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Il y en a à peu près deux cents

M. PELLEGHET.

bibliothèque de Gôttingeu, où le directeur, M. Dziatzko, et son jeune collaborateur, M. Molsdorf, ont imaginé un support ingénieux et pratique permettant de photographier les objets, livres, miniatures, estampes, médailles, etc., posés sur une table. Cet appareil a été décrit et figuré dans Beitràge zur Kenntniss des Schrift-, Buùh- und BiUiotheliswesen, publiés par M. Dziatzko. Leipzig, Spirgatis, 1898, fascicule IV, pages 82-113.

Mais revenons aux Archives de Florence ! Votre ami M. Casanova m’en faisait les honneurs avec la grâce des Italiens (qui sont de si excellents diplomates), et je ne me lassais pas de le questionner, le pauvre, comme on dit en Provence ! Vous savez qu’une des grosses préoccupations des historiens de la vie politique, communale ou privée des siècles passés, ainsi que celle des historiens qui s’occupent plus particulièrement des corporations, orfèvres, imprimeurs, maçons, tailleurs d’images, etc., est la conservation des archives de notaires et la possibilité d’y accéder dans un but d’étude et de travail.

Je demandai à M. Casanova comment on avait résolu la question en Italie. Mais bien simplement, me répondit votre ami ; les archives notariales, antérieures à l’année 1569, comprenant les fonds de 14,000 notaires, étaient depuis longtemps à l 'Archivio di Stato et il en existe un inventaire sommaire. Pour les autres fonds, postérieurs, on a enjoint aux notaires de déposer leurs archives et cela a été fait sans exception. Bien entendu, on a placé les différends fonds séparément, et sous le nom de l’étude qui les a déposés, dans un local spécial ( Archivio notarile provinciale ); les notaires ou leurs clients ont le droit de faire ou de faire faire les recherches et les copies qui leur sont utiles. Il n’a pas été fait de répertoires particuliers, le temps aurait manqué, et on réserve ce travail pour l’avenir; mais, dès à présent, les dépôts sont accessibles, tandis qu’ils ne l’étaient pas sous le régime de bon plaisir des tabellions, et ils sont préservés de beaucoup de causes de destruction.

Tandis que M. Casanova me donnait ces renseignements, je pensais aux confidences des archivistes de nos départements au sujet des archives notariales de leur région. Dans une ville du midi, où les dossiers des notaires sont plus nombreux et plus intéressants peut-être que dans le nord, à cause de l’habitude qu’avaient les descendants des Romains défaire des actes notariés

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à toute occasion, le fait suivant s’est passé il y a quinze ou vingt ans. Un jeune notaire, trouvant que les locaux de l’étude qu’il venait d’acheter étaient trop encombrés, fît descendre Notes brèves et Notes étendues dans la cour de la maison, on y mit le feu et les clercs dansèrent autour de ce feu de joie d’un nouveau genre !

Près de Tours, M. de Grandmaison, l’archiviste d’Indre-et-Loire, avait négocié pendant longtemps pour obtenir la permission de voir les archives d’un notaire. Il savait qu’il devait y avoir des documents des xve et xvi6 siècles, et il ne pouvait arriver à les trouver. Questionné à ce sujet, le notaire lui raconta, sans s’émouvoir, qu’une rivière coulait près de sa maison, qu’elle avait débordé récemment, qu’il avait fallu rebâtir la maison un peu plus loin, et qu’en déménageant les papiers on avait jeté tous ceux que l’eau avait endommagés.

Plus récemment encore, un archiviste recevait la visite d’un brocanteur qui lui offrait d’acheter plusieurs registres de notaires. M. X***, voyant le nom du notaire du xve siècle, sut bientôt de quelle étude provenaient les documents; il fît peur au brocanteur, lequel confessa avoir acheté de M,ne la notairesse une vieille armoire qui la gênait, et où on avait laissé les susdits registres. Inutile de dire, n’est-ce pas, que ces volumes sont entrés gratis aux archives de Z***.

Un docteur en droit, auquel je racontais ces choses avec d’autres exemples encore, me dit qu’en France il serait plus facile encore qu’à Florence et Italie en général, de faire joindre les archives des notaires aux archives départementales , car les notaires actuels ne sont pas les successeurs directs des notaires de l’ancien régime; ils ont été nommés à titre bénévole après la révolution de 1789, et ils n’ont pas plus de droits sur les papiers et actes des anciens notaires que sur « les biens meubles et immeubles » de ceux-ci.

Après avoir décrit, trop sommairement, à mon gré, les grandes collections conservées au Palais des Offices, je veux encore vous parler des petites bibliothèques publiques de Florence. Ne sachant à laquelle donner la préférence, tant elles ont un charme particulier chacune, je les citerai par ordre alphabétique : Laurenziana, Marucelliana et Riccardiana.

