L'OFFRE DU GOUVERNEMENT
Le 27 mai ISTS, je reçus du Gouvernement ar l'entremise de l'Hon. M. Chauve “au, alors Solliciteur-Général, l'offre de la position que j'occupe aujourd hur.
Voici cette lettre :
QUÉBEC, 27 Mar ISTS.
Mon Cher M. Pacarid.
Notre Gouvernement est décidé à remplacer M. Barnard, Protonotaire des Trois-Rivières,
Permettez-moi de vous demander si vous accepteriez la nomination à ce poste, qui est parfaitement convenable pour un Jeune avocat de votre position au barreau.
D' ne les services que vous avez re” dus au parti, S raient, sans tenir compte de tous vos mérites oncle et vos hautes qualifications pour cette place, une raison suffisante pour justitier la démarche que je fais aujourd’hui auprès de vous.
Votre bien dévoué,
(Signé) ALEXANDRE CHAUVEAU.
ErNesr PacauD, Ecr.
Avocat.
Cette position était honorable, constituait une espèce de promotion dans ma profession, et rupportait de fort jolis revenus,
J'hésitai ce pendant ; je nr'occupais alors un peu de Journalisme : métier ingrat ilest vrai, ais JeXerCAiS Aussi depuis SIX «ns la profession d'avocat avec assez de succès, devant les différentes Cours de Circuit, Supérieure, Révision et d'Appel, puisque ma clientèle me rapportait au delà de $4,000 chaque année.
On peut Sen convaincre en consultant les statistiques Judiciaires publiées dans le temps.
Je fis part de cette offre du Gouvernement à won ami, l'Honorable Wilfrid Laurier, alors Ministre du Revenu de l'Intérieur.
[line conseilla d'accepter.
Je ne voulus pas, toutefois, donner une réponse définitive, avant de constater que le Gouvernement d'alors, serait réellement soutenu pau une majorité des députés du Parlement.
Malgré les instances de quelques-uns de mes jeunes amis, Je préférai attendre les événements.
Dans cet intervalle, je fus iuformé que de-
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puis quelque temps déjà, le Député de mon pré-
décesseur sollicitait cette même charge du Gouvernement.
Cependant, comme ses états de service dans
le parti libéral se bornaient à offrir en échange de
sa nomination, la promesse d’une DÉMONSTRATION
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GRANDIOSE en faveur de l’'Hon, M. Turcotte à so: retour à Trois-Rivières, je lui fus préféré.
Je fus nommé le 14 juin 1878, ma nomination gazettée le 15 Juin, et je pris possession du bureau le 17.
Mon premier acte fut de rassurer tous les employés,et de leur exprimer mon intention de retenir leurs services, avec les mêmes salaires qu'ils recevalent auparavant.
Je ne fis d'exception que pour M.M. Panneton et Guillet; à M. Panneton, j'offris une augmentation de salaire de $400.00 par année, à M. Guillet, j'offris une augmentation de $100.00 par année.
M. Guillet accepta mon offre; il a toujours reçu depuis, $900.00 par année, au lieu de $800,00 qu'il recevait auparavant du Gouvernement.
M. Panneton refusa toutes mes propositions.
Voici la lettre qu'il n'adressa le 20 juin 187$.