ANAPA2 MEN U0A\2 HAE ITO0EI
IIPO20E nOTEIAAIAS 01 0ANON. .
" Cette ville regrette ses guerriers qui sont morts devant Potidée."
Assurés de ce point principal de mes recherches, je vais vous présenter des remarques sur chaque ligne de l'épitaphe.
Du 1er. vers il ne reste que le mot incomplet A0ANAI : du 6e. caractère on
ne distingue plus qu'un trait vertical, qui pourrait appartenir à plusieurs élémens, mais les cinq premiers nous font juger que ce trait droit étoit le jambage d'un Tau, et que le mot mutilé appartenoit à Tune des inflexions de l'adjectif ùÔccvoctoç. Dans une inscription d'Athènes, il serait absurde de supposer que le nom de cette ville ou celui de la déesse sa protectrice, fût exprimé dans un autre dialecte que Fat tique.
2e. ligne, le mot SEMAINEI (<n^«<va) est évident et tout entier.
3e. ligne, KAinPOAONO : La forme du lambda [>, dans le vers suivant nous fait reconnoître un gamma dans le 7e. élément de cette ligue A. Comme Fo Fxi, et la diphtongue OT sont représentés dans Finscription par la même figure O, il est à croire que le dernier caractère est placé ou pour un xi, ou pour cette même diphtongue. Il est naturel de penser que Fon faisoit mention au pluriel des ancêtres de ces braves. Je crois qu'on peut restituer
ces deux mots de deux manières différentes :
kai nporoNxiN, ou kai nporoNOus-
4e. ligne, NlKENETnouEMOI ; de la dernière lettre, il ne reste qu'un trait vertical, probablement le jambage gauche d'un Ny,
NIKHN EmOAEMON.
Je préfère cette leçon à une autre que l'on pourroit proposer, et qui seroit :
NIKHN ET nOAEMOTNTES.
J'ai un double motif pour cette préférence ; le premier est dans le rhytme. Ce vers devant être un pentamètre demande un repos après la syllabe qui suit la fin du second pied. On a ce repos avec la leçon NIKHN ETnOAEMON, et il n'existe point avec l'autre. Je trouve le second motif dans l'hymne Homérique en l'honneur de Mars, où la même épithète est donné à la victoire, dont ce dieu est appelle le père.*
'Nwyjç èV7roXefxoto Trarep.
* Hymn. ht Martem, v. -1.
N/ttT? evTroXefzoç est la victoire qui donne une fin heureuse à la guerre.
Au 3e. distique la restitution des vers commence à paraître possible : la plus grande partie subsiste ; les voici :
AieEPMEM^STXASrnEAEXZATOSO ....
TONAEnOTEIAAIASAMGirTYlASEU ....
Les deux lettres IO qui terminent la première de ces deux lignes annoncent le mot IOMATA (o-upccrcc) les corps, que l'on oppose à OSTXAE (-fyvxxç) les âmes.
" L'éther a reçu leurs âmes (dit le poète) et leurs corps aux portes de Potidée.". . . .
Je conjecture qu'on peut restituer ces deux vers en remplissant les lacunes ainsi qu'il suit :
AI0EPMEM$STXASTnEAEXIATO2OMATAAHTn