LUI
ADIEU ; je ne te verrai peut-être de ma vie. Il y eut hier (car je nie viens de relever pour fecrire, et j'ai compté deux heures çonmiê je formols la première lettre de mon b hier, dis-je, il arriva chez nous un si grand vacarme, que toute la famille est en désordre ; mon frère, que j'aime autant pour frère que je t'aime pour amant, battit ce malheureux du Mesnil ; mon père battit mon frère, j'eus quelques soufflets à la traverse dont je me serois bien passée, et qui pis est, d'abord que le jour commencera de se montrer, on me doit mener en religion. Je suis plus affligée de l'affliction que tu en auras, que de la mienne propre. Comme j'ignore en quel couvent on me doit conduire, il m'est impossible de t'en avertir;
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mais mon frère, qui se doit rendre ici avant que cinq heures sonnent et qui ne m^abandonnera point tant qu^il pourra me suivre, ne manquera pas de te dire comment tu me pourras voir en cas que je sois visible, ou comment tu me pourras écrire en cas que je ne le sois pas. Je ne te recommande point de m'être fidèle; Faniour que je n'ai point de honte de dire que j^ai pour toi, le sacrifice que je te fais et le traitement que j^endure te disent plus que je ne pourrois dire. Je suis inconsolable, mais console-toi. Où j'entre, tu n'as point de rivaux à craindre; je souhaite qu'où je te laisse, je n'aie point de rivale à redouter. Adieu, mon cher, je f embrasse de toute mon âme avant que d'entrer en religion, et te proteste que je n'en sortirai de ma vie que pour être
A toi.
Angoulême (Charlotte de Montmorency, duchesse d'), veuve de Charles de Valois, duc d'Angoulême, fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet, protectrice de Boursault (p. 20). \
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Babet. Très jeune, très libre de propos et très vejrtu^iise, J (p. 37, p. 44).— Elle sait le latin et offre à Boursaultde lui signaler les vols faits à Juvénal par Boileau (p. 3j et suiv., p. 137). — Sa famille (p. 39). — Madrigal composé en son honneur par la comtesse de La Suze (p. 40). — Authenticité de ses lettres (p. 42). — Crànerie de son entrée en matières (p. 47 et suiv.)»-^rTr^ Elle continue son personnage jusqu'au bout (p. 52 et ^^ suiv.). — Lettres qu'elle écrit au sieur de Launay, ^
prétendant à sa main (p. 168 et suiv,, p. 177 et suiv.). — Sa lettre d'adieu à Boursault (p. 179 et suiv.).
Boileau (Nicolas). Sa querelle avec Boursault (p. 5 et ""suiv^. — Aveu qu'il fait des bons procédés de ce
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dernier à son égard (p. 6 et suiv.)- — Justice qu'il rend à son mérite (idem).
BossuET. Il ne daigne pas répondre à une lettre dans laquelle Boursault très respectueusement lui signale une singularité du Discours sur Vhistoire universelle (p. 12). — Il omet le nom de l'auteur à.''Esope dans sa querelle avec le P. Cafïaro (p. i3).
Boursault (Edme). Quel fut son père (p. i et suiv.}. —
— Lieu de sa naissance (p. 1). — Comment il le quitte {idem).— Son arrivéeà Paris (p. 3'.— Il passe à l'état de petit prodige [idem). — A quel âge il débute au théâtre {idem). — Liste de ses pièces {idem et suiv.).
— Ses querelles avec Molière et Boileau (p. 4 et suiv.).
— Comment il se venge de ce dernier (p. 6 et suiv.). ' - Sa courtoisie et son mérite proclamés par le Satirique (p. 7). — Comment il perdit sa place de receveur des tailles (p. 8 et suiv.). — Comment il y avait
V <o été nommé (p. 11}. — Il avait refusé la fonction de
■.&^ -fN sous- précepteur du Dauphin [idem]. — Réponse courtoise du duc de Montausier à une lettre qu'il lui avait écrite au sujet de la mort de la duchesse {idem et suiv.\ —Il n'en reçoit aucune d'une lettre adressée ' à Bossuet au sujet d'un singulier passage du Discours sur Vhistoire universelle (p. 12 et suiv.}. — Il reproche à Desbarreaux son athéisme intermittent (p. 14 et suiv.}. — Il s'amuse des gaillardises d'un curé (p. i5).
— Candidat sans le savoir à l'Académie, il se rit de son insuccès dans une épigramme {idem et suiv.). -- Ignorant le latin, il se croit indigne d'y entrer (p. 16)
— Ce que lui répond à ce sujet Thomas Corneille {idem). — Sa connaissance approfondie du français et sa modestie {idem). - - Il se reconnaît coupable de locutions vicieuses que lui signale un abbé, et promet de les corriger {idem et suiv.\ — Il reprend à son
tour Fléchiersur une hérésie grammaticale défendue par lui à l'Académie (p. 18 et suiv.)- — Il prélude à ses gazettes par l'amusant récit d'une mission à Sens, adressé à la duchesse d'Angoulême (p. 20). — Son principal protecteur, le président Perrot, lui fait un legs que ses héritiers font annuler [idem et suiv.). — Il reçoit un présent du duc de Saint-Aignan à qui il avait dédié Marie Stuart{p. 21 et suiv.). — Sa boutade sur l'inutilité des dédicaces (p. 22). — Sa réponse à Furetière qui lui avait recommandé un jeune auteur (p. 24). — Portrait qu'il fait de Charpentier (idem et suiv.). — Services que lui rend ce dernier (p. 25 et suiv.j. — Boursault s'épread^de Michelon (Michelle Milley), sa future femme (p,27}.
