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dont les plans avaient été dressés par un architecte distingué, M. A. Lévesque.
L'Ecole y fut transportée en 1879.
À l'ouverture des classes, le corps des professeurs se composait de :
MM. l'abbé Verreau, principal, professeur d'histoire du Canada, de notions, de physique et de chimie;
L. Devisme, B.L. de l’Université de Paris, professeur de langue française, de littérature et d'histoire ;
D. Boudrias (1), professeur d’arithmétique et directeur de l’école d'application ;
P. Delaney (2), professeur de langue anglaise, de littérature anglaise et de déclamation;
J. B. Labelle‘organiste de Notre-Dame, professeur de chant et d’harmonium.
Le cours de mathématiques fut successivement confié à M. Régnaud (8), ncien directeur de l'Ecole Normale de Montbrison, en ! rance, et à M. G. T. Dostaler, élève de l'Ecole Normale Jacques-Cartier et gradué de l’Université Laval (4).
M. J. O. Cassegrain, ancien professeur et un de nos tlèves les plus distingués, a remplacé M. LL. Devisme comme professeur de langue française, de. langue anglaise et de littérature.
Plus tard, le gouvernement fit ajouter au programme de l'école des notions d'agriculture, des leçons de prononciation et de déclamation.
(1) Mort le 24 octobre 1885.
(2) Mort le 25 septembre 1874.
(3) Mort le 25 février 1RT2
(4) Mort le 24 juin I8G7
Les premières furent données successivement par MM. +, Ossaye, J. Perreault et l'abbé J. Godin ; les secondes, par M. d’Anglars.
M. abbé Routhier, aujourd'hui Vicaire-Général d'Ottawa, fut nominé sous-directeur.
Aujourd’hui les professeurs sont :
MM. l'abbé Verreau, LL.D., principal, professeur de phi-
losophie, de pédagogie et des notions de physiologie ;
J. O. Cassegrain, membre de la Société Historique de Montréal, professeur de langue française, de langue anglaise, de littérature, etc. ;
G. Gervais, membre de la Société Historique de Montréal, professeur d’histoire du Canada, des Etats-Unis, d’arithmétique, etc. ;
W. Fahey, professeur de langue anglaise à l’école normale et à l’école d'application ;
Dr $. Duval, professeur à l’Université Laval, et à l'Ecole Polytechnique, professeur de mathématiques, de physique et de chimie ;
1 S. Aubin, professeur de déclamation, de géographie
et directeur de l’école annexe d'application ;
4 A. de Bonpart, professeur des histoires de France, d'Angleterre, d'histoire de la littérature française et des racines grecques et latines ;
° N. G. Chabot, M.B. professeur d'agriculture théo-
‘® rique et d'horticulture pratique ;
J. O. Pelletier, professeur de musique vocale, de plain-chant et d'harmonium.
Les messieurs suivants sont chargés du pensionnat :
M. l'abbé Harel, sous-directeur et bibliothécaire ; M. l'abbé Santoire, premier surveillant ; M. l'abbé Desrochers, second surveillant.
Depuis le jour de l'ouverture jusqu’à la fin de l'année scolaire 1884-85, le nombre des élèves admis s'élève À 1550 :
En moyenne annuelle, 55.
Maximum, en 1882, 7$.
Minimum, en 1857, 98.
Le nombre de diplômes accordés s'élève à 514, savoir :
Pour Ecole élémentaire 176.
Pour Ecole modèle 241.
Pour Académie 97.
Comme le même élève étudie pendant deux ou troisans, le nombre d'admissions est plus considérable que celui des élèves qui font leur cours. Ce dernier nombre est, pour la fin de juin 1885, de 806.
[l en est de même pour le nombre de diplômes, parce que les élèves cherchent très souvent à obtenir le diplôme de degré supérieur à celui qu'ils ont déjà.
Jusqu'à la fin de juin 1885, 306 élèves ont reeu des diplômes.
Si l’on compare le nombre des élèves qui ont passé par l’école avec le nombre d’admissions annuelles — 806 avec 1550, — on voit que ce dernier est presque le doubie du premier.
Ce qui revient à dire qu'en moyenne, chaque élève n’a séjourné que deux ans à l’école,
Si l’on compare le nombre d'élèves diplômés avec le nombre des élèves admis—283 avec 806,—on voit que celuici est un peu plus que le double de l’autre, c’est-àdire que deux cinquièmes ont pu recevoir des diplômes.
Ces deux résultats, le dernier surtout, sont très satisfaisants. [ls font voir que l'école a évité, dans l'admission à l'enseignement, une facilité trop grande et une sévérité outrée.
Cette moyenne de 4 moitié dans l'admission des candi-
dats semble, d’ailleurs, une loi assez constante dans les examens qui portent sur un ensemble de connaissances générales. Les conditions où se trouve, dans la province de Québec, l’enseignement primaire, même l’enseignement secondaire, font voir qu’il en sera longtemps ainsi.
Le nombre total d'années que les 306 élèves ont donné à l’enseignement jusqu’à ce jour s'élève à 1920.
