‹ [Lettre] [microforme]Chapitre 2 sur 5 · PET PU · texte numérisé non relu

PET PU

Messe de Profession de sa fille bien-aimée, y communier et unir son immense sacrifice à celui de sa chère enfant.

‘Je contractai mes Saints Engagements, nous disait notre Vénérée Mère au “ milieu des désolations et des peines intérieures les plus pénibles. Pendant 18 ‘ans, je n'eus pour me soutenir dans mes angoisses que la pure foi et la paix ‘ qu'apporte à l'âme le sentiment du devoir accompli...mais c'était le devoir ac- ‘ complii sans attraits.”

Les éminentes qualités de l'esprit et du cœur; les grandes et rares vertus qui brillèrent en notre Vénérée Mère dès le début de sa vie religieuse la firent nommer Maîtresse des Novices à 27 ans. Elle fut élue Prieure à 33 ans. Ses deux trienrats écoulés, les Elections la chargèrent du Dépôt et le Noviciat lui fut confié de nouveau. Le terme de six ans expiré la communauté s’'empressa de la nommer de rechef Prieure ; de sorte que depuis l’âge de vingt-sept ans jusqu'à son départ pour le Canada, elle fut constamment dans les charges.

Nous passons sous silence la sagesse de son gouvernement et tout le bien qu’elle accomplit dans son cher Carmel de Reims; soit comme Prieure, Maitresse des Novices ou Dépositaire, Ces détails sont réservés pour sa vie.

Nous dirons seulement que l'affection et la reconnaissance de ses Chères Filles de Reims l'ont suivie en Canada, La distance et l'absence semblaient

ajouter à l'intensité de la réciproque tendresse, Jusqu’à ses derniers jours les yeux

de notre si bonne Mère se remplissai nt de larmes quand on lui rappelait certains souvenirs de ce cher et béni Carmel qui fut son berceau religieux et la souche du Carmel canadien.

Le 17 juillet 1872 la révérende Mère Marguerite Marie, alors Prieure au Carmel de Reims, recevait une lettre du Canada. Elle lui était adressée par le Révérend Père Braun, Jésuite, qui en 1850, avait prêché une retraite aux Carmélites de Reims. C'était le commencement de négociations de notre chère Fondation. Le 31 mai 1873, Mile Frémont, de Québec, en religion ma sœur Thérèse de Jésus, s'embarquait pour la France ; le 15 juin, elle entrait au Carmel de Reims, le 2? décembre de la même année ; après six mois de vie religieuse elle s'envolait au ciel. Sa mort loin d’entraver l'OEuvre de la Fondation ne fit que l'activer,

Nous n'entrerons pas dans les détails des difficultés que l'humilité de notre Regrettée Mère souleva pour récuser cette grande entreprise. Pendant près de deux ans elle lutta contre les répugnances que la basse opinion qu'elle avait d'elle-même lui suscita. Elle aurait voulu qu'on l'envoydt par obéissance.… Monseigneur Landriot, de sainte mémoire, à qui elle exprima ce désir, lui répondit : ‘: Ma chère fille, c’est impossible, nous ne pouvons vous envoyer à l’autre bout “* du monde en vertu de la sainte Obéissance. Il faut que l'acceptation de l'OEuvre ‘ soit un acte spontané de votre part.”