— Comment il comprend la constance en amour (p. 28). — Son mariage (p. 29). — Ses enfants (idem).
— Il conjure son fils Ghrysostome, novice chez les théatins, de ne prononcer ses vœux qu'après mûre réflexion (idem). — Ce qu'il lui dit à l'occasion de son premier sermon {idem et suiv.). — Ce qu'il écrit à une bru (p. 3i). — Réponse qu'il en reçoit (idem et suiv.). — Il annonce à sa femme absente de Paris le succès à''Esope à la ville (p. 34). — Sa mort (p. 36).
— Ce que vaut la partie épistolaire de ses œuvrps (idem et suiv.). — Sa correspondance avec Babet (p. 37). — Leur liaison toute platonique (idem). — Témoignage qu'en donne^ Boursault au milieu des bravades de sa préface (p. 39, 40 et suiv.). — H démontre également l'authenticité des lettres de Babet (p. 42 et suiv.\ — De quelle encre il lui répond (p. 49 et suiv.).
Boursault (Ghrysostome), fils du précédent. Auteur de V Avertissement "ÇtldiCé en tête du Théâtre de son père (p. 2). — Il entre dans l'ordre des théatins (p. 29). — Son premier sermon [idem et suiv.). — Il assiste son
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père à ses derniers moments comme fils el comme confesseur (p. 36).
Caffaro (le Père), supérieur des théatins. Consultation qu'il donne à Boursault sur ies théâtres (p. i3 et 14).
Charpentier (François), l'ennemi des anciens et de Furetière. Portrait qu'en fait Boursault (p. 24 et suiv.). — Services variés qu'il rend à ce dernier (p. 25 etsuiv.).
CoME (Dom). Prédicateur de renom (p. 94).
Corneille (Pierre). Son affection pour Boursault (p. 5).
— Ce que dit ce dernier de la tragédie à'' Attila (p. i5o et suiv.).
Corneille (Thomas). Il voudrait ouvrira Boursault les portes de l'Académie (p. 16).
EuPHROsYNE, une des trois Grâces. Oubliée chez Babet par Boursault (p. 5i).
Fléchier. Il soutient à l'Académie une hérésie grammaticale (p. 18).
Fournel (M. Victor), éditeur du Théâtre choisi de Boursault. Il contredit la légende qui fait de Boursault enfant un petit prodige (p. 3).
Furetière. Son épitre dédicatoire au bourreau (p. 23.).
— Il recommande un jeune auteur à Boursault
La Suze (la comtesse de). Son madrigal sur Babet (p. 40).
— Ses nombreuses amours et son ingénuité {idem).
Launay (de), sieur du Mesnil; hobereau de Normandie. Il arrive dô-saprovince pour épouser Babet (p, 38, pr-r^?)'.' — Lettre qu'il lui écrit fp.iôSJ. — Réponses qu'il en reçoit (p. 168 et suiv., p. "177 et su|v/j. ~~
Lajariol, fermier général. Lettre qu'il reçoit de Boursault, son subordonné, au sujet de malheureux faux sauniers condamnés à l'amende (p. 8 et suiv.). — Il lui répond en le révoquant (p. 10).
MiCHELON. Voir Milley (Michelle).
MiLLEY (Michelle), emme de Boursault. Où il l'a vue pour la première fois (p. 26). — Portrait qu'il en fait {idem). — Prévautés qu'il regrette de ne pouvoir prendre avec elle (p. 27). — Leur mariage (p. 2g;. — Nombre de leurs enfants {idem).
MiLLEY, père de la précédente. Amusante lettre que lui écrit Boursault (p. 88 et suiv.).
Molière. Sa querelle avec Boursault (p. 5).
MoNTAUSiER (le duc de). Courtoise réponse qu'il fit à une lettre écrite par Boursault au sujet de la mort de sa femme (p. 1 1 et suiv.).
Perrot (Jean), président à la chambre des comptes. Protecteur de Boursault, il lui fait un legs, qui est annulé (p. 20 et suiv.).
Racine (Jean). Il s'étonne de la facilité avec laquelle Boileau pardonne à trois auteurs: Boursault, Pradon et Quinault qu'il a attaqués et de qui il a reçu des honnêtetés (p. 7). — Il ne cesse pas, lui, d'en vouloir à Boursault de la critique de Britannicus et
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de l'éloge de Germanicus fait par Corneille (idem et suiv.).
Saint-Aignan (le duc de), que M"'*^ de Sévigné appelait le Paladin par excellence. Il fait présent de cent louis à Boursault qui lui avait dédié sa tragédie de Marie Stiiart (p. 21 et suiv.).
Saint-Martin (l'abbé Guillaume de), aumônier du roi. Son éloge (p. 79 et suiv.).
Saint-René Taillandier (M.). Il adopte, dans sesÉtudes littéraires, la légende qui fait de Boursault enfant un petit prodige (p. 3).
Zamet (Sébastien), évêque deLangres, tils du financier. Sans doute le premier protecteur de Boursault (p. 2). — Ce qu'il dit de l'abbe de Saint-Cyran {idem et suiv.).