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ces feux’dévorants, à cause de vous, et pour expier les faux plaisirs de laboisson pris avec vous.
29, Assistez à la Messe de Tempérance, chaque fois qu’elle vous sera annoncée, Notre Seigneur descend du Ciel, pour convertir les ivrognes, ne feriez. vous point quelques pas pour l’aider dans cette œuvre toute divine. Il a besoin du secours de vos prièrès, ne l’oubliez pas, N. T. C. F. comme il a besoin de votre travail, pour faire pousser vos terres.
39, Confessez vous au moins quatre fois par an ; et vivez assez bien, pour comniunier et gagner les quatre indulgences, qui ont êté accordées à ln société par Notre St. Pére le Pape. Refuseriez-vous de prendre un moyen si facile de persévérer et de payer vos aricienines dettes? La visite de Notre Seigneur et la bénédiction de son Vicaire sur lu terre ne Vous paraissent elles pas un grand bonheur? Y seriez-vous indifférents ? Oh! lon de vous une si noire ingratitude !
Le troisième moyen que nous avons à vous suggérer, pour maintenir notre belle et grand société de Tempérance, c’est la charité, qui couvre la multitude de nos iniquités, et fécondé toutes nos entreprises. Car “ous le savez, N. T. C, F. le plus sûr moyen de faire réussir une affaire, c’est de mettre les pauvres dans ses intérêts. Avec eux, il n’ést pos d'affaire, qui n’ait un
lein succès, quelque difficile qu’elle puisse être. Or; s’il est une entreprise ificile pour nous, duns ce inonent critique, c’estassurément le maintien de la Societé de Tempérance. Comme elle.est engagée dansun grand combat, nous sollicitons pour elle le puissant secours de l’aumône. Elle y a un droit bien acquis. Cur, que d’étonnantes économies n’a-t-elle pas fait faire dans chaque paro'sse. Des calculs incontestables ont jorté le chifire des épar. gnes, dans chaque paroisse tant soit peu pupuleuse, jusqu’à des vingt, trente, et quarante mille louis.
Si donc chaque paroisse appliquait aux bonnes œuvres la centième partie de ce que fait épargner tous les ans la l'empérance, oh! que de grandes et belles. œuvres se feraient partout, pour le soulagement des pauvres, le bien dela laroisse et l’avantage du Diocèse. Car, vous ge devez pas oublier, N, ‘©, C. F. que vous vous devez à la famille, à la paroisse, et au diocèse, au sein desquels la Divine frovidence vous fait vivre. Car pour vous tous, ce sont trois familles qui n’en doivent faire qu’une ; et qui méntent par conséquent votre sympathie.
Soyez donc d'aburd charitables pour vos parents. L'ordre de la charité le veut ainsi Ayez soin surtout de vos pères et mères: la justice et la piété vous y obligent autant que la charité, Redoublez de charité, quand la caducité fait tomber les auteurs de vos jours dans des infirmités qui vous les rendent fort à charge. Car c’est alors qu’ils sont dignes de vos soins les plus affectueux. Loin de vous ces monstres dénaturés qui vont jusqu’à refuser de payer ou qui paient mal leurs pensions viagères. C’est une de ces injustices qui crient vengance au Ciel, et font toujours tomber la malédiction sur les familles. Vous sècheriez de frayeur si Nous vous rapportions ici les chôtiments que Nous avons vu tomber sur des enfans ingrats, qu s’étaient rendus coupables de ce crime.