Ce nombre représente 640 maîtres enseignant pendant
trois ans %*
La sphère d'action de l'Ecole Normale Jacques-Cartier ne s'étend qu’à une partie de la province de Québec, la partie comprise est entre les villes de Trois-Rivières à l’est, et d'Ottawa à l’ouest. Nous ne devons pas aller chercher nos élèves au delà de ces deux limites, et c’est dans ce district que doivent se renfermer en général les maîtres qui ont été brevetés chez nous. En ce moment, près de cent élèves sont occupés à l'enseignement, quelques-uns depuis bientôt 30 ans, plusieurs denuie 96, 22, 20
ans. Quand on sait que nos élèves ne rer “cune protection quelconque du gouvernement, °xposés à toutes les concurrences, même à celle ia plus désastreuse de toutes, — on est surpris « 8 persévérance, d'autant plus que l'engagement . 1e
triennal. Dans les autres pays, l'engagement est plus long ; il va même jusqu'à dix années entières.
Il est bon de rappeler que la plus grande liberté est laissée aux parents dans le choix des instituteurs, et que les élèves des écoles normales, n'ont pas d'autres privilèges à faire valoir que ceux d’une éducation plus soignée et d’une instruction plus complète que celles de la plupart des maîtres et des maîtresses.
Plusieurs élèves, après avoir satisfait à leurs obligations, ont embrassé des carrières honorables : plusieurs sont prêtres, d’autres avocats, médecins ; plusieurs ont fait leur chemin dans le commerce, dans l'industrie, sont d(-
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putés au parlement de Québec. Voici ce que je disais à ce sujet dans un cle mes rapports :
+“ Dans l'intérêt de l'éducation des enfants, on doit désirer que les instituteurs puissent se rende capables d’arriver au, professions et aux premières charges du pays, comme c'est le cas aux Etats-Unis, en France et en Allemagne. L'instituteur ne doit pas être le premier venu ; il faut qu'il ait puisé dans l'éducation de la famille des principes et des habitudes qui élèvent âme. Par une loi très juste de la nature, la noblesse des sentiments est en rapport avec la hauteur des aspirations ; toutes choses égales d’ailleurs, une intelligence développée par l'instruction se mettra plus facilement qu'uro autre au-dessus des instincts grossiers ; elle saura mieux découvri et mieux cultiver chez l'enfant les dispositions morales et religieuses, les habitudes de politesse, et même le cachet extérieur de distinction.
“Si vous voulez condamner l’instituteur à une espèce de supplice de Tantale, lui interdire la science en l'obligeant de la faire aimer aux autres, exiger qu’il prépare vos enfants à des carrières auxquelles il ne peut aspirer luimême, à cause de l'infériorité sociale qu'il a contractée en se faisant instituteur, vous n'aurez bientôt plus dans l’enseighement que des personnes très inférieures, au point de vue moral comme au point de vue intellectuel; vous aurez ceux qui s'ennuient d’être en service, qui rougissent encore de mendier, mais qui repoussent le travail manuel ; vous verrez revenir le personnage grossier, prétentieux et serupuleux à sa façon, qui avait presque disparu du théâtre, parce qu'il avait disparu de la societé ”?.
Depuis l'établissement des écoles normales, ün grand changement s'est opéré dans l’enseignement élémentaire par tout le pays: on y attache plus d'importance parce qu'il donne de meilleurs résultats : les principes de la pédagogie sont étudiés par un pius grand nombre de maîtres, et ceux-ci en général ont compris qu’il ne suflit pas d'avoir du zèle pour réussir, mais qu’il faut en-
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core de la méthode. Si les brevets d instituteur se donnent narfois trop facilement, Au moins les examens exigés de ceux qui veulent devenir inspecteurs des écoles ont déjà mis à la tête de l’enseignement primaire, dans plusieurs comtés, des hommes qui sont à la hauteur de leur position. Enfin, une généreuse émulation s’est répandue dans toutes les institutions enseignantes. Ù
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Pour être admis à l’école normale, le candidat doit être âgé de 16 an, connaître les quatre premières règles de l’arithmétique, les éléments de la grammaire française et de l'Histoire Sainte, matières sur lesquelles il subit un examen préléminaire. Si l'examen est jugé satisfaisant, le candidat doit signer l’engagement par lequei il promet d'enseigner pendant trois ans après avoir obtenu un diplôme.
Les élèves peuvent être pensionnaires ou externes. l’uns ce dernier cas, ils doivent faire approuver par le Principal
.la maison où ils pensionnent.
Les cours sont de dix mois, avec des examens à Noël, à Pâques et à la fin de l’année. Il fais les avoir suivis pendant six mois pour obtenir un diplôme.
Il y a trois espèces de diplômes qui correspondent à trois degrés de l’enseignement : le diplôme pour école élémentaire, ou école primaire de premier degré ; diplôme pour école modèle, ou école primaire du second degré, et enfin diplôme pour académie.
Chaque diplôme est accordé avec une note qui dépend du résultat des divers examens de l’année: Très grande distinction, Grande distincton, Distinction:
Le programme des études, la distribution des matières et du temps, les diverses conditions ou règles se trouvent indiqués au long dans l'Annuaire No. 2.
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*X %*% L'Ecole Normale Jacques-Gartier possède :
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