ÉDUCATION PHYSIQUE, INTELLECTUELLE ET MORALE
La nature elle-même, Nos Très Chers Frères, commande et inspire aux parents le soin d’élever leurs enfants, de leur donner l’éducation physique. La mère counaît la faiblesse corporelle du pctit être à qui elle na donné le jour;
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1—Orat, XXXVIII et XLIIL,
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elle lui prodigue les trésors de son affection, elle veille sur lui avec une sollicitude constance, infatigable, elle guide ses premiers pas, elle lui fait bégayer ses premières paroles, elle n’épargne rien pour développer ses forces, pour affermir sa santé ; le père prend une part active et directe à cette formation par son travail et par le prestige de son autorité plus grande; spectacle merveilleux qui met bien en relief les lois si pleines de sagesse que le Créateur a gravées dans le cœur des parents !
L'éducation corporelle ne suffit pas cependant à la créature raisonnable. L'enfant a une âme créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, mais elle a été viciée par le péché originel ; il a des germes d'intelligence, mais ce sont comme des étincelles cachées dans la pierre ; son cœur, semblable au morceau d’or natif, est encore recouvert de maätières brutes ; son imagination, sa mémoire, sa volonté demandent une culture intelligente; son caractère, quelque heureux qu’il puisse être, a besoin d’être assoupli et de recevoir, par une direction prudente et ferme, 1e poli et le brillant qui sont les fruits d’une éducation soignée. Il faut donner à cette âme l’éducation intellectuelle et morale; si elle lui est refusée ou si elle ne lui est octroyée qu'avec une espèce de parcimorie ct d'une manière