LETTRE LXIV
Zermatt, 30 Août 1898.
Chère petite amie,
Nous allons bientôt rentrer à Paris, probablement après-demain, et je n'ai pas eu une minute pour t'écrire. Mais je ne veux pas revenir sans t'avoir dit que nous ne t'oublions pas, et sans t'envoyer nos meilleures amitiés à tous deux. Quant à ta chère maman et à Monsieur Le G..., charge-toi pour eux de nos affectueux souvenirs. Nous allons bien ; avons été d'abord à lîallaigues'. puis un peu sur les bords du lac de Genève. Je t'écris de Zermatt avant de reprendre le chemin de Paris. Nous avons eu un temps superbe presque tout le
* Station d'été très fréquentée du Canton de Vaud , en Suisse, tout près de la frontière française, à six kilomètres de Jougne et à la même dislance à peu près de Vallorbe, qui est la station de chemin de fer par laquelle on y accède. Le voisinage de Jougne permettait à Elisabeth Leseur et à son mari de surveiller la construction de la maison qu'ils devaient habiter plus tard et qu'ils faisaient bâtir à ce moment-là. Ils quittèrent Ballaigues pour passer quelques jours d'abord à Territel, sur le lac de Genève, puis à Zermatt, au pied du Cervin, dans le Valais, avant de rentrer à Paris. [Note de l'Éditeur.)
temps. Comment allez-vous tous? J'espère te voir bientôt à Bièvres^
\c nous oublie pas auprès de la grand'mère et reçois un affectueux baiser de ta vieille amie
Elisabeth.