‹ Lettre pastorale de Son Éminence le cardinal E.-A. Taschereau archevêque de Québec [microforme]Chapitre 2 sur 13 · PR · texte numérisé non relu

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douceur à les corriger, la patience à souffrir leurs petites faiblesses, envisageant sans cesse dans ‘leurs personnes celle de l'Enfant Jésus, dont ils sont les images vivantes ; garder la netteté et la propreté dans leurs habits. évitant les ajustements qui ne servent qu'à nourrir la vanité des parents, et à l'inspirer aux enfants.

uw 4o À l'égard des serviteurs, faire son possible pour qu'ils évitent le péché, et pour Îles rendre affectionnés an service de Dieu ; ne pas permettre qu'ils prononcent de mauvaises paroles ; les faire prier Dieu en commun ; les envoyer à confesse, au sermon, suricul au catéchisme, autant que faire se pourra; leur payer exactement leurs gages ; ne leur point donner occasion de murmurer et d'offenser Dieu, mais les traiter avec amonr.

«50 Envers le prochain, la charité, la patience, la douceur, l'humihté, et tâcher toujours de le gagner à Dieu, ei le retirant du péché par les bons discours, el les bons exemples, qui persuadent plus efficacementque les paroles.

« Go A l'égard du ménage, un erand soi el une urande vigilance, prenant garde que rien ne se perde ni ne se gâte par sa faute, et une propreté sans affectation.

« 70 A l'égard de soi-même, l'humilité, la douceur, la chasteté, la tempérance dans le boire el le manger. la modestie el lit retenue en paroles, 1 simplicité eu ses habits, y gardant là proprete, CLY évitant la vanité, et ce qui excède l’étatet la condition ; enfin, un très grand soin de retrancher tout ce que l'on connaitra ètre déplaisant à Dieu, et qui ne sera pas conforme à l'esprit de la Sainte Famille, se disant souvent à soi-même ; comment estce que la sainte Vierge agissait en celle occasion ? faisait-elle cela ? parlait-elle ainsi ? s’habillait-elle de cette sorte ?

e Cette imitation est tellement essentielle, que siclle manquait, l'on ne serait pas véritablement de la Sainte Furnille, quoique l'on fit tout Le reste ; et an contraire, quand lon omettrait le reste, pourvu que ce ne fût ni par mépris, ni par négligence, l'on serait encore de cette auguste Famille, et se d'autant plus que l'on imiterait de plus près les vertus qne l'on y remarque. Et pour rendre cette imitation parfaite, l'on doit considérer aans la personne du mari celle de saint Joseph, dans celle de la femme la sainte Vierge, dans les enfants l'Enfant Jésus, dans les serviteurs les saints Anges ; et chacun se doit proposer d'imiler

principalement la personne qu'il représente, pour rendre une Sainte Famille accomplie. »

La confrérie de la Sainte Famille, établie sur des bases aussi solides et avec des constitutions aussi sages, ne tarda pas à se répandre dans beancoup de paroisses du Canada et y produisit des effets merveilleux. Que ne pouvait-on pas attendre de mères chrétiennes qui se pénétraient bien de l'esprit de celte société et s’efforçaient de modeler leur maison sur celle de Nazareth !

Ce n’est donc pas étonnant que le Saint-Père dise dans ses Lettres Apostoliques du 14 juin dernier, en parlant du enlie de la Sainte Famille: « Franchissant ensuite la vaste étendue de l'Océan, il s'est implanté en Amérique, dans la région du Canada, où il devint très florissant, grâce principalement à la sollicitude et à l’activité du Vénéralie servitour de Dieu François de Mor'morency-Laval, premier Évèque de Québec, et de la Vénérabie servante de Dieu Marguerite Bourgeois.»

[Il n'est donc pas étonnant non plus que le Père Francoz, Jésuite. le fondateur de l'Association des Familles, affirme dans un de ses écrits, que «uulle part peut-être, excenté à Lorette et dans quelques maisons religieuses de France at d'Italie, la Sainie Famille n'était plus connue et vénérée, au XVITesiècle,que dans le Canada. »

« Les anciens missionnaires de cette contrée, continue le R.P. Francoz, ont fait de cette dévotion le moyen de christianiser des peuples encore barbares à cette époque, et de maintenir la foi dans les familles chrétiennes. »

« Ge qu'il y a certainement de merveilleux, ajoute-t-il encore, d& s la résurrection de cette œuvre parmi nous, à deux siècles de distance, c'est la parfaite concoräance entre l'Association fondée au Canada en 1665, et celle qui est née en l‘rance en 1861.» (1) En effet, elles ont toutes deux un Jésuite pour fondateur ; elles ont le mème titre, le mème but et la mème pratique ; elles ont chacune leur image propre; pour toutes deux la direction est entre les mains du clergé paroissial; et enfin, toutes deux doivert leur succès aux approbations des Évèques et du

(1) Petit Message, Lyon, 1892.

me LC a

Pape. Ilya toutefois cette différence : l'OEuvre de 1665 était locale et diocésaine, tandis que l'OEuvre actuelle est établie pour tout l'univers chrétien.

