‹ Lettre pastorale de Monseigneur l'archevêque de Cyrène, administrateur de l'archidiocèse de Québec, promulguant l'encyclique " Affari vos" sur les écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 2 sur 6 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

APPRÉCIATION DE TOUS LES ÉVÉNEMENTS QUI $E RAPPORTENT A LA QUESTION SCOLAIRE DU MANITOBA DEPUIS 1 DE 1899 JUSQU’A CE JOUR.

1 — Puisque la loi de 18go constituait une vérita (E vers la minorité catholique du Manitoba, c'était le devo + de prendre la défense de cette minorité. Ils l'ont fait, et 1. L

veut bien les en louer en ces termes: ‘“ Aussi lorsque la nouveile loi vint frapper l'éducation catholique dans la province du Manitoba, était-il de votre devoir, Vénérables Frères, de protester ouvertement contre l'injustice et contre le coup qui lu‘ était porté; et la manière dont vous avez rempli ce devoir a été une preuve de vatre commune vigilance et d’un zèle vraiment digne d'évêques. Et bien que sur ce point chacun de vous trouve une approbation suffisante dans le témoignage de sa conscience, sachez néanmoins que Nous y ajoutons Notre assentiment et Notre approbation. Car elles sont sacrées, ces choses que vous avez cherché, et que vous chérchez encore à protéger et à défendre. ”

2. — Tous les hommes honnêtes, tous les catholiques surtout, auraient dû s'unir, eux aussi, pour défendre une eause dont l'importance ne saurait entrer en. comparaison avec de simples intérêts politiques. Malheureusement l'esprit de parti est venu empêcher laccomplisement

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de ce devoir sacré, et le $äïnt-Père ‘le déplore amèrement. “ Ce qui est plus déplorablè ‘éncüre, dit, c'est que les éatholiques éanadiens eux-mêmes n'aient pas su se concerter pour détendre des intérêts dont la granueur et la gravité devaient imposer silence aux intérêts des partis politiques qui sont d'ordre bien inférieur.”

Ü 3. La convention effectuée entre les autorités fédérales d'Ottawa et le Lou reset provincial de Winnipeg, convention à laqueile on a voulu donner le nom de règlement de la question scolairé, est déclarée défectueuse, imbparfaite, insuffisante, et par ébuséquent né sau-' ait être acceptée comme une solution équitable de la question. “C est: beaucoup plus, dit £on X1T1, que les catholiques demandent et qu'ils ént personne n’en doute — le droit de demander. Pour tout dire eh un mot, il n'a pas encore été pourvu suffisamment” ‘x droits des catholiques et à l'éducation de nos enfants au Manitoba,” C'est donc avec raison que cette convention a été répudiée par l'épiscopat et que la minorité manitobaine n'à pas voulu s’y soumettre.

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