Voici comment nnire vénérée Mère triompha de ses incertitudes. Le jeudi, 5 juin 1874, Monsei eur Landriot fit une visite à ses chères Carmélites de Reims. Noire tien-aimée Mère lui demanda quelques minutes d'audience particulière que son Excellence lui accorda bien volontiers. Après l'avoir entendue, Monseigneur lui dit : Eh bien ! ma chère fille, écrivez-moi en détail toutes vos répugnances, toutes vos objections, j'y réfléchirai devant Dieu et je vous répondrai. Le même soir, notre Vénérée Mère adressait à son Excellence une longue lettre de huit pages au moins. Le lendemain, 6 juin, Monsieur l'abbé Tourneur, vicaire-général de Monseigneur et confesseur des Carmélites de Reims, mandait la très honorée Mère Séraphine au parloir—Ma chère Mère, lui dit-il, je viens de la part de Monseigneur vous donner cette décision... “ C’est la Mère Séraphine qui doit se charger de la Findation, ou Reims ne s'en occupera pas.” Cette décision était nette et précise. Notre bonne Mère s'inclina.— Ce qui frappa singulièrement notre Mère c’est que, deux jours après, dans la nuit du dimanche au lundi, (c’est-à-dire le 8 juin Monseigneur mourait subitement. Notre chère Mère regarda cette décision comme le Testament d’un Supérieur et d'un Père qu’elle vénérait tant. Elle répéta son Æcce ancilla, courba ses épaules sous le fardeau malgré les angoisses de son âme et les sombres pressentiments qui l’agitaient. Son Fiat prononcé, elle ne regarda plus en arrière, Mais l’agonie de son cœur persista,

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Dis À aus

Quelques semaines avant notre départ, elle disait aux deux plus jeunes des religieuses qui devaient l’'accompagner.—‘ Vous, chères enfants, le bon Dieu vous ‘ gâte… Vous êtes portées sur les ailes de la grâce.….il semble que pour vous, aller “ à la Fondation, c’est aller à la Noce...Mais qu'il en est autrement de moi. pour “ moi, la Fondation, c’est ie jardin des Oliviers.. c’est le Calvaire. l'ennui, le “ dégoût, l'abandon envahissent mon âme. Je puis dire avec mon bon Maître. ** Mon Âme est triste jusqu’à la mort... Mon Père, que ce calice passe... Je suis rési- ** gnée parce que je sens que c’est la volonté de Dieu... La Fondation m'apparait “ comme une Croix dont la pesanteur m'écrase. Mais Fiat puisque c'est Jésus qui “ me l’impose !”

Une autre fois encore : Mes enfants, priez beaucoup pour les petites âmes que le bon Dieu nous destine là-bas. Il faut que par la ferveur de nos oraisons nous leur obtenions une fidèle correspondance aux grâces que le bon Maitre leur prépare...Prions, mes enfants, prions pour que toutes les petites épouses que nous donnercns à Jésus en Canada soient bien généreuses et bien ferventes.. Je voudrais tant que le Carmel que nous allons fonder fût la copie vivante de Saint- Joseph d’Avila !

Dès que notre regrettée Mère eut acceptée la Fondation, la Fondation fut l’objet de toutes ses prières. Elle nous conseilla d'en faire autant,

Un jour en s’épanchant avec l’une d’entre nous, elle s'exprimait ainsi : ‘* Quand je considère ma pauvre vie, grand Dieu, quel vide de vertu !.… Jusqu'à ‘“ ce jour, je n’ai rien ou presque rien donné au bon Dieu avec la pureté que Sa ‘* Sainteté exige...Mais la Fondation, oh! je veux l’entreprendre purement... * mais là, pürement pour la gloire de Jésus... J'ai écrit un grand Gloria Patri “ dans mon carnet, je le porterai toujours sur mon cœur pour répéter sans inter- “ ruption: Tout pour vous tout seul, mon Dieu...Tout pour votre Gloire, et rien, “ ren...pour moi.”

L’éternité nous révèlera avec quelle fidélité elle a tenu cette résolution.

Cependant Monseigneur Bourget, Evêque de Montréal et le révérend Père Braun, Jésuite, de sainte mémoire, s’occupaient activement de la Fondation, et lui préparaient les voies à Montréal.

Monseigneur Bourget fixa notre départ de Reims au 16 Avril 1875. Un honorable et pieux citoyen de Montréal, Monsieur : vuis Thibault avait été chargé par Sa Grandeur de nous patronner pendant le voyage. Ce bon Monsieur fut un vrai père pour nous durant la traversée.