Chacune d’elles, comme cela existe un peu dans les biblio-

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thèques parisiennes, Arsenal, Mazarine et Sainte-Geneviève, a une spécialité en ce qui regarde la composition même de sa collection d’ouvrages, et, de là, résulte aussi la spécialité dans le public qui la fréquente plus particulièrement. Les heures des séances varient un peu, et permettent au travailleur d’utiliser la journée presque entière en les visitant à tour de rôle. Ainsi, en été, la Biblioteca Riccardiana ouvre ses portes hospitalières à sept heures du matin, et l’on peut rester à la Biblioteca Marucelliana jusqu’à cinq heures du soir. En hiver, la séance de la Biblioteca Marucelliana commence à neuf heures, et il y en a une seconde le soir, de six à neuf heures; la Biblioteca Nazionale et la Biblioteca Laurenziana n’ont qu’une séance par jour, hiver comme été, de dix à quatre heures1.

Parmi les touristes qui visitent Florence, il y en a peu, s'ils ont quelque goût pour les arts, qui ne fassent une visite à la Biblioteca Laurenziana quand ils ont fait la visite obligatoire, indiquée par les Guides , à la basilique élevée par les Médicis et à la belle chapelle où s’élèvent leurs tombeaux sculptés par Michel-Ange. Il serait difficile de décrire en quelques lignes les merveilles de la Biblioteca Laurenziana, dont la grande salle est restée telle qu’elle fut édifiée au xvie siècle par les ordres de ses fondateurs princiers. Les pupitres et leurs bancs en bois sculpté avec leurs ornements si variés existent encore aujourd’hui, et les manuscrits

1. On n’éclaire pas les salles, à la Bibliotheca Nazionale, cela va sans dire, car l’électricité elle-même, malgré les éloges de ses partisans, offre de réels dangers. Dans une fabrique près d’Avignon , le feu éclata dans l’appareil téléphonique. Les fils de celui-ci avaient été mis en contact, par hasard, avec des fils transportant de la force électrique et communiquèrent le feu aux boiseries qu’ils touchaient. Les Parisiens se rappellent encore la catastrophe arrivée à Puteaux il y a peu de jours. Un fil électrique enflamma d’abord une poutre, puis il se rompit et tomba sur le sol ; trois ouvriers qui entrèrent dans l’atelier pour éteindre le feu, ayant eu contact avec le fil, furent foudroyés. Quelques jours après, à Garches, un jardinier fut tué aussi par le contact d’un fil électrique brisé ; on n’osa pas toucher le cadavre avant d’avoir fait interrompre le courant et il fut carbonisé. A Lyon, l’hiver dernier, un fil de trolley se rompit et tomba sur le pavé de la rue. Il en jaillit une gerbe d’étincelles jusqu’au moment où l’on peut faire ioterrompre le courant. Si cet accident s’était produit dans le voisinage de matières inflammables (comme les boiseries et les livres) et sans être découvert aussitôt, l’incendie aurait pris de grandes proportions. A l’Opéra, à Paris, il ne se passe pas de semaine où il n’y ait un commencement d’incendie, causé par les fils de la lumière électrique malgré les précautions prises lors de l’installation des appareils.

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précieux sont enchaînés à la même place qu’il y a quatre cents ans ; leurs titres, qui sont inscrits sur les montants des pupitres, en témoignent. Le sol est orné d’une mosaïque de marbre de deux couleurs, et les fenêtres sont fermées par des vitraux en grisaille relevée de tons ambrés, où les ornements les plus gracieux et les plus variés de la renaissance italienne réussissent à distraire l’attention des visiteurs, chez lesquels l’amour du manuscrit n’est pas à l’état de vocation exclusive. Si on lève les yeux plus haut, ils sont captivés par la vue du plafond, formé de profonds caissons sculptés et rehaussés de peintures.

Les manuscrits, posés sur les pupitres, en bois sculpté, dessinés par Michel-Ange, sont protégés contre la poussière et contre le jour par d’épais rideaux de toile verte, et l’on est obligé de faire une demande particulière pour obtenir la communication des volumes dans l’ancienne Tribuna d’Elci, transformée en salle de travail pour le public studieux, en 1891, grâce à l’initiative du directeur actuel, M. G. Biagi. On a cent fois raison de protéger les manuscrits contre l’influence du jour. En effet, la lumière qui engendre tant de belles choses, détruit aussi ce qu’elle a engendré ; les conservateurs des musées et des bibliothèques en savent long à ce sujet, et ils déplorent les expositions qui vouent à une perte à brève échéance, non seulement les miniatures aux fraîches couleurs, mais l’encre d’écriture et l’encre d’imprimerie; je ne parle ici que pour mémoire de la destruction des sceaux en plomb exposés à la lumière, dont l’oxydation commencée ne peut être enrayée. Au British Muséum, me disait M. Omont, on a voulu concilier le désir d’offrir des su jets d’étude aux visiteurs avec la volonté de conserver des documents inestimables, et l’on a exposé, dans les galeries, des fac-similés de manuscrits et des moulages de sceaux qui tromperaient plus d’un archéologueamateur.

