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#8 rendre dignes de le recevoir; parles hommes ingrats qui ne lui: témoignent; que durdégout:et de l'indifférence, ‘56 Sidu" moins, dit St Alphonse de : Liguori, dans son “excellent livré intitulé: Visites au Saini-Sgcrement. et à ul Ju :Sainté Vitrge, (que hous-voudrions yoir entre: des “mains del téus ceux quiaspirent:à la piété, ceux qui.se “ disent fidètes avaient: soin, pat leur.piété, leur respect, & Jeur amour, de: réparer, l'indignité; de ces, outrages ; #:-mais combien, parmi coux-là même, ne semblent venir “ dans nos temples, que pour vous outragez: pan, leurs ‘Sirrévérences + Combien qui vous: mnégligent: et, vous “ abandonnent ‘tqut: ‘seul: "dnani vos: 7. devenus ‘t'désérts ” art 29[ doïta ra tUAbt NT Gr, got pour Se ces. ndignes dmagoel mous verserions:jour. et nuit des torrents, de larmes, quand ous érraserions de notre sang tous les Heux où se sont commises ces horribles profanations, ce serait pou‘deichose; te neferait assurément rien... + Unissong-nous du moins à toutes les.bonnes âmes qui s'immolent et s'offrent:comme des victimes, pour réparer ces insultes: :atroces faites: au, Dieu.de; toute. sainteté. Assistons, s’il nous est possible, à cette belle réunionçqui se fait à la chute du jour, pour témoigner à notre bon Maître, en union avec tous nos frères, combien nous sommes sensibles btoutes les duulaurs qu'il ressent dans son Divin Sacrement. Oh! que de grâces nous trouveroùs dans:le -Gœur.dg.Jéçus, si nous savons. le. consoler dans les peines dont. il. est açgahlé... Entendpps-le nous adresser;çes-tonchantes paroles. Voici çe Cœur qui 8 “ tant .aimé les -hommes et L I8R a reçu que, des 5 ingradtaden:; alle FE toilàf . Pour-faire. cette. amende; onorable axe: de US RFO fonds-saotünente de, douleur, considéres attentivement, NT; G: PF, cpiquis-passe dans le:monde entier at voyez les maux épouvantables. quise; font sentis.en. tous lieux Hélas! Notre Mère; la Sie. Bglise, est:plua que jamais dans les souffrences. Notre Saint .Poutife, Pie. IX. est
toujen” . prisonnier, dans son Palais. Les nations frémissé. . ét les peuples forment de vains complots contre le Seigneur et son Christ. Les portes de l'enfer s’agitent et s'ouvrent avec fracas, et il sort du puits de l’abime des nuées de sauterelles, c'est à dire les erreurs les plus monstrueusés qui obscurcissent les intelligenices des hommes imprudentsqui:en si grand nombre ne veulent suivre que les fausses lumières de leur raison égarée.
:: Partout Dieu est blasphémé, la religion insultée, la justice:opprimée, l'impiété triomphante ;.et les vices honteux: de l’impureté, du libertinage.. de l’ivrognerie se débos:. dent par torrents: Le luxe, la vanilé, l’orgueil et tous les excès font sentir. leurs ravages et corrompent toutes les sociétés.
Le: monde entier és comme sur uu volcan ; et l’ Inter nationale, trainant à sa suite toutes les damuables sociétés secrètes, se prépare à lâcher contre tous les gouvernements le monstre affreux de la PAR, pour les bouleverser, à un temps donné.
En attendant cette épuuvantable. catas! rophe, que tous prévoient et: redoutent, des fléaux dévastateurs se font sentir d’un bout du monde à l'autre. Ce sont de rrandes villes qui deviennent la proie des flammes ; c’est la. mer qui entre ‘en fureur et fait périr une multitude de vaisseaux. Ce sont des fleuves qui se débordent avec impétuosité, et qui répandent' partout la terreur et la mort; ce: sont des maladies contagieuses qui apparaissent avec des symptômes révoltants pour la nature ; ce sont des bruits de gterre qui font craindre que toutes les nations n'en: viennent: bientôt:aux mains et que le sang humain ne coule par pe dans toutes les parties du Mont,” k
‘'Telrk sont; :N. T. c: F;; les ‘maux de tous genres dont nous devons nous préoccuper pendant nos Quarante Heures, et’ principalement en faisant l’Amende Honorable au: St. Sacrement. :Tâchons de.les détourner, cesmaux lamentables, par-nos prières, nos sacrifices, nos jednes et
nos aumônes. Offrons à cette intention tous les exercices qui se font pendant ces jours de grâces et de bénédictions,
$. V. DE LA CLOTURE DES QUARANTE HEURES ET DES FRUITS QUE NOUS DEVONS El: RETIRER:
Pendant les Quarante Heures, Notre Seigneur nous fait bien comprendre qu'il met vraiment ses délices à habiter au milieu des enfants des hommes, et à converser familièrement avec eux. Il les attire à lui avec force et suavité, et il est tout occupé de pourvoir à leurs besoins. Il aide les pauvres pécheurs à briser les chaines de leurs mauvaises habitudes. Ilranime les tièdes dans la pratique de leurs devoirs religieux. Il inspire aux justes les moyens qu’ils ont à prendre pour devenir encore plus-justes. Il donne de bons conseils à ceux qui sont dans l'embarras des affaires les plus compliquées. Enfin tous ceux qui vont à lui avec des cœurs droits et une bonne volonté, quellesque soient leurs misères et leurs inomités s'en retournent justifiés, consolés et ranimés.