Nos derniers jours à Reims, nos Adieux à nos bien-aimées Mères, notre visite aux chères Visitandines rémoises, l'accueil si bienveillant reçu dans nos trois monastères de Paris, dans celui d'Amiens, au Sacré-Cœur de Londres, au Bon-Pasteur de Eivervool, les épisodes de la traversée, notre débarquement à Québec, notre halte chez les bonnes Mères Ursulines de cette ville, notre arrivée à Montréal, notre séjour d’un mois à l'Hôtel-Dieu chez les ferventes Religieuses Hospitalières de Saint-Toseph, la Prise de possession de notre petit Monastère provisoire, l'entrée des sept premières Postulantes, etc...les épreuves de la Fondation, les voies admirables de la Providence pour faire triompher le jeune Carmel canadien d'obstacles, de difficultés qui auraient dû le faire sombrer cent fois. Ces détails si beaux sont trop grands pour trouver place ici. Ils fourniront ample matière à plusieurs chapitres dans l'ouvrage projeté. Pour le moment, nous nous contenterons d’esquisser à longs traits les croix que notre regrettée Mére rencontra au berceau de son Œuvre.

Le début de la Fondation s'annonça prospère pour le spirituel et pour le temporel. Cette prospérité factice n’éblouit jamais notre bien-aimée Mère. Elle pressentit toujours les déboires et les peines qui l’attendaient. Elle S'y préparait même, et quand les épreuves aussi multipliées que poignantes arrivèrent, elles la trouvèrent forte et courageuse, Le détail des souffrances inimaginables que notre pauvre Mère endura pour établir ce cher Monastère sera une des pages les plus belles, les plus édifiantes de sa Vie,

Tout semblait désespéré ; humainement parlant, ce cher petit Carmel devait être englouti par le torrent des aflictions qui fondirent sur lui. On pouvait croire que tout l'enfer était déchaîné contre lui, et que Satan voulait à tout prix l’anéantir.

Mais à l'heure de ce suprême danger la confiance de notre Vénérée Mère: rovoqua, soule, à celle de nos chères petites Canadiennes, et cette foi inébranfable en la Providence valut à l1 Fondation an secours aussi miraculeus qu'inespéré. Après avoir fait échouer tous les projets humains, le Seigneur voulut faire toucher du doigt que la Fondation était son Ouvre à Lui. En effet, au moment où nous étions sans ressources, pauvres délaissées, abandonnées, le bon Dieu inspira à une honorable et généreuse famille de nous sauver du naufrage.

Nous avons nommé Madame Paul Lussier qui devint notre Seconde Fondatrice par la donation du terrain, la Construction et le décor de l'Église à ses frais, et M. l'abbé L. E. A. Valois, Prêtre, son frère, qui se fit notre Bienfaiteur par la cession d'une partie de son jardin pour asseoir l'Eglise et les Sacristies du Monastère ; en outre, depuis neuf ans, ce digne Prêtre remplit les fonctions de Chapelain dans notre Chapelle gratis—Leur Vénérable Mère presque nonagénaire voulut également se faire notre Bienfaitrice. Sile Canada a le bonheur d’avoir un Carmel, après Dieu, il en est redevable à cette respectable famille et à madame Frémont, l’héroïque mère de notre angéiique Sœur Thérèse de Jésus. fl est impossible d'exprimer quelle reconnaissance le grand cœur de notre vénérée Mère voua à nos insignes Bienfaiteurs. Cette reconnaissance, elle l’a emportée au ciel et nous l’a léguée en héritage, héritage sacré, qui sera transmis d'âge en âge à toutes les générations de notre Carmel,

Nous possédions le terrain ; mais il s'agissait de construire le monastère et nous n'avions quasi rien... mais désormais le Carmel est l'œuvre du bon Dieu seul ! Son succès est assuré, L'âme si noble de notre vénérée Mère débordait de

ratitude envers le Seigneur quand elle parlait de cette phase de la fondation.