Pour les miniatures, il est difficile d’en faire des copies exactes; aussi M. G. Biagi a-t-il pensé qu’on pourrait, en prenant les précautions indiquées plus haut, faciliter aux visiteurs l’étude de quelques-unes des plus belles miniatures de la Laurenziana. Il a réuni dans des vitrines de précieux spécimens de l’art byzantin (l’Évangéliaire syriaque du vi® s. et la Biblia amialina du vu* s.), puis des exemples de l’œuvre des artistes de l’École florentine, fondée au xivc siècle dans le couvent « degli Augioli »,

M. PELLECHET.

Oü y voit à côté des miniatures de Lorenzo Monaco et de son élève Beato Angelico, celles du dernier représentant de cette brillante école, Attavante. Il est très intéressant d’étudier de la sorte la progression de l’art du miniaturiste, qui a été élevé à Florence à la hauteur du grand art, tellement la composition du tableau et le dessin des personnages et des accessoires sont parfaits. Dans un autre genre, l’École bourguignonne des miniaturistes a produit d’aussi belles œuvres, et on peut encore les admirer, entre autres à la Bibliothèque Nationale à Paris, et à la Bibliothèque Impériale de Vienne, où la collection du prince Eugène de Savoie est conservée aujourd’hui.

Suivant toujours l’ordre alphabétique, j’arrive à la Biblioteca Marucelliana ouverte au xvme siècle, et consacrée, par la volonté testamentaire de son fondateur, aux classes laborieuses de Florence. Cette tendance démocratique subsiste encore aujourd’hui et elle donne certainement de bons résultats, bien que les séances du soir soient surtout fréquentées par une jeunesse peu studieuse, pour la majeure partie.

Le directeur, M. Angelo Bruschi, a déjà pu réaliser le projet de M. Chilovi,. directeur de la B. Nazionale, et une jolie salle est aménagée pour l’usage exclusif des lectrices, qui viennent, la plupart, préparer leurs devoirs pour les classes de l’enseignement secondaire ou supérieur des jeunes filles.

Il y a dans cette bibliothèque, comme à la Biblioteca Nazionale (et aussi à la B. de la Ville à Zurich), quelques bibliothécaires-femmes occupées au travail intérieur du classement des ouvrages ou à la confection des fiches du catalogue.

A la Marucelliana, l’une d’elles, Mme Sacconi-Ricci, a rédigé un excellent catalogue des 600 incunables du dépôt, catalogue sur fiches,’ qui a reçu une reliure mobile fort ingénieuse inventée par la rédactrice elle-même.

Je termine ma trop longue lettre par mes impressions bibliographiques à la B. Riccardiana, qui représente l’idéal d’une bibliothèque d’amateur princier. Les salles sont suffisamment spacieuses sans être trop grandes, bien éclairées, et j’ai même aperçu un petit poêle à gaz qui m’a permis de penser que les fonctionnaires et les lecteurs n’y sont pas exposés aux rigueurs de la température hivernale comme aux Archives des Offices, où le thermomètre descend et reste souvent à 2 ou 3 degrés seulement

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au-dessus de zéro. (Il est vrai que mon jeune guide, M. l’archiviste Casanova, prétend qu’on conserve les préparations anatomiques par la congélation continue, et que le procédé doit assurer la longévité des travailleurs de l’Archivio di Stato.)

La B. Riccardiana possède de nombreux manuscrits, précieux par la valeur et l’ancienneté de leurs textes plutôt que par la richesse de leur décoration. Ils sont conservés dans une salle bâtie jadis à leur intention, au moment de l’installation de la bibliothèque, les murs sont entièrement garnis de rayons remplis de volumes reliés pour la plupart en vélin blanc. Tout est bien arrangé et en bon état, et l’on voit qu’un personnel ami des livres prend soin de cette précieuse collection. Au milieu de la salle, des armoires à hauteur d’appui renferment les incunables, dont beaucoup ont conservé leurs reliures originales; on y trouve, comme à la B. Nazionale, des recueils du xve siècle, où les œuvres d’un même atelier d’imprimerie sont juxtaposées le plus souvent, ce qui permet d’identifier les éditions non signées et a sauvé de la destruction des plaquettes composées de quelques feuillets seulement et dont très probablement les exemplaires isolés sont aujourd'hui tous détruits.

