‹ Lettre pastorale en faveur de l'Asile du Bon-Pasteur [microforme]Chapitre 3 sur 3 · PISE · texte numérisé non relu

PISE

RE

Rene mr on

ik nu. n. mm A

par un bon nombre de Dames chrétiennes, toujours prêtes à s'imposer des sacrifices quand il s’agit de charité.

L'œuvre a eu de faibles commencements, et est encore sans doute bien petite. Ilya à peine deux ans, deux personnes pieuses (une Canadienne et une Irlandaise) prirent la résolution de s'y dévouer. Elles entrèrent dans une maison que l'on avait louée à cet effet et qu’ellestrouvèrent dépourvue des choses les plus, nécessaires. Cependant, dès le lendemain, elles étaient heureuses le Bon Pasteur leur avait envoyé une pénitente; d’autres brebis égarées ne tardèrent pas aussi à suivre cet exemple, et bientôt il fallut songer à se procurer une maison plus vaste et plus commode. On crut en avoir trouvé une de cette description au faubourg Saint-Louis; mais peu de temps après on s’aperçut qu’elle était encore insuffisante, En ce moment, neuf maîtresses et vingt pénitentes la remplissent tellement, que l'on se voit dans la dure nécessité d’en refuser l'entrée à d’autres infortunées qui viennent frapper à la porte, ne demandant qu'un asile pour quitter leur mauvaise vie.

Il importe done, N. T. C. F., d’aggrandir ce lieu de refuge de manière à le rendre accessible à un plus grand nombre de ces malheureuses victimes du vice; mais les moyens manquent. La Société de Saint-Vincent-de-Paul, qui s'est généreusement chargée de payer la nouvelle maison dans l’espace de seizeans, ne peut rien faire davantage sans nuire aux autres œuvres de sa fondation, et la charité des fidèles de Québec, qui, nous aimons à le dire, ne se lasse jamais, a encore un vuide immense à remplir dans la maison des Sœurs de la Charité. De quel côté le Bon Pasteur va-t-il donc tourner ses mains suppliautes? Ne pourrait-il pas les étendre avec confiance vers nos campagnes si chrétiennes et si généreuses ? Déjà plus'eurs de leurs respectables pasteurs ont demandé pourquoi elles ne seraient pas invitées à prendre part à une œuvre si morale et si utile. En effet, n’y a-t-il pas dans chaque paroisse des fidèles zélés pour le salut de leurs frères qui se trouveraient heureux d’y contribuer ? Ne serait-ce pas leur faire injure que de négliger de les appeler en participation des mérites d’une institution dont ils comprendront sans peine l'excellence ? D'ailleurs les campagnes sont-elles moius intéressées que la ville au succès de cette œuvre? Le mal qu’elle doit soulager, nous le savons, est en ville; mais les victimes qu'il s’agit de sauver d’où sont-elles sortics? L'expérience a montré que beaucoup viennent des campagnes: quelques-unes appartiennent à d’honnèêtes familles, qui pleurent encore sur elles. Elles sont coupables, sans doute, mais elles sont malheureuses ; peut-être ont-elles

oser des sacri-

doute bien pedienne et une ins une maison choses les plus, es le Bon Pase tardèrent pas rer une maison ette description ut qu’elle était nitentes la remfuser l’entrée à nt qu'un asile

de manière à le ctimes du vice ; Paul, qui s’est de seizeans, ne fondation, et la se jamais, a enharité. Dequel } Ne pourrait-il et si généreuses ?

quoi elles ne see. En effet, n’y urs frères qui se re injure que de itution dont ils sont-elles moius le doit soulager, er d’où sont-elles mpagnes: quelencore sur elles.

ut-être ont-elles

été entrainées dans le gouffre par des amis perfides: ne se rencontrera-t-il pas des amis véritables pour les en retirer? Oh! nousen sommes sûrs, généreux fidèles de nos campagnes, vous désirez les secourir, Eh bien ! unissez-vous aux fidèles non moins généreux de notre ville pour donner plus d'extension à l'Asile, destiné à leur servir de port après le paufrage.

