La promesse de s^épooaer an joar
143QTQ
vJVtî
A MADAME HANSKA, A GENÈVE
Genève, janvier 1834.
Madame,
Je ne sais si j'ai eu l'honneur de vous dire hier que je n'aurais peui-^ire pas le plaisir de diner avec vous aujourd'hui. Je serais au désespoir que vous pussiez penser que je n'attache pas un prix excessif à cette faveur, en me faisant attendre en vain.
Madame votre cousine m'a engagé pour jeudi prochain; j'ai accepté pour ne pas paraître ridicule dans mes exclusions. J'espère que vous ne verrez rien de français dans ce sentiment.
Je souhaite que cette pluie continuelle ne yous ait pas faite triste, et vous prie de présenter mes sentiments les plus distingues à M. de Hanski, en agréant mes plus afifectueux hommages et mes obéissances.
DE BALZAC
A MADAME HANSKA, A GENÈVE
Genève, janvier 1834.
Madame,
Voici la première partie de vos poèmes cotignactens. Mais vous allez voir tout à l'heure un homme désespéré. Je n'ai pas voulu vous apporter le Chénier, et j'hésite à le renvoyer. De tout ce que j'ai dit, rien n'a été fait. ReUure exécrablement laide, enveloppe niaise. Il faut être là pour faire faire soi-même les choses. S'il vous agrée, vous ne vous souviendrez que du bon cœur avec lequel
LETTRES A rÉTRANGËRE. 101
je me serai chargé de votie livre. Ce sera la seule manière de lui donner du prix.
J'ai été en ville; je me suis mis en joie. Je croyais trouver quelque chose qui dût vous faire plaisir; je me suis dérangé. Si vous le permettez, je compenserai mon chagrin en venant vous voir de meilleure heure.
Mille gracieux hommages. honoré.
J'ai r^ardé le cotignac comme si précieux, que je n'ai pas voulu retarder vos jouissances gastronomiques.
A MADAME HANSKA, A GENÈVE
Genève, janvier 1834.
Madame,
Voulez-vous échanger nos produits coloniaux? Voici un brin de mon café. Ma sœur m'écrit que j'en aurai demain autant; ainsi, prenez. Vous aurez votre cafetière demain. Voulez-vous me donner un peu de thé pour mon déjeuner? Il m'en faut strictement peu.
Avez- vous bien passé la nuit ? Êtes- vous bien, avez-vous fait de beaux rêves ? Je souhaite que votre santé soit bonne et que nous puissions nous promener, broniener. — Les trésors?... Furthl
A s. M. RZBWUSKISNNE, MADAME DE HANSKA, A GENÈVE.
Genève, janvier 1834.
Très dière souveraine, Majesté sacrée, sublime reine de Paulowska et lieux drconvoisins, autocrate des cœurs, rose d'Occident, étoile du nord, etc., etc., etc., etc., etc., fée des tiyeuilksl
Votre Grftce a désiré ma cafetière, et je supplie Votre Altesse Séré^ nissime de me faire Thonneur d'en acœpter une plus complète et plus jolie ; puis de me dire, de jeter du haut de sou trAne èminentissime une parole pleine de bonheur, d'ambre, de fleurs, en me faisant savoir s'il faut se trouver à Votre sublime porte avec la voiture, pour aller à Goppet, dans une heure.
Je dépose mes hommages aux pieds de Votre Majesté et la supplie de croire à la probité de son humble mougik.
HONORESKI.
A MADAME HANSKA, A GENÈVE
Genève) janvier 1834.
Jamais le malade n'a moins mérité ce nom. Il est prêt à s'aller promener, chercher ses épreuves, et, quand ses affaires seront finies, ce qui ne prendra guère plus d'un quart d'heure, il ira proposer à madame la doctrice de profiter de ce beau jour pour prendre un bain d'air sur le crét de Genève, au bout du fil de fer, si toutefois la paresse de la maison Hanski concorde à la paresse du pauvre mougik littéraire qui met à vos pieds, madame, ses torrents de perles imaginaires, les trésors de ses héros, son Alhambra fantastique, où il a gravé partout, non pas le nom saint de Dieu, mais un nom humain bien autrement sacré. Mais tous ces immenses biens ne valent pas, en réalité, les quatre parties gagnées hier !
A MADAME HANSKA, A GENÈVE
Genève, janvier 1834,
J'ai dormi comme un loir, je vais comme un charme, je vous
aime comme un fou, j'espère que vous vous portez bien et je vous envoie mille tendresses.