L'ancienne Association dû Canada ne fut pas toujours aussi

aux années de sa fondation. Rien de surpr-nanl,

prospère q ux événements qui précéderent

quand on se rappelle les douioure et suivirent la cession du Canada à l'Angleterre, «notre peuple rgret SOUS Une domination étrangère, obligé de se

passant avec rt au régime, et de rompre avec la plupart des

faconner à un nouve traditions du passé !» (1)

\ Sainte Famille resta toujours florissante dans quelques endroits du pays. notamment dans les villes de Québec et de Montréal. Elle subsistait encore dans bien des cœurs, et semblait n’attendre qu'un signal pour se développer Aussi, lorsque l’année dernière, l'OEuvre de Lyon se, elle y obtint un rapide succès.

Cependant, la dévotion à k

de nouveau.

fut introduite dans cette contié mandement du Jour de Pâques 1891. Nos

Déjà, dans notre fait part d'un décret de Sa

Très Chers Frères, Nous vous ivions Sainteté Léon XI, daté du 20 novembre 1890, sur la dévotion la Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph. Le Saint- Père, dans ce décret, manifestait le désir que celte dévotion à la Sainte Famille se répandit de plus en plus el fût présentée aux fidèles du monde entier, non seulement comme un moyen mais aussi comme une SOuUrCE de Sainteté avail

envers

d'arriver au bonheur du ciel, à société domestique et civile. Sa l'usage des fidèles une rière quotidienne à la

prospérité pour | môme pris soin de faire composer pour

formule de consécration ainsi qu'une | Sainte Famille.

Pour Nous conformer au désir du Pape, Nous avions alors fait imprimer el distribuer par milliers parmi les fidèles de notre diocèse de petites feuilles contenant cette formule de consécration et cette prière quotidienne.

Nous élions à constater un certain réveil en faveur de la Sainte Famille chez un bon nombre de nos diocé-

dévotion à la:

saine, et un redoublement de ferveur chez les autres, quand la

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y Vie de Mgr de Laval, par M. l’'abhé Auguste Gosselin,

ét LÉ vas

Providence, pour tirer parti de ces bonnes dispositions, inspira à un zélé religieux (1), de l'Ordre des Oblats de Marie Immaculée, demeurant dans notre ville épiscopale, de se mettre en relation avec le R P. Francoz, Jésuite, le vénérable fondateur de lAssociation à Lyon en 1861. Ge fut bientôt après, que le digne Oblat fut nommé Promoteur de l'OEuvre au Canada.

Admirons ici. en passant, la délicate attention de la Providence, qui nous fait venir cette belle œuvre de l’ancienne Mère- Patrie, la France, d'où nos ancêtres l'avaient eux-mêmes reçue !

L'Association s'établit d'abord dans quelques familles de Saint- Sauveur et de Saint-Roch; puis, quelques curés en entreprirent résolument l'établissement solennel au milien de leurs paroissiens. Dans la paroisse de Saint-Roch, qui a l'honneur d’avoir été la première, l'on vit deux mille familles se consacrer le premier jour. Après celte paroisse, en vinrent plusieurs autres, où l'Association s'établit avec une ardeur qui dépassa toujours les espérances des pasteurs. Avec lPapprobation de Nos Seigneurs les Évôques, l'œuvre s'implanta bientôt dans les autres diocèses de la province civile de Québec, et son succès devint dès lors

assuré

Que la Sainte L'amille de Jésus, Marie, Joseph, comble de hénédictions le dévoué promoteur de cette AssociATION DES FANILLES en notre pays, et qu'elle accroisse encore, si C’est possible, son

zèle pour le bien des âmes !

