‹ Lettre pastorale de Monseigneur Jacques Rogers, évêque de Chatham [microforme]Chapitre 8 sur 17 · XLIV · texte numérisé non relu

XLIV

L'autorité civile peut s'immiscer dans les choses qui regardent la religion, les mœurs et le régime spirituel, D'où il suit qu'elie peut juger des Instructions que les pasteurs de l'Eglise publient, d'après leur charge, pour la règle des consciences ; elle peut même décider sur l’administration des sacrements et les dispositions nécessaires pour les recevoir.

La bonne constitution de la société civile demande que les écoles populaires, qui sont ouvertes à tous les enfants de chsque classe du peuple, et en général, que les institutions publiques destinées aux lettres, à une instruction supérieure et à cne éducation plus élevée

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‘le la jeunesse, soient affranchies de toute autorité de l'Eglise, de toute influence modéïatrice et de toute ingérence de sa part, et qu'elles soient pleinement poumises à la volonté de l'autorité civile et politique, suivant le désir des gouvernants et le niveau des opihions gonérales de l’époque,

Les rois et les princes, non-seulement sont exempts de la juridiction de l'Eglise, mais même ils sont superieurs à l'Eglise, quand il s'agit de trancher les questions de juridiction.

in L'Eglise doit être séparée de l'Etat, et l'Etat separé de l'Eglise.

Les lois de là morale n’ont pas besoin de la sanction divine, et il n’est pas du tout nécessaire que Îles lois humaines se conforment au droit naturel ou reçoivent de Dieu le pouvoir d’obliger.

LVIT.

La Science des choses philosophiques et morales, de même que les lois civiles, peuvent et doivent être soustraites à l'autorité divine et ecclésiastique.

LVTIT.

Il ne faut reconnaitre d’autres forc?s que celles qui résident dans ia matière, et tout système de morale,

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toute honnêteté doit consister à accumuler et augmenter ses richesses de toutes manière, et à satisfaire ses passions.

Le droit consiste dans le fait matériel ; tous les devoirs des hommes sont un mot vide de sens, et tous les faits humains ont force de droit.

Il est permis de refuser l’obéissance aux princes légitimes et même de se révolter contre eux

La violation d’un serment, quelque saint qu’il soit, et toute action criminelle et honteuse opposée à la loi éternelle, non-seulement ne doit pas être blâmée, mais elle est tout-à-fait licite et digne des plus grands éloges, quand elle est inspirée par l'amour de la patrie.

De droit naturel, le lien du mariage n’est pas indissoluble, et dans différents cas le divorce proprement dit peut être sanctionné par l'autorité civile.

Le Pontife Romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne.

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