Toute charité est bonne; toute aumône aura su récompense ; mais quelle charité plus excellente, quelle aumône mieux placée quecelle qui contribue, non seulement à soulager les corps, mais surtout à sauver les âmes ? Un chrétien pourrait-il refuser quelque chose pour ces âmes, qui, comme la sienne, ont été rachetées par le sang de son Divin Maitre ? Et qui peut calculer le nombre de celles qui trouveront leur salut dans cet Asile? Il est à peine ouvert et déjà nous y admirons l'opération évidente de la Divine Miséricorde. Que ne vous est-il donné de visiter ce nouveau bercail du Bon Pasteur; vous ne pourriez vous empêcher d'y admirer l'ordre que la religion y a établi. Vous y verriez ces chrétiennes renouvelées, naguères impatientes de tout frein, maintenant soumises à une règle qui assujétit leur volonté, à une règle pleine de sagesse, travaillant tantôt en silence, tantôt en chantant de pieux cantiques ou en récitant quelques prières. Elles prient pour leurs bienfaiteurs: ne voudriez-vous pas être du nombre ? Vous y apprendriez avec intérêt que plusieurs y ont fait leur première communion, et qu'avant d'être admise à ce bonheur, l’une d’entre elles, délaissée dès son enfane par un père et une mère indignes de ce nom, n'avait même pas été baptisée. On pourrait aussi vous y montrer une jeune orpheline qui, avant d’avoir atteint sa quinzième année, avait, dans sa détresse, frappé à la porte d'une de ces maisons dont le nom fait rougir la pudeur, mais que celui qui s'appelle le père des orphelins avait arrêtée au moment où elle allait tomber dans l’abime. Mais que serait-elle devenue si la maison du Bon Pasteur n'avait été là pour la recevoir? En faut-il davantage pour concilier à cette institution la faveur de tout bon chrétien, de tout bon catholique ? Voulez-vous danc, N. T. C. F, accueillir l'innocence délaissée qui va se flétrir ; voulez-vous travailler efficacement au salut des âmes les plus abandonnées ; voulez-vous réjouir le Ciel par le retour d'une âme pécheresse ; voulez-vous plaire au Bon-Pasteur qui revient du désert, rapportant sur ses épaules sa brebis fugitive ? Aidez-lui à déposer le fardeau ; donnez plus d'espace à l’'Asile qui doit la mettre en sûreté ; ajoutez votre aumône à celle de vos frères; donnez beaucoup si vous avez beaucoup; si vous avez peu, donnez peu ; mais donnez ce que vous pouvez. Si vous

êtes pauvres, si vous ne pouvez pas même donner l'obole de la veuve, donnez dn moins quelques prières, afin que Dieu inspire à de plus riches la pensée salu taire de racheter leurs péchés, et de mériter un bonheur éternel par une aumône qui sauvera des âmes rachetées au prix du sang de son divin fils.

Oh! vous, nos chers coopérateurs dans le saint ministère, nous vous invitons avec confiance à joindre vos exhortations aux nôtres, pour bien faire connaître à votre peuple l'excellence de l’œuvre que nous lui recommandons. Déjà vous avez montré en tant d'occasions votre empressement à seconder les vues du premier pasteur: vous l'aiderez en celle-ci avec la même charité, et bientôt nous verrons s'affermir de plus en plus un établissement qui mérite tant de sympathies.

En conséquence, après avoir donné lecture de la présente au prône et y avoir joint les explications que votre zèle pour le salut des âmes vous aurn suggérées, vous voudrez bien annoncer :

19, qu'il sera fait une quête dans l'église, le premier ou second dimanche suivant, en faveur de l'Asile du Bon Pasteur:

20, que ceux qui ne pourraient pas se trouver ce jour-là à l'office divin sont invités à vous confier leur offrende.

Nous vous prions enfin de faire transmettre à votre premier loisir, le montant des aumônes ainsi recueillies, soit directement à l'Archevêché, soit à Monsieur le grand-vicaire de votre canton.

Donné à Québec, sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing de notre secrétaire, le douze février mil huit cent cinquante-deux.

ba P, F., ARCHEV. DE QUÉBEC.

Par Monseigneur,

Enmono LanGEvin, Ptre.

Secrétaire.

N. B. Dansle cas où quelques-uns des paroissiens préféreraient donner des effets en nature, MM. les curés ‘pourraient désigner dans chaquecanton un homme de confiance chez qui on les déposerait. Ces effets seraient vendus comme ceux de la quête de l’Enfant-Jésus, et l’on joindrait le produit de la vente à celui de la

recette faite dans l’église, ou par MM. les curés.

» la veuve, donnez ches la pensée salu el par une aumône

ils.

ristère, nous vous 8, pour bien faire lui recommandons.

ent à seconder les \ même charité, et ent qui mérite tant

sente au prône et y 8 âmes vous aura

a second dimanche r-là à l'office divin

mier loisir, le mon- *Archevêché, soit à

es et le contre-seing deux.

HEV. DE QUÉBEC.

Monseigneur,

> LANGEvIN, Ptre.

Secrétaire.

féreraient donner des quecanton un homme vendus comme ceux Ja vente à celui de la

Page 1