‹ Lettre pastorale de Monseigneur Jacques Rogers, évêque de Chatham [microforme]Chapitre 9 sur 17 · TT · texte numérisé non relu

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Enfin la 80me de ces propositions condamnées affirme que “ Le Pontife Romain peut et doit se reconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme, et la civilisation moderne.”

Il répond qu’il ne peut et ne doit rien faire de la sorte. Si le progrès consistait dans le développement et l'application des sciences naturelles e dans la vraie civilisation chrétienne, la Proposition serait vraie ; car les Papes et les Evèques de l'Eglise Catholique ont toujours encouragé et stimulé le progrès dans toutes les branches des connaissances scientifiques, utiles et industrielles. Les Universités et nombreux Colléges répandus sur toute la face de l’Europe, fondés et entretenus par des Evêques et des Prêtres qui ont consacré leurs travaux et tout légué à cet objet, prouvent ceci suffisamment. Mais au progrès de cette connaissance qui sacrifie à la civilisation, qui ignore Dieu et foule aux pieds sa loi, le Pontife Romain ne peut offrir qu'opposition. Comme St, Jean-Baptiste qui remplit son devoir en dénonçant le crime public d'Hérode, le roi incestueux, de même Pie IX proclame aux Princes aussi bien qu’au Peuple : “ Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous le servirez lui seul ! ” (Matt. IV. 10.) Quand le Pontife, comme Jean Baptiste, est persécuté pour ne pas vouloir se taire quand le devoir de sa charge Jui commande de parler, il s'adresse à ses confrères, les Evèques, afin qu'il viennent parler aussi—afin qu'ils fassent leur devoir en soutenant la cause de leur Maître commun dont tous ils sont les disciple:—afin qu’il s’urissent en concile pour proclamer de nouveau

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la même Loi de Dieu, indivisée, unique, constante et incontradictoire—le même Evangile que Jésus- Christ commanda de prècher “ à toutes les nations,” à ‘toute créature,” Roi ou Potentat, homme d'Etat, paysan ou artisan, “ jusqu’à ce que nous parvenions tous à L'UNITÉ LE LA FOI, et de la Connaissance du Fils de Dieu. * * Afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants flottants, et que nous ne soyons point emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la méchanceté des hommes. * * Mais que, pratiquant la VÉRITÉ dans la CHARITÉ nour croissions en toutes choses dans celui qui est le chef, Jesus-Carist !” (Ephès IV. 13. 15.)

Il ne faut pas du tout supposer que les erreurs multiples condamnées par le Pape, n'étaient que de vains mots qui ne pouvaient faire tort—le vain babil de quelques écrivains superficiels qui ne pouvait avoir aucune influence fâcheuse. Hélas! non. Ces éeri. vains étaient les instruments employés par un certain nombre d'hommes astucieux et méchants qui étaient unis en Sociétés Secrètes pour révolutionner la Chrétienté, parvenir au pouvoir politique et à l'influence d'hommes d'Etat et de législateurs, afin de mener plus efficacement à bonne fin leurs plans de renverser peu à peu la Religion, de l’éliminer d’abord des Cabinets du Gouvernement et des Chambres du Conseil, et enfin des cœurs du peuple. Il est impossible de s’imaginer avec quelle audacieuse effronterie, astucité et énergie diabolique ces partis et leurs agents travaillent pour parvenir à leur but. Les révolutions qui ont agité successivement presque toutes les nations civilisées

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