ci, comme plus haut, nous ajournons les détails qui sont une véritable hymne à la Providence, Nous dirons seulement, que le 5 juin 1878 l’Acte de Donation était signé ; le 12 juin de la même année on commençait à creuser les fondations; six semaines plus tard, le 28 juillet, Monseigneur l’Archevêque de Montréal bénissait la Première Pierre du Monastère, le ? mai 1879 nous entrions dans le nouveau monastère,

Nous y entrions aux Premières Vêpres de ! Invention de la Ste-Groix. C'était significatif... La Croix attendait notre bien-aimée Mère sous d’autres formes. La mort devait éclaircir nos rangs en frappant à coup: redoublés. Le 8 août 1879, ma Sr, Marie Angèle de l’Eucharistie, professe de Reinis, s’envolait au ciel ; le 7 avril 1880, ma Sr Béatrix de l’Immaculée Conception, également conventuelle de Reims, la suivait ; une de nos jeunes Canadiennes, Sr Marie des Anges, sur laquelle notre Vénérée Mère avait fondé ses plus douces espérances pour l'avenir, s’acheminaïit vers la tombe, minée par la phthisie. e 19 août 1881, Jésus venait cueillir cette petite fleur aux si suaves parfums. Die 1 seul sait combien ces pertes consécutives furent sensibles au cœur si tendre de notre Regrettée Mère. Elle aimait tant ses filles. Quelques mois plus tard, les santés de plusieurs de nos jeunes professes canadiennes devenaient chancelantes. Le Médecin condamnait, sans espoir de guérison, ma Sr Madeleine de St-Joseph. Cette fois le cœur de notre

pauvre Mère fut brisé. Après la sortie du Docteur, elle nous dit : “C'est fini, cela

me fera mourir.” Mère Sous-Prieure repartit : “ Ma Mère, si nous retournions en. France, cela vous ferait-il mourir ?” Oh! pareil, fut la réponse. Quelques jours après, notre départ pour la France était résolu. Il nous est impossible de raconter ici celte importante période de la fondation, elle sera consignée dans l'ouvrage récité.

Ê En disant: ‘“ Cela me fera mourir,” notre bien-aimée Mère prophétisait à son insu, En effet, à partir de ce moment l’hypertrophie, dont elle avait le germe seuiemen!, fit de rapides progrès. Des crises, que les Docteurs n’ont jamais pu contrôler, devinrent plus fréquentes ; elle s’affaiblit graduellement. Depuis cinq ans surtout, de l’avis même des médecins, sa vie était un vrai miracle. C’est à force de prières, de vœux, de sacrifices, d'immolations de toutes sortes que nos chères petites Canadiennes ont obtenu la grâce immense de sa conservation.

C'est ici le lieu de vous dire, ma révérende Mère, combien notre regrettée Mère recueillit d'affection et de tendresse au milieu de ses chères enfants du

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Canada. C'était plus que de la tendresse, c'était un vrai culte, Comme ces pauvres enfants comprenaient et appréciaient les sacrifices que notre vénérée Mère avait faits pour elles. Les épreuves qu'elle avait endurées pour leur assurer le bienfait de leur sainte vocation provoquaient chez elles des retours vraiment héroïques. Aussi cette affection, si vraie, si profonde, si constante et aussi universelle qu'inaltérable dont nos jeunes Canadiennes l’entouraient, fut une des joies les plus pures du soir de sa sainte vie. Nous aimions à lui en parler fréquemment pour dilaier son cœur, et épanouir son âme par ces doux souvenirs.

