III. L'intempérance. — L’intem
res, une de ces dangereuses voies, et Comment pourrions-Nous terminer Notre exhortation sans Vous parler de cette Œuvre de la Tempérance, qui a été, avec l’Œuvre de l’Action Sociale et de la Presse catholiques, l’objet de nos plus chères sollicitudes pastorales ? Créée en
mes d’État et d’hommes dela société, de parlementaires et d’orateurs, de
juges et de médecins, Ils n’ont pas
dard du salut, et grâce à l'effort de cette généreuse armée, l'ennemi a été, €n grande partie, dérouté et vaincu.
Voilà ce qu’a Pu constater le premier Congrès diocésain de Tempérance, tenu à Québec en 1910, en même temps qu’i se proposait comme but « de grouper davantage les forces, d’uniformiser les méthodes, d'éclairer les questions encore obscures du problème de l’alcoolisme, de fournir aux soldats des armes
Depuis lors, la lutte n’a pas cessé, le zèle ne s’est pas ralenti.
‘Au surplus, c’est à la persévérance seule qu’est promis le succès ; et la croisade actuelle aura, Nous l’espérons, sur ‘ celles qui l’ont précédée et dont elle a renoué ]a chaîne, l'avantage d’être diri-
(1) Premier Congrès de Tempérance, Avant- Propos.
Personnelle, C’est à chaque chrétien, considéré en Particulier, qu'est imposée
tien est aussi un homme d’honneur,
l’œuvre donc, Nos Très Chers Frères, et Puissiez-vous cueillir à l’arbre de la tempérance les beaux et bons fruits qui s'appellent sage économie,
(1) I Cor. vi, 10.
Os Cœurs et dans vos vies la paix du Seigneur Jésus,
Quand, en 1892, Nous quittions le siège de Chicoutimi pour venir, sur l’ordre du Pape, fixer notre tente à Québec, Nous faisions Nos adieux à Notre premier et toujours cher diocèse, en rappelant les paroles qui furent les adieux du Sauveur à ses disciples :
« Mes petits enfants, je n’ai plus que peu de temps à être avec vous... Je vous laisse un commandement nouveau, c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. C’est en cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de la dilection les uns pour les autres.» Puis il ajoutait : « Je vous laisse ma paix, je
vous donne ma paix, non pas comme le monde la donne. » (1
Aujourd’hui, n'y a-t-il pas lieu pour Nous, à l’âge où Nous sommes arrivé, de songer à une autre séparation et à d'autres adieux ? Le Psalmiste a dit :
La vie des hommes est de soixante-dix années, Chez les plus forts, elle va
Oui, le soir descend ; et alors même que la bonté de Dieu Nous accorderait une vieillesse prolongée, Nous pourrions en- Core, étant donnée la brièveté de la vie, vous dire avec Notre-Seigneur : Mes petits enfants, je n’ai plus que peu de temps à être avec vous. Avec Lui, par Lui et en Lui, Nous vous souhaitons La Paix qui dépasse tout sen.iment et qui gardera vos intelligences et vos cœurs : ®) vos intelligences Par la possession dela vérité et la conservation de la foi, vos cœurs par la pratique de la vertu et surtout par l’amour de Celui qui nous a tant aimés.
(1) Joan, xm, 838, 85 — xrv, 27.
(2) Pe. 89, 10.
(3) Phiip., 1v, 7.
Le ta à ; À sat | | Per … nn ana ma ét élites: siborude de : 2 dE
Enfin, Nous rappelant la parole de l’Écriture : Elevatio manuum mearum sacrificium vespertinum (1) Nous vous Promettons, pendant ces années où s'accomplit « le sacrifice du soir », d’élever Nos mains vers le Très-Haut pour imp'orer sa grâce et son secours, et de les abaisser ensuite sur vos Âmès pour les bénir.
Sera la présente Lettre Pastorale lue et publiée au prône de toutes les églises Paroissiales et chapelles où se fait l’office public et en chapitre dans les communautés religieuses, les premiers dimanches après sa réception.
Donné à Québec, en la fête de PAscension, le treizième jour du mois de mai, mil neuf cent quinze.
t Lours-N ASAIRE Cap. Béaix, Archevêque de Québec.
Per mandement de Son Éminence,
Juzes LABERGz, ptre.
Secrétaire.