C'est après avoir répandu ainsi les: bienfaits de. son amour que cet incomparable Maître descend de son trône, pour bénir encore une fois son peuple, pour aller recevoir ailleurs les mêmes honneurs et répandreles mêmes bénédictions. Tous les cœurs sont émus, quand il disparaît ; et chacun éprouve au fond de son:äme.un ennui difficile à exprimer. ‘Ah! c'est qu'avec: Jésus, on possède tout ; et que sans: ut il n’y'a que. dégoût, peine et langueur.
Les exercices des AN Hétsei. se trouvent donc terminés par la Bénédiction solennelle, qui: couronne cette grande solennité.: Mais pour les âmes ferventes les fruits de grâces qu'elles ont produits ne se bornent pas là. Car le Seigneur leur a apporté du Ciel un feu divia qui continue à les embraser de ses célestes ardeurs, par
les pieuses pratiques qu'elles s'imposent avec bonheur, pour l'honorer sans cesse. Le temps des Quarante Heures, dans leur paroisse ou leur communauté, leur ayant paru trop court, elles s’en dédommagent en suivant tous les jours en esprit Notrs Seigneur, dans les lieux où se font ces pieux exercices, et en pratiquant mentalement tout ce qui s’y fait visiblement, Ea s’unissant ainsi. aux Quarante Heures qui se font d’un bout, de l’année à l’autre, au moyen du calendrier qui les Aunonce, elles sont nuit et jour en adoration aux pieds des saints autels. Oh! que de grâces procurent à ces Âmes pieuses cetle fidélité. à suivre le Bon Maitre:et à se tenir toujours en sa sainte compagnie, pour lui dire, chaque fois que l’horloge sonne : Loué et remercié sot à tout moment le Très Saint et Divin Sacrement.
Chaque jour, elles font une visite au St. Sacrement, sans manquer aux devoirs de leur état: Pour cela, elles mé. nagent soigneusement leur temps et se privent de beaucoup de visites inutiles, pour se procurer cet inestimable bontieur. Elles y suppléent en chargeant quelques pieuses personnes de faire ces visites en leur nom, quand, à cause de leur éloignement de l'église ou autres raisons, il leur est impossible de s’y rendre. A cette fin, elles leur font des aumônes corporelles pour en recevoir l'aumône de leurs bonnes prières.
Il est un désir qui doit animer toutes les bonnes paroisses, c'est de procurer à Notre Seigneur, résidant danu le Très-Saint Sacrement, des adcrateurs qui se sus. cèdent aupied des saints autels, du matin au soir. Car, qu'il est afiligeant pour ceux qui l’aiment, de voir les églises presque toujours désertes! Pourtant il serait si facile de prévenir ce grave inconvénient. Car. que de bons pauvres, dans les villages, qui ne pouvant travailler à cause de leurs infirmités, deviendraient de. fervents adorateurs du St. Bacrement, si des personnes à l'aise les
chargeaient de les représenter devant Notre Seigneur, moyennant quelques secours temporels.
Ces fervents chrétiens qui aiment sincèrement Notre Seigneur dans le St. Sacrement se font un bonheur toujours nonveau de communier souvent En conséquence ils vivent tous les jours, comme si tous les jours ils devaient communier. Mais ne pouvant se procurer cet inestimable bonheur, ils se font une règle de ne pas passer un mois sans approcher de la sainte Table. Une heureuse expérience prouve que c’est là un moyen efficace de persévérer dans la grâce sanctifiante, en se préservant du malheur de tomber dans le pérhé mortel. On ne saurait payer trop cher ce précieux avantage: Mais si l’on y fait attentiun, il en coûte peu de temps et de peine, pour se préparer à la confession et à la communion, quand on a pris la sainte habitude de les faire tous les mais. La Couronne d’Or serait nn puissant ercouragement à cette pieuse pratique.
