‹ Lettres à Alfred de Husset et à Sainte-BeuveChapitre 29 sur 55 · LA FIN D'UNE LEGENDE XXXIU · texte numérisé non relu

LA FIN D'UNE LEGENDE XXXIU

fant da siècle qui était toute générosité, a-t-il écrit cette Nuit d^ octobre, (jui est toute injustice? Pourquoi faut-il que nous protestions, au nom de la bonne foi, contre la légende accréditée par ces vers trop fameux :

Honte à toi qui la première M'as appris la trahison, Et d'horreur et de colère M'as fait perdre la raison I

Pourquoi faut-il que l'on puisse reprocher au poète les procédés ironiques du Merle blanc, et d'autres allusions dont la haine s'est emparée? — Pourquoi? Il serait encore plus difficile de dire comment le Musset des lettres que nous avons citées était capable de tenir ce qu'il promettait dans ses accès d'énergie. Son ennemi, il le portait en luimême. La lutte entre les deux hommes se continuait dans son âme, chaque jour plus désastreuse pour le meilleur des deux. Le rêve qu'il avait caressé en un jour de renaissance lui devint odieux aux jours fré(juents des rechutes. Et de tout cet amour extravasé, il ne lui resta qu'amertume, matière à très beaux vers, éternellement admirables parleur éternelle désespérance, mais où la vérité s'en-

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