‹ Lettre pastorale de Mgr. de Montréal sur les quarante heures de 1872 et 73 [microforme]Chapitre 3 sur 4 · ITI—D& L'ADORATION DU JOUR ET DE LA NUIT · texte numérisé non relu

ITI—D& L'ADORATION DU JOUR ET DE LA NUIT

Pendant les Quarante Heures, le saint Sacrement demeure jour et nuit sur son trône, pour y donner à toute heure audience à tous ceux qui veulent le visiter, pour lui rendre leurs hommages. Pour cue rién ne puisse distraire l'attention de ses adorateurs, il ne se dit aucune Messe à l'autel de l'Exposition et l'on ne doit sonner aucune clochette aux messes qui se disent aux autres autels. Mais les cloches extérieures sonnent toutes les heures pour inviter les personnes du dehors à répéter cette touchante invocation : Loué et remercié soit à tout moment le très saint et divin Sacrement. Aucun prédicateur n’y fait entendre: sa voix, pour annoncer la parole de Dieu, afin de laisser le créateur s'entretenir familièrement avec ses créatures, en leur parlant cœur à cœur, comme un ami parle à ses amis. Ainsi, tout le temps est consacré à la prière du cœur et deslèvres, ot au chant sacré des hymnes et des psaumes ; et pour qu'il y ait continuellement dans le lieu saint de pieux adorateurs, les chrétiens fervents se partagent les heures du jour‘et de la nuit, afin que le Saint Sacrement ne reste jamais seul.

Une douce expérience, N. T. C. F, vous a fait comprendre combien ils sont délicieux les moments que l’on passe dans les saints Tabernacles où habite le Dieu des vertus. Ouam diclecta tabernacula tua Domine virtutum. En effet ce que l’on sent au pied de l’autel, vous le savez pour l’avoir souvent expérimenté. Aussi, pouvez-vous dire avec uné âme sainte qui avait renoncé à tous les plaisirs du monde et à qui l’on denandait un jour ce qu'elle

faisait et disait durant les journées presqu'entières qu'elle passait au pied des autels: J'y demeurerais, répondit-elle, “ pendant touté l'éternité. | Eh! n'y :trouve-ton pas l'essence divine'’qui est l'aliment et l'occupation .des “ Bienheureux, mêmé dans la gloire, O Ciel ! On demande ce qu’on fait ?' On le loue, on l’aime, on le bénit, on.le “ prie, on lui demande. Et que fait un pauvre devant un “riche? Que fait un malade auprès de son médecin ? ‘t Que fait'un homme altéré — d'une fontaine jure “et abondante.” :

‘! Nous avons, daus ces beaux sentiments, tout ce qui peut nous occuper saintement, en présence du saint Sacrement. Ah! comme, en effet, les heures passées en la compagnie de notré bon Maître, nous paraîtraient courtes si nous étions embrasés d'un vrai zèle pour la Majesté Divine, si nous comprenions bien nos besoins spirituels et corporels, si nous étions vraiment touchés des maux qui accablent et font gémir ici-bas les malheureux ‘enfants d'Adam! C'est: surtout pendant: le silence de la nuit que l'on'se livre avec plus d’ardeur aux vives émotions sd arte ces caps nage de are et de charité. R

Ne ons soNonaaLe.

La syattiune intention: de Y'Egliber dans Pinstitution des Quarätite Heures ést d'engager ses énfants à réparer, par leurs ’ämendés: ‘honorables, les : ‘outrages que’ reçoit Notre Seigneur, dans le sacrement âs/son amour.

Hélas! Il y est insulté continuellement par les impies qui portent la fureur jusqu’à foulér aux pieds les saitites hosties ; par les hérétiques qui refusent obstinément dé croire à sa présence réelle dans ce vénérable sacrement; par les mauvais’ catholiques qui le reçoivent indigne: ment; par les chrétiens ihgrats qui préfèrent se laissé aller à de honteuses passions: que de s’en'corriger pour

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