‹ Lettre de monsieur Ernest Pacaud, protonotaire, à l'Hon. L.O. Loranger, procureur-général [microforme]Chapitre 3 sur 9 · LETTRE DE P. E. PANNETON · texte numérisé non relu

LETTRE DE P. E. PANNETON

Trois-Rivières, 20 Juix 187$.

Monsieur.

Je vous informe que je ne puis accepter la charge de Député-Protonotaire dans votre bureau. Votre etc., ete., (Signé,) P.E. PANNETON.

ERNEST Pacaup, Eecr., Trois-Rivières,

DE

Désireux d'être conséquent avec la position que j'avais prise dans ka presse contre les officiers publics, qui se faisaient partisans politiques. je ne voulus pas même détourner le cours du patrünage dont le bureau pouvait disposer. Je donnai instruction à mes employés de pourvoir le bureau de la papeterie et des blanes nécessaires, aux mêmes endroits qu'auparavant.

Quelques } JOUFRAUX M att: iquérent vivement cependant, parce que j'aurais commis une cruauté en remplaçant un vieil employé public, infirme et sans autre ressource que son salaire,

Je fuis frappé de ce reproche. Pignoras ces détails, et je CrOVais que mon prédécesse ur sans être riche était à l'abri de toute misère,

Je me rendis de suite auprès du Premier- Ministre, et je lui offris de payer une pension à M. Barnard. Je laissai à l'Hon. M. Jolv d'en fixer Le montant.

M. Joly me félicita de ma démarche

[ prépara un ordre en conseil me chargeant de l'obligation de payer $T000 C0 jar année, par versements trimestriels de 2: 20,00 chacun. et je donnai un écrit à l'effet que Facceptais cette charve.

Je pri alors L Hon. Geo. Frvine de communiquer cette offre à M. Barnard, avocat de Montréal et fils de mon pré lécesseur.

À ma grande surprise, M. Irvine im écrivit le 22 juillet ISTS, que M. Barnard la refusait.

Depuis, je continuai à exercer les devoirs de ia charge, à la satisfaction du barreau et de tout le public, j'ose espérer, puisque e ne n'a Jjamais adressé de reproche à ce sujêt , et qu'aujour hui même où tous mes ennemis semblent s'être ligués pour me faire disparaitre, l’on n’a pu encore découvrir la moindre faute cu erreur;

J'oubliais toutefois de signaler un reproche que me fit un jour, un correspondant malin.

Il m’accusa de me mêler de politique.

C'était évidemment une plaisanterie, car tout le publie 1ei était témoin de ma neutralité absolue.

J'avais trop protesté dans la presse, contre les employés publics de mon ancien District, qui ne se gênaient pas de Safficher comme chefs d’élection, et de faire même les luttes de hustings. pour tomber si tôt dans la même faute.

Voici d’ailleurs la réponse que les employés de mon bureau donnèrent volontairement et à mon insçu. Cette réponse demeura sans réplique.

‘ Nous soussignés, employés au greffe de la Cour Supérieure ‘et de la Cour de Circuit pour le distriet des Trois-Rivières, dé- ‘# elarons :

Que jamais, à notre connaissance, il m'y a eu de réunion politique ou autre au bureau de M. Pacaud,

“ Que jamais il n’a été question de volitique dans le grefte, “ depuis la nomination de M. Pacaud,

“ Que jamais M. Pacaud ne nous à parlé de politique, ni ‘ du vote que nous devions donner,

LE

Ti

« Que la seule circonstance où il ait été fait allusion à la politique, a été le jour de la erande réunion des conservateurs, ici: M. Pacaud ayant alors déclaré à ceux d'entre nous qui étions alors à son bureau, qu'il nous supposait tous conservateurs, et qu'à ce titre il nous dispensait de nous tenir an bu:

:reau ce jour là, afin de nous donner l'occasion d'aller entendre

‘nos chefs politiques et de prendre part à la tête,

ES

& Nous avons toujours été sous l'impression que M. Pacaud observait une neutralité absolue et la correspondance * d'un

‘ Avocat” publiée sur le Journal nous a tous pris par surprise,

& Nous faisons cette déclaration volontairement, à l'insu de

M. Pacaud et dans le seul but de réparer une injustice évidente et reconnue par tous les membres du barreau.

Trois-Rivières, 24 Pécombre 187$.

(Signés. ) FOX, GUILLET, P.E. VézixA.

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