C'est pour Nous, Nos Très Chers Frères, un grand bonheur de porter aujourd'hui à votre connaissance les Lettres Apostoliques par lesquelles Sa Sainteté Léon XIII recommande l'établissement de lASSOCIATION DE LA SAINTE FaMiLzE dans l’univers entier, lui Jonne des statuts et Penrichit de précieuses indulgences. Quelle joie pour Nous de constater avec vous, qu'encore celte fois nous sommes allés au-devant des désirs du Vicaire de Jésus-Christ ! L'Association est déjà régulièrement établie dans plusieurs paroisses de notre diocèse et en voie de l'être dans plusieurs autres. À l’aide des Statuts que le Saint-Père vient de faire rédiger,nous allons pouvoir consolider ce qui est fait el étendre de plus en plus cette dévotion. Grâce à cette merveilleuse organisation

(1) Le Révérend Père Valiquette,

contenue dans les Statuts, ( toutes Famille du monde catholique tout entit de telle sorte qu’elles n'aient qu'ut régissant toutes de sa souveraine

ss Us

les Associations de la Sainte r seront liées entre elles, , seul et même président les autorité. » (1)

L'ASSOCIATION DE LA SAINTE Fame, telle que l'avaient déjà Pie IX (jet Léon KILL (3). telle s son dernier Bref,tse pront à la Sainte Famille, lutôt de les

approuvée el recommandée aussi que le Saint-Père la préconise dan pose le bu! salutaire d'unir plus étroiteme la piété, les familles chrétiennes, OU P lui dévouer totalement, afin que Jésus, Marie, Joseph prennent $ familles qui leur seront ainsi consacrées. et les protègent comme leur appartenant. D'après les Status, les membres de l'Association doivent, avec ceux qui habitent sous le méme toit, , de la Sainte Famille, afiu de se livrer à plus avoir soin, aveu lé

par les liens de

soin de ce

se réunir devant l'imau( des exercices de piété ; ils doivent de secours de celte Sainte Famille, d'unir leur intelligence par la foi, leur volonté par la charité dnns lFamour de Dieu et des hommes, et reproduire ainsi dans leur vie ce divin exemplaire, » e cette dévotion à la Sainte Famille, el

Qu'elle est admirabl emps où nous vivons |

comme elle est bien appropriée au À

Le grand mal de notre époque, et en particulier de notre pays, jun mème de la famille, Gombien de fois, ales, ne Nous Sommes-Nous pas élevé avec Je surveillance dont les parents se rendent coupables envers leurs enfants, et contre l'insubordination des is de leurs parents Nous accomplissions alors un notre charge. Malheureusement des proportions alarmantes.

semble exister ill SE dans nos visites pastor force contre le manque

enfants vis-à-V des plus rigoureux devoirs de Je mal existe encore el prend Léon XII dans l'admirable encylle est le berceau de la ‘enceinte du foyer

Cependant, comme le dit ientiæ Christian, (4\ «la fami et c'est en grande partie dans | are Ja destinée des États. »—N'avons-nous

clique Sa societé civile, domestique que se pré

pas dans Ces paroles l'explication de cette tendance chez certains

(1) Bref du 14 juin 1892.

(2) Bref du 5 janvier 1870,

(3) Bref du 20 novembre 1890.

(4) De præcipuis civiun christianorunt offioiis. 10 janvier 1890,

Re

hommes à secouer le joug de l'obéissance ? On s’est accoutumé dans la famille à ne pas obéir et à résister aux parents, et l’on traine avec soi en dehors de la famille cette habitude funeste qui a été contractée insensiblement. Les parents eux-mêmes, une fois qu’ils ont déposé le sceptre de Pautorilé, perdent leur prestige aux yeux des enfants et ne commandent plus qu'avec une crainte pusillanime. Comment avec ces pires de famille faire des gouvernants, des magistrats sans peur et sans reproche, comme il en faut pour régir les sociétés ?

IL est par conséquent de la plus haute importance, Nos Très Chers Frères, que tous nous nous dornions la main pour enrayer le mal, en assainissant, en sanctifiant la famille. Si les familles sont vraiment chrétiennes, les individus qui la composent seront chrétiens aussi, et la société qui en est formée sera pareillement chrétienne. C’est un devoir pour vous tous, de faire partie de cette croisade. Vous avez, à votre tête, des guides sûrs, et éclairés : le Vicaire de Jésus-Christ par ses admirables encycliques, ainsi que les évêques par leurs décrets conciliaires et leurs lettres pastorales.

Le moyen de régénérer la lamille est tout trouvé. N'est-ce pas uniquement pour cela, que la dévotion à la Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph se répand partout dans le monde par les soins vigilants des pasteurs de l'Église ? Jetons donc souvent les regards sur cette auguste famille de Nazareth, dans laquelle les hommes peuvent Lous contempler un e.cmplaire très parfait de la société domestique et un modèle de toute vertu.

