‹ Lettres à Alfred de Husset et à Sainte-BeuveChapitre 28 sur 55 · I. Mariéton, p · texte numérisé non relu

I. Mariéton, p

XXXII ISTRODUCTIOS

les Lettres d'an voyageur^ superbes eflusions lyrîcpies où son cœur parle aussi élocpiem— ment que sa tête. C'est là qu'à travers une allégorie, voilée à peine (la page sur les colombes, dans la première lettre), on voit de quelle main délicate elle soigna l'oiseau blessé qui s'était abattu sur son sein, pour le rendre ensuite, guéri et libre, aux espaces infinis qui l'appelaient. Oui, de part et d'autre, ce fut bien là le rêve, un rêve digne de leurs grands cœurs à tous deux : ce La postérité répétera nos noms comme ceux de ces amants inmiortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre... Je terminerai ton histoire par mon hymne d'amour*. » Et par là, — par là seulement, il est vrai, — ils méritent peutr-être, comme ils le disent (mais pourquoi est-ce eux qui le disent?) d'inscrire leurs noms à côté des amants éternellement célébrés par l'histoire et par le drame.

Pourquoi faut-il donc que la suite ait si mal répondu à ce commencement ? Pourquoi Musset, après cette Confession (Tan en--

I. Lettre publiée pour la première fois dans l'Homme libre du i3 avril 1877. (Mariéton, p. igS.)

Page 1