Quelques-uns de ces recueils, en mauvais état, ont dû être brisés, mais on a imaginé un très ingénieux système pour cartonner à peu de frais les plaquettes séparées. On a fait faire des gaines en carton, semblables à celles qui protègent souvent les livres de piété richement reliés ; puis on a coupé des feuilles de carton de la même hauteur que l’intérieur des gaines, mais ayant presque le double de leur profondeur ; on a plié ces feuilles en deux, et on y a cousu les plaquettes lorsqu’elles ne dépassaient pas une ou deux feuilles d’imprimerie (de 2 à 16 If.), comme on coud un cahier d’écolier dans une couverture en papier ou en carton ; enfin on a collé à l’extérieur une bande de toile pour consolider le pli du dos et maintenir le fil de la couture. La dimension de la plaquette peut varier, pourvu qu’elle soit inférieure à la dimension du carton 'plié en double ; elle est protégée par les bords du carton qui dépassent plus ou moins les marges, et, les cartons étant tous de la même hauteur remplissent les gaines, ce qui empêche la poussière de se loger dans les intervalles; cela arriverait si on mettait à côté les unes des autres des plaquettes d’inégale hauteur. (Il est vrai qu’on pourrait employer pour égaliser les plaquettes incunables, le sys-

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tème inventé jadis par Tarqnin le Superbe pour égaliser les têtes de pavots, mais les bibliophiles peuvent se fier aux relieurs pour ne pas laisser tomber dans l’oubli cet excellent système).

Ce mode de cartonnage est très expéditif et peu coûteux ; il a encore l’avantage qu'on ne communique au lecteur qu’une pièce à la fois, portant la cote de la gaine et un numéro particulier indiquant la place de la pièce dans cette gaine. Il ne faudrait pas, semble-t-il, dérelier des recueils pour adopter le système de la B. Riccardiana; mais, si l’on est dans l’obligation absolue de prendre ce fâcheux parti, assurément la méthode que je viens de décrire me paraît excellente à la fois pour les plaquettes et pour les finances de la bibliothèque. M. Carlo Nardini, qui a bien voulu me faire les honneurs de la B. Riccardiana avec une bienveillance extrême, m’a remis une plaquette populaire du xixe siècle qu’il avait fait cartonner à mon intention, et je la tiens à la disposition des lecteurs de cette Revue qui n’auraient pas compris mes explications, ou qui voudraient « voir et toucher » avant de croire.

J’ai déjà mentionné à propos de la B. Marucelliana, son catalogue des incunables rédigé dans les dernières années -selon la méthode de Ilain et de Campbell; à la B. Riccardiana, M. Nardini a mis à ma disposition un catalogue manuscrit des six cents incunables de la Bibliothèque; la description littérale de l’édition est négligée, ainsi que cela avait lieu chez la plupart des bibliographes de cette époque, mais au point de vue littéraire il est excellent, car il donne de savantes indications sur les différentes parties qui composent les ouvrages. Il offre en outre de nombreux renvois pour les noms des traducteurs, des commentateurs, ou des signataires des dédicaces.

On a réuni aux collections de la B. Laurenziana il y a quelques années, les volumes de la bibliothèque du couvent des Dominicains de San Marco à Florence, et un catalogue sommaire sur fiches a été rédigé aussitôt.

La Biblioteca Nazionale possède aujourd’hui les incunables réunis des bibliothèques Magliabechiana et Palatina; ils sont confiés plus particulièrement aux soins de M. le baron Podestà, dont la bienveillance et le savoir ne sauraient être oubliés des lecteurs de la petite salle affectée à la communication des livres rares et des manuscrits. Il existe plusieurs catalogues pour la collection des Incunables; les trois volumes rédigés par Fossi, et

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imprimés en 1793, donnent la liste très détaillée des ouvrages provenant de la B. Magliabechiana; pour les incunables de la B. Palatina, il existe un inventaire abrégé mais suffisant ; enfin, pour la plus grande partie du catalogue de Fossi et pour des ouvrages entrés à la B. Magliabechiana depuis sa publication, le catalogue manuscrit de G. Molini, rédigé en 1834, donne les renseignements les plus détaillés au point de vue historique et bibliographique.

Ces divers catalogues m’ont facilité l’étude des collections publiques de Florence, mais ils m’ont aussi fait constater l’existence d’éditions faites en France, au xve siècle, en latin ou en français, dont les bibliothèques publiques de France ne possèdent malheureusement pas d’exemplaires. Je ne pourrais les citer toutes, je veux seulement signaler de beaux livres d'heures conservés à la B. Riccardiana et à la B. Nazionale, ainsi que le Calendrier des Bergers imprimé à Paris par Guy Marchant en 1497 (Hain 5385). J’avais déjà constaté le même fait l’an dernier à la Bibliothèque impériale de Yienne, (dont je parlerai peut-être un jour), à propos de nombreux incunables français et en particulier de ce même Calendrier des Bergers de 1497, dont elle possède un bel exemplaire complet.

M. Pellechet.

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