«En effet, dit Léon XIII, les pères de famille possèdent en Joseph un modèle accompli de la vigilance et de la prévoyance paternelle; la très sainte Vierge, mère de Dieu, est pour les mères un admirable modèle d'amour, de la modestie, de l'esprit de soumission et de la foi parfaite ; dans la personne de Jésus qui leur était soumis, les enfants ont un modèle divin d’obéissance à admirer, à vénérer, à imiter. » (1)

Par une bienveillante disposition de la Providence, cette Sainte Famille est constituée de manière que tous les chrétiens, de

(1) Bref du 14 juin 1892

s LE

ours y trouver le

ls soient, puissent tou) modèle des vertus qui leur sont propres. Pour ne citer qu'un exemple, qui Nous est suggéré par de récents et pénibles événee l'Enfant Jésus à Marie et à Joseph ne

espect pour le

quelque condition qu'i

ments, la soumission € devait-elle pas en celle circonstance enseigner ler clergé et la déférence pour les avis des Évèques ? L'Enfant Jésus était Dieu ; et cependant, nous ditl'Évangile, à éLail soumis à Marie et à Joseph,deux pauvres créatures. Donc uti catholique, digne de ce nom, quelque cultivé et supérieur que soit son esprit, quelque sûr el bien équilibré que soit son jugement, peut bien se rendre aux remontrances de ses chefs naturels, de ses pasteurs légitimes, SANS abdiquer son honneur, Sa dignité Un peu plus la Religion, ainsi que ja pratique Conait redresser bien des esprits el x règles de la

de science des choses de les vertus chrétiennes, pour

stante y zèle une direction plus conforme at

donner à | hiérarchie catholique.

. Nos Très Chers Frères, Ayez toujours les yeux fixés SUT Excoutez les moindres tablis par Dieu. C'est à

Nous traversons des temps difficiles ; il n’y à pas à se le dissimuler.

le pilote qui se tient au gouvernail.

ordres qui vous viennent des pasteurs ê ce prix seulement que nous conjurerons le danger. ne pas vous répéter aujourd’hui es que Nous vous avons Si cours de n0$ visites pastorales, et qui revienn au grave sujet qui nous OCCUPE ? Ces conseils, Nous . comme Île testament d'un évêque qui

ii veut à tout prix le garder chrétien.

Pourquoi, parents chrétiens, en quelques mots les conseils pratiqu souvent donnés au nent si D voulons les consignei aime son peuple el qt enfants et faites-les instruire, dès qu'ils ont surveillez-kés avec soin, corrigez-les avec fermeté el douceur. Les parents doivent demanuer à Dieu tous les jours la srâce de bien élever leurs enfants, sè rappelant qu’ils à son tribunal äme pour dme.—Soyez dans Vos des livres ouverts, où vos enfants puissent lire ire pour bien ervir Dieu.—Conservez ou col e de réciter en commun la prière du soir, C'est le et salutaire; VOS enfants puiseront dans religion et de piété, —Consacrez a lecture d'un bon livre, d’une

Instruisez VOS l’âge de la raisON ;

en répondront maisons COMIME ce qu'ils ont à fa tractez l'habitud une pratique louab habitudes de * un quart d'heure à 1

cet exercice des

chaque

Je

vie de Saint, de l'Évangile, ou hien à une autre lecture pieuse. Il est un petit livre aussi, qu’il serait utile de relire en famille; un livre excellent, un petit livre qui enseigne le chemin du ciel, un petit livre que vous avez bien su, mais que vous commencez peut-être à oublier, parce que vous ne l’ouvrez plus. Cet excellent petit livre, c’est le Catéchisme! Enseignez-le à vos enfants, et vous le rapprendrez.—Vivez de la vie de famille, Combien ont désappris cette belle parole : Où peut-on étre mieux qu'au sein de la famille ? IL en est auxquels il faut tout autre chose : le spectacle, le club, le cabaret, les réunions hors de chez soi, les soirées, les veillées suspectes et dangereuses. Ils ne savent plus goûter le bonheur du foyer domestique :—Défiez-vous de la passion du jeu. Et puis, retranchez sur votre luxe, pour avoir une obole à donner aux pauvres ou aux œuvres de charité !—Enfin appliquez-vous de tout votre pouvoir à faire aimer la vie de famille ; apprenez à tous vos enfants à devenir des hommes honnètes, des chrétiens fervents, de dignes ouvriers du bon Drer.

