Lettre de Marat aux Jacobins
JeS collègues cle la montagae dormeuè ; que font les Jacobins ? atfcendent-îls que les six millions qui viennent d’être remis par les îiommes d’état au conseil exécutif pour sou^ doyer des espions et pervertir l’esprit publie , ayeiit produit leur erfeî . avant de demander
NSWBERRY ^
UBRARY )
a grands cris Tacte d’accusation contre l’Ainl du Peuple ? Apôtre et martyr de la liberté depuis près de quatre ans, je suis encore à trouver quelqu’un qui me tende la main, lorsque je suis renversé surda brèche en combattant pour le salut du peuple. Mais non : mon espoir ne sera pas trompé. Je me flatte que mes frères les Jacobins, vont prendre des mesures ellicacesije leur demande de faire afficher Fincluse; ils en sentiront l’indispensable nécessité. Je leur en éviterois la peine , si je poiivois me montrer.
Salut à mes Frères.
MARAT , Député à la Convention Nationale, et membre de la Société.
De mon Souterain ^ ce i g yîvril 1798.
MARAT, L’AMI DU PEUPLE/ à ses Comme tia?iS,
Mes chers Concitoyens^
Le 17 de ce mois , j’adressai à la Convention Nationale la lettre qui suit : les ho^nnies d’état en empêchèrent la lecture , so^is prétexte qu’elle n’étoit pas signée.
Le i8, j’en adressai à la Convendon copie signée : les hommes d’état en empécliérent la lecture , sons prétexte que je ne m’éiois pas cdnstitiié prisonnier , sur leurs ordres et suivant leurs désirs.
Comme il importe que cette lettre vous parvienne, et qu’elle soit connue des patricies de la Convention , du public , de la Notion * entière; je prends la voie de rafiiclie pour la mettre sous les yeux du Peuple Français , et démasquer ses députés infidèles.