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CNE Cor 0 (*) V. Cant., vur, 6.
de l'influence eucharistique sur tous les äges et sur toutes les conditions de la vie: sur la famille chrétienne; sur la société civile: sur la vie de l'Eglise et les oeuvres catholiques. Une exposition claire et complète du culte que nous devons à Jésus- Hostie, culte privé et culte public, devrait enfin être le couronnement de notre modeste synthèse eucharistique. Les occupations de notre charge pastorale ne nous permettent pas d'entrer dans d'aussi longs développements. Vous les trouverez du reste, et avec un luxe de détails pratiques que nous ne saurions donner nous-même, dans l'intéressant volume où doivent être publiés les beaux travaux sur la divine Eucharistie présentés lors du XXIe congrès eucharistique international de Montréal. Nous nous contenterons donc de citer, en terminant. les belles paroles, les très pressantes exhortations de Notre Très Saint- Père le Pape Léon XIII dans sa lettre encyclique du 28 mai 1902 : Mirac charitatis : ‘* Nous éprouvons une grande joie, il Nous plait de le déclarer, de voir qu'en ces dernières années “les âmes des fidèles ont commencé à se renouveler dans l'a- ” mour et la dévotion envers le sacrement de l'Eucharistie, ce “qui Nous fait espérer des temps et des événements meilleurs, * Dans ce but, comme nous l'avons remarqué au début de cette Lettre, des oeuvres nombreuses et variées se sont établies par ‘une piété intelligente, notamment les confréries fondées soit "pour accroître l'éclat des cérémonies eucharistiques, soit pour ‘adorer perpétuellement, jour et nuit, l'auguste Sacrement, "soit enfin pour réparer les insultes et les injures qui lui sont ‘faites. Toutefois, Vénérables Frères, il ne Nous est pas per- ‘mis, ni à vous non plus, de nous reposer sur Ce qui a été ac- “ compli: car il reste bien davantage à faire et à entreprendre
" pour que ce présent, de tous le plus divin, reçoive, de ceux-là I ]
mêmes qui pratiquent les devoirs de la religion chrétienne, des hommages plus nombreux et plus éclatants, et pour qu'un si grand mystère soit honoré le plus dignement possible. “ C'est pourquoi il faut perfectionner avec une ardeur de jour en jour plus vigoureuse les oeuvres entreprises, faire revivre, là où elles auraient disparu, les anciennes institutions, entre autres les confréries eucharistiques, les supplications “au KSaint-Sacrement exposé aux adorations des fidèles, les ‘ processions solennelles et triomphales faites en son honneur, les pieuses génuflexions devant les divins tabernacles et toules autres saintes et très salutaires pratiques du même genre ; il faut en outre entreprendre tout ce qu'en cette matière suggèrent la prudence et la piété. Mais il faut surtout s'efforcer de faire revivre en une large mesure dans les nations catholiques le fréquent usage de l'Eucharistie. C'est ce qu'enscignent l'exemple de l'Eglise ‘ naissante, les décrets des Conciles, l'autorité des Pères et des ‘hommes les plus saints de toutes les époques. Comme le corps, l'âme a souvent besoin de nourriture ; or, la sainte Eucharistie lui offre l'aliment de vie par excellence. C'est pourquoi il faut dissiper les préjugés des adversaires, les “ vaines craintes d’un grand nombre et absolument écarter les
raisons spécieuses de s'abstenir de la communion. Car il
s'agit d'une dévotion qui, plus qu'une autre, sera utile au peuple chrétien soit afin de détourner notre siècle de son inquiète sollicitude pour les biens périssables, soit afin de faire renaitre et entretenir constamment en nous l'esprit chrétien. Sans sul doute, les exhortations et les exemples donnés par les ‘classes élevées, surtout le zèle et l'activité du clergé, y con- “tribueront puissamment. En effet, les prêtres, que le Christ
* Rédempteur a chargés d'accomplir et de dispenser les mys-
“tères de son corps et de son sang, ne peuvent assurément “mieux le remercier du très grand honneur qu'ils ont reçu, “qu'en s'efforçant de développer de tout leur pouvoir la gloire “eucharistique de Jésus-Christ, et suivant les désirs de son “coeur très saint, d'inviter et d'attirer les âmes des hommes “aux sources salutaires d'un si auguste sacrement et d'un si “ grand sacrifice ”.
Donné à Joliette, sous notre seing, le sceau de nos armes et . le contre-seing de notre chancelier, le Jeudi-Saint;Æeize avril ml neuf cent onze, anniversaire béni de l'institution de la
divine Eucharistie et du Sacerdoce,