de s'entourer de toutes les lumières possibles, avant de maintenir une peine qui est reconnue injuste par les uns, inefficace par un grand nombre, et par conséquent qui devrait paraître inutile à tous. C'est ce que M. Lucas a cherché à établir dans son ouvrage.
Liste des auteurs qui ont traité la question de la peine de mort et des Sou*« yerains qui l'ont abolie.
Eitraiis de la gazette des Tribunaux qui lui ont paru venir à Tappui de Pabo« lilion de la peine de mort.
Programme de la Société de Morale Chrétienne.
Réfleiions de l'auteur à ce sujet.
Tableau comparatif et philosophique du système pénitentiaire et de celui de l'échafaud.
Tableau général des échelles légale , judiciaire et disciplinaire.
L'auteur cherche à réfuter les objections dont se servent ceux qui combattent le système pénitentiaire.
L*auteur propose une Société religieuse de Bienfaisance suisse^ et croît qu'elle servirait de complément à toutes celles qui s'occupent d'éteindre la mendicité , et qui pourrait se vouer enfin à soulager toutes les infortunes au nom d'une Religion qui met la charité à la tête de toutes les vertus. Cette Société^ selon le projet présenté, se composerait de tous les Pasteurs protestans de la Suisse , et d'un certain nombre de laïques secondés par de6 femmes qui prendraient le nom de Dames de Charité (t).
L'auteur démontre que cette nouvelle Société seconderait la Société suisse d'utilité , et en serait secondée à son tour.
L'auteur, pour prouver tout le bien qui peut résulter pour une paroisse, d'avoir un Pasteur entièrement dévoué à ses devoirs , cite Oberlin , M. Cellérier, et rappelle à son collègue ce que fit Vincent de Paule pour la régé-
(i) L'auteur a rëuai ce sujet â celui fui traite dea Maisons Pénitentiaires .