Que Dieu vous donne l'inspiration et la grâce de suivre ces conseils !

« Opposons aux sociétés ténébreuses qui rêvent la ruine de l'Église et de la famille, une association catholique et accessible à toute famille chrétienne, une association qui s’'avance toujours plus nombreuse, compacte et disciplinée, sous la direction des pasteurs de l’Église et sous l’étendard de Jésus, Marie et Joseph. Que partout, et jusqu’au sein de nos familles, le drapeau fatal du prince des ténèbres rencontre le drapeau sauveur de la Trinité médiatrice, linvincible labarum des familles chrétiennes !

« Offrons aux regards du ciel, le beau spectacle d’une grande famille chrétienne portée sur les flots de ce nouveau déluge, par celle du Dieu Sauveur, l'arche de la nouvelle alliance,

« Que par le zèle concerté et soutenu de leurs pasteurs, les familles accourent en grand nombre se réfugier et s'unir dans cette arche divine ; que cette association se propage partout ; qu’elle se recrute sans cesse parmi les pères, les mères, les enfants de tout âge ; qu’el: se maintienne fervente et toujours unie dans un sublime concert de vœux et de prières! Alors viennent les mauvais jours ! viennent nos ennemis ! L'Église

rassurée pourri compter plus nombreux des enfants dignes d'elle, de généreux défenseurs, et, S'il le faut, de nouveaux maltyrs.. ALOrS l'union fraternelle-sera véritablement heureuse atl milieu mème des orages ; elle sera sainte, indissoluble ; et Les familles, ainsi unies entre elles et avec Jésus, Marie et Joseph, seront inséparables et immortelles, parce qu'elles ne quitteront la terre que pour $e réunir bientôt et pour jamais en peuplant le ciel.» (1)

« O Dieu, qui avez créé le sanctuaire de la famille humaine pour en faire içi-bas un vestibule sacré qui doit conduire les pères avec leur postérité dans la cité du ciel etla joie du paradis, ah ! du fond de voire éternité, regardez ce que les hommes ont fait de ce chef-d'œuvre de vos mains; VOyEZ comme les fondements en sont ébraniés, COMME ses Murs penchent et menacent ruine, comme la lampe sacrée des vérités divines SY éteint O Dieu, ce que vous avez fait pour le soutien du monde, pour sa joie, pour sa beauté, pour sa prospérité, ne le laissez pas périr. » (2)

A ces causes et le Saint Nom de Dieu invoqué :

Jo Nous voulons que J'ASSOCIATION DE LA SAINTE FAMILLE $€ propage dans notre diocèse avec SO cachet spécial de tout temps et partout adopté (3), avec sa pratique de la prière du soir en famille, telle, en un mot, qu’elle a été fondée en 1861, approuvée en 1870, et confirmée en 1890 el 1892 ;

90 Nous nommons le Révérend Père Yaliquette, O. M. I, de Saint-Sauveur de Québec, Directeur diocésain de L'ASSOCIATION UNIVERSELLE DE LA SAINTE FAMILLE, POUF la développer efficacement parmi les fidèles de notre diocèse. (4)

mt

(i) Paroles du R. P. Francoz, SJ.

(2) R. P. Félix.—Conférence à Notre-Dame de Paris.

(3) Les autres images pieuses que des personnes de zèle répandent dans les familles, geront toujours édifiantes pour ces familles ; mais ne sont Pas le cachet de l’Association de la Sainte Famille et n’ont rien de commun avec cette Œuvre. Celle-ci porte la signature de Pie IX et reçoit celle dr. curé et de Ja famille associée. Elle est comme un témoin vivant de l'engagement solennel. Elle est donc préférable à toute autre pour bien des raisons.

(4) C'est à lui que Messieurs les Curés s’adresseront pour obtenir des renseignements;

des imprimés, eto.

Sera le présent mandement, ainsi que les Lettres A postoliques qui l’accompagnent, lu et publié en une ou plusieurs fois au prône de toutes les églises paroissiales où chapelles où se fait l'office public, et en chapitre dans les communautés religieuses.

Donué à Québec sous notre seing, le sceau de Parchidiocèse et le contre-seing de notre Secrétaire, le premier dimanche de l'Avent de l’année mil huit cent quatre-vinet-douze.

E.-A. Carp. TASCHEREAU, Arch. de Québec.

1: , g } fs ] 1 ar É 1 } ‘6 ar manderment de Son Eminence, B.. PH. GARNEaAu, Ptre,

Secrétaire,

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