Soyez zélés pour les bonnes œuvres de votre paroisse. Ie Pasteur est votre pere et l’Église votre mère. Ayez soin que vos pauvres trouvent chez vous ce qui leur est nécessaire ; mais voyez en même temps à ce qu’ils ne vivent pas dans l'oisivité, lu mère de tous les vices, pour eux comme pour le ste des hommes. Cardez les uu milieu de vons, Car le vagabondage est
toujours une plaie ponr la Sveiété.et une honte poux une paroisse, Ne reculez ds devant les dépenses qu'il veus font faire pour: l’édupation des enfants de la paroisse. I} y va.de l'intérêt. de vos familles, et de l’honnewx de votre pays; : ie den DO) uoyorse SHOT ie tr
Regardez-vous comme appartenant à la grande famille dn diocèse; et faites-vous un mérite de partieiper:à toutes ses œuvres, Il 'y.trouve des hopitaux pour les malades. des Asiles pour les vieillards caduques, des hospiges pour les veuves et les ‘orphelins, des refiiges pour les $mes innogppies, et pour celles que lé repentir ramène à Dieu. Ces diverses institutions sont ouvertes aux campaghes comme à la ville ;et on y voit jonrnellement. arriver des misères de toutes les espèces. Hélas ! elies sont trop pauvres, pour les A lir toutes. L'assistance publique leur est nécrssaire, paropque,ce sant les be. soins publics auxquels elles remédient. Nous les reoammandons done. à votre tendre charité. 1l y va d’ailleurs du soulagement de vos pauvres et infirmes qui y sont reçus. Il est donc juste que la paroisse y contribue, Et pour cela vous &Yéx tn Moÿdn bioh simple, Re
A ppliquez, par exemple, les quêtes dominicales aux bonnes œuvres paroissinles et diocésaines, et vous aurez un fond toujours prêt pour secourir toutes sortes de misères. Lorsque vous ne pourrez donner chez vous, à vos pauvres, les secours que vous leur devez, vous les ferez entrer dans les maisons de charité, et vous aurez de quoi leur payer de petites pensions. Au moyen d’un sou que.:voiis mettrez, le dimanche, dans la bourse de l'Eglise, vous aurez le précieux avantage de participer à tous les mérites de ces saintes maisons, qui soulagent, chaque année, des milliers de pauvres. Or, vous n’en doutez pas, N. T. C. F., ce seront des milliers d’avocats qui vous feront gagner le grand procès de votre éternité bienheureuse. Que Dieu souffle dans vos cœurs son esprit de charité. Que ce souffle divin ne fasse de vous tous qu'un cœur et qu’une âme. Alors, vous comprendrez l’excellence de l’union qui fait de grandes œuvres avec de bien petits m°yens.
En faisant aujourd’hui de si vives instances, pour vous porter à la pratique des bonnes œuvres, Nous nous acquittons du vœu exprès que Nous en fimes, le printemps dernier. Car à la vue des pluies continuelles qui faisaient craindre pour la moisson, nous promîmes deux choses, pour vous obtenir d’être préservés du fléau d’une nouvelle famine ; savoir, d’aller en pélerinage à Notre-Dame deBonsecours, et d’user de toute la grâce de notre saint ministère, pour vous embrâser du feu sacre de la charité. En accomplissement de cette promesse, Nous avons fait, dans son temps, avec toute !: solennité possible, une procession à ce religieux sanctuaire, qui renferme tant de zrâces et de consolations. Marie a daigné nous regarder d’un œil de miséricorde ; et Nous ne cesserons de l’en bénir. Cette bonté de notre Mère nous donne l’espoir que l’appel que nous faisons à votre charité sera compris.
Nous pouvons donc compter sur ver wnion, votre prière et votre charité, pour le soutien de la Tempérance. El: ‘ivra donc cette belle société, parce que votre cœur, votre bouche, votre mai. vont lui venir en ride, Pouvait-il
ailleurs sécher et p'nr cet arbre de vie q’arrosent sans cesse cinq Associations diocésaines qui sont comme cinq grands fleuves qui portent en tous lieux des eaux vives, qui jaillissent jusqu”? la vie éternelle. Telle est, N.T, C. F., la noble tâcue que uuis nous imposo :, en commençant l’unnée, celle de tout faire pour garder la Temrérauc-. Ainsi point de buisson sur nos tables, dans ces jours de fêtes. (u- ia joie délicieuse de l’esprit saint prenne la place de la fausse juie des iquuurs euivrantes. Que cette joie pure
soit un avant-goût des joies du Ciel, qui enivrent les bienheureux. Qu'il est beau ce ciel, qui nous attend, après les mortifications de cette vie! Qu'il uous doit tarder d’y arriver ! Quand y serons-nous réunis, pasteurs et brebis, pour ne plus jamais nous séparer. Oh! ciel, si nous pouvons te posséder un jour, ce sera pour attirer dans ton sein les chères âmes qu’à confiées à nos soins le HP chpiss Puissent ainsi tous nos vœux être accomplis ! Ainsi soit-il.
Sera la Présente Lettre Pastorale lue au Prône de notre Cathédrale, à celui des Eglises Paroissiales, et en Chapître dans toutes les Communautés religieuses, .le jour de la Circoncision ou le premier jour de dimanche ou fête après sa .
Donné à Montréal, le dix-huit décembre, mil huit cent cinquante-un, sous notre seing et sceau et le contre-æing de notre Secrétaire.