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[Lettre] [microforme]

Je © is vous rappeler les raisons qui ont empêché l'Ecole Normale Jacques-Cartier de prendre, à l'Exposition de Londres, une part semblable à celle qu’elle avait prise à l'Exposition de Paris, en 1878.

1° Au mois de septembre dernier, comme le fléau de la petite vérole sévissait surtout dans le quartier où l’école se trouve située, les médecins conseillèrent de retarder l'ouverture des classes. En conséquence, je ne rappelai les élèves que pour la fin d'octobre.

20 À peine les classes étaient-elles ouvertes, qu’un des plus anciens professeurs, qui dirigeait en môme temps l’école d'application, fut frappé de mort suite.

8° À la même époque, le professeur d'anglais, second maître de l’école d'application, s’est trouvé malade et a dû prendre un congé qui n’est point encore terminé.

40 Moi-même, j'ai été retenu par la maladie du commencement de décembre au milieu de janvier.

5° MM. les Professeurs, sans doute, ont mis | d'empressement pour combler les vides autant # pendait d'eux; mais je ne pouvais leur imposer additionnelle réeuité re et de longue durée,sans I@ en même temps une augmentation de salaire, ce été impossible.

En présence de ces diflicultés, je n'ai pu songer ui tant à prendre part à l'exposition scolaire, ni par conséquent à conserver dans ce but les devoirs journaliers des élèves.

On m'objectera, peut-être, que j'aurais pu faire préparer des travaux spécialement pour l'exposition.

De pareils travaux, en admettant qu'ils aient un certain mérite par eux-mêmes, font surtout connaitre 9 8 talents

de Du et le travail de l'élève à un moment donné ; mais on peut dire qu’ils laissent dans l'esprit du visiteur un certain doute sur la valeur réelle de l’institution qui les présente. J'ai cru qu'il y a un moyen plus sûr de donner une idée exacte des cours et de la méthode de l'Ecole Normale Jacques-Cartier.

J'ai réuni, complété et disposé régulièrement les questions de concours données à nos élèves pendant l’année scolaire 1884-85.

: En parcourant ces questions diverses, on pourra s'assurer

des connaissances qui sont exigées de ceux qui veulent obtenir les diplômes d’école élémentaire, d'école modèle et d'académie.

J'ai donc préparé les livrets suivants :

Questions de Concours de la Quatrième classe où les élèves se préparent au diplôme d'académie ;

(Questions de Concours de la Troisième classe où les'‘élèves se préparent au diplôme d’école modèle;

Questions de Concours de la Seconde classe où les élèves se préparent au diplôme d'école élémentaire ;

Questions de Concours de toutes les classes réunies ou divisées en groupes spéciaux pour l’enseignement de certaines matières, comme la pédagogie, le solfège, etc.

A ces cahiers, il faut joindre l° inuaire de l'Ecole Normale No.2 qui contient les Règles et le Programme, —l' Ætat de services de l’École qui nous donne,jusqu'à 1884, le nombre des élèves qui ont passé par l’école, le nombre de ceux qui ont été diplômés, de ceux qui n'ont pas enseigné, et enfin le nombre d'années pendant lesquelles les élèves ont enseigné,

J’attire aussi votre attention sur le Cahier d'inspection. Un élève de la classe la plus avancete fuit tous les matins l'inspection des dortoirs, des salles de récréation, d'étude et des classes. L’inspecteur doit noter, dans son cahier, tout ce qu’il trouve à reprendre, Des numéros d'ordre nt-

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tachés aux pupitres, etc., et qui correspondent aux listes des maîtres et des professeurs, permettent de reconnaître facilement ceux qui se sont rendus coupables de quelque négligence.

L'Ecole Jacques-Cartier est une des trois écoles normales fondées le 6 octobre 1856 par l’Hon. M. Chauveau, en vertu d’un règlement approuvé par le Gouverneur en Conseil. Elle fut ouverte le 3 mars de l’année sui rante, en présence de Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal ; du général Eyre, commandant des forces, et des principaux membres du clergé et des citoyens les plus distingués. Les cours commencèrent le lendemain : vingtsept élèves s'étaient présentés pour les suivre : un plus grand nombre s’inscrivirent pour la seconde session, qui s’ouvrit au mois de suptembre suivant.

L'école modèle fut bientôt trop petife pour recevoir les enfants des meilleures familles du quartier Saint-Louis et du centre de la ville.

On avait affecté à l’usage de ces deux écoles la maison du gouvernement, ancien hôtel de M. de Ramezay, un des derniers gouverneurs français de Montréal. Quoiqu’on eût tiré tout l'avantage possible de cet édifice, il était loin de répondre aux exigences d’un établissement scolaire de première classe : son plus grand défaut était d'être trop petit. Mais le gouvernement avait l'intention de construire au plus tôt un édifice sur le modèle des meilleurs établissements de ce genre,

Dans ce but, il avait donné généreusement un vaste terrain dans la partie ouest de la ville: le prix de la vente du château de Ramezay, situé au centre des affuires, devait couvrir les frais de construction. Mais la confédération étant survenue, le gouvernement de la province de Québec choisit la ferme Logan, située dans le quartier est de Montréal, et fit élever une partie de l'édifice

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