Mais ne pouvant satisfaire l’ardent désir qui les porterait à vouloir communier tous les jours, ces chrétiens dévots au St. ‘’acrement se font une heureuse habitude de faire souvent, très-sonvent la communion spirituelle, qui n’est autre chose qu’un acte de désir de recevoir avec foi et amour le divin sacrement qui est le pain de vie descendu du ciel. Pour s'attacher à cette pratique salutaire, il suffit de remarquer qu’elle est fortement recommandée par tous les Maîtrés de la vie spirituelle et par l'Eglise elle-même dans le saint Concile de Trente. .
Concluons, N.T. CG. F., que les fruits produits par, les Quarante Heures, quand elles se. font aveo un véritable esprit de piété, sont souverainement salutaires et sanctifiants, pour les paroisses et les communautés qui y. puisent un véritable esprit de sainteté, comme pour tous les particuliers qui s’y retrempent dans la ferveur.et y trouvent des.secours puissants pour persévérer, dans, la justice et la piété jusqu’à leur dernier soupir. Car, la divine Eucharistie, après avoir été. pour eux le pain. des
forts dans les combats de la vie, leur devient un précieux
viatique dans le passage du temps à l'éternité et un gage assuré dé la vie éternelle, Car celui qui mange ce gun céleste vivra éternellement. .
Voici maintenant, N. T. C. F.. ce. que Nous bropesis devoir régler pour les Quarante Heures qui doivent se célébrer cette année, comme les années précédentes, du premier Dimanche de l’Avont 1872, jusqu'à ce même Dimanche en 1873,
40 On y observera le réglement prescrit ci-devant et affiché dans toutes les sacristies.
2 L'on fera,le premier et le second jour des Qua: rante Heures, sur le soir, avec toute la solennité possible, lPAmende, Henorable au Très Saint Sacrement, selon la formule ci-jointe qui exprime les diverses intentions. avec lesquelles se font, cette année, les Quarante Heures.
3. .Le second jour des Quarante Heures, l’on chantera, en se conformant aux. rubriques, la messe solennelle Pro quacumqgue necessitate. Les touchantes prières que fait l'Eglise, à cette Messe, conviennent parfaitement à l’état de grandes misères dans lequel se trouvent toutes les sociétés humaines, dans ces temps mauvais.
4. À partir du jour où sera publiée la présente Ordonnance, l’Oraison de: Mandato, qui se dira après la Collecte de Spiritu Sancio, en se conformant à la rubrique, sera celle qui se dit à cette même messe, savoir : Inefabilem misericordiam, etc. afin de continuer à solliciter les ineffables miséricordes de notre, Dieu, en faveur de tous les peuples, sur lesquels s’appesantit le bras du Seigneur irrité.
Ayons confiance; les prières de la Sainte. Eglise sont exaucées, dans ces jours. de grandes perturbations, et elles doivent l'être; car la parole du Seigneur, qui est infaillible, est engagée.
Pour vous en convaincre, jetez. les yeux sur notre Vénérable et Auguste Pontife. Qu'est ce qui le préserve de la fureur de ses ennemis qüi, par une trahison sacrilége et détestable, ss sont rendus maîtres de sa personne
sacrée ? Qu'est ce qui empêche ces loups cruels de dévorer cet innocent Agneau ? Qu'est ce qui le protège, maintenant que tout secours humain lui manque ? Qu'est ce qui le rend si calme, si serein, si joyeux, pendant qu'il est rassasié d’opprobres et exposé à tant et à de si imminents dangers ? Comment peut-il déjouer, avec tant de sagesse, les criminelles intrigues tramées contre lui ? Qu'est ce qui lui donne, Cans son état de captivité, cette vigueur Apostolique qu'il déploie, en toutes occasions, pour donner aux rois et aux peuples de grandes et terri: bles leçons ? Comment enfin sa main de vieillard peut-elle tenir avec tant de fermeté le gouvernail dé la Barque de Pierre, pendant cette longné et furieuse tempête qui agite l'Eglise ? Il nous l’apprend lui-même par ces tou: Chantes et mémorables paroles qui tombaient un jour de sa bouche sacrée : Je fais prier l'Eglise; et le secours m'arrive du Ciel.
N'est-ce pas encore cette prière de l’Eglise, qui monte jour et nuit au Ciel et qui touche le cœur de la Mère des miséricordes ? Que signifient eu effet ces appatitions si fréquentes et si bien prouvées de la Vierge Immaculée ? Pourquoi ces prodiges inouïs et sans nombre qui s’opèrent dans ces lieux si justement véné: rés où lu Reine des Cieux vient montrer son auguste visage aux infortunés enfants d'Adam qui gémissent, dans cette vallée de larmes, sous le poids de tant de misères ? D'où vient ce souffle merveilleux qui, comme un vent violent, pousse ces centaines, ces mulliers de pèlerins vers les sanctuaires de Marie, la Vierge aussi bonne que puissante qui est comme une armée rangée en bataille, pour être le secours des chrétiens ?
