‹ Lettres à Alfred de Husset et à Sainte-BeuveChapitre 25 sur 55 · LA FIN D'UNE LEGENDE XXIX · texte numérisé non relu

LA FIN D'UNE LEGENDE XXIX

mier mourait en moi. Mais l'autre, qui naissait, n'a pu que crier et pleurer comme un enfant. J'ai cessé avec toi d'être un libertin sans cœur^..

(( Ne me dis pas quavec une maîtresse je nai peut-être quart ou deux ans à vivre. Eh bien! un an^ deux ans? Mais avec qui? Oà? Voilà pourquoi fai des envies de mettre ma blouse de cotonnade bleue, de prendre une bouteille de rhum avec un peu dopium autour de ma ceinture, et d^ aller m* étendre sur le dos sur la route de Fontainebleau, Ce sont les fleurs et toute cette verdure qui m^appellent à la vie. Je les sens qui m'attirent ; et oà m'attirent-elles ? Ah I il y a six mois, les chaleurs du printemps me faisaient le même effet que le vin de Champagne. Elles me conduisaient, au sortir de table, à la première femme venue :

que je trouvasse là deux ou trois amis en train de chanter des chansons de qabaret, un cigare et un canapé, tout était dit. Et si je pleurais une heure dans ma chambre en rentrant, j'attribuais cela à l'excitation, à l'ennui, que sais-je? et je m'endormais. J'en étais encore là, quand je t'ai connue^. »

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