ésus et notre Mère, c'élait lout pour nos petites Canadiennes! et par contre, Jésus et ses petites Canadiennes, c'élait aussi tout pour notre Mère vénérée !…,

Si notre tant aimée Mère fut saturée de croix dans l'œuvre de la fondation, il n’est pas moins vrai qu'elle lui donna d'immenses consolations. Elle eut le bonheur de consacrer à Jésus 17 professes Canadiennes, qui par leur ferveur, le bon esprit qui les anime, sont sa g'oire et sa couronne,

Depuis six ans, la santé de notre bien chère Mère était gravement compromise, Nous étions toujours dans l'angoisse à son sujet. Dès que la sonnette de l'infirmerie s'agitait fortement, on comprenait qu'une crise commençait pour notre vénérée Malade, Aussitôt la plupart de nos pauvres enfants allumaient leur petite lam 6, et la portaient chacune sur l'autel de son ermiiage de prédilection, puis elles s'acheminaient tristement vers le Noviciat où la plus ancienne commençait à haute voix la récitation du chapelet. Presque toujours, nous pouvons dire toujours, la crise se calmait, souvent disparaissait, pendant que ces chères enfants égrenaient leur rosaire,

IL y a quatre ans environ, l'état de notre bien.aimée Mère était désespéré. Une consultation avait eu lieu, et la déclaration des trois Médecins n'avait fait que confirmer nos anxiétés, Dans cette extrémité la communauts fit vœu de célébrer le mois du Saint Rosaire comme le mois de Marie, L’autel du noviciat devait être paré et le Chapelet récité tous les jours du mois d'Octobre. On faisait à cette fin le sacrifice du dernier quart d'heure de la récréation du scir. On conduisait notre bonne Mère dans sa chaise roulante au noviciat et on la plaçait tout près de l'autel, afin que la Sainte Vierge la vit mieux, Le mois du Saint Rosaire devait ainsi se célébrer la vie durant de notre bien-aimée Mère. On chantait tous les jours la moitié des couplets d'un petit cantique qu'une de nos sœurs avait composé pour la circonstance,

Si nous avons eu le bonheur de conserver notre si bonne Mère ces années dernières, c'est à Notre-Dame du Saint Rosaire que nous le devons !

Malgré l’état si précaire de sa santé, notre Mère bien aimée continuait à observer notre règle austère dans toute son intégrité. Les instances de notre piété filiale ne pouvant la fléchir à cet endroit, de concert avec notre très honorée Mère Sous-Prieure, nous eûmes recours à Monseigneur notre si dévoué Archevèque et Père, Sa Grandeur comprenant nos justes alarmes écrivit à notre bonne Mère d'interrompre ses jeûnes, et lui recommanda de prendre tous les soulagements que son é!at exigeait. Notre Mère toujours obéissante se soumit, mais elle fut si afligée de notre démarche que le lendemain elle nous dit: “Combien vous “ m'avez peinée, chère enfant, en écrivant à Monseigneur. Vous avez donc oublié ‘ que je dois plus prêcher par l'exemple que par la parole, ‘ Le jeûne n’a jamais ‘“ fait mourir personne. ne J'aimerais mieux trépasser dix années ‘avant mon temps, plutôt que d’être l'occasion du plus petit relâchement dans ‘ nos Saintes Observances, Ce que je fais. on le fera. jugez de ma r'esponsa- “bilité” Nous comprimes qu'il valait mieux la laisser faire que de la contraindre à des adoucissements qui la fatiguaient au lieu de la soulager parcequ'ils lui coûtaient trop.

Il y a quelque temps notre vénérée Mère nous racontait un soi-disant acte de lâcheté qu’elle avait commis, Il la dépeint trop bien pour l’omettre. Nous la laissons parler :

“ Tandis que j'étais Prieure à Reims, le jeudi avant la Pentecôte, j'eus un ‘accès de fièvre pernicieuse qui dura trente-six heures pendant lesquelles je ne ‘ pus rien prendre, pas même une goutte d’eau. La fièvre me quitta dans la nuit “du vendredi au samedi, veille de la Pentecôte. Je me sentais si faible à l’oraison

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