Ne sont-ce pas là des preuves évidentes que tant de prières quise font dans toute l'Eglise sont exaucées ? Ne sont-ce pas là des signes csrtains que le temps de Ia délivrance approche? A cés traits divins, nè reconnaîton pas le Fils de l'Homme qui marche sur la mer orageuse de ce monde à travers les flots courroucés de la
plus furieuse des tempêtes, pour prouver une fois de plus aux incrélules que c’est lui qui a fondé l'Eglise, que c’est lui qui la gouverne, que c’est lui qui la préserve de tout naufrage, pour la conduire droit au port du salut ?
C'est à vos pieds, Ô divine Vierge, c’est donc dans votre cœur immaculé, 6 glorieuse Mère de Dieu, que Nous déposons cette Instruction, que nous adressons au peuple dévot, confié à nos soins. Daignez le bénir et le prendre sous votre maternelle protection, pour que se noutrissant dans le gras paturage de la divine Eucharistie, co troupeau fidèle loue, remercie à. tout moment le Très Saint et Divin Sacrement.
Sera la présente Lettre Pastorale lue au Prône de toutes les Eglises où se fait l'Office public et au chapitre de toutes’les Communautés religieuses en la manière et aux jours: jugés les plus opportuns et ensuite conservée dans.les archives des Fabriques et Communautés, pour ÿ avoir recours au besoin.
Donné à Montréal, sous notre seing et sceau et le contre:seing de Notre Secrétaire, en l’année mil huit cent soixante et douze, le trentième jour du mois de Novembre, qui est le cinquantième anniversaire de notre Prétrise.
| nr Ie. Ev. ne MonTR£aL,
Par Monseigneur,
J. O: Paré, Chan. Secrétaire,
AMBNDE HONORABLE AU TRàS-SAINT SACREMBNT DE L'AUTEL.
(Par S. Licuoni.)
Divin Sauveur, qui par un effet incompréhensible de votre amour ‘envers nous, vous êtes renfermé dans le très-saint Bacre-
ment de l’autel, et qui au lieu des respects et des adorations que nous devrions vous y rendre, n’y recevez que des mépris et des outrages ; je viens me jeter à vos pieds pour vous faire réparation de tout ce que vous avez souffert, et que vous soufirez tous les (ones dans cet adorable mystère. Je vous tais donc en premier ieu amende honorable pour toutes les irrévérences intérieures et extérieures que j'ai moi-mème commises en votre présence ou dans vos Eglises, et pour tous les scandales que j’yai causés ; le peu de zèle que j'ai eu à m’approcher de la sainte table età assister au Saint Sacrifice de là Messe ; pour le peu de préparation et de dévotion que j'ÿ ai apportées ; pour le peu ‘de fruit que j'en ai retiré ; pour les sacriléges que j'ai commis en vous recevant indi: gnement, et pour tous les autres qutrages que je vous ai ri ou auxquels j'ai eu quelque part. Je Vous fais, en second jeu, amende honorable pout tous les affronts, mépris et indignités que vous avez soufferts dans cet auguste Sacrement depuis sa première i tiiutionet que vous sonftes chaque jour dans tous les endroits dù mi hde, de la patt dés mauvais chrétiens, des hérétiques, des juifs, des infidèles, des paiens, ‘des : athées, des sorciers, des ïciens, qui, se portent continuellement, à des attentats horribles contre vous, fi fais, en troisième lieu, réparation d'honneur pour toutes les injures, les calomnies, les persécutions, lés insultes que vous avez souflertes pendant votre vie mortelle, particulière. ment dans votre sainte Passion : je vous demande, prosterné à vos pieds, très-humblement pardon de tout celax je reconnais que vous êtes digne de toat honneur, le toute gloire, de toute louange : je confesse que vous êtes le roi du ciel, de la terre, et-de tout, l'univers, et vous rends en cette qualité mes très-humbles bommages, et mes très-respectueuses adorations. Je me consatre à vous en un perpétuel holocaäuste d'amour : je me multiplie en esprit et par désir, dans tous les endroits du monde où vous résidez continuelle ment, et vous y rends toute la gloire que vous rendent vos Anges et vos Fidèles, à laquelle je joins toutes celles que vous avez reçues de vos créatures datis le temps, et que vous en recevrez dans l'éternité. Que le premier de mes soins soit désormais de vous honorer sur vos autels, et de faire en sorte que loué, adoré, aimé et glorifié soit à jamais, par tous les hommes et avec tous les respects Rnbie le très-saint et très-adorable Sacrement de l'